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Apretude 30 mg, comprimé pelliculé

cabotégravir, cabotégravir sodiqueVIIV HEALTHCARE (PAYS-BAS)CIS 67664503

Délivrance

1 condition
Classement

Liste I

Évaluation HAS

1 avis

29/05/2024Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR important — Le service médical rendu par APRETUDE (cabotégravir), associé à des pratiques sexuelles à moindre risque, est important dans la prophylaxie pré-exposition (PrEP) pour réduire le risque d’infection par le VIH-1 par voie sexuelle chez les adultes et les adolescents à haut risque de contamination et pesant au moins 35 kg.

ASMR IV — La Commission considère qu’APRETUDE (cabotégravir) apporte une amélioration mineure du service médical rendu (ASMR IV) par rapport à l’association fixe emtricitabine / ténofovir disoproxil (TRUVADA) en schéma d’administration continue, lorsqu’APRETUDE (cabotégravir), associé à des pratiques sexuelles à moindre risque, dans la prophylaxie pré-exposition (PrEP) pour réduire le risque d’infection par le VIH-1 par voie sexuelle chez les adultes et les adolescents à haut risque de contamination et pesant au moins 35 kg.

Alternatives

9 options · 7 masquées

Même sous-classe ATC

Inhibiteur D intégrase J05AJ

Autre molécule, avec l’accord du prescripteur : alternative si disponible

2 écartés, avec la raison
Spécialités écartées et raison
Apretude 600 mg, suspension injectable à libération prolongéeLibération prolongée contre libération immédiate
Vocabria 600 mg, suspension injectable à libération prolongéeLibération prolongée contre libération immédiate

Documents officiels

Mis à jour le 12/08/2026Texte reconstruit depuis le PDF européenVersion officielleUn passage copié emporte sa source

1Dénomination du médicament

Apretude 30 mg, comprimés pelliculés

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2Composition qualitative et quantitative

Chaque comprimé pelliculé contient du cabotégravir sodique équivalent à 30 mg de cabotégravir.

Excipient à effet notoire

Chaque comprimé pelliculé contient 155 mg de lactose (sous forme monohydraté).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

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3Forme pharmaceutique

Comprimé pelliculé (comprimé).

Comprimés pelliculés blancs, ovales (d’environ 8,0 mm par 14,3 mm), gravés « SV CTV » sur une face.

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4Informations cliniques

4.1Indications thérapeutiques

Apretude, associé à des pratiques sexuelles à moindre risque, est indiqué en prophylaxie pré- exposition à court terme (PrEP) pour réduire le risque d’infection par le VIH-1 par voie sexuelle chez les adultes et les adolescents à haut risque de contamination et pesant au moins 35 kg (voir rubrique 4.2 et rubrique 4.4). Les comprimés d’Apretude peuvent être utilisés pour :

  • le traitement d’instauration par voie orale afin d’évaluer la tolérance d’Apretude avant l’administration de cabotégravir injectable à action prolongée.
  • la PrEP par voie orale chez les personnes qui n’auront pas reçu l’administration prévue de cabotégravir injectable.
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4.2Posologie et mode d'administration

Apretude doit être prescrit par un professionnel de santé expérimenté dans la prise en charge de la PrEP au VIH.

Les sujets doivent effectuer un test de dépistage du VIH-1 avant l’instauration du cabotégravir (voir rubrique 4.3). Un test combiné antigène/anticorps ainsi qu’un test de l'ARN du VIH doivent tous deux être négatifs. Il est conseillé aux prescripteurs d'effectuer les deux tests, même si le résultat du test de l'ARN du VIH sera disponible après l’administration orale. Si une stratégie combinée comprenant les deux tests n'est pas disponible, les tests doivent suivre les recommandations locales.

Avant le début du traitement par Apretude, les sujets qui acceptent le schéma posologique requis doivent être soigneusement sélectionnés et ils doivent être informés de l'importance de l’adhérence

aux visites d’administration programmées afin de réduire le risque de contracter l’infection par le VIH-1.

