2Composition qualitative et quantitative
REYATAZ 200 mg gélules
Chaque gélule contient 200 mg d'atazanavir (sous forme de sulfate).
Excipient à effet notoire : 109,57 mg de lactose par gélule.
REYATAZ 300 mg gélules
Chaque gélule contient 300 mg d'atazanavir (sous forme de sulfate).
Excipient à effet notoire : 164,36 mg de lactose par gélule.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3Forme pharmaceutique
REYATAZ 200 mg gélules
Gélule opaque bleue et blanche imprimée avec des encres blanches et bleues ; avec « BMS 200 mg» d’un côté et « 3631 » de l’autre côté.
REYATAZ 300 mg gélules
Gélule opaque bleue et blanche imprimée avec des encres blanches et bleues ; avec « BMS 300 mg» d’un côté et « 3622 » de l’autre côté.
4Informations cliniques
4.1Indications thérapeutiques
REYATAZ gélules, co-administré avec le ritonavir à faible dose, est indiqué, en association avec d'autres agents antirétroviraux, dans le traitement de l'infection par le VIH-1 chez l'adulte, l’adolescent et l’enfant âgé de 6 ans ou plus (Voir rubrique 4.2).
Sur la base des données virologiques et cliniques disponibles chez le patient adulte, aucun bénéfice n'est attendu chez les patients ayant des souches virales multi résistantes aux inhibiteurs de protéase (≥ 4 mutations).
Le choix d’un traitement par REYATAZ chez les patients prétraités adultes et pédiatriques devrait prendre en compte les résultats des tests de résistance virale du patient et les traitements antérieurs (voir rubriques 4.4 et 5.1).
4.2Posologie et mode d'administration
Le traitement devra être initié par un médecin spécialiste dans la prise en charge de l'infection par le VIH.
Posologie
Adultes La dose recommandée de REYATAZ gélules est 300 mg une fois par jour associé à 100 mg de ritonavir une fois par jour avec de la nourriture. Le ritonavir agit en potentialisant la pharmacocinétique d'atazanavir (voir rubrique 4.5 et 5.1). (Voir aussi la rubrique 4.4 Retrait du ritonavir uniquement dans des conditions d'utilisation restreintes)
Patients pédiatriques (de 6 ans à moins de 18 ans et pesant au moins 15 kg) La posologie des gélules d'atazanavir chez les patients pédiatriques est basée sur le poids corporel (voir Tableau 1) et ne doit pas excéder la posologie recommandée chez l’adulte. REYATAZ gélules doit être associé au ritonavir et doit être pris avec de la nourriture.
Tableau 1 : Dose pédiatrique de REYATAZ gélules et de ritonavir chez les enfants et adolescents (de 6 ans à moins de 18 ans et pesant au moins 15 kg)
Dose de REYATAZ une fois par Dose de ritonavira une fois par Poids corporel (kg)
jour jour 15 à moins de 35 200 mg 100 mg au moins 35 300 mg 100 mg
a Ritonavir gélules, comprimés ou solution buvable.
Patients pédiatriques (âgés d'au moins 3 mois et pesant au moins 5 kg) : REYATAZ poudre orale est disponible pour les patients pédiatriques âgés d'au moins 3 mois et pesant au moins 5 kg (voir le Résumé des Caractéristiques du Produit de REYATAZ poudre orale). Le passage de REYATAZ poudre orale à REYATAZ gélules est à privilégier dès que les patients sont capables d'avaler des gélules.
En cas de transition entre les formes de traitement, un changement de dose peut être nécessaire. Consultez le tableau des posologies pour la forme spécifique (voir le Résumé des Caractéristiques du Produit de REYATAZ poudre orale).
Populations particulières
Insuffisance rénale Aucune adaptation posologique n’est nécessaire. REYATAZ associé au ritonavir n’est pas recommandé chez les patients hémodialysés (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance hépatique REYATAZ associé au ritonavir n'a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Cependant, REYATAZ associé au ritonavir doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère. REYATAZ associé au ritonavir ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée à sévère (voir rubrique 4.3, 4.4 et 5.2).
En cas de retrait du ritonavir d'un traitement initial comprenant du REYATAZ boosté par le ritonavir (voir rubrique 4.4), REYATAZ non boosté peut être maintenu chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à la dose de 400 mg, et chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée avec une réduction de dose à 300 mg administrée une fois par jour avec de la nourriture (voir rubrique 5.2). REYATAZ non boosté ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.
Grossesse et période du post-partum Pendant les second et troisième trimestres de la grossesse : REYATAZ à la dose de 300 mg associé à 100 mg de ritonavir pourrait ne pas permettre d'atteindre une exposition suffisante pour l'atazanavir, notamment en cas de résistance susceptible de compromettre l'efficacité de l'atazanavir voire du traitement dans sa totalité. Compte-tenu des données
disponibles limitées et de la variabilité inter-individuelle observée pendant la grossesse, une surveillance des taux plasmatiques peut être envisagée afin d'assurer une exposition adéquate.
Le risque d'une diminution supplémentaire de l'exposition à l'atazanavir est attendu quand l'atazanavir est administré avec des médicaments connus pour réduire l’exposition à l'atazanavir (par exemple : ténofovir disoproxil ou antagonistes des récepteurs H2).
si l'administration de ténofovir disoproxil ou d'un antagoniste des récepteurs H2 s'avère nécessaire, une augmentation de la dose de REYATAZ à 400 mg avec 100 mg de ritonavir accompagnée d'une surveillance des taux plasmatiques peut être envisagée (voir rubriques 4.6 et 5.2).
Il n'est pas recommandé d'utiliser REYATAZ associé au ritonavir chez les patientes enceintes recevant à la fois du ténofovir disoproxil et un antagoniste des récepteurs H2.
(Voir rubrique 4.4 Retrait du ritonavir uniquement dans des conditions d'utilisation restreintes).
Pendant la période du post-partum : Après une possible diminution de l'exposition à l'atazanavir pendant les second et troisième trimestres de la grossesse, les expositions à l'atazanavir pourraient augmenter pendant les deux premiers mois qui suivent l’accouchement (voir rubrique 5.2). Par conséquent, les patientes en post-partum seront étroitement surveillées au regard des effets indésirables.
pendant cette période, les patientes en post-partum doivent être traitées selon les mêmes recommandations posologiques que les patientes non enceintes, y compris celles concernant l'administration concomitante de médicaments connus pour modifier l'exposition à l'atazanavir (voir rubrique 4.5).
Population pédiatrique (âgée de moins de 3 mois) REYATAZ ne doit pas etre utilisé chez l'enfant âgé de moins de 3 mois, notamment en raison du risque potentiel d'ictère nucléaire.
Mode d'administration :
Voie orale. Les gélules doivent être avalées sans les ouvrir.
4.3Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
REYATAZ est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.2). REYATAZ associé au ritonavir est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.2).
Co-administration avec la simvastatine ou la lovastatine (voir rubrique 4.5).
Association avec le sildénafil, un inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) quand il est utilisé pour traiter l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) (voir rubrique 4.5). En ce qui concerne la co-administration du sildénafil quand il est utilisé pour traiter le dysfonctionnement érectile, voir les rubriques 4.4 et 4.5.
Co-administration avec des médicaments qui sont des substrats du CYP3A4, isoforme du cytochrome P450 et qui ont un indice thérapeutique étroit (ex., quétiapine, lurasidone, alfuzosine, astémizole, terfénadine, cisapride, pimozide, quinidine, bépridil, triazolam, midazolam administré par voie orale (pour les précautions d’emploi relatives à l’administration du midazolam par voie parentérale, voir rubrique 4.5), lomitapide et les dérivés de l'ergot de seigle, notamment ergotamine, dihydroergotamine, ergonovine, méthylergonovine) (voir rubrique 4.5).
Co-administration avec des médicaments qui sont de puissants inducteurs du CYP3A4 en raison du risque de perte d'effet thérapeutique et du développement d'une éventuelle résistance (ex., rifampicine,
millepertuis, apalutamide, encorafénib, ivosidénib, carbamazépine, phénobarbital et phénytoïne) (voir rubrique 4.5).
Co-administration avec des produits contenant du grazoprévir, y compris l'association à dose fixe d'elbasvir/grazoprévir (voir rubrique 4.5).
Co-administration avec une dose fixe de glecaprévir/pibrentasvir (voir rubrique 4.5).
4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
La co-administration de REYATAZ avec du ritonavir à des doses supérieures à 100 mg une fois par jour n'a pas été cliniquement évaluée. L'utilisation de doses plus élevées de ritonavir peut altérer le profil de tolérance d'atazanavir (effets cardiaques, hyperbilirubinémie) et, par conséquent, n'est pas recommandée. Une augmentation de la dose de ritonavir à 200 mg une fois par jour pourrait être envisagée uniquement en cas de co-administration de l’atazanavir et du ritonavir avec l’efavirenz. Dans ce cas, une surveillance clinique étroite est justifiée (voir rubrique 4.5.).
Patients avec pathologies coexistantes
Insuffisance hépatique : L’atazanavir est principalement métabolisé par le foie et des concentrations plasmatiques élevées ont été observées chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.2 et 4.3). La tolérance et l'efficacité de REYATAZ n'ont pas été établies chez les patients présentant des troubles hépatiques sévères. Les patients souffrant d'une hépatite chronique B ou C et traités par une association d'antirétroviraux présentent un risque plus élevé et potentiellement fatal d'effets indésirables hépatiques. Dans le cadre d'un traitement antiviral concomitant anti-hépatite B ou C, se référer également aux Résumés des Caractéristiques des Produits correspondants à ces médicaments (voir rubrique 4.8).
Les patients ayant un dysfonctionnement hépatique pré-existant, incluant une hépatite chronique active, présentent une fréquence plus élevée d'anomalies de la fonction hépatique durant leur combinaison de traitement antirétroviral et doivent être surveillés selon la pratique courante. S'il y a des signes d'aggravation de la pathologie hépatique chez de tels patients, une interruption ou un arrêt de traitement doit être envisagé.
Insuffisance rénale : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients atteints d’insuffisance rénale. Cependant, REYATAZ n’est pas recommandé chez les patients hémodialysés (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Allongement de l’intervalle QT : Des allongements asymptomatiques de l'espace PR liés à la dose ont été observés chez des patients recevant REYATAZ au cours d'études cliniques. Les médicaments connus pour induire des allongements de l'espace PR doivent être utilisés avec précaution. Chez les patients ayant des antécédents de troubles de la conduction cardiaque (bloc auriculo-ventriculaire du second ou du troisième degré ou bloc de branche complet), REYATAZ doit être utilisé avec précaution et seulement si le bénéfice l'emporte sur le risque (voir rubrique 5.1). REYATAZ doit être utilisé avec précaution en cas d’association à des médicaments pouvant potentiellement allonger l’intervalle QT et/ou chez les patients ayant des facteurs de risque pré-existants (bradycardie, syndrome du QT long congénital, désordres électrolytiques (voir rubriques 4.8 et 5.3)).
Patients hémophiles : Des cas d’augmentation des saignements comprenant des hématomes cutanés spontanés et des hémarthroses ont été signalés, chez les patients hémophiles de types A et B traités avec les inhibiteurs de protéase. Une quantité supplémentaire de facteur VIII a été administrée à certains patients. Dans plus de la moitié des cas rapportés, il a été possible de poursuivre le traitement avec les inhibiteurs de protéase ou de le ré-initier si celui-ci avait été interrompu. Une relation de causalité a été évoquée, bien que le mécanisme d'action n’ait pas été élucidé. Les patients hémophiles doivent par conséquent être informés de la possibilité d'augmentation des saignements.
Poids corporel et paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral. De telles modifications peuvent en partie être liées au contrôle de la maladie et au mode de vie. Si pour les augmentations des taux de lipides, il est bien établi dans certains cas qu’il existe un effet du traitement, aucun lien n’est clairement établi entre une prise de poids et un quelconque traitement antirétroviral. Le contrôle des taux de lipides et de glucose sanguins devra tenir compte des recommandations en vigueur encadrant les traitements contre le VIH. Les troubles lipidiques devront être pris en charge en fonction du tableau clinique.
Dans les études cliniques, il a été démontré que REYATAZ avec ritonavir induisait moins de dyslipidémies que l’association lopinavir-ritonavir chez des patients naïfs de traitement (étude 138) ou chez des patients prétraités (étude 045) (voir rubrique 5.1).
Hyperbilirubinémie
Des élévations réversibles de la bilirubine indirecte (non conjuguée) liées à l'inhibition de l'UDP- glucuronosyl transférase (UGT) ont été observées chez des patients recevant REYATAZ (voir rubrique 4.8). Des élévations des transaminases hépatiques associées à des élévations de la bilirubine, chez les patients recevant REYATAZ, doivent faire l'objet d'une recherche d'autres étiologies. Un traitement antirétroviral alternatif à REYATAZ peut être envisagé si la jaunisse ou l'ictère scléral observé est jugé intolérable par le patient. Une réduction de la dose d'atazanavir pour pallier cet effet, n'est pas recommandée dans la mesure où cela peut entraîner une perte de l'efficacité thérapeutique et l'apparition de résistance.
L'indinavir est également associé à une hyperbilirubinémie indirecte (non conjuguée) due à l'inhibition de l'UGT. Les associations de REYATAZ et d'indinavir n'ont pas été étudiées et la co-administration de ces deux médicaments n'est pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Retrait du ritonavir uniquement dans des conditions d'utilisation restreintes
REYATAZ boosté par le ritonavir constitue le traitement standard recommandé afin d'assurer l'atteinte de paramètres pharmacocinétiques et de taux de suppression virologique optimaux.
Le retrait du ritonavir d'un traitement par REYATAZ boosté n'est pas recommandé, mais il peut être envisagé chez des patients adultes à la dose de 400 mg administré une fois par jour avec de la nourriture uniquement selon les conditions restreintes suivantes :
absence d'échec virologique antérieur charge virale indétectable pendant les 6 derniers mois sous le traitement en cours souches virales du VIH sans mutations de résistance (RAMs) au traitement en cours.
REYATAZ administré sans ritonavir ne devrait pas être envisagé chez les patients traités par du ténofovir disoproxil ainsi que d'autres médicaments concomittants qui réduisent la biodisponibilité de l'atazanavir (voir rubrique 4.5 En cas de retrait du ritonavir d'un traitement comprenant de l'atazanavir boosté), ou en cas d'observance incertaine.
REYATAZ administré sans ritonavir ne devrait pas être utilisé chez les patientes enceintes car cela peut entraîner une exposition insuffisante, ce qui serait préoccupant pour l'infection maternelle et le risque de transmission verticale.
Cholélithiase
Des cholélithiases ont été rapportées chez des patients recevant REYATAZ (voir rubrique 4.8). Des patients ont dû être hospitalisés, et certains d’entre eux ont présenté des complications. En cas de signes ou de symptômes de cholélithiase, une interruption temporaire ou l'arrêt du traitement peut être envisagé.
Maladie rénale chronique
Des insuffisances rénales chroniques ont été rapportées après la commercialisation chez les patients infectés par le VIH traités par atazanavir, avec ou sans ritonavir. Une large étude observationnelle prospective a montré une association entre une augmentation de l'incidence des insuffisances rénales chroniques et une exposition cumulée au traitement contenant de l'atazanavir/ritonavir chez des patients infectés par le VIH avec un DFGe initialement normal. Cette association a été observée indépendamment de l'exposition au ténofovir disoproxil. Une surveillance régulière de la fonction rénale des patients doit être maintenue pendant toute la durée du traitement (voir rubrique 4.8).
Néphrolithiase
Des néphrolithiases ont été rapportées chez des patients recevant REYATAZ (voir rubrique 4.8). Des patients ont dû être hospitalisés, et certains d’entre eux ont présenté des complications. Dans certains cas, la néphrolithiase a été associée à une insuffisance rénale aigüe ou à une insuffisance rénale. En cas de signes ou de symptômes de néphrolithiase, une interruption temporaire ou l’arrêt du traitement peut être envisagé.