Le médecin et le sujet peuvent décider d’utiliser des comprimés de cabotégravir pour une instauration par voie orale avant l'initiation d’Apretude injectable afin d’évaluer la tolérance (voir Tableau 1) ou peuvent initier directement les injections d’Apretude (voir le RCP d’Apretude injectable).

Posologie

Instauration par voie orale Lors d'une instauration par voie orale, les comprimés de cabotégravir doivent être pris pendant environ un mois (au moins 28 jours) afin d’évaluer la tolérance au cabotégravir (voir rubrique 4.4). Un comprimé de 30 mg d’Apretude doit être pris une fois par jour, avec ou sans nourriture.

Tableau 1 Schéma posologique recommandé

Instauration par voie orale

 Médicament                 Pendant le mois 1
 Apretude                   30 mg une fois par jour

Administration orale en cas d’oubli des injections de cabotégravir. Si un décalage de plus de 7 jours par rapport à une visite programmée pour une injection ne peut être évité, Apretude 30 mg comprimés pourra être pris une fois par jour, en remplacement d’une visite programmée pour une injection. La première dose de cabotégravir oral (ou d’un autre traitement oral pour la PrEP) doit être prise deux mois (+/- 7 jours) après la dernière injection de cabotégravir. Lorsque la PrEP orale dure plus de deux mois, il est recommandé d'instaurer un schéma de PrEP autre que le cabotégravir oral.

L’administration par injection doit être reprise le dernier jour du traitement par cabotégravir oral ou dans les 3 jours qui suivent (voir le RCP d’Apretude injectable).

Omission de doses Si le sujet oublie de prendre une dose d’Apretude comprimés, le sujet doit prendre la dose oubliée dès que possible, sauf si la prochaine dose doit être prise dans les 12 heures. Si la prochaine dose doit être prise dans les 12 heures, le sujet ne doit pas prendre la dose oubliée et simplement reprendre le schéma posologique habituel.

Vomissement Si un sujet vomit dans les 4 heures suivant la prise d’Apretude comprimés, il doit prendre un autre comprimé d’Apretude. Si un sujet vomit plus de 4 heures après avoir pris Apretude comprimés, le sujet n’a pas besoin de prendre un autre comprimé jusqu’à la prochaine dose prévue.

Populations particulières

Sujets âgés Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les sujets âgés. Les données disponibles concernant l’utilisation du cabotégravir chez les sujets âgés de 65 ans et plus sont limitées (voir rubrique 5.2).

Insuffisance hépatique Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les sujets présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (score de Child-Pugh A ou B). Le cabotégravir n’a pas été étudié chez les sujets présentant une insuffisance hépatique sévère (score de Child-Pugh C [voir rubrique 5.2]). En cas d’administration chez un sujet atteint d’une insuffisance hépatique sévère, le cabotégravir doit être utilisé avec précaution.

Insuffisance rénale Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les sujets présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine ≥60 à <90 mL/min), modérée (clairance de la créatinine ≥30 à <60 mL/min) ou sévère (clairance de la créatinine ≥15 à <30 mL/min et non dialysés [voir rubrique 5.2]). Le cabotégravir n’a pas été étudié chez les sujets atteints d'une insuffisance rénale en phase terminale sous hémodialyse. Dans la mesure où plus de 99% du cabotégravir se lie aux protéines, la dialyse ne devrait pas modifier l’exposition au cabotégravir. En cas d’administration chez un sujet sous hémodialyse, le cabotégravir doit être utilisé avec précaution.

Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité du cabotégravir chez les enfants et les adolescents pesant moins de 35 kg n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration

Voie orale.

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4.3Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Sujets séropositifs au VIH-1 ou de statut sérologique VIH-1 inconnu (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Utilisation concomitante avec la rifampicine, la rifapentine, la carbamazépine, l’oxcarbazépine, la phénytoïne ou le phénobarbital (voir rubrique 4.5).

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4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Stratégie globale de prévention de l’infection par le VIH-1

Apretude peut ne pas être toujours efficace pour prévenir l’infection par le VIH-1 (voir rubrique 5.1). Les concentrations de cabotégravir associées à une activité antivirale significative (> 4 fois la Concentration Inhibitrice Ajustée aux Protéines, CI90-AP, voir rubrique 5.2) sont atteintes et maintenues dans les heures qui suivent l’initiation du traitement d’instauration par voie orale. Le délai exact entre l'instauration d'Apretude dans le cadre d'une PrEP au VIH-1 et la protection maximale contre l'infection par le VIH-1 n'est pas connu.

Apretude doit être utilisé pour la PrEP dans le cadre d’une stratégie globale de prévention de l’infection par le VIH-1, comprenant l’utilisation d’autres méthodes de prévention du VIH-1 (par exemple : connaissance du statut sérologique vis-à-vis du VIH-1, dépistage régulier des autres infections sexuellement transmissibles, usage de préservatifs).

Apretude doit être utilisé pour réduire le risque d’acquisition du VIH-1 uniquement chez des sujets dont la séronégativité au VIH a été confirmée (voir rubrique 4.3). La séronégativité au VIH de ces sujets doit être reconfirmée à intervalles réguliers. Un test combiné antigène/anticorps ainsi qu’un test de l'ARN du VIH doivent tous deux être négatifs. Il est conseillé aux prescripteurs d'effectuer les deux tests, même si le résultat du test de l'ARN du VIH sera disponible après l’administration orale. Si une stratégie combinée comprenant les deux tests n'est pas disponible, les tests doivent suivre les recommandations locales pendant la prise d’Apretude.

En cas de symptômes cliniques compatibles avec une infection virale aiguë et si l’on suspecte des expositions récentes (< 1 mois) au VIH-1, le statut sérologique vis-à-vis du VIH-1 doit être reconfirmé.

Risque potentiel de résistance

Il existe un risque potentiel de développer une résistance au cabotégravir si un sujet contracte le VIH-1 soit avant ou pendant la prise soit après l’arrêt du cabotégravir. Pour limiter ce risque, il est essentiel de confirmer le statut séronégatif pour le VIH-1 à intervalles réguliers. Un test combiné antigène/anticorps ainsi qu’un test de l'ARN du VIH doivent tous deux être négatifs. Il est conseillé aux prescripteurs d'effectuer les deux tests, même si le résultat du test de l'ARN du VIH sera disponible après l’administration orale. Si une stratégie combinée comprenant les deux tests n'est pas disponible, les tests doivent suivre les recommandations locales. Les sujets pour lesquels une infection par le VIH-1 a été diagnostiquée doivent commencer immédiatement un traitement antirétroviral (TAR).

Apretude ne constitue pas à lui seul un schéma complet pour le traitement du VIH-1 ; des mutations de résistance au VIH-1 sont apparues chez certains sujets dont l'infection par le VIH-1 n'avait pas été détectée et qui prenaient uniquement Apretude.

D’autres formes de PrEP doivent être envisagées après l’arrêt du cabotégravir chez les sujets restant exposés à un risque d’acquisition du VIH et elles doivent être instaurées dans les 2 mois suivant la dernière injection de cabotégravir.

Importance de l’observance

Il doit être expliqué régulièrement aux sujets de respecter strictement le schéma posologique recommandé pour l’instauration par voie orale afin de réduire le risque d’acquisition du VIH-1 et le développement potentiel d’une résistance.

Réactions indésirables cutanées sévères (SCAR)

Les réactions indésirables cutanées sévères (SCAR) : le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et la nécrolyse épidermique toxique (NET), qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital ou entraîner le décès, ont été rapportées très rarement en association avec une administration de cabotégravir.

Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et symptômes et faire l’objet d’une surveillance étroite des réactions cutanées. En cas d’apparition de signes et de symptômes évocateurs de telles réactions, le cabotégravir doit être arrêté immédiatement et une autre forme de PrEP doit être envisagée (le cas échéant). Si le patient a développé une réaction grave telle qu’un SSJ ou une NET en utilisant du cabotégravir, le traitement par cabotégravir ne doit jamais être réintroduit chez ce patient.