Syndrome de Restauration Immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l’instauration du traitement par association d’antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou mois suivant l’instauration du traitement par association d’antirétroviraux. Des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis jirovecii. Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire. Des maladies autoimmunes (comme la maladie de Basedow et l’hépatite autoimmune) ont également été rapportées dans le cadre d’une restauration immunitaire ; cependant, le délai d’apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l’instauration du traitement.
Ostéonécrose
L’étiologie est considérée comme multifactorielle (incluant l’utilisation de corticoïdes, la consommation d’alcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), cependant des cas d’ostéonécrose ont été rapportés en particulier chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant un traitement par association d’antirétroviraux au long cours. Il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical s’ils éprouvent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.
Eruptions cutanées et syndromes associés
Les éruptions cutanées (rashs) sont habituellement des éruptions maculo-papuleuses légères à modérées survenant au cours des trois premières semaines de traitement par REYATAZ.
Des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), d’érythème multiforme, d’éruption cutanée toxique et de syndrome d'hypersensibilité (syndrome DRESS) ont été rapportés chez des patients recevant REYATAZ. Les patients doivent être informés des signes et des symptômes et doivent être étroitement suivis en cas d'apparition de réactions cutanées. REYATAZ doit être arrêté en cas de survenue d'une éruption cutanée sévère.
La prise en charge la plus appropriée de ces effets dépend du diagnostic précoce et de l'arrêt immédiat des médicaments suspectés. En cas de survenue d'un syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) ou un syndrome DRESS associé à l'utilisation de REYATAZ, le patient ne doit pas reprendre REYATAZ.
Interactions avec d'autres médicaments
L'association de REYATAZ avec l'atorvastatine n'est pas recommandée (voir rubrique 4.5).
La co-administration de REYATAZ avec la névirapine ou l’efavirenz n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5). Si la co-administration de REYATAZ et d’un INNTI est nécessaire, une augmentation de la dose de REYATAZ et de ritonavir respectivement à 400 mg et 200 mg, en association avec l’efavirenz pourrait être envisagée avec une surveillance médicale étroite.
L'atazanavir est principalement métabolisé par le CYP3A4. La co-administration de REYATAZ avec des médicaments inducteurs du CYP3A4 n'est pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Inhibiteurs de la PDE5 utilisés dans le traitement du dysfonctionnement érectile : des précautions particulières doivent être prises lors de la prescription des inhibiteurs de la PDE5 (sildénafil, tadalafil ou vardénafil) dans le traitement du dysfonctionnement érectile chez les patients recevant REYATAZ. La co-administration de REYATAZ avec ces spécialités pharmaceutiques peut entraîner une forte augmentation de leurs concentrations et la survenue des effets indésirables associés aux inhibiteurs de la PDE5 tels que l'hypotension, des anomalies visuelles et un priapisme (voir rubrique 4.5).
La co-administration du voriconazole et de REYATAZ associé au ritonavir n’est pas recommandée, à moins que l’évaluation du rapport bénéfice/risque ne justifie l’utilisation du voriconazole.
Chez une majorité de patients, une diminution de l'exposition à la fois au voriconazole et à l'atazanavir est attendue. Une augmentation significative de l'exposition au voriconazole est attendue chez un petit nombre de patients sans allèle fonctionnel CYP2C19 (voir rubrique 4.5).
L'utilisation concomitante de REYATAZ/ritonavir et de fluticasone ou d'autres glucocorticoïdes métabolisés par le CYP3A4 n'est pas recommandée, à moins que le bénéfice attendu pour le patient ne l'emporte sur le risque d'effets systémiques de la corticothérapie, tels qu'un syndrome de Cushing ou une inhibition de la fonction surrénalienne (voir rubrique 4.5).
L'utilisation concomitante du salmétérol et de REYATAZ peut entraîner une augmentation des effets indésirables cardiovasculaires associés au salmétérol. La co-administration du salmétérol et de REYATAZ n'est pas recommandée (voir rubrique 4.5).
L’absorption d’atazanavir peut être diminuée dans les situations où le pH gastrique est augmenté quelle qu’en soit la cause.
La co-administration de REYATAZ avec les inhibiteurs de la pompe à protons n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5). Si l’association de REYATAZ avec un inhibiteur de la pompe à protons est jugée indispensable, une surveillance clinique étroite est recommandée, associée à une augmentation de la posologie de REYATAZ à 400 mg avec 100 mg de ritonavir ; des posologies des inhibiteurs de la pompe à protons comparables à l’oméprazole 20 mg ne doivent pas être dépassées.
La co-administration de REYATAZ et d'autres contraceptifs hormonaux ou des contraceptifs oraux contenant des progestatifs autres que le norgestimate ou noréthindrone n'a pas été étudiée et par conséquent doit être évitée (voir rubrique 4.5).
Population pédiatrique
Sécurité d’emploi Des allongements asymptomatiques de l'espace PR ont été plus fréquents chez les patients pédiatriques que chez l'adulte. Des cas de bloc atrioventriculaire asymptomatique de premier et de deuxième degré ont été rapportés chez les patients pédiatriques (voir rubrique 4.8). Des précautions doivent être prises avec les médicaments connus pour induire des allongements de l'espace PR. Chez les patients pédiatriques avec des problèmes préexistants de conduction (bloc de branche de deuxième degré ou
atrioventriculaire plus élevé ou complexe), REYATAZ doit être utilisé avec précaution et seulement si les bénéfices l’emportent sur le risque. Une surveillance cardiaque est recommandée sur la base des données cliniques disponibles (par exemple, bradycardie).
Efficacité L’atazanavir/ritonavir n’est pas efficace sur les souches virales présentant des mutations de résistance multiples.
Excipients
Lactose Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Lorsque REYATAZ et le ritonavir sont co-administrés, le profil d'interaction métabolique du ritonavir peut prédominer puisque le ritonavir est un inhibiteur du CYP3A4 plus puissant que l'atazanavir. Le Résumé des Caractéristiques du Produit du ritonavir doit être consulté avant l'initiation d'un traitement à base de REYATAZ et de ritonavir.
L’atazanavir est métabolisé au niveau du foie par le CYP3A4. Il inhibe le CYP3A4. Par conséquent, REYATAZ est contre-indiqué avec les médicaments qui sont des substrats du CYP3A4 et qui ont un indice thérapeutique étroit : quetiapine, lurasidone, alfuzosine, astémizole, terfénadine, cisapride, pimozide, quinidine, bépridil, triazolam, midazolam administré par voie orale, lomitapide et alcaloïdes de l'ergot de seigle, notamment ergotamine et dihydroergotamine (voir rubrique 4.3). L'administration concomitante de REYATAZ et de produits contenant du grazoprévir, y compris l'association à dose fixe d'elbasvir/grazoprévir est contre-indiquée en raison de l'augmentation des concentrations plasmatiques de grazoprévir et d'elbasvir et de l'augmentation potentielle du risque d'élévation des ALAT associée à des concentrations accrues de grazoprévir (voir rubrique 4.3). La co- administration de REYATAZ avec la combinaison de dose fixe de glecaprévir/pibrentasvir est contre- indiquée en raison de l'augmentation potentielle du risque d'élévation des ALAT, du fait d'une augmentation significative des concentrations plasmatiques du glecaprévir et du pibrentasvir (voir rubrique 4.3).
Autres interactions Les interactions entre l’atazanavir et les autres médicaments sont listées dans le tableau ci-dessous (une augmentation est indiquée par “↑”, une diminution par “↓”, une absence de changement par “↔”). Quand ils sont disponibles, les intervalles de confiance (IC) à 90 % sont présentés entre parenthèses. Sauf indication contraire, les études présentées dans le tableau 2 ont été conduites chez des sujets sains. Il est important de noter que de nombreuses études ont été conduites avec de l’atazanavir non boosté, qui n’est pas le schéma recommandé pour l’atazanavir (voir rubrique 4.4).
Si le retrait du ritonavir est médicalement justifié dans des conditions d'utilisation restreintes (voir rubrique 4.4), une attention particulière doit être portée aux interactions de l'atazanavir qui peuvent être modifiées en l'absence du ritonavir (voir les informations après le tableau 2 ci-dessous).
Les interactions entre l’atazanavir et d’autres médicaments, y compris ceux pour lesquels la co-administration est contre-indiquée, sont listées dans le tableau ci-dessous :
Tableau 2 : Interactions entre REYATAZ et les autres médicaments
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration
ANTIVIRAUX ANTI-VHC
Grazoprévir 200 mg une fois ASC d’atazanavir : ↑ 43 % (↑ 30 % ↑ 57 %) L'administration concomitante de
par jour Cmax d'atazanavir : ↑ 12 % (↑ 1 % ↑ 24 %) REYATAZ et
(atazanavir 300 mg / ritonavir Cmin d'atazanavir : ↑ 23 % (↑ 13 % ↑ 134 %) d'elbasvir/grazoprévir est contre-
100 mg une fois par jour) indiquée en raison d'une
ASC du grazoprévir : ↑ 958 % (↑ 678 % augmentation significative des
↑ 1 339 %) concentrations plasmatiques de
Cmax du grazoprévir : ↑ 524 % (↑ 342 % grazoprévir et d'une
↑ 781 %) augmentation potentielle du
Cmin du grazoprévir : ↑ 1 064 % (↑ 696 % risque d'élévation des taux
↑ 1 602 %) d'ALAT (voir rubrique 4.3).
Les concentrations de grazoprévir étaient fortement augmentées lors de l'administration concomitante d'atazanavir/ritonavir.
Elbasvir 50 mg une fois par ASC d’atazanavir : ↑ 7 % (↓ 2 % ↑ 17 %) jour Cmax d’atazanavir : ↑ 2 % (↓ 4 % ↑ 8 %) (atazanavir 300 mg / ritonavir Cmin d'atazanavir : ↑ 15 % (↑ 2 % ↑ 29 %)
100 mg une fois par jour) ASC d'elbasvir : ↑ 376 % (↑ 307 % ↑ 456 %) Cmax d’elbasvir : ↑ 315 % (↑ 246 % ↑ 397 %) Cmin d’elbasvir : ↑ 545 % (↑ 451 % ↑ 654 %)
Les concentrations d'elbasvir étaient augmentées lors de l'administration concomitante d'atazanavir/ritonavir.
Sofosbuvir 400 mg / ASC de sofosbuvir : ↑ 40 % (↑ 25 % ↑ 57 %) La co-administration de
velpatasvir 100 mg Cmax du sofosbuvir : ↑ 29 % (↑ 9 % ↑ 52 %) REYATAZ et de produits
/voxilaprévir 100 mg en dose contenant du voxilaprévir devrait
unique* ASC de velpatasvir : ↑ 93 % (↑ 58 % ↑ 136 %) augmenter la concentration de
(atazanavir 300 mg / ritonavir Cmax de velpatasvir : ↑ 29 % (↑ 7 % ↑ 56 %) voxilaprévir. La co-
100 mg une fois par jour) administration de REYATAZ et
ASC de voxilaprévir : ↑ 331 % (↑ 276 % de traitements contenant du
↑ 393 %) voxilaprévir n'est pas
Cmax de voxilaprévir : ↑ 342 % (↑ 265 % recommandée.
↑ 435 %)
* Absence d’interaction pharmacocinétique dans les limites de 70-143 %
L’effet sur l’exposition à l’atazanavir et au ritonavir n’a pas été étudié. Attendu : ↔ Atazanavir ↔ Ritonavir
Le mécanisme de l’interaction entre REYATAZ/ritonavir et sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir consiste en une inhibition de l’OATP1B, de la P-gp, et du CYP3A.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant
thérapeutique la co-administration
Glecaprévir 300 mg / ASC de glecaprévir : ↑ 553 % (↑ 424 % La co-administration de
pibrentasvir 120 mg une fois ↑ 714 %) REYATAZ et de
par jour Cmax de glecaprévir ↑ 306 % (↑ 215 % glecaprévir/pibrentasvir est
(atazanavir 300 mg / ritonavir ↑ 423 %) contre-indiquée en raison de
100 mg une fois par jour*) Cmin de glecaprévir : ↑ 1 330 % (↑ 885 % l'augmentation potentielle du
↑ 1 970 %) risque d'élévation des ALAT, du
fait d'une augmentation
ASC de pibrentasvir : ↑ 64 % (↑ 48 % ↑ 82 %) significative des concentrations
Cmax de pibrentasvir : ↑ 29 % (↑ 15 % ↑ 45 %) plasmatiques du glecaprévir et du
Cmin de pibrentasvir : ↑ 129 % (↑ 95 % pibrentasvir (voir rubrique 4.3)
↑ 168 %)
* Effet de l’atazanavir et du ritonavir sur la première dose de glecaprévir et pibrentasvir. ANTIPLAQUETTAIRES
Ticagrélor Le mécanisme de l'interaction consiste en une La co-administration de
inhibition du CYP3A4 par l’atazanavir et/ou REYATAZ avec le ticagrélor
le ritonavir. n’est pas recommandée du fait
d’une augmentation potentielle de l’activité antiplaquettaire du ticagrélor.
Clopidogrel Le mécanisme de l'interaction consiste en une La co-administration avec le
inhibition du CYP3A4 par l’atazanavir et/ou clopidogrel n’est pas
le ritonavir. recommandée du fait d’une
diminution potentielle de l’activité antiplaquettaire du clopidogrel.
Prasugrel Le mécanisme de l'interaction consiste en une Aucun ajustement posologique
inhibition du CYP3A4 par l’atazanavir et/ou n’est nécessaire lorsque le
le ritonavir. prasugrel est co-administré avec
REYATAZ (avec ou sans ritonavir). Antirétroviraux Inhibiteurs de protéase : la co-administration de REYATAZ/ritonavir et d'autres inhibiteurs de protéase n'a pas été étudiée, mais elle serait susceptible d'induire une augmentation de l’exposition aux autres inhibiteurs de protéase. Par conséquent, une telle co-administration n'est pas recommandée.
Ritonavir 100 mg une fois par ASC d’atazanavir : ↑ 250 % (↑ 144 % Le ritonavir 100 mg une fois par jour ↑ 403 %)* jour agit en potentialisant la (atazanavir 300 mg une fois par Cmax d’atazanavir ↑ 120 % (↑ 56 % ↑ 211 %)* pharmacocinétique d'atazanavir. jour) Cmin d’atazanavir ↑ 713 % (↑ 359 %
↑ 1 339 %)* Etudes conduites chez des
patients infectés par le VIH *Dans une analyse combinée, l’atazanavir 300 mg associé au ritonavir 100 mg (n = 33) a été comparé à l’atazanavir 400 mg sans ritonavir (n = 28).
Le mécanisme de l’interaction entre l’atazanavir et le ritonavir consiste en une inhibition du CYP3A4.
Indinavir L’indinavir est associé à une La co-administration de
hyperbilirubinémie indirecte non conjuguée REYATAZ et de l'indinavir n'est
due à l'inhibition de l'UGT. pas recommandée (voir
rubrique 4.4)
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration
Inhibiteurs nucléosidiques/nucléotidiques de la transcriptase inverse (INTIs)
Lamivudine 150 mg deux fois Aucun effet significatif sur les concentrations Sur la base de ces données et par jour + zidovudine 300 mg de lamivudine et de zidovudine n’a été considérant qu'un impact deux fois par jour observé. significatif du ritonavir sur la (400 mg d’atazanavir une fois pharmacocinétique des INTIs par jour) n'est pas attendu, la co-
administration de ces médicaments et de REYATAZ n'est pas supposée altérer significativement la pharmacocinétique de ces médicaments lorsqu'ils sont co- administrés.
Abacavir La co-administration d’abacavir et de REYATAZ n'est pas supposée modifier significativement l’exposition à l’abacavir.
Didanosine 200 mg en dose Administration concomittante d’atazanavir La didanosine doit être prise à
unique (comprimés avec ddI+d4T (à jeun) jeun, 2 heures après REYATAZ
tamponnés) /stavudine 40 mg ASC d’atazanavir : ↓ 87 % (↓ 92 % ↓ 79 %) administré avec de la nourriture.
en dose unique Cmax d’atazanavir : ↓ 89 % (↓ 94 % ↓ 82 %) Il n’est pas attendu une
(atazanavir 400 mg en dose Cmin d’atazanavir : ↓ 84 % (↓ 90 % ↓ 73 %) modification significative
unique) de l’exposition à la stavudine lors
Atazanavir, dosé une heure après ddI+d4T (à de la co-administration de la
jeun) stavudine et de REYATAZ.
ASC d’atazanavir : ↔ 3 % (↓ 36 % ↑ 67 %) Cmax d’atazanavir : ↑ 12 % (↓ 33 % ↑ 18 %) Cmin d’atazanavir : ↔ 3 % (↓ 39 % ↑ 73 %)
Les concentrations d’atazanavir ont été fortement diminuées lors de la co- administration avec la didanosine (comprimés tamponnés) et la stavudine. Le mécanisme de l’interaction est une diminution de la solubilité de l’atazanavir suite à l’augmentation du pH liée à la présence d’agents antiacides dans la didanosine comprimés tamponnés.
Aucun effet significatif sur les concentrations de didanosine et de stavudine n’a été observé.
Didanosine 400 mg (gélules Didanosine (avec nourriture) gastro-résistantes) en dose ASC de la didanosine : ↓ 34 % (↓ 41 % unique ↓ 27 %) (atazanavir 300 mg une fois par Cmax de la didanosine : ↓ 38 % (↓ 48 % jour associé à ritonavir 100 mg ↓ 26 %) une fois par jour) Cmin de la didanosine : ↑ 25 % (↓ 8 % ↑ 69 %)
Aucun effet significatif sur les concentrations d’atazanavir n’a été observé lors de son administration avec la didanosine gastro- résistante, mais l’administration avec de la nourriture a diminué les concentrations de didanosine.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant
thérapeutique la co-administration
Fumarate de ténofovir ASC d’atazanavir : ↓ 22 % (↓ 35 % ↓ 6 %) * En cas de co-administration avec
disoproxil 300 mg une fois par Cmax d’atazanavir : ↓ 16 % (↓ 30 % ↔ 0 %) * le fumarate de ténofovir
jour Cmin d’atazanavir : ↓ 23 % (↓ 43 % ↑ 2 %) * disoproxil, il est recommandé de
(atazanavir 300 mg une fois par prendre REYATAZ 300 mg
jour associé à ritonavir 100mg * Dans une analyse combinée de différentes associé à 100 mg de ritonavir et
une fois par jour) études cliniques, l’atazanavir/ritonavir 300 mg de fumarate de ténofovir
300/100 mg co-administré avec le fumarate de disoproxil (le tout en une prise
300 mg de fumarate de ténofovir ténofovir disoproxil 300 mg (n = 39) était par jour avec de la nourriture).
disoproxil équivaut à 245 mg de comparé avec l’atazanavir/ritonavir
ténofovir disoproxil 300/100 mg (n = 33).
Etudes conduites chez des L’efficacité de REYATAZ/ritonavir en patients infectés par le VIH association avec le fumarate de ténofovir
disoproxil a été démontrée chez les patients prétraités dans l’étude clinique 045 et chez les patients naïfs dans l’étude clinique 138 (voir rubriques 4.8. et 5.1). Le mécanisme de l’interaction entre l’atazanavir et le fumarate de ténofovir disoproxil n’est pas connu.
Fumarate de ténofovir ASC du fumarate de ténofovir disoproxil : Les patients devront être soumis disoproxil 300 mg une fois par ↑ 37 % (↑ 30 % ↑ 45 %) à une surveillance étroite des jour Cmax du fumarate de ténofovir disoproxil : effets indésirables associés au (atazanavir 300 mg une fois par ↑ 34 % (↑ 20 % ↑ 51 %) fumarate de ténofovir disoproxil, jour associé à ritonavir 100mg Cmin du fumarate de ténofovir disoproxil : en particulier des troubles rénaux. une fois par jour) ↑ 29 % (↑ 21 % ↑ 36 %)
300 mg de fumarate de ténofovir disoproxil équivaut à 245 mg de ténofovir disoproxil Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTIs)
Efavirenz 600 mg une fois par Atazanavir (pris le soir) : médicaments La co-administration d’éfavirenz jour administrés avec de la nourriture et de REYATAZ n’est pas (atazanavir 400 mg une fois par ASC d’atazanavir : ↔ 0 %(↓ 9 % ↑ 10 %)* recommandée (voir rubrique 4.4). jour avec ritonavir 100mg une Cmax d’atazanavir : ↑ 17 %(↑ 8 % ↑ 27 %)* fois par jour) Cmin d’atazanavir : ↓ 42 %(↓ 51 % ↓ 31 %)* Efavirenz 600 mg une fois par Atazanavir (pris le soir) : médicaments jour administrés avec de la nourriture (atazanavir 400 mg une fois par ASC d’atazanavir : ↔ 6 % (↓ 10 % jour avec ritonavir 200 mg une ↑ 26 %)*/** fois par jour) Cmax d’atazanavir : ↔ 9 % (↓ 5 % ↑ 26 %)*/**
Cmin d’atazanavir : ↔ 12 % (↓ 16 % ↑ 49 %)*/** *Comparé à REYATAZ 300 mg/ritonavir 100 mg en une prise par jour le soir sans efavirenz. Cette diminution de la Cmin d’atazanavir pourrait diminuer l’efficacité de l’atazanavir. Le mécanisme de l’interaction éfavirenz/atazanavir consiste en une induction du CYP3A4.
**basé sur une comparaison historique.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration Névirapine 200 mg deux fois ASC de la névirapine : ↑ 26 % (↑ 17 % La co-administration de la par jour ↑ 36 %) névirapine et de REYATAZ n’est (atazanavir 400 mg une fois par Cmax de la névirapine : ↑ 21 % (↑ 11 % pas recommandée (voir jour associé à ritonavir 100mg ↑ 32 %) rubrique 4.4). une fois par jour) Cmin de la névirapine : ↑ 35 % (↑ 25 %
↑ 47 %) Etude conduite chez des patients
infectés par le VIH. ASC d’atazanavir : ↓ 19 % (↓ 35 % ↑ 2 %)* Cmax d’atazanavir : ↔ 2 % (↓ 15 % ↑ 24 %)* Cmin d’atazanavir : ↓ 59 % (↓ 73 % ↓ 40 %)*
*comparé à REYATAZ 300 mg /ritonavir 100 mg sans névirapine. Cette diminution de la Cmin d’atazanavir pourrait diminuer l’efficacité de l’atazanavir. Le mécanisme de l’interaction névirapine/atazanavir consiste en une induction du CYP3A4. Inhibiteurs de l'intégrase
Raltégravir 400 mg deux fois ASC du raltégravir : ↑ 41 % Aucune adaptation posologique par jour Cmax du raltégravir : ↑ 24 % n'est nécessaire pour raltégravir. (atazanavir/ritonavir) C12hr du raltégravir : ↑ 77 %
Le mécanisme consiste en une inhibition de l'UGT1A1. Antibiotiques
Clarithromycine 500 mg deux ASC de la clarithromycine : ↑ 94 % (↑ 75 % Aucune recommandation
fois par jour ↑ 116 %) concernant la réduction de dose
(400 mg d’atazanavir une fois Cmax de la clarithromycine : ↑ 50 % (↑ 32 % ne peut être faite ; en
par jour) ↑ 71 %) conséquence, une surveillance est
Cmin de la clarithromycine : ↑ 160 % (↑ 135 % nécessaire lorsque REYATAZ est
↑ 188 %) co-administré avec la
clarithromycine. 14-OH clarithromycine ASC de la 14-OH clarithromycine : ↓ 70 % (↓ 74 % ↓ 66 %) Cmax de la 14-OH clarithromycine : ↓ 72 % (↓ 76 % ↓ 67 %) Cmin de la 14-OH clarithromycine : ↓ 62 % (↓ 66 % ↓ 58 %)
ASC d’atazanavir : ↑ 28 % (↑ 16 % ↑ 43 %) Cmax d’atazanavir : ↔ 6 % (↓ 7 % ↑ 20 %) Cmin d’atazanavir : ↑ 91 % (↑ 66 % ↑ 121 %)
Une réduction de la dose de clarithromycine pourrait entraîner des concentrations thérapeutiques insuffisantes de la 14-OH clarithromycine.
Le mécanisme de l’interaction de la clarithromycine et de l’atazanavir consiste en une inhibition du CYP3A4. Antifongiques
Kétoconazole 200 mg une fois Aucun effet significatif sur les concentrations Le kétoconazole et l’itraconazole par jour d’atazanavir n’a été observé. doivent être utilisés avec (400 mg d’atazanavir une fois précaution par jour) avec REYATAZ/ritonavir, des
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant
thérapeutique la co-administration
Itraconazole L’itraconazole, comme le kétoconazole, est un doses élevées de kétoconazole et
inhibiteur puissant ainsi qu’un substrat du d'itraconazole (> 200 mg/jour) ne
cytochrome CYP3A4. sont pas recommandées.
Sur la base de données obtenues avec d’autres IPs boostés et le kétoconazole, où l’ASC du kétocanazole a été multipliée par un facteur 3, une augmentation des concentrations du kétoconazole ou de l’itraconazole est attendue avec REYATAZ/ritonavir.
Voriconazole 200 mg deux fois ASC du voriconazole : ↓ 33 % (↓ 42 % La co-administration du
par jour (atazanavir ↓ 22 %) voriconazole et de REYATAZ
300 mg/ritonavir 100 mg une Cmax du voriconazole : ↓ 10 % (↓ 22 % ↓ 4 %) associé au ritonavir n’est pas
fois par jour) Cmin du voriconazole : ↓ 39 % (↓ 49 % recommandée, à moins qu’une
↓ 28 %) évaluation du bénéfice/risque
Sujets avec au moins un allèle pour le patient ne
fonctionnel CYP2C19. ASC d'atazanavir : ↓ 12 % (↓ 18 % ↓ 5 %) justifie l’utilisation du
Cmax d’atazanavir : ↓ 13 % (↓ 20 % ↓ 4 %) voriconazole (voir rubrique 4.4).
Cmin d'atazanavir : ↓ 20 % (↓ 28 % ↓ 10 %) Si possible, on détermine le
ASC du ritonavir : ↓ 12 % (↓ 17 % ↓ 7 %) génotype CYP2C19 d'un patient
Cmax du ritonavir : ↓ 9 % (↓ 17 % ↔ 0 %) au moment où le traitement par
Cmin du ritonavir : ↓ 25 % (↓ 35 % ↓ 14 %) voriconazole s'avère nécessaire.
Chez une majorité de patients avec au moins Par conséquent, si l'association ne
un allèle fonctionnel CYP2C19, une peut être évitée, les
diminution de l'exposition à la fois au recommandations suivantes
voriconazole et à l'atazanavir est attendue. s'imposent selon le statut du
Voriconazole 50 mg deux fois ASC du voriconazole : ↑ 561 % (↑ 451 % CYP2C19 :
par jour (atazanavir ↑ 699 %) - chez les patients avec au
300 mg/ritonavir 100 mg une Cmax du voriconazole : ↑ 438 % (↑ 355 % moins un allèle
fois par jour) ↑ 539 %) fonctionnel CYP2C19,
Cmin du voriconazole : ↑ 765 % (↑ 571 % une surveillance clinique
Sujets sans allèle fonctionnel ↑ 1 020 %) étroite est recommandée
CYP2C19. pour déceler une perte de
ASC d'atazanavir : ↓ 20 % (↓ 35 % ↓ 3 %) l'efficacité à la fois du
Cmax d'atazanavir : ↓ 19 % (↓ 34 % ↔ 0,2 %) voriconazole (signes
Cmin d'atazanavir : ↓ 31 % (↓ 46 % ↓ 13 %) cliniques) et de
l'atazanavir (réponse
ASC du ritonavir : ↓ 11 % (↓ 20 % ↓ 1 %) virologique). Cmax du ritonavir : ↓ 11 % (↓ 24 % ↑ 4 %)
Cmin du ritonavir : ↓ 19 % (↓ 35 % ↑ 1 %) - chez les patients sans allèle fonctionnel
Chez un petit nombre de patients sans allèle CYP2C19, une
fonctionnel CYP2C19, une augmentation surveillance clinique et
significative de l'exposition au voriconazole biologique étroite des
est attendue. effets indésirables associés
au voriconazole est recommandée.
La sécurité et l'efficacité sont surveillées quand il n'est pas possible de déterminer le génotype.
Fluconazole 200 mg une fois Les concentrations d’atazanavir et de Aucun ajustement posologique par jour fluconazole n’ont pas été significativement n'est nécessaire pour le (atazanavir 300 mg et ritonavir modifiées quand REYATAZ/ritonavir a été fluconazole et REYATAZ. 100 mg une fois par jour) co-administré avec le fluconazole.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration
Antimycobactériens
Rifabutine 150 mg deux fois ASC de la rifabutine : ↑ 48 % (↑ 19 % Lorsque la rifabutine est
par semaine ↑ 84 %)** administrée avec REYATAZ, une
(atazanavir 300 mg et ritonavir Cmax de la rifabutine : ↑ 149 % (↑ 103 % dose de rifabutine de 150 mg
100 mg une fois par jour) ↑ 206 %)** administrée 3 fois par semaine à
Cmin de la rifabutine : ↑ 40 % (↑ 5 % des jours fixes (par exemple,
↑ 87 %)** lundi-mercredi-vendredi) est
recommandée. Une surveillance
ASC de la 25-O-désacétyl-rifabutine : accrue des effets indésirables
↑ 990 % (↑ 714 % ↑ 1 361 %)** associés à la rifabutine, dont la
Cmax de la 25-O-désacétyl-rifabutine : ↑ 677 % neutropénie et l'uvéite, est
(↑ 513 % ↑ 883 %)** justifiée du fait de l'augmentation
Cmin de la 25-O-désacétyl-rifabutine : attendue de l'exposition à la
↑ 1 045 % (↑ 715 % ↑ 1 510 %)** rifabutine. Une réduction
posologique supplémentaire de la
**Comparée à la rifabutine 150 mg une fois rifabutine à 150 mg deux fois par
par jour administrée seule. ASC totale de la semaine à des jours fixes est
rifabutine et de 25-O-désacétyl-rifabutine : recommandée chez les patients ne
↑ 119 % (↑ 78 % ↑ 169 %). tolérant pas la dose de 150 mg
trois fois par semaine. Il convient
Lors des précendentes études, la de noter que la posologie de
pharmacocinétique de l’atazanavir n'a pas été 150 mg deux fois par semaine
altérée par la rifabutine. pourrait ne pas permettre une
exposition optimale à la rifabutine, conduisant ainsi à un risque de résistance à la rifamycine et à l'échec du traitement. Aucun ajustement de dose n'est nécessaire pour REYATAZ.
Rifampicine La rifampicine est un puissant inducteur du La co-administration de la
CYP3A4 et entraîne une diminution de 72 % rifampicine et de REYATAZ est
de l’ASC d’atazanavir qui peut résulter en un contre-indiquée (voir
échec virologique et un développement de rubrique 4.3).
résistance. Lors de l'augmentation de la posologie de REYATAZ ou d’autres inhibiteurs de protéase associés au ritonavir, pour palier à la diminution de l’exposition, une fréquence élevée de réactions hépatiques a été rapportée. ANTIPSYCHOTIQUES
Quétiapine Du fait de l’inhibition du CYP3A4 par La co-administration de la
REYATAZ, une augmentation des quétiapine et de REYATAZ est
concentrations de la quétiapine est attendue. contre-indiquée car REYATAZ
peut augmenter la toxicité liée à la quétiapine. Une augmentation des concentrations plasmatiques de quétiapine peut conduire à un coma (voir rubrique 4.3).
Lurasidone Du fait de l'inhibition du CYP3A4 par La co-administration de
REYATAZ, une augmentation des lurasidone et de REYATAZ est
concentrations de la lurasidone est attendue. contre-indiquée, car elle peut
augmenter la toxicité liée à la lurasidone (voir rubrique 4.3).