Réactions d’hypersensibilité

Des réactions d’hypersensibilité ont été rapportées en association avec des inhibiteurs d’intégrase dont le cabotégravir. Ces réactions étaient caractérisées par un rash, des symptômes généraux et parfois par un dysfonctionnement d’organe, comme une atteinte hépatique. Apretude et les autres médicaments suspectés doivent être arrêtés immédiatement, dès l’apparition de signes ou symptômes d’hypersensibilité (incluant, sans s’y limiter, un rash sévère ou un rash accompagné de fièvre, malaise général, fatigue, douleurs musculaires ou articulaires, phlyctènes, lésions buccales, conjonctivite, œdème facial, hépatite, éosinophilie ou angio-oedème). L’état clinique, y compris les transaminases, doivent être surveillés et un traitement approprié doit être instauré (voir rubriques 4.2 et 4.8).

Hépatotoxicité

Une hépatotoxicité a été rapportée chez un nombre limité de sujets recevant du cabotégravir avec ou sans maladie hépatique préexistante connue (voir rubrique 4.8). L’instauration du cabotégravir par voie orale a été effectuée dans les études cliniques afin d’aider à identifier les sujets susceptibles de présenter un risque d'hépatotoxicité.

Une surveillance clinique et biologique sont recommandées ; la prise d’Apretude comprimés doit être arrêtée si une hépatotoxicité est confirmée et les sujets doivent être pris en charge selon l’indication clinique.

Adolescents

Des idées suicidaires et des tentatives de suicide ont été rapportées avec le cabotégravir, en particulier chez les sujets ayant une maladie psychiatrique préexistante (voir rubrique 4.8). Bien que les études cliniques n'aient pas montré d’augmentation de l’incidence des maladies psychiatriques chez les adolescents par rapport aux sujets adultes, compte tenu de la vulnérabilité de cette population, les adolescents doivent être conseillés avant la prescription ainsi que régulièrement pendant le traitement par Apretude, et pris en charge selon l’indication clinique.

Interactions avec d’autres médicaments

La prescription d’Apretude comprimés avec des médicaments susceptibles de réduire son exposition doit se faire avec prudence (voir rubrique 4.5).

Il est recommandé de prendre les antiacides qui contiennent des cations polyvalents au moins 2 heures avant et 4 heures après la prise d’Apretude comprimés (voir rubrique 4.5).

Excipients

Les sujets présentant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

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4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Effet d’autres médicaments sur la pharmacocinétique du cabotégravir

Le cabotégravir est principalement métabolisé par l’uridine diphosphate glucuronosyl transférase (UGT) 1A1 et dans une moindre mesure par l’UGT1A9. Les médicaments qui sont des inducteurs puissants de l’UGT1A1 ou de l’UGT1A9 devraient diminuer les concentrations plasmatiques de cabotégravir, entraînant ainsi un manque d’efficacité (voir rubrique 4.3 et tableau 2 ci-dessous). Chez les métaboliseurs lents de l’UGT1A1, ce qui représente une inhibition clinique maximale de l’UGT1A1, les valeurs moyennes de l’ASC, la Cmax et la Ctau du cabotégravir oral ont été majorées jusqu’à 1,5 fois (voir rubrique 5.2). Aucune adaptation posologique d’Apretude n’est recommandée en présence d’inhibiteurs de l’UGT1A1.

Le cabotégravir est un substrat de la glycoprotéine P (P-gp) et de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP) ; toutefois, en raison de sa haute perméabilité, aucune modification de l’absorption n’est attendue en cas d’administration concomitante avec des inhibiteurs de la P-gp ou de la BCRP.

Effet du cabotégravir sur la pharmacocinétique d’autres médicaments

In vivo, le cabotégravir n’a pas eu d’effet sur le midazolam, un substrat de référence du cytochrome P450 (CYP) 3A4. In vitro, le cabotégravir n’a pas eu d’effet inducteur sur le CYP1A2, le CYP2B6 ou le CYP3A4.