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration
AGENTS ANTIACIDES Antagonistes des récepteurs H2 Sans ténofovir
Chez les patients infectés par le VIH sous atazanavir/ritonavir à la dose Pour les patients ne prenant
recommandée de 300/100 mg une fois par jour pas de fumarate de ténofovir
Famotidine 20 mg deux fois ASC d’atazanavir : ↓ 18 % (↓ 25 % ↑ 1 %) disoproxil, si
par jour Cmax d’atazanavir : ↓ 20 % (↓ 32 % ↓ 7 %) REYATAZ/ritonavir 300/100 mg
Cmin d’atazanavir : ↔ 1 % (↓ 16 % ↑ 18 %) est associé aux antagonistes des
récepteurs H2, une dose
Famotidine 40 mg deux fois ASC d'atazanavir : ↓ 23 % (↓ 32 % ↓ 14 %) équivalente à 20 mg de
par jour Cmax d’atazanavir : ↓ 23 % (↓ 33 % ↓ 12 %) famotidine 2 fois par jour ne doit
Cmin d’atazanavir : ↓ 20 % (↓ 31 % ↓ 8 %) pas être dépassée. Si une dose
Chez les volontaires sains sous atazanavir/ritonavir à une dose augmentée à supérieure de l’antagoniste des
400/100 mg une fois par jour récepteurs H2 est nécessaire (i.e.
Famotidine 40 mg deux fois ASC d’atazanavir : ↔ 3 % (↓ 14 % ↑ 22 %) 40 mg de famotidine 2 fois par
par jour Cmax d’atazanavir : ↔ 2 % (↓ 13 % ↑ 8 %) jour ou équivalent), une
Cmin d’atazanavir : ↓ 14 % (↓ 32 % ↑ 8 %) augmentation de la dose de
REYATAZ à 400 mg avec 100 mg de ritonavir peut être envisagée. Avec fumarate de ténofovir disoproxil 300 mg une fois par jour (équivalant à 245 mg de ténofovir disoproxil)
Chez les patients infectés par le VIH sous atazanavir/ritonavir à la dose Chez les patients prenant du
recommandée de 300/100 mg une fois par jour fumarate de ténofovir
Famotidine 20 mg deux fois ASC d’atazanavir : ↓ 21 % (↓ 34 % ↓ 4 %)* disoproxil, si l'association de
par jour Cmax d’atazanavir : ↓ 21 % (↓ 36 % ↓ 4 %)* REYATAZ/ritonavir est co-
Cmin d’atazanavir : ↓ 19 % (↓ 37 % ↑ 5 %)* administrée avec le fumarate de
ténofovir disoproxil et un
Famotidine 40 mg deux fois ASC d’atazanavir : ↓ 24 % (↓ 36 % ↓ 11 %)* antagoniste des récepteurs H2,
par jour Cmax d’atazanavir : ↓ 23 % (↓ 36 % ↓ 8 %)* une augmentation de la dose de
Cmin d’atazanavir : ↓ 25 % (↓ 47 % ↑ 7 %)* REYATAZ à 400 mg avec
Chez les patients infectés par le VIH sous atazanavir/ritonavir à une dose 100 mg de ritonavir est
augmentée à 400/100 mg une fois par jour recommandée. Ne pas dépasser
Famotidine 20 mg deux fois ASC d’atazanavir : ↑ 18 % (↑ 6,5 % ↑ 30 %)* une dose équivalente de 40 mg de
par jour Cmax d’atazanavir : ↑ 18 % (↑ 6,7 % ↑ 31 %)* famotidine deux fois par jour.
Cmin d’atazanavir : ↑ 24 % (↑ 10 % ↑ 39 %)*
Famotidine 40 mg deux fois ASC d’atazanavir : ↔ 2,3 % (↓ 13 % par jour ↑ 10 %)*
Cmax d’atazanavir : ↔ 5 % (↓ 17 % ↑ 8,4 %)* Cmin d’atazanavir : ↔ 1,3 % (↓ 10 % ↑ 15 %)* *Comparé à atazanavir 300 mg une fois par jour associé à ritonavir 100 mg une fois par jour et au fumarate de ténofovir disoproxil 300 mg, le tout en une prise unique par jour avec de la nourriture. Comparé à atazanavir 300 mg associé à ritonavir 100 mg sans fumarate de ténofovir disoproxil, il est attendu une diminution supplémentaire d’environ 20 % des concentrations d’atazanavir.
Le mécanisme de l’interaction consiste en une diminution de la solubilité de l’atazanavir suite à l’augmentation du pH intra-gastrique avec les antagonistes des récepteurs H2.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration
Inhibiteurs de la pompe à protons
Oméprazole 40 mg une fois Atazanavir (pris le matin) : 2 heures après La co-administration de par jour l’oméprazole REYATAZ associé au ritonavir (atazanavir 400 mg une fois par ASC d'atazanavir : ↓ 61 % (↓ 65 % ↓ 55 %) et d'inhibiteurs de la pompe à jour associé à ritonavir 100mg Cmax d’atazanavir : ↓ 66 % (↓ 62 % ↓ 49 %) protons n'est pas recommandée. une fois par jour) Cmin d’atazanavir : ↓ 65 % (↓ 71 % ↓ 59 %) Si l'association est jugée Oméprazole 20 mg une fois Atazanavir (pris le matin) : 1 heures après indispensable, une surveillance par jour l’oméprazole clinique étroite est recommandée (atazanavir 400 mg une fois par ASC d’atazanavir : ↓ 30 % (↓ 43 % ↓ 14 %)* en association avec une jour associé à ritonavir 100mg Cmax d’atazanavir : ↓ 31 % (↓ 42 % ↓ 17 %)* augmentation de la dose de une fois par jour) Cmin d’atazanavir : ↓ 31 % (↓ 46 % ↓ 12 %)* REYATAZ à 400 mg avec
100 mg de ritonavir ; des doses
*Comparé à l’atazanavir 300 mg une fois par d'inhibiteurs de la pompe à
jour avec ritonavir 100 mg une fois par jour. protons comparables à 20 mg
d'omeprazole ne doivent pas être
La diminution d'ASC, Cmax et Cmin n'a pas été dépassées (voir rubrique 4.4). compensée quand la prise d’une dose augmentée de REYATAZ/ritonavir (400/100 mg une fois par jour) a été espacée de celle de l'oméprazole par un intervalle de 12 heures. Bien que non-étudiés, des résultats similaires sont attendus avec les autres inhibiteurs de la pompe à protons. Cette diminution de l'exposition à l'atazanavir pourrait diminuer l'efficacité de l'atazanavir. Le mécanisme d'interaction consiste en une diminution de la solubilité d'atazanavir suite à l’augmentation du pH intra-gastrique avec les inhibiteurs de la pompe à protons. Anti-acides Antiacides et médicaments
Une baisse des concentrations plasmatiques REYATAZ doit être administré
contenant des tampons d'atazanavir est possible en cas de co- 2 heures avant ou 1 heure après
antiacides prescription de REYATAZ avec des les antiacides ou des
antiacides, y compris des médicaments médicaments tamponnés.
tamponnés,du fait d'une augmentation du pH gastrique induite par ces médicaments. ANTAGONISTE DES RECEPTEURS ALPHA-1 ADRENERGIQUES
Alfuzosine Une augmentation des concentrations La co-administration de
d'alfuzosine est possible et peut induire une l'alfuzosine et de REYATAZ est
hypotension. Le mécanisme de cette contre- indiquée (voir
interaction consiste en une inhibition du rubrique 4.3).
CYP3A4 par REYATAZ et/ou ritonavir.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration
ANTI-COAGULANTS Anticoagulants oraux d’action directe (AODs)
Apixaban Une augmentation des concentrations La co-administration d’apixaban
Rivaroxaban d’apixaban et du rivaroxaban est possible et ou du rivaroxaban et de
peut induire un risque plus élevé de REYATAZ associé au ritonavir
saignement. n’est pas recommandée.
Le mécanisme de cette interaction consiste en une inhibition du CYP3A4 et de la P-gp par REYATAZ/ritonavir.
Le ritonavir est un inhibiteur puissant à la fois du CYP3A4 et de la P-gp.
REYATAZ est un inhibiteur du CYP3A4. Le potentiel d'inhibition de la P-gp par REYATAZ n’est pas connu et ne peut être exclu.
Dabigatran Une augmentation des concentrations La co-administration du
d’apixaban et du rivaroxaban est possible et dabigatran et de REYATAZ
peut induire un risque plus élevé de associé au ritonavir n’est pas
saignement. Le mécanisme de cette interaction recommandée.
consiste en une inhibition de la P-gp.
Le ritonavir est un inhibiteur puissant de la P-gp.
Le potentiel d'inhibition de la P-gp par REYATAZ n’est pas connu et ne peut être exclu.
Edoxaban Une augmentation des concentrations La prudence s’impose quand
d’édoxaban est possible et peut induire un l’édoxaban est utilisé avec
risque plus élevé de saignement. Le REYATAZ.
mécanisme de cette interaction consiste en une
inhibition de la P-gp par REYATAZ/ritonavir. Veuillez vous référer aux rubriques 4.2 et 4.5 du RCP de
Le ritonavir est un inhibiteur puissant de la l’édoxaban pour les
P-gp. recommandations posologiques
d’édoxaban en cas de
Le potentiel d'inhibition de la P-gp par co-administration avec les
REYATAZ n’est pas connu et ne peut être inhibiteurs de la P-gp.
exclu. Antivitamines K
Warfarine La co-administration avec REYATAZ peut Il est recommandé de surveiller
potentiellement augmenter ou diminuer les étroitement l'International
concentrations de la warfarine. Normalised Ratio (INR) lors du
traitement avec REYATAZ, particulièrement en début de traitement.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration
ANTIEPILEPTIQUES
Carbamazépine REYATAZ peut augmenter les taux La carbamazépine en association
plasmatiques de carbamazépine par inhibition avec REYATAZ (avec ou sans
du CYP3A4. ritonavir) est contre-indiquée du
fait du risque de perte de réponse
En raison de l’effet inducteur de la virologique et de développement
carbamazépine, une réduction des d’une résistance (voir
concentrations de REYATAZ ne peut être rubrique 4.3).
exclue. Une surveillance étroite de la réponse virologique des patients doit être mise en place.
Phénytoine, phénobarbital Le ritonavir peut réduire les taux plasmatiques Le phénobarbital et la phénytoïne
de phénytoïne et/ou de phénobarbital par en association avec REYATAZ
induction du CYP2C9 et du CYP2C19. (avec ou sans ritonavir) sont
contre-indiqués du fait du risque
En raison de l’effet inducteur de la phénytoïne de perte de réponse virologique et
/ du phénobarbital, une réduction des de développement d’une
concentrations de REYATAZ ne peut être résistance (voir rubrique 4.3)
exclue. Une surveillance étroite de la réponse virologique des patients doit être mise en place.
Lamotrigine La co-administration de la lamotrigine et de La lamotrigine doit être utilisée
REYATAZ/ritonavir peut diminuer les avec précaution en association
concentrations plasmatiques de la lamotrigine avec REYATAZ/ritonavir.
par induction de l’UGT1A4. Si besoin, il convient de mesurer les concentrations de lamotrigine et d’ajuster la posologie en fonction des résultats. ANTICANCEREUX ET IMMUNOSUPPRESSEURS Anticancéreux
Apalutamide Le mécanisme de l'interaction consiste en une La co-administration avec
induction du CYP3A4 par l’apalutamide et en REYATAZ (avec ou sans
une inhibition du CYP3A4 par l'atazanavir/le ritonavir) est contre-indiquée du
ritonavir. fait d’une diminution potentielle
de la concentration plasmatique d’atazanavir et de ritonavir entraînant une perte de réponse virologique et une résistance possible à la classe des inhibiteurs de protéase (voir rubrique 4.3). De plus, les concentrations sériques d'apalutamide peuvent augmenter en cas de co-administration avec l'atazanavir/ritonavir, entraînant des effets indésirables graves comme des convulsions.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant
thérapeutique la co-administration
Encorafénib Le mécanisme de l'interaction consiste en une La co-administration
inhibition du CYP3A4 par l’atazanavir et/ou d’encorafénib avec REYATAZ
le ritonavir. (avec ou sans ritonavir) est
contre-indiquée du fait d’une potentielle perte de réponse virologique et de développement d’une résistance, d’une potentielle augmentation de la concentration plasmatique d’encorafénib et du risque subséquent d’événements indésirables graves tels qu’un allongement de l’intervalle QT (voir rubrique 4.3).
Ivosidénib Le mécanisme de l'interaction consiste en une La co-administration d’ivosidénib
inhibition du CYP3A4 par l’atazanavir et/ou avec REYATAZ (avec ou sans
le ritonavir. ritonavir) est contre-indiquée du
fait de potentiels perte de réponse virologique et de développement d’une résistance, d’augmentation de la concentration plasmatique d’ivosidénib et du risque subséquent d’événements indésirables graves tels qu’un allongement de l’intervalle QT (voir rubrique 4.3).
Irinotécan L'atazanavir inhibe l'UGT et peut interférer En cas de co-administration de
avec le métabolisme de l'irinotécan, avec pour REYATAZ avec l'irinotécan, les
conséquence une toxicité accrue de patients devront être soumis à
l’irinotécan. une surveillance étroite pour des
effets indésirables liés à l'irinotécan. Immunosuppresseurs
Cyclosporine Les concentrations de ces Un suivi thérapeutique des
Tacrolimus immunosuppresseurs peuvent être augmentées concentrations de ces
Sirolimus lorsqu'ils sont co-administrés avec REYATAZ médicaments plus fréquent est
du fait d’une inhibition du CYP3A4. recommandé jusqu'à la
stabilisation des concentrations plasmatiques. MEDICAMENTS CARDIOVASCULAIRES Antiarhythmiques
Amiodarone, Les concentrations de ces antiarhytmiques Une vigilance accrue est
Lidocaïne systémique, peuvent être augmentées lorsqu'ils sont co- nécessaire ainsi que, si possible,
Quinidine administrées avec REYATAZ. Le mécanisme un suivi des concentrations des
de l’interaction entre l’amiodarone ou la antiarhythmiques. L'utilisation
lidocaïne systémique et l’atazanavir consiste concomitante de la quinidine est
en une inhibition du CYP3A. La quinidine contre-indiquée (voir
possédant un index thérapeutique étroit est rubrique 4.3).
contre-indiquée du fait d’une inhibition potentielle du CYP3A par REYATAZ. Inhibiteurs calciques
Bépridil REYATAZ ne doit pas être utilisé en La co-administration avec le
association avec les medicaments substrats du bépridil est contre-indiquée (voir
CYP3A4 qui possèdent un index rubrique 4.3)
thérapeutique étroit.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant
thérapeutique la co-administration
Diltiazem 180 mg une fois par ASC du diltiazem : ↑ 125 % (↑ 109 % Une réduction de 50 % de la dose
jour ↑ 141 %) initiale de diltiazem est
(400 mg d’atazanavir une fois Cmax du diltiazem : ↑ 98 % (↑ 78 % ↑ 119 %) recommandée, suivie d’une
par jour) Cmin du diltiazem : ↑ 142 % (↑ 114 % titration et d'une surveillance
↑ 173 %) de l’ECG selon les besoins.
ASC du désacétyl-diltiazem : ↑ 165 % (↑ 145 % ↑ 187 %) Cmax du désacétyl-diltiazem : ↑ 172 % (↑ 144 % ↑ 203 %) Cmin du désacétyl-diltiazem : ↑ 121 % (↑ 102 % ↑ 142 %)
Aucun effet significatif sur les concentrations d’atazanavir n’a été observé. Il a été observé un allongement de l'espace PR maximum comparé à l'atazanavir seul. La co- administration du diltiazem et de REYATAZ /ritonavir n'a pas été étudiée.
Le mécanisme de l’interaction diltiazem/atazanavir consiste en une inhibition du CYP3A4.
Vérapamil Les concentrations sériques du vérapamil Une vigilance est nécessaire
peuvent être augmentées par REYATAZ du lorsque le vérapamil est co-
fait d’une inhibition du CYP3A4. administré au REYATAZ.
CORTICOSTEROIDES
Dexaméthasone et autres La co-administration avec la dexaméthasone La co-administration avec des
corticostéroïdes (toutes voies ou d’autres corticostéroïdes inducteurs du corticostéroïdes (toutes voies
d’administration confondues) CYP3A peut entraîner une perte d’effet d’administration confondues) qui
thérapeutique de REYATAZ et le sont métabolisés par le CYP3A,
développement d’une résistance à l’atazanavir notamment lors d’une utilisation
et/ou au ritonavir. Des corticostéroïdes à long terme, peut accroître le
alternatifs doivent être envisagés. risque de développement d’effets
systémiques liés à la
Le mécanisme d'interaction consiste en une corticothérapie tels qu’un
induction du CYP3A4 par la dexaméthasone syndrome de Cushing ou une
et une inhibition du CYP3A4 par l’atazanavir inhibition de la fonction
et/ou le ritonavir. surrénalienne. Le bénéfice
potentiel du traitement avec des corticoïdes par rapport au risque d'effets systémiques doit être pris en compte.
Pour la co-administration de corticostéroïdes administrés par voie cutanée sensibles à l’inhibition du CYP3A, consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit du corticostéroïde pour connaître les conditions et utilisations qui augmentent son absorption systémique.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant
thérapeutique la co-administration
Propionate de fluticasone Les taux plasmatiques de propionate de La co-administration
intranasal 50 μg 4 fois par jour fluticasone ont augmenté significativement concomitante de
pendant 7 jours alors que les taux de cortisol endogène ont REYATAZ/ritonavir et de ces
(ritonavir gélules 100 mg deux diminué d'environ 86 % (intervalle de glucocorticoïdes métabolisés par
fois par jour) confiance à 90 % : 82 à 89 %). Des effets plus le CYP3A4 n'est pas
importants sont attendus lorsque le propionate recommandée, à moins que le
et de fluticasone est inhalé. Des effets bénéfice attendu pour le patient
systémiques liés à la corticothérapie tels qu'un ne l'emporte sur le risque d'effets
Corticostéroïdes syndrome de Cushing ou une inhibition de la systémiques de la corticothérapie
inhalés/intranasaux fonction surrénalienne ont été rapportés chez (voir rubrique 4.4).
des patients recevant le ritonavir associé au Une réduction des doses de
propionate de fluticasone inhalé ou administré glucocorticoïdes ou le passage à
par voie nasale ; ces effets pourraient un glucocorticoïde qui n’est pas
également survenir avec d'autres un substrat du CYP3A4 (par
corticostéroïdes métabolisés par le CYP450 exemple, la béclométhasone)
3A comme le budésonide. Les effets d’une devra être envisagé et
exposition systémique élevée du fluticasone s’accompagner d’une
sur les taux plasmatiques de ritonavir ne sont surveillance étroite des effets
pas encore connus. Le mécanisme de cette locaux et systémiques. De plus,
interaction consiste en une inhibition du en cas d’arrêt des
CYP3A4. glucocorticoïdes, la diminution
progressive de la posologie devra
L’utilisation concomitante de REYATAZ être réalisée sur une période plus
(avec ou sans ritonavir) et d’autres longue.
corticostéroïdes inhalés/intranasaux produit
probablement les mêmes effets. L’utilisation concomitante de corticostéroïdes inhalés/intranasaux et de REYATAZ (avec ou sans ritonavir) peut augmenter les concentrations plasmatiques des corticostéroïdes inhalés/intranasaux. À utiliser avec précaution. Envisager des solutions alternatives aux corticostéroïdes inhalés/intranasaux, notamment en cas d’utilisation à long terme. DYFONCTIONNEMENT ERECTILE Inhibiteurs des PDE5
Sildénafil, tadalafil, vardénafil Le sildénafil, le tadalafil et le vardénafil sont Les patients doivent être informés
métabolisés par le CYP3A4. La co- de ces éventuels effets
administration de REYATAZ peut entraîner indésirables lors de l'utilisation
une augmentation des concentrations de des inhibiteurs de la PDE5 avec
l'inhibiteur de la PDE5 et une augmentation REYATAZ (voir rubrique 4.4).
des effets indésirables associés à l'inhibiteur Voir aussi HYPERTENSION
de la PDE5, notamment hypotension, ARTERIELLE PULMONAIRE
anomalies visuelles et priapisme. Le dans ce tableau pour d'autres
mécanisme de cette interaction consiste en une informations concernant la co-
inhibition du CYP3A4. administration de REYATAZ
avec le sildénafil.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration
ANTAGONISTES DES RÉCEPTEURS DE L’HORMONE DE LIBÉRATION DES GONADOTROPHINES (GnRH)
Elagolix Le mécanisme d'interaction consiste en une L’utilisation concomitante
augmentation anticipée de l’exposition à d’élagolix 200 mg deux fois par
l’élagolix en présence d’une inhibition du jour avec REYATAZ (avec ou
CYP3A4 par l’atazanavir et/ou le ritonavir. sans ritonavir) pendant plus de
1 mois n’est pas recommandée, en raison du risque potentiel d’événements indésirables tels qu’une perte osseuse et une élévation des transaminases hépatiques. L’utilisation concomitante d’élagolix 150 mg une fois par jour avec REYATAZ (avec ou sans ritonavir) doit être limitée à 6 mois. INHIBITEURS DES KINASES
Fostamatinib Le mécanisme d'interaction consiste en une L’utilisation concomitante de
inhibition du CYP3A4 par l’atazanavir et/ou fostamatinib avec REYATAZ
le ritonavir. (avec ou sans ritonavir) peut
augmenter la concentration plasmatique de R406, le métabolite actif du fostamatinib. Il convient de surveiller l’apparition des toxicités de l’exposition au R406 entraînant des effets indésirables liés à la dose tels qu’une hépatotoxicité et une neutropénie. Une réduction de la dose de fostamatinib peut être nécessaire. PHYTOTHERAPIE
Millepertuis (Hypericum La co-administration de REYATAZ avec du La co-administration de perforatum) millepertuis peut entraîner une réduction REYATAZ avec des produits
significative des concentrations plasmatiques contenant du millepertuis est
d'atazanavir. Cet effet peut être dû à une contre-indiquée. induction du CYP3A4. Il y a un risque de perte d'efficacité thérapeutique et de développement de résistance (voir rubrique 4.3).
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration
CONTRACEPTIFS HORMONAUX
Ethinyloestradiol 25 μg + ASC de l’éthinyloestradiol : ↓ 19 % (↓ 25 % Si un contraceptif oral est
norgestimate ↓ 13 %) administré avec
(atazanavir 300 mg une fois par Cmax de l’éthinyloestradiol : ↓ 16 % (↓ 26 % REYATAZ/ritonavir, il est
jour avec ritonavir 100mg une ↓ 5 %) recommandé que le contraceptif
fois par jour) Cmin de l’éthinyloestradiol : ↓ 37 % (↓ 45 % oral contienne au moins 30 μg
↓ 29 %) d’éthinyloestradiol. De plus, le
patient sera averti de la nécessité
ASC du norgestimate : ↑ 85 % (↑ 67 % d'une observance stricte de ce
↑ 105 %) schéma posologique contraceptif.
Cmax du norgestimate : ↑ 68 % (↑ 51 % La co-administration de
↑ 88 %) REYATAZ/ritonavir et d'autres
Cmin du norgestimate : ↑ 102 % (↑ 77 % contraceptifs hormonaux ou des
↑ 131 %) contraceptifs oraux contenant des
progestatifs autres que le
Tandis que la concentration norgestimate n'a pas été étudiée
d’éthinyloestradiol a été augmentée avec et par conséquent doit être évitée.
l'atazanavir administré seul, à cause de Une méthode alternative fiable de
l'inhibition à la fois de l'UGT et du CYP3A4 contraception est recommandée.
par l'atazanavir, l'effet combiné d'atazanavir/ritonavir est une diminution des concentrations d’éthinyloestradiol liée à l'effet inducteur de ritonavir.
L'augmentation de l'exposition au progestatif peut induire des effets indésirables (par exemple, résistance de l'insuline, dyslipidémie, acné et boutons) et, en conséquence, affecter l’observance.
Ethinyloestradiol 35 μg + ASC de l'éthinyloestradiol : ↑ 48 % (↑ 31 % noréthindrone ↑ 68 %) (atazanavir 400 mg une fois par Cmax de l'éthinyloestradiol : ↑ 15 % (↓ 1 % jour) ↑ 32 %)
Cmin de l'éthinyloestradiol : ↑ 91 % (↑ 57 % ↑ 133 %)
ASC du noréthindrone : ↑ 110 % (↑ 68 % ↑ 162 %) Cmax du noréthindrone : ↑ 67 % (↑ 42 % ↑ 196 %) Cmin de noréthindrone : ↑ 262 % (↑ 157 % ↑ 409 %)
L'augmentation de l'exposition au progestatif peut entraîner des effets secondaires (tels que résistance à l'insuline, dyslipidémie, acné et saignements), pouvant ainsi affecter l'observance. AGENTS MODIFIANT LES LIPIDES Inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase
Simvastatine La simvastatine et la lovastatine sont La co-administration de la
Lovastatine principalement métabolisées par le CYP3A4 simvastatine ou de la lovastatine
et l'administration conjointe au REYATAZ avec REYATAZ est contre-
peut entraîner une augmentation de leurs indiquée compte tenu du risque
concentrations. accru de myopathie, incluant les
rhabdomyolyses (voir rubrique 4.3).
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant
thérapeutique la co-administration
Atorvastatine Le risque de myopathie incluant une La co-administration de
rhabomyolyse peut également être augmenté l'atorvastatine avec REYATAZ
avec l’atorvastatine, qui est également n'est pas recommandée. Si
métabolisée par le CYP3A4. l'utilisation de l'atorvastatine est
jugée indispensable, la dose la plus faible d'atorvastatine doit être administrée avec une surveillance étroite des effets indésirables (voir rubrique 4.4).
Pravastatine Bien que non étudié, il existe un risque La prudence est nécessaire en cas Fluvastatine d'augmentation de l'exposition à la de co-administration.
pravastatine ou à la fluvastatine en cas de co- administration avec les inhibiteurs de protéase. La pravastatine n'est pas métabolisée par le CYP3A4. La fluvastatine est partiellement métabolisée par le CYP2C9. Autres agents modifiant les lipides
Lomitapide Le métabolisme du lomitapide dépend La co-administration de
fortement du CYP3A4 et la co-administration lomitapide et de REYATAZ
avec REYATAZ associé au ritonavir peut associé au ritonavir est contre-
entraîner une augmentation des indiquée en raison d'un risque
concentrations. potentiel d'augmentation marquée
des taux de transaminases et d'hépatotoxicité (voir rubrique 4.3). AGONISTES BETA INHALES
Salmétérol La co-administration avec REYATAZ peut La co-administration de
entraîner une augmentation des concentrations salmétérol avec REYATAZ n'est
du salmétérol et une augmentation des effets pas recommandée (voir
indésirables liés au salmétérol. rubrique 4.4).
Le mécanisme de cette interaction consiste en une inhibition du CYP3A4 par l'atazanavir et/ou ritonavir. OPIOIDES
Buprénorphine, une fois par ASC de la buprénorphine : ↑ 67 % La co-administration avec
jour, dose de maintien stable Cmax de la buprénorphine : ↑ 37 % REYATAZ associé au ritonavir
(atazanavir300 mgune fois par Cmin de la buprénorphine : ↑ 69 % justifie un suivi clinique des
jour associé à ritonavir 100 mg effets sédatifs et cognitifs. Une
une fois par jour) ASC de la norbuprénorphine : ↑ 105 % réduction de la dose de
Cmax de la norbuprénorphine : ↑ 61 % buprénorphine peut être
Cmin de la norbuprénorphine : ↑ 101 % envisagée.
Le mécanisme de l’interaction consiste en une inhibition du CYP3A4 et de l’UGT1A1. Les concentrations d’atazanavir (quand il est administré avec du ritonavir) n’ont pas été modifiées de manière significative.
Méthadone, dose de maintien Aucun effet significatif sur les concentrations Aucun ajustement posologique stable de méthadone n’a été observé. Sachant qu’il a n’est nécessaire si la méthadone (atazanavir 400 mg une fois par été démontré qu’une faible dose de ritonavir est co-administrée avec jour) une fois par jour (100 mg deux fois par jour) n’a pas d’effet REYATAZ.
significatif sur les concentrations de méthadone, il n’est pas attendu d’interaction si la méthadone est co-administrée avec du REYATAZ au vu de ces données.
Médicaments par aire Interaction Recommendations concernant thérapeutique la co-administration
HYPERTENSION ARTERIELLE PULMONAIRE Inhibiteurs de la PDE5
Sildénafil La co-administration avec REYATAZ peut Il n'a pas été établi de dose
provoquer une augmentation des tolérée et efficace pour le
concentrations de l'inhibiteur de la PDE5 et sildénafil quand il est utilisé pour
une augmentation des effets indésirables liés à traiter l'hypertension artérielle
l'inhibiteur de la PDE5. pulmonaire, en cas de co-
administration avec REYATAZ.
Le mécanisme de cette interaction consiste en Le sildénafil, quand il est utilisé
une inhibition du CYP3A4 par l'atazanavir pour le traitement de
et/ou ritonavir. l'hypertension artérielle
pulmonaire, est contre-indiqué (voir rubrique 4.3). SEDATIFS Benzodiazépines
Midazolam Le midazolam et le triazolam sont très La co-administration de
Triazolam largement métabolisés par le CYP3A4. La co- REYATAZ avec du triazolam ou
administration avec REYATAZ peut entraîner du midazolam administré par
une augmentation importante de la voie orale est contre indiquée
concentration de ces benzodiazépines. Aucune (voir rubrique 4.3) alors que la
étude d’interaction médicamenteuse n’a été prudence est requise en cas de co-
conduite sur la co-administration de administration de REYATAZ
REYATAZ avec les benzodiazépines. Sur la avec le midazolam administré par
base des données obtenues avec d’autres voie parentérale. En cas de co-
inhibiteurs du cytochrome CYP3A4, des administration de
concentrations plasmatiques de midazolam REYATAZ/ritonavir et du
significativement plus élévées sont attendues midazolam administré par voie
quand celui-ci est administré par voie orale. parentérale, celle-ci doit avoir
Les données issues de l’utilisation lieu dans une unité de soins
concomitante du midazolam par voie intensifs, ou une unité similaire,
parentérale avec d’autres inhibiteurs de la garantissant une étroite
protéase suggèrent une augmentation possible, surveillance clinique et une prise
de 3 à 4 fois des concentrations plasmatiques en charge medicale appropriée en
de midazolam. cas de dépression respiratoire
et/ou de sédation prolongée. Un ajustement posologique doit être envisagé pour le midazolam, en particulier si plus d’une dose de midazolam est administrée.
En cas de retrait du ritonavir d’un traitement comprenant de l'atazanavir boosté (voir rubrique 4.4) Les mêmes recommandations concernant les interactions médicamenteuses pourraient s'appliquer à l'exception :
de la co-administration avec le ténofovir, les inhibiteurs de la pompe à protons, et la buprénorphine qui n'est pas recommandée, et avec la carbamazépine, la phénytoïne et le phénobarbitalqui est contre-indiquée.
de la co-administration avec la famotidine qui n'est pas recommandée mais si nécessaire, l'atazanavir sans ritonavir peut être administré soit 2 heures après la prise de famotidine soit 12 heures avant. Aucune dose unique de famotidine ne doit dépasser 20 mg, et la dose totale journalière ne doit pas dépasser 40 mg.
des recommandations suivantes :
La co-administration d'apixaban, de dabigatran ou de rivaroxaban et de REYATAZ sans
ritonavir peut modifier les concentrations d'apixaban, de dabigatran ou de rivaroxaban
la co-administration de voriconazole et de REYATAZ sans ritonavir peut modifier les concentrations d'atazanavir
la co-administration de fluticasone et de REYATAZ sans ritonavir peut augmenter les concentrations de fluticasone comparé à la fluticasone donnée seule,
si une contraception orale est co-administrée avec REYATAZ sans ritonavir, il est recommandé qu’elle ne contienne pas plus de 30 μg d'éthinyloestradiol
aucun ajustement de dose de lamotrigine n'est nécessaire
Population pédiatrique Des études d'interaction ont été menées uniquement chez des adultes.