In vitro, le cabotégravir a inhibé les transporteurs d’anions organiques (OAT) 1 (CI50 = 0,81 µM) et OAT3 (CI50 = 0,41 µM). Le cabotégravir peut augmenter l’ASC des substrats de l’OAT1/3 jusqu’à environ 80% ; la prudence est donc recommandée lors de l’administration concomitante avec des médicaments substrats de l’OAT1/3 à marge thérapeutique étroite (par exemple, le méthotrexate).

D’après le profil d’interaction médicamenteuse clinique et in vitro, le cabotégravir ne devrait pas modifier les concentrations des autres médicaments antirétroviraux, notamment les inhibiteurs de protéase, les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse, les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, les inhibiteurs d’intégrase, les inhibiteurs d’entrée et l’ibalizumab.

Les données d’interaction médicamenteuse fournies dans le Tableau 2 sont issues d’études sur le cabotégravir oral (le symbole « ↑ » indique une augmentation, le symbole « ↓ » indique une diminution, le symbole « ↔ » indique une absence de modification, « ASC » signifie l’aire sous la courbe concentration/temps, « Cmax » signifie la concentration maximale observée, « Cτ » signifie la concentration au terme d’un intervalle entre deux doses).

Tableau 2 Interactions médicamenteuses

 Médicaments par         Interaction                     Recommandations concernant la
 classe thérapeutique    Variation de la moyenne         co-administration

géométrique (%) Médicaments antiviraux contre le VIH-1

 Inhibiteur non-         Cabotégravir                   L’étravirine n’a pas modifié de façon
 nucléosidique de la     ASC  1%                        significative la concentration plasmatique de
 transcriptase inverse : Cmax  4%                       cabotégravir. Aucune adaptation posologique
 Étravirine              Cτ  0%                         d’Apretude comprimés n’est nécessaire.
 Inhibiteur non-           Cabotégravir                 La rilpivirine n’a pas modifié de façon
 nucléosidique de la       ASC  12%                     significative la concentration plasmatique de
 transcriptase inverse :   Cmax  5%                     cabotégravir ou vice versa. Aucune
 Rilpivirine               Cτ  14%                      adaptation posologique d’Apretude ou de

rilpivirine n’est nécessaire en cas de co-

Rilpivirine  administration. ASC  1% Cmax  4% Cτ  8%

Anticonvulsivants

 Carbamazépine             Cabotégravir                 Les inducteurs métaboliques sont susceptibles
 Oxcarbazépine                                           de diminuer de façon significative les
 Phénytoïne                                              concentrations plasmatiques de cabotégravir ;
 Phénobarbital                                           l’utilisation concomitante est contre-indiquée

(voir rubrique 4.3). Antiacides

 Antiacides (par           Cabotégravir ↓                L’administration concomitante de
 exemple magnésium,                                      compléments antiacides peut potentiellement
 aluminium ou                                            diminuer l’absorption orale du cabotégravir et
 calcium)                                                n’a pas été étudiée.

Il est recommandé d’administrer les antiacides contenant des cations polyvalents au moins 2 heures avant ou 4 heures après la prise d’Apretude par voie orale (voir rubrique 4.4). Antimycobactériens

 Rifampicine               Cabotégravir                 La rifampicine a diminué de façon
                           ASC  59%                     significative la concentration plasmatique de
                           Cmax  6%                     cabotégravir, ce qui est susceptible

d’entraîner une perte de l’effet thérapeutique. Les recommandations posologiques en cas d’administration concomitante d’Apretude

 Médicaments par          Interaction                    Recommandations concernant la
 classe thérapeutique     Variation de la moyenne        co-administration

géométrique (%) avec la rifampicine n’ont pas été établies et l’administration concomitante d’Apretude avec la rifampicine est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

Rifapentine Cabotégravir  La rifapentine est susceptible de diminuer de façon significative la concentration plasmatique de cabotégravir ; l’utilisation concomitante est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

 Rifabutine               Cabotégravir ↓                 La rifabutine n’a pas modifié de façon
                          ASC ↓ 21 %                     significative la concentration plasmatique de
                          Cmax ↓ 17 %                    cabotégravir. Aucune adaptation posologique
                          Cτ ↓ 26 %                      n’est nécessaire.