4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Un grand nombre de grossesses (plus de 2 000 grossesses) n'a mis en évidence aucune augmentation de la toxicité malformative d'atazanavir. Des études menées chez l'animal n'ont pas non plus mis en évidence de toxicité sur la fonction reproductrice (voir rubrique 5.3). L’utilisation de REYATAZ peut être envisagée pendant la grossesse, si nécessaire.
Dans l'essai clinique AI424-182, REYATAZ/ritonavir (300/100 mg ou 400/100 mg) en association avec zidovudine/lamivudine a été administré à 41 femmes enceintes pendant le deuxième ou troisième trimestre. Six femmes sur 20 (30 %) recevant REYATAZ/ritonavir 300/100 mg et 13 femmes sur 21 (62 %) recevant REYATAZ/ritonavir 400/100 mg ont présenté une hyperbilirubinémie de grade 3 à 4. Aucun cas d'acidose lactique n'a été observé lors de l'essai clinique AI424-182.
L'étude a évalué quarante nourrissons ayant reçu un traitement antirétroviral prophylactique (n'incluant pas REYATAZ) et présentant des résultats d'analyses pour l'ADN du VIH-1 négatifs au moment de l'accouchement et/ou durant les six premiers mois post-partum. Trois nourrissons sur 20 (15 %) nés de femmes traitées par REYATAZ/ritonavir 300/100 mg et quatre nourrissons sur 20 (20 %) nés de femmes traitées par REYATAZ/ritonavir 400/100 mg ont présenté une hyperbilirubinémie de grade 3 à 4. Il n'y avait pas de signe de jaunisse pathologique et six nourrissons sur 40 dans cette étude ont été traités par photothérapie pendant une durée maximale de 4 jours. Aucun cas d'ictère nucléaire n'a été rapporté chez les nouveaux nés.
Pour les recommandations posologiques voir rubrique 4.2 et pour les données pharmacocinétiques voir rubrique 5.2.
Les conséquences de l'administration de REYATAZ associé au ritonavir à la mère pendant la grossesse en termes d'aggravation de l'hyperbilirubinémie physiologique et d'induction d'un ictère nucléaire chez les nouveau-nés et nourrissons ne sont pas connues. Pendant la période précédant l'accouchement, une surveillance accrue devrait être envisagée.
Allaitement
L'atazanavir a été détecté dans le lait maternel humain. Afin d’éviter la transmission du virus au nourrisson, il est déconseillé aux femmes vivant avec le VIH d’allaiter leur nourrisson.
Fertilité
Dans une étude non-clinique de fertilité et de développement embryonnaire précoce chez les rats, l'atazanavir a altéré le cycle oestral sans effets sur l'accouplement ou la fertilité (voir rubrique 5.3).
4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les patients doivent être informés que des vertiges ont été rapportés pendant les traitements contenant REYATAZ (voir rubrique 4.8).
4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité d’emploi
La sécurité de REYATAZ en association avec d'autres médicaments antirétroviraux a été évaluée au cours d’essais cliniques contrôlés chez 1 806 patients adultes recevant REYATAZ 400 mg une fois par jour (1 151 patients, sur une durée médiane de 52 semaines, et sur une durée maximale de 152 semaines) ou REYATAZ 300 mg associé au ritonavir 100 mg une fois par jour (655 patients, sur une durée médiane de 96 semaines, et sur une durée maximale de 108 semaines)
Les effets indésirables étaient comparables entre les patients recevant REYATAZ 400 mg une fois par jour et ceux recevant REYATAZ 300 mg associé au ritonavir 100 mg une fois par jour, à l'exception de l'ictère et des taux plus élevés de bilirubine totale rapportés plus fréquemment chez les patients recevant REYATAZ associé au ritonavir.
Parmi les patients recevant REYATAZ 400 mg une fois par jour ou REYATAZ 300 mg associé au ritonavir 100 mg une fois par jour, les seuls effets indésirables toutes sévérités confondues fréquemment rapportés avec au moins un lien possible avec le traitement par REYATAZ et un ou plusieurs INTI étaient : nausée (20 %), diarrhée (10 %), et ictère (13 %). Chez les patients recevant REYATAZ 300 mg associé au ritonavir 100 mg, la fréquence des ictères était de 19 %. Dans la plupart des cas, l'ictère survenait quelques jours à quelques mois après le début du traitement (voir rubrique 4.4).
Des insuffisances rénales chroniques ont été rapportées après la commercialisation chez les patients infectés par le VIH traités par atazanavir, avec ou sans ritonavir. Une large étude observationnelle prospective a montré une association entre une augmentation de l'incidence des insuffisances rénales chroniques et une exposition cumulée au traitement contenant de l'atazanavir/ritonavir chez des patients infectés par le VIH avec un DFGe initialement normal. Cette association a été observée indépendamment de l'exposition au ténofovir disoproxil. Une surveillance régulière de la fonction rénale des patients doit être maintenue pendant toute la durée du traitement (voir rubrique 4.4).
Tableau récapitulatif des effets indésirables
L'évaluation des effets indésirables de REYATAZ repose sur les données de tolérance issues des études cliniques et sur l'expérience acquise depuis la mise sur le marché. La fréquence est définie en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Affections du système immunitaire : peu fréquents : hypersensibilité Troubles du métabolisme et de la peu fréquents : perte de poids, prise de poids, anorexie, nutrition : augmentation de l’appétit Affections psychiatriques : peu fréquents : dépression, désorientation, anxiété, insomnie,
troubles du sommeil, rêves anormaux
Affections du système nerveux : fréquents : maux de tête ; peu fréquents : neuropathies périphériques, syncope, amnésie, vertiges, somnolence, dysgueusie
Affections oculaires : fréquents : ictère oculaire Affections cardiaques Peu fréquents : torsades de pointea
rares : allongement de l'intervalle QTa, oedème, palpitation
Affections vasculaires : peu fréquents : hypertension Affections respiratoires, thoraciques peu fréquents : dyspnée
et médiastinales :
Affections gastro-intestinales : fréquents : vomissement, diarrhée, douleur abdominale, nausée, dyspepsie ; peu fréquents : pancréatite, gastrite, distension abdominale ; aphtes buccaux, flatulence, sécheresse buccale
Affections hépatobiliaires : fréquents : jaunisse ; peu fréquents : hépatite, cholélithiasea, choléstasea ; rares : hépatosplénomégalie, cholécystitea
Affections de la peau et du tissu sous- fréquent : rash ; cutané : peu fréquent : érythème multiformea,b, éruptions cutanées
toxiquesa,b, syndrome d'hypersensibilité (syndrome DRESS)a,b, angiœdèmea, urticaire, alopécie, prurit ; rare : syndrome de Stevens-Johnsona,b, éruption cutanée vésiculo-bulleuse, eczéma, vasodilatation.
Affections musculo-squelettiques et peu fréquents : atrophie musculaire, arthralgie, myalgie ; systémiques : rares : myopathie Affections du rein et des voies peu fréquents : néphrolithiase, hématurie, protéinurie, urinaires : pollakiurie, néphrite interstitielle, insuffisance rénale
chroniquea ; rares : douleur rénale
Affections des organes de peu fréquents : gynécomastie reproduction et du sein :
Troubles généraux et anomalies au fréquents : fatigue ; site d’administration : peu fréquents : douleur de poitrine, malaise, pyréxie, asthénie ;
rares : démarche anormale a Ces effets indésirables ont été identifiés après la mise sur le marché du médicament, cependant, les fréquences ont été
estimées à partir d'un calcul statistique basé sur le nombre total de patients exposés à REYATAZ lors des essais cliniques randomisés et contrôlés et d'autres essais cliniques disponibles (n = 2 321). b Voir Description de certains effets indésirables pour plus de détails.
Description de certains effets indésirables
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l’instauration du traitement par une association d’antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des maladies autoimmunes (comme la maladie de Basedow et l’hépatite autoimmune) ont également été rapportées ; cependant, le délai d’apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l’instauration du traitement (voir rubrique 4.4).
Des cas d’ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d’antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n’est pas connue (voir rubrique 4.4).
Paramètres métaboliques Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir rubrique 4.4).
Eruptions cutanées et syndromes associés Les éruptions cutanées sont habituellement des éruptions cutanées maculo-papuleuses légères à modérées survenant au cours des trois premières semaines du traitement par REYATAZ.
Des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), d’érythème multiforme, d’éruption cutanée toxique et des syndromes d'hypersensibilité (syndrome DRESS) ont été rapportés chez des patients recevant REYATAZ (voir rubrique 4.4).
Anomalies biologiques L'anomalie biologique la plus fréquemment rapportée, chez les patients recevant un traitement contenant REYATAZ et au moins un INTI était l'élévation de la bilirubine totale signalée majoritairement comme une élévation de la bilirubine indirecte [non conjuguée]) (87 % de Grade 1, 2, 3 ou 4). Des augmentations de la bilirubine totale de Grade 3 ou 4 ont été notées chez 37 % des patients (6 % de Grade 4). Parmi les patients prétraités par REYATAZ 300 mg une fois par jour associé à 100 mg de ritonavir une fois par jour sur une durée médiane de 95 semaines, 53 % avaient une élévation de la bilirubine totale de Grade 3-4. Parmi les patients naïfs traités par REYATAZ
300 mg une fois par jour associé à 100 mg de ritonavir une fois par jour sur une durée médiane de 96 semaines, 48 % avaient une élévation de la bilirubine totale de Grade 3-4 (voir rubrique 4.4).
Les autres anomalies biologiques (Grade 3 ou 4) rapportées chez ≥ 2 % des patients traités par REYATAZ et au moins un INTI incluaient : augmentation de la créatine kinase (7 %), élévation des ALAT/SGPT (5 %), neutropénie (5 %), élévation ASAT/SGOT (3 %) et hyperlipasémie (3 %).
Deux pour cent des patients traités par REYATAZ ont présenté des élévations concomitantes de Grade 3-4 des transaminases hépatiques ALAT/ASAT et de la bilirubine totale.
Population pédiatrique
Dans l'étude clinique AI424-020, des patients pédiatriques âgés de 3 mois à moins de 18 ans qui recevaient la forme orale en poudre ou en gélules ont été traités par REYATAZ pendant une durée moyenne de 115 semaines dans les essais cliniques. Le profil de sécurité d’emploi dans cette étude était comparable à celui observé chez l'adulte. Des blocs atrioventriculaires asymptomatiques du premier degré (23 %) et du deuxième degré (1 %) ont tous les deux été rapportés chez les patients pédiatriques. L'anomalie biologique la plus fréquemment rapportée chez les patients pédiatriques recevant REYATAZ était l'élévation de la bilirubine totale (≥ 2,6 fois la limite supérieure de la normale, Grade 3-4) qui est survenue chez 45 % des patients.
Dans les études cliniques AI424-397 et AI424-451, les patients pédiatriques âgés de 3 mois à moins de 11 ans avaient une durée moyenne de traitement de 80 semaines avec REYATAZ poudre orale. Aucun décès n'a été rapporté. Le profil de tolérance dans ces études était globalement comparable à celui observé dans les études précédentes chez les enfants et les adultes. Les anomalies de laboratoire les plus fréquemment rapportées chez les patients pédiatriques recevant REYATAZ poudre orale étaient une élévation de la bilirubine totale (≥ 2,6 fois la LSN, de grade 3-4 ; 16 %) et une augmentation de l'amylase (grade 3-4 ; 33 %), généralement d'origine non-pancréatique. Une élévation des ALAT était plus fréquemment rapportée chez les patients pédiatriques de ces études que chez les adultes.
Autres populations particulières
Patients co-infectés par l'hépatite B et/ou l'hépatite C 177 patients parmi les 1 151 patients recevant de l'atazanavir 400 mg une fois par jour, et 97 patients parmi les 655 patients recevant de l'atazanavir 300 mg une fois par jour associé au ritonavir 100 mg une fois par jour, présentaient une hépatite B ou C chronique. Les patients co-infectés étaient plus susceptibles de présenter des élévations des transaminases hépatiques à l'inclusion par rapport à ceux sans hépatite virale chronique. Aucune différence dans la fréquence des hyperbilirubinémies n’a été observée entre ces patients et les patients non infectés par une hépatite virale. La fréquence des hépatites liées au traitement ou de l'augmentation des transaminases chez les patients co-infectés était comparable entre REYATAZ et les traitements comparateurs (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.
4.9Surdosage
L’expérience d’un surdosage aigu de REYATAZ chez l'homme est limitée. Des doses uniques allant jusqu’à 1.200 mg ont été administrées à des volontaires sains sans provoquer d’effets symptomatiques gênants. Aux doses élevées conduisant à des expositions importantes au médicament, une jaunisse due à une hyperbilirubinémie indirecte (non conjuguée) (sans changement du test d'exploration de la fonction hépatique) ou des allongements de l'espace PR, peuvent être observés (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Le traitement d'un surdosage de REYATAZ est symptomatique et nécessite la surveillance des fonctions vitales et de l’électrocardiogramme (ECG), et de l'état clinique du patient. Si indiquée, l'élimination de l'atazanavir non-absorbé doit se faire par vomissements provoqués ou lavage gastrique. Du charbon actif peut aussi être administré pour aider à l'élimination de la substance non- absorbée. Il n'y a pas d'antidote spécifique en cas de surdosage par REYATAZ. Dans la mesure où l'atazanavir est en grande partie métabolisé par le foie et où il se lie fortement aux protéines, l'intérêt de la dialyse pour favoriser une élimination de ce médicament est limité.
5Propriétés pharmacologiques
5.1Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antiviraux à usage systémique, inhibiteurs de protéase, code ATC : J05AE08
Mécanisme d’action
L'atazanavir est un inhibiteur de protéase (IP) du VIH-1 de la classe des azapeptides. Le composé bloque sélectivement la synthèse du précurseur polyprotéique viral gag-pol dans les cellules infectées par le VIH-1, empêchant ainsi la formation de virions matures et l'infection d'autres cellules.
Activité antivirale in vitro : l'atazanavir possède une activité anti-VIH-1 (incluant tous les sous-types testés) et anti-VIH-2 en culture cellulaire.
Résistance
Patients adultes naïfs de traitement antirétroviral Dans les essais cliniques réalisés chez les patients naïfs de traitement antirétroviral traités par de l’atazanavir non boosté, la substitution I50L, parfois en association avec la mutation A71V, signe la résistance à l'atazanavir. Les niveaux des résistances à l’atazanavir ont varié de 3,5 à 29 fois sans mise en évidence d’une résistance phénotypique croisée aux autres IPs. Dans les essais cliniques réalisés chez les patients naïfs de traitement antirétroviral traités par de l’atazanavir boosté, la substitution I50L n’est apparue chez aucun des patients qui ne présentaient pas de substitutions aux IPs à J0. La substitution N88S a rarement été observée chez des patients en échec virologique lors d’un traitement par l’atazanavir (avec ou sans ritonavir). Alors qu’elle peut contribuer à une diminution de la sensibilité à l’atazanavir quand celle-ci apparaît avec d’autres substitutions de la protéase, dans les études cliniques, la N88S seule n’entraîne pas toujours de résistance phénotypique à l’atazanavir et elle n’a pas d’impact systématique sur l’efficacité clinique.
Tableau 3 : Nouvelles substitutions chez les patients naïfs de traitement antirétroviral en échec au traitement comportant atazanavir + ritonavir (Etude 138, 96 semaines)
Fréquence Nouvelles substitutions aux IPs (n = 26)a > 20 % aucune 10-20 % aucune
a Nombre de patients ayant des génotypes appariés classés comme échecs virologiques (ARN VIH ≥ 400 copies/mL).
La substitution M184I/V a émergé respectivement chez 5/26 des patients en échec virologique sous REYATAZ/ritonavir et chez 7/26 des patients en échec virologique sous lopinavir/ritonavir.
Patients adultes prétraités par un traitement antirétroviral Chez les patients prétraités issus des études 009, 043 et 045, une résistance à l'atazanavir a été décrite sur 100 isolats de patients considérés en échec virologique sous un traitement comprenant soit atazanavir, soit atazanavir + ritonavir, soit atazanavir + saquinavir. Sur 60 isolats de patients traités par soit atazanavir, soit atazanavir + ritonavir, 18 (30 %) ont présenté la mutation I50L précédemment décrite chez les patients naïfs.
Tableau 4 : Nouvelles substitutions chez les patients prétraités en échec au traitement comportant atazanavir + ritonavir (Etude 045, 48 semaines)
Fréquence Nouvelles substitutions aux IPs (n = 35)a,b > 20 % M36, M46, I54, A71, V82 10-20 % L10, I15, K20, V32, E35, S37, F53, I62, G73, I84, L90
a Nombre de patients ayant des génotypes appariés classés comme échecs virologiques (ARN VIH ≥ 400 copies/mL). b Dix patients avaient une résistance phénotypique à J0 à l’atazanavir + ritonavir (amplitude de modification [FC] > 5,2 fois).
L’amplitude de modification (FC) dans la culture cellulaire par rapport à la référence de type-sauvage a été mesurée en utilisant PhenoSenceTM (Monogram Biosciences, South San Francisco, California, USA)
Aucune des nouvelles substitutions (voir Tableau 4) n’est spécifique à l’atazanavir et peut refléter la ré-émergence d’une résistance archivée à l’atazanavir + ritonavir dans l’étude 045 chez les patients prétraités.
La résistance chez les patients prétraités survient principalement par l'accumulation des mutations de résistance majeures ou mineures habituellement décrites comme étant impliquées dans la résistance aux inhibiteurs de protéase.
Résultats cliniques
Chez les patients adultes naïfs de traitement antirétroviral L'étude 138 est une étude internationale, randomisée, en ouvert, multicentrique, prospective comparant REYATAZ/ritonavir (300 mg/100 mg une fois par jour) au lopinavir/ritonavir (400 mg/100 mg deux fois par jour), chaque bras en association avec une dose fixe de fumarate de ténofovir disoproxil/emtricitabine (300 mg/200 mg comprimés une fois par jour), chez les patients naïfs de traitement antirétroviral. L'efficacité de REYATAZ + ritonavir s’est montrée similaire (non-inférieure) à celle de lopinavir + ritonavir, sur la base du pourcentage de patients avec une charge virale VIH inférieure à 50 copies/mL à 48 semaines (tableau 5).
L’analyse des données sur une période de 96 semaines de traitement démontre une durabilité de l'activité antivirale (tableau 5).
Tableau 5 : Données d’efficacité de l’étude 138 a
REYATAZ/ritonavirb Lopinavir/ritonavirc (400 mg/100 mg
(300 mg/100 mg une fois par jour) deux fois par jour)
Paramètres n = 440 n = 443
Semaine 48 Semaine 96 Semaine 48 Semaine 96
ARN VIH < 50 copies/mL, %
Tous les patientsd 78 74 76 68 Différence estimée Semaine 48 : 1,7 % [-3,8 %, 7,1 %] [IC 95 %]d Semaine 96 : 6,1 % [0,3 %, 12,0 %] Analyse en per protocole 86 (n = 392f) 91 (n = 352) 89 (n = 372) 89 (n = 331) Différence estiméee Semaine 48 : -3 % [-7,6 %, 1,5 %] [95 % CI] Semaine 96 : 2,2 % [-2,3 %, 6,7 %]
ARN VIH < 50 copies/mL, % en fonction des caractéristiques à J0d ARN VIH
< 100,000 copies/mL 82 (n = 217) 75 (n = 217) 81 (n = 218) 70 (n = 218) ≥ 100,000 copies/mL 74 (n = 223) 74 (n = 223) 72 (n = 225) 66 (n = 225)
REYATAZ/ritonavirb Lopinavir/ritonavirc (400 mg/100 mg
(300 mg/100 mg une fois par jour) deux fois par jour)
Paramètres n = 440 n = 443
Taux de CD4 78 (n = 58) 78 (n = 58) 63 (n = 48) 58 (n = 48)
< 50 cellules/mm3
50 à < 100 cellules/mm3 76 (n = 45) 71 (n = 45) 69 (n = 29) 69 (n = 29) 100 à 75 (n = 106) 71 (n = 106) 78 (n = 134) 70 (n = 134)
< 200 cellules/mm3
≥ 200 cellules/mm3 80 (n = 222) 76 (n = 222) 80 (n = 228) 69 (n = 228) Variation moyenne des taux d’ARN-VIH par rapport aux valeurs initiales, log10 copies/mL
Tous les patients -3,09 (n = 397) -3,21 (n = 360) -3,13 (n = 379) -3,19 (n = 340) 3 Variation moyenne des taux de CD4 par rapport aux valeurs initiales, cellules/mm
Tous les patients 203 (n = 370) 268 (n = 336) 219 (n = 363) 290 (n = 317) Variation moyenne des taux de CD4 par rapport aux valeurs initiales, cellules/mm3
ARN VIH 179 (n = 183) 243 (n = 163) 194 (n = 183) 267 (n = 152) < 100,000 copies/mL
≥ 100,000 copies/mL 227 (n = 187) 291 (n = 173) 245 (n = 180) 310 (n = 165) a La valeur initiale moyenne des taux de CD4 était de 214 cellules/mm3 (intervalle : 2 à 810 cellules/mm3) et la valeur initiale
des taux plasmatiques d’ARN-VIH-1 était de 4,94 log10 copies/mL (intervalle : 2,6 à 5,88 log10 copies/mL). b REYATAZ/RTV associé au fumarate de ténofovir disoproxil/emtricitabine (dose fixe de 300 mg/200 mg comprimés une
fois par jour). c Lopinavir/RTV associé au fumarate de ténofovir disoproxil/emtricitabine (dose fixe de 300 mg/200 mg comprimés une fois
par jour). d Analyse en Intention de traiter, avec données manquantes considérées comme des échecs. e Analyse en per protocol : excluant les patients n’ayant pas terminé l’étude et les patients ayant des déviations majeures au
protocole. f Nombre de patients évaluables.
Données sur le retrait du ritonavir d'un traitement comprenant de l'atazanavir boosté (voir aussi rubrique 4.4)
Etude 136 (INDUMA) Dans une étude en ouvert, randomisée, comparative, faisant suite à une phase d'’induction de 26 à 30 semaines par un traitement à base de REYATAZ 300 mg + ritonavir 100 mg une fois par jour et deux INTIs, le traitement par REYATAZ non boosté à 400 mg une fois par jour et deux INTIs, administré pendant une phase de maintenance de 48 semaines (n = 87) a montré une efficacité antivirale comparable à celle du REYATAZ + ritonavir et deux INTIs (n = 85) chez des patients infectés par le VIH avec une suppression virologique complète, évaluée par le pourcentage de sujets ayant un ARN-VIH < 50 copies/mL : 78 % des sujets sous REYATAZ non boosté et deux INTIs comparativement à 75 % sous REYATAZ + ritonavir et deux INTIs.
Onze sujets (13 %) dans le bras REYATAZ non boosté et 6 (7 %) dans le bras REYATAZ + ritonavir, ont présenté un rebond virologique. Quatre sujets dans le bras REYATAZ non boosté et 2 dans le bras REYATAZ + ritonavir avaient un ARN-VIH > 500 copies/mL durant la phase de maintenance. Aucun sujet dans chacun des bras n'a présenté une émergence de résistance aux inhiniteurs de protéase. La mutation M184V de la transcriptase inverse, qui confère une résistance à la lamivudine et à l'emtricitabine, a été identifiée chez 2 sujets dans le bras REYATAZ non boosté et 1 sujet dans le bras REYATAZ + ritonavir.
Il y a eu moins d'arrêts de traitement dans le bras REYATAZ non boosté (1 vs 4 sujets dans le bras REYATAZ + ritonavir). Il y a eu moins d'hyperbilirubinémie et de jaunisse dans le bras REYATAZ non boosté comparé au bras REYATAZ + ritonavir (respectivement 18 et 28 sujets).
Chez les patients adultes prétraités par un traitement antirétroviral L'étude 045 est une étude randomisée et multicentrique comparant REYATAZ/ritonavir (300/100 mg une fois par jour) et REYATAZ/saquinavir (400/1 200 mg une fois par jour) au lopinavir + ritonavir (400/100 mg – association à dose fixe deux fois par jour), chacun en association avec le fumarate de
ténofovir disoproxil (voir rubriques 4.5 et 4.8) et un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse (INTI), chez les patients en échec virologique après au moins deux lignes de traitement ayant contenu au moins un IP, INTI et INNTI. Pour les patients randomisés, la durée d'un traitement antirétroviral précédent était en moyenne de 138 semaines pour les IP, de 281 semaines pour les INTI et de 85 semaines pour les INNTI. A l'inclusion, 34 % des patients recevaient un IP et 60 % recevaient un INNTI. Quinze des 120 patients (13 %) dans le bras de traitement REYATAZ + ritonavir et 17 des 123 patients (14 %) dans le bras lopinavir + ritonavir avaient au moins quatre des substitutions aux IP parmi les 6 suivantes : L10, M46, 154, V82, I84 et L90. Trente deux pour cent des patients dans l'étude avaient une souche virale avec moins de deux substitutions aux INTI.
Le critère principal d’efficacité de l'étude était la mesure de la différence moyenne sur la période (ATV/RTV – LPV/RTV) des variations des taux d’ARN-VIH par rapport aux valeurs initiales (Tableau 6).
Tableau 6 : Données d’efficacité à la semaine 48a et à la semaine 96 (Etude 045)
Différence moyenne sur la
ATV/RTVb (300 mg/ 100 mg LPV/RTVc (400 mg/ 100 mg période ATV/RTV-
Paramètre une fois par jour) deux fois par jour) LPV/RTV
n = 120 n = 123 [IC 97.5 %d]
Semaine 48 Semaine 96 Semaine 48 Semaine 96 Semaine 48 Semaine 96 Variation moyenne des taux d’ARN-VIH par rapport aux valeurs initiales, log10 copies/mL
Tous les -2,29 -1,87 -2,08 0,13 0,14 -1,93 (n = 90e)
patients (n = 64) (n = 99) (n = 65) [-0,12, 0,39] [-0,13, 0,41] ARN VIH < 50 copies/mL, %f (répondeurs/évaluables) Tous les
36 (43/120) 32 (38/120) 42 (52/123) 35 (41/118) NA NA patients ARN VIH < 50 copies/mL en fonction des substitutions selectionnées aux IP à J0f, g % (répondeurs/évaluables)
0-2 44 (28/63) 41 (26/63) 56 (32/57) 48 (26/54) NA NA 3 18 (2/11) 9 (1/11) 38 (6/16) 33 (5/15) NA NA ≥4 27 (12/45) 24 (11/45) 28 (14/50) 20 (10/49) NA NA
Variation moyenne des taux de CD4 par rapport aux valeurs initiales, cellules/mm3 Tous les
110 (n = 83) 122 (n = 60) 121 (n = 94) 154 (n = 60) NA NA patients a Les valeurs initiales moyennes des taux de CD4 étaient 337 cellules/mm3 (intervalle : 14 à 1 543 cellules/mm3) et les
valeurs initiales des taux d’ARN-VIH-1 étaient de 4,4 log10 copies/mL (intervalle : 2,6 à 5,88 log10 copies/mL). b ATV/RTV associé au fumarate de ténofovir disoproxil/emtricitabine (dose fixe de 300 mg/200 mg en comprimés une fois
par jour). c LPV/RTV associé au fumarate de ténofovir disoproxil/emtricitabine (dose fixe de 300 mg/200 mg en comprimés une fois
par jour). d Intervalle de confiance. e Nombre de patients évaluables. f Analyse en intention de traiter, avec données manquantes considérées comme des échecs. Les répondeurs sous LPV/RTV
qui ont terminé le traitement avant la semaine 96 sont exclus de l’analyse à 96 semaines. La proportion de patients avec un taux d’ARN VIH < 400 copies/mL était respectivement de 53 % et 43 % pour ATV/RTV et de 54 % et 46 % pour LPV/RTV à la semaine 48 et à la semaine 96. g Les substitutions sélectionnées incluent tout changement au niveau des positions L10, K20, L24, V32, L33, M36, M46,
G48, I50, I54, L63, A71, G73, V82, I84, et L90 (0-2, 3, 4 ou plus) à J0. NA = non applicable.
A 48 semaines de traitement, les variations moyennes des taux d’ARN-VIH par rapport aux valeurs initiales pour REYATAZ+ ritonavir et pour le lopinavir + ritonavir étaient similaires (non-inférieures). Des résultats consistants ont été obtenus en analyse LOCF (last observation carried forward) (avec une différence entre les groupes de 0,11 log10 copies/ml et un IC 97,5 % de [-0,15, 0,36]). Selon l'analyse en per protocol ne prenant pas en compte les valeurs manquantes, les pourcentages des patients avec une charge virale VIH inférieure à 400 copies/mL (et inférieure à 50 copies/mL) dans le bras
REYATAZ + ritonavir et le bras lopinavir + ritonavir étaient respectivement de 55 % (40 %) et de 56 % (46 %).
A 96 semaines de traitement, les variations moyennes des taux d'ARN-VIH par rapport aux valeurs initiales pour REYATAZ + ritonavir et pour le lopinavir + ritonavir répondent aux critères de non-infériorité selon l’analyse effectuée dans la population des patients restés sous traitement randomisés à 96 semaines (VR-OC). Des résultats consistants ont été obtenus avec la méthode d'analyse LOCF (last observation carried forward). Selon l'analyse en per protocol ne prenant pas en compte les valeurs manquantes, les pourcentages de patients avec une charge virale VIH inférieure à 400 copies/mL (< 50 copies/mL) pour REYATAZ + ritonavir étaient de 84 % (72 %) et pour le lopinavir + ritonavir étaient de 82 % (72 %). Il est important de noter qu'au moment de l'analyse à 96 semaines, 48 % de l'ensemble des patients restaient dans l'étude.
L’efficacité de REYATAZ + saquinavir a été démontrée comme étant inférieure à celle de l'association lopinavir + ritonavir.
Population pédiatrique L'évaluation de la pharmacocinétique, de la sécurité d’emploi, de la tolérance et de l'efficacité de REYATAZ est basée sur les données issues de l'étude clinique multicentrique AI424-020 menée en ouvert chez des patients âgés de 3 mois à 21 ans. Globalement dans cette étude 182 patients pédiatriques (81 patients naïfs de traitement antirétroviral et 101 patients prétraités par un traitement antirétroviral) ont reçu REYATAZ une fois par jour (forme gélule ou poudre), avec ou sans ritonavir, en association avec deux INTI.
Les données cliniques issues de cette étude étaient inappropriées pour soutenir l’utilisation de l’atazanavir (avec ou sans ritonavir) chez l'enfant âgé de moins de 6 ans.
Les données d’efficacité observées chez les 41 patients pédiatriques âgés de 6 ans à moins de 18 ans ayant reçu les gélules de REYATAZ associé au ritonavir sont présentées dans le tableau 7. Pour les patients pédiatriques naïfs de traitement, les valeurs initiales moyennes des taux de CD4 étaient de 344 cellules/mm3 (intervalle : de 2 à 800 cellules/mm3) et les valeurs initiales des taux plasmatiques d’ARN-VIH-1 étaient de 4,67 log10 copies/mL (intervalle : de 3,70 à 5,00 log10 copies/mL). Pour les patients pédiatriques prétraités, les valeurs initiales moyennes des taux de CD4 étaient de 522 cellules/mm3 (intervalle : de 100 à 1 157 cellules/mm3) et les valeurs initiales des taux plasmatiques d’ARN-VIH-1 étaient de 4,09 log10 copies/mL (intervalle : de 3,28 à 5,00 log10 copies/mL).