Contraceptifs oraux

 Éthinylestradiol (EE)    EE                            Le cabotégravir n’a pas modifié de façon
 et Lévonorgestrel        ASC  2%                       cliniquement significative les concentrations
 (LNG)                    Cmax  8%                      plasmatiques d’éthinylestradiol et de
                          Cτ  0%                        lévonorgestrel. Aucune adaptation

posologique des contraceptifs oraux n’est

                          LNG                           nécessaire lorsqu’ils sont co-administrés avec
                          ASC  12%                      Apretude comprimés.

Cmax  5% Cτ  7%

Population pédiatrique Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.

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4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer

Si une femme envisage une grossesse, les bénéfices et les risques liés à l'instauration/la poursuite de la PrEP avec Apretude doivent être discutés.

Grossesse

Il existe des données limitées sur l’utilisation du cabotégravir chez la femme enceinte. L’effet du cabotégravir sur la grossesse est inconnu.

Le cabotégravir n’a pas été tératogène lors des études chez les rates et les lapines gravides mais des expositions supérieures à la dose thérapeutique ont montré une toxicité sur la reproduction chez l’animal (voir rubrique 5.3). La pertinence de ces données pour la grossesse chez la femme est inconnue.

Apretude comprimés n’est pas recommandé pendant la grossesse sauf si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel pour le fœtus.

Allaitement

Selon les données obtenues chez l’animal, le cabotégravir devrait être excrété dans le lait maternel bien que cela n’ait pas été confirmé chez l'humain.

Il est recommandé aux femmes d’allaiter seulement si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel pour le nourrisson.

Fertilité

Il n’existe pas de données chez l’homme concernant les effets du cabotégravir sur la fertilité masculine ou féminine. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas montré d’effet du cabotégravir sur la fertilité des mâles ou des femelles (voir rubrique 5.3).

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4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les sujets doivent être informés que des sensations vertigineuses, une somnolence et une fatigue ont été rapportées au cours du traitement par Apretude comprimés. L’état clinique du sujet et le profil des effets indésirables d’Apretude comprimés doivent être pris en compte lors de l’évaluation de l’aptitude du sujet à conduire un véhicule ou à utiliser une machine.

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4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans l’étude HPTN 083 étaient les suivants : céphalées (17%) et diarrhées (14%).

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans l’étude HPTN 084 étaient les suivants : céphalées (23%) et augmentation des transaminases (19%).

Les SCAR : SSJ et NET, ont été rapportées en association avec une administration de cabotégravir (voir rubrique 4.4).

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Les effets indésirables associés au cabotégravir ont été identifiés à partir des études cliniques de Phase III, HPTN 083 et HPTN 084, et des données après la mise sur le marché. Dans le cadre de l’étude HPTN 083, la durée médiane d’administration du médicament de l’étude en aveugle était de 65 semaines et 2 jours (1 jour à 156 semaines et 1 jour), avec une exposition totale au cabotégravir de 3 231 personnes-années. Dans le cadre de l’étude HPTN 084, la durée médiane d’administration du médicament de l’étude en aveugle était de 64 semaines et 1 jour (1 jour à 153 semaines et 1 jour), avec une exposition totale au cabotégravir de 2 009 personnes-années.

Les effets indésirables identifiés pour le cabotégravir chez les adultes et les adolescents sont listés dans le Tableau 3 par classe de systèmes d’organes et par fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000).

Tableau 3 Tableau récapitulatif des effets indésirables

Classe de systèmes Fréquence Effets indésirables d’organes (SOC) MedDRA

Affections du système Peu fréquent Hypersensibilité* immunitaire

Affections psychiatriques Fréquent Rêves anormaux Insomnie Dépression Anxiété

Classe de systèmes Fréquence Effets indésirables d’organes (SOC) MedDRA

Peu fréquent Tentative de suicide ; Idées suicidaires (en particulier chez les sujets ayant une maladie psychiatrique préexistante)

 Affections du système            Très fréquent          Céphalées
 nerveux                          Fréquent               