Tableau 7 : Données d'efficacité (patients pédiatriques âgés de 6 ans à moins de 18 ans) à la semaine 48 (Etude AI424-020)
Naïfs de traitement
REYATAZ Prétraités REYATAZ
Gélules/ritonavir Gélules/ritonavir
Paramètres
(300 mg/100 mg une fois (300 mg/100 mg une fois
par jour) par jour)
n = 16 n = 25
ARN VIH < 50 copies/mL, %a
Tous les patients 81 (13/16) 24 (6/25) ARN VIH < 400 copies/mL, %a
Tous les patients 88 (14/16) 32 (8/25) Variation moyenne des taux de CD4 par rapport aux valeurs initiales, cellules/mm3
Tous les patients 293 (n = 14b) 229 (n = 14b)
Naïfs de traitement
REYATAZ Prétraités REYATAZ
Gélules/ritonavir Gélules/ritonavir
Paramètres (300 mg/100 mg une fois (300 mg/100 mg une fois
par jour) par jour)
n = 16 n = 25
c ARN VIH < 50 copies/mL en fonction des substitutions selectionnées aux IP , % (répondeurs/évaluablesd)
0-2 NA 27 (4/15) 3 NA - ≥4 NA 0 (0/3)
a Analyse en intention de traiter, avec données manquantes considérées comme des échecs. b Nombre de patients évaluables. c IP majeurs : L24I, D30N, V32I, L33F, M46IL, I47AV, G48V, I50LV, F53LY,I54ALMSTV, L76V, V82AFLST, I84V,
N88DS, L90M ; IP mineurs : L10CFIRV, V11I, E35G, K43T, Q58E, A71ILTV, G73ACST, T74P, N83D, L89V. d Inclut les patients avec des données de résistance à baseline.
NA : non applicable.
5.2Propriétés pharmacocinétiques
La pharmacocinétique d'atazanavir a été évaluée chez des volontaires sains adultes et des patients infectés par le VIH ; des différences significatives ont été observées entre les deux groupes. La pharmacocinétique d'atazanavir est non-linéaire.
Absorption : Chez des patients infectés par le VIH (n = 33, études combinées), des doses répétées de REYATAZ 300 mg associé au ritonavir 100 mg une fois par jour avec de la nourriture ont donné une moyenne géométrique (CV%) de la Cmax de 4 466 (42 %) ng/mL pour l’atazanavir avec un temps pour la Cmax d’environ 2,5 heures. La moyenne géométrique (CV%) de la Cmin et l’ASC pour l’atazanavir étaient respectivement de 654 (76 %) ng/mL et de 44 185 (51 %) ng.h/mL.
Chez les patients infectés par le VIH (n = 13), les doses répétées de REYATAZ 400 mg (sans ritonavir) une fois par jour avec de la nourriture ont donné une moyenne géométrique (CV%) de la Cmax d'atazanavir de 2 298 (71) ng/mL, avec un temps pour la Cmax d'environ 2 heures. La moyenne géométique (CV%) de la Cmin et l'ASC pour l'atazanavir était respectivement de 120 (109) ng/mL et 14 874 (91) ng•h/mL.
Effet de l'alimentation : La co-administration de REYATAZ et de ritonavir avec de la nourriture optimise la biodisponibilité de l’atazanavir. La co-administration d’une dose unique de 300 mg de REYATAZ et de 100 mg de ritonavir avec un repas léger a entraîné une augmentation de 33 % de l’ASC et une augmentation de 40 % à la fois de la Cmax et de la concentration d’atazanavir à 24 heures, par rapport à la prise à jeun. La co-administration avec un repas riche en graisses n’a pas affecté l’ASC d’atazanavir par rapport à la prise à jeun et la Cmax se situait à 11 % des valeurs mesurées à jeun. Suite à un repas riche en graisses, la concentration à 24 heures a été augmentée d’environ 33 % en raison d’une absorption retardée. Le Tmax médian a augmenté de 2,0 à 5,0 heures. L'administration de REYATAZ associé au ritonavir avec un repas léger ou un repas riche en graisses a diminué le coefficient de variation de l'ASC et de la Cmax d’environ 25 % par rapport à la prise à jeun. Afin d'améliorer la biodisponibilité et de limiter la variabilité, REYATAZ doit être administré avec de la nourriture.
Distribution : la liaison d’atazanavir aux protéines plasmatiques humaines était d’environ 86 % pour une concentration comprise entre 100 et 10.000 ng/mL. L'atazanavir se lie à la fois à la alpha-1- glycoprotéine acide et à l'albumine dans les mêmes proportions (89 % et 86 %, respectivement, à la concentration de 1.000 ng/mL). Lors d'une étude à doses répétées chez des patients infectés par le VIH et recevant 400 mg d'atazanavir une fois par jour avec un repas léger pendant 12 semaines, l'atazanavir a été détecté dans le liquide céphalo-rachidien et dans le sperme.
Métabolisme : les études chez l'homme et les études in vitro sur des microsomes hépatiques humains ont démontré que l'atazanavir est principalement métabolisé par l'isoenzyme CYP3A4 en métabolites
oxygénés. Les métabolites sont ensuite excrétés dans la bile soit sous forme inchangée soit sous forme glycuroconjuguée. Des voies métaboliques mineures sont constituées par une N-déalkylation et une hydrolyse. Deux métabolites mineurs d'atazanavir ont été détectés dans le plasma. Aucun de ces métabolites n'a démontré une activité antivirale in vitro.
Elimination : après une dose unique de 400 mg d’atazanavir marquée au 14C, 79 % et 13 % de la radioactivité totale a été retrouvée respectivement dans les selles et dans les urines. La substance mère non métabolisée a été retrouvée dans les selles et dans les urines, correspondant à 20 % et 7 % de la dose administrée respectivement. L'excrétion urinaire moyenne de substance non transformée a été de 7 % après 2 semaines d’administration de 800 mg une fois par jour. Chez des patients adultes infectés par le VIH (n = 33, études combinées) la demi-vie moyenne dans l’intervalle de dose de l’atazanavir était de 12 heures à l'état d'équilibre suivant l'administration de 300 mg d'atazanvir une fois par jour avec 100 mg de ritonavir une fois par jour avec un repas léger.
Populations particulières
Insuffisance rénale : chez les sujets sains, l'élimination rénale d’atazanavir non transformé représentait approximativement 7 % de la dose administrée. Il n’existe pas de données pharmacocinétiques disponibles sur l’utilisation de REYATAZ associé au ritonavir chez les patients atteints d’insuffisance rénale. L’administration de REYATAZ (sans ritonavir) a été étudiée chez les patients adultes atteints d’insuffisance rénale sévère (n = 20), incluant ceux sous hémodialyse, à des doses répétées de 400 mg une fois par jour. Bien que cette étude présente des limites (notamment l’absence d’étude des concentrations de médicament non lié), les résultats suggèrent que les paramètres pharmacocinétiques de l’atazanavir ont été diminués de 30 à 50 % chez les patients sous hémodialyse comparé aux patients présentant une fonction rénale normale. Le mécanisme de cette diminution n’est pas connu (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Insuffisance hépatique : l'atazanavir est métabolisé et éliminé principalement par le foie. REYATAZ (sans ritonavir) a été étudié chez des sujets adultes avec une insuffisance hépatique modérée à sévère (14 sujets avec un Child-Pugh de Classe B et 2 sujets avec un Child-Pugh de Classe C) après une dose unique de 400 mg. La moyenne de l'ASC(0-∞) était plus élevée de 42 % chez les sujets présentant une insuffisance hépatique comparativement aux sujets sains. La demi-vie moyenne d'atazanavir chez les patients insuffisants hépatiques était de 12,1 heures comparativement à 6,4 heures chez les sujets sains. Les effets de l'insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique d'atazanavir après une administration de 300 mg d’atazanavir en association avec le ritonavir n'ont pas été étudiés. Une augmentation des concentrations d'atazanavir, administré avec ou sans ritonavir, est attendue chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique modérée à sévère. (voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.4).
Âge/Sexe : une étude de la pharmacocinétique d’atazanavir a été réalisée sur 59 sujets hommes et femmes sains (29 sujets jeunes, 30 sujets âgés). Aucune différence cliniquement significative de la pharmacocinétique en fonction de l'âge ou du sexe n’a été retrouvée.
Race : une analyse pharmacocinétique de population effectuée à partir d'essais cliniques de Phase II n'a pas retrouvé un effet de race sur la pharmacocinétique d'atazanavir.
Grossesse : Les données pharmacocinétiques chez des femmes enceintes infectées par le VIH et recevant REYATAZ gélules avec ritonavir sont présentées dans le Tableau 8.
Tableau 8 : Pharmacocinétique à l'état d'équilibre d'atazanavir avec ritonavir chez des femmes enceintes infectées par le VIH et non à jeun
Atazanavir 300 mg avec ritonavir 100 mg
2ème trimestre 3ème trimestre post-partuma Paramètre pharmacocinétique
(n = 9) (n = 20) (n = 36) Cmax ng/mL
3 729,09 3 291,46 5 649,10 Moyenne géométrique
(39) (48) (31) (CV%) ASC ng•h/mL
34 399,1 34 251,5 60 532,7 Moyenne géométrique
(37) (43) (33) (CV%) Cmin ng/mLb
663,78 668,48 1 420,64 Moyenne géométrique
(36) (50) (47) (CV%) a Les concentrations maximales et les ASC d'atazanavir ont été environ 26 % à 40 % plus élevées pendant la période
post-partum (de 4 à 12 semaines) que celles observées sur la base de données historiques chez des patientes non enceintes et infectées par le VIH. Les concentrations plasmatiques résiduelles d'atazanavir étaient environ deux fois plus élevées pendant la période post-partum que celles observées par le passé chez des patientes non enceintes et infectées par le VIH. bC min est la concentration 24 heures après l'administration.
Patients pédiatriques Il existe une tendance en faveur d'une augmentation de la clairance chez les jeunes enfants après normalisation en fonction du poids corporel. Par conséquent, on observe des rapports concentration maximale/concentration résiduelle plus élevés ; cependant, aux doses recommandées, les moyennes géométriques d’exposition d’atazanavir (Cmin, Cmax et ASC) chez les patients pédiatriques devraient être similaires à celles observées chez les adultes.
5.3Données de sécurité précliniques
Dans les études de toxicité à doses répétées, conduites chez la souris, le rat et le chien, des observations liées à l'atazanavir ont généralement été limitées au foie et comprenaient généralement des augmentations minimes à modérées de la bilirubine sérique et des enzymes hépatiques, la vacuolisation et l'hypertrophie hépatocellulaire, aussi bien qu'une nécrose uni-cellulaire hépatique observée uniquement chez les femelles souris. Chez les souris (mâles), les rats et les chiens, les expositions systémiques à l'atazanavir à des doses associées à des altérations hépatiques étaient au moins équivalentes à celles observées chez l' homme à la dose journalière de 400 mg. Chez les souris femelles une nécrose uni-cellulaire a été observée à une dose correspondant à une exposition 12 fois supérieure à celle obtenue chez l'homme à la dose de 400 mg administrée une fois par jour. Le cholestérol sérique et le glucose étaient augmentés de façon minime à modérée chez les rats mais ne l'étaient pas chez les souris ou les chiens.
Des études in vitro ont montré que le canal potassique cardiaque humain cloné (hERG) était inhibé à 15 % avec une concentration d’atazanavir (30 μM) correspondant à 30 fois la Cmax de la substance libre chez l'homme. La durée du potentiel d’action (DPA90) a été augmentée de 13 % avec des concentrations similaires d’atazanavir dans une étude sur des fibres de Purkinje de lapin. Des modifications électrocardiographiques (bradycardie sinusale, allongement de l'espace PR, allongement de l'intervalle QT et allongement du complexe QRS) ont été observées seulement lors d'une étude initiale de deux semaines de toxicité par voie orale chez le chien. Des études ultérieures de 9 mois de toxicité par voie orale chez le chien n'ont révélé aucune modification électrocardiographique liée au produit. La signification clinique de ces données non cliniques n'est pas connue. D'éventuels effets cardiaques induits par ce produit chez l'homme ne peuvent pas être exclus (voir rubriques 4.4 et 4.8). Le risque potentiel d'un allongement de l'espace PR doit être considéré en cas de surdosage (voir rubrique 4.9).
Dans une étude de fertilité et de développement embryonnaire précoce chez les rats, l'atazanavir a altéré le cycle oestral sans effets sur l'accouplement ou la fertilité. Aucun effet tératogène n’a été observé chez les rats ou les lapins à des doses toxiques pour la mère. Chez les lapins gravides, des
lésions majeures de l'estomac et des intestins ont été observées chez les femelles mortes ou mourantes à des doses pour la mère de 2 et 4 fois la dose la plus élevée administrée lors de l'étude de référence sur le développement de l'embryon. Dans une évaluation du développement pré- et postnatal chez les rats, l'atazanavir a produit une baisse passagère du poids corporel de la progéniture à une dose toxique pour la mère. L'exposition systémique à l'atazanavir, à des doses toxiques pour la mère, a été au moins égale ou légèrement supérieure à celle observée chez l'homme ayant reçu 400 mg une fois par jour.
Le test de la mutation inverse d’Ames avec l'atazanavir s’est révélé négatif mais l'atazanavir a provoqué des aberrations chromosomiques in vitro en l'absence et en présence d’une activation métabolique. Lors des tests in vivo chez le rat, l'atazanavir n'a pas induit des micronoyaux dans la moëlle osseuse, des lésions d'ADN dans le duodénum (dosage comète) ou de la réparation imprévue de l'ADN dans le foie à des concentrations plasmatiques et tissulaires supérieures aux concentrations clastogeniques in vitro.
Lors des études de carcinogenèse à long terme d'atazanavir chez la souris et le rat, une fréquence plus élevée d'adénomes hépatiques bénins a été observée chez les souris femelles uniquement. La fréquence plus élevée d'adénomes hépatiques bénins a été vraisemblablement due aux changements hépatiques cytotoxiques suggérés par la nécrose uni-cellulaire et on considère qu'elle n'a pas d'incidence pour l'homme aux expositions thérapeutiques prévues. Aucune tumeur n'a été décelée chez les souris ou les rats mâles.
L'atazanavir a augmenté l'opacité cornéenne chez le bœuf lors d'une étude in vitro d'irritation oculaire et ceci indique qu'il pourrait être irritant lors d'un contact direct avec l'œil.
6Données pharmaceutiques
6.1Liste des excipients
REYATAZ 200 mg gélules
Contenu de la gélule : crospovidone, lactose monohydraté et stéarate de magnésium
Enveloppe de la gélule : gélatine, indigotine (E132), dioxyde de titane (E171)
Encre blanche contenant : gomme laque, dioxyde de titane (E171), hydroxyde d'ammonium, propylène glycol et siméthicone
REYATAZ 300 mg gélules
Contenu de la gélule : crospovidone, lactose monohydraté et stéarate de magnésium
Enveloppe de la gélule : gélatine, oxyde de fer rouge, oxyde de fer noir, oxyde de fer jaune, indigotine (E132) et dioxyde de titane (E171)
Encre blanche contenant : gomme laque, dioxyde de titane (E171), hydroxyde d'ammonium, propylène glycol et siméthicone
6.4Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas +25ºC.
6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur
REYATAZ 200 mg gélules
Chaque étui contient un flacon en polyéthylène haute densité (PEHD) ou trois flacons en polyéthylène haute densité (PEHD) fermé(s) par un bouchon sécurisé en polypropylène. Chaque flacon contient 60 gélules.
Chaque étui contient 60 x1 gélules, 10 plaquettes thermoformées Aluminium/Aluminium de 6 x1 gélules prédécoupées pour délivrance à l’unité.
REYATAZ 300 mg gélules
Chaque étui contient un flacon en polyéthylène haute densité (PEHD) ou trois flacons en polyéthylène haute densité (PEHD) fermé(s) par un bouchon sécurisé en polypropylène. Chaque flacon contient 30 gélules.
Chaque étui contient 30 x1 gélules, 5 plaquettes thermoformées Aluminium/Aluminium de 6 x1 gélules prédécoupées pour délivrance à l’unité.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6Précautions particulières d'élimination
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
Bristol-Myers Squibb Pharma EEIG Plaza 254 Blanchardstown Corporate Park 2 Dublin 15, D15 T867 Irlande
9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT
DE L'AUTORISATION
Date de première autorisation : 02 mars 2004 Date du dernier renouvellement de l'autorisation : 06 février 2009
10Date de mise à jour du texte
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Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu/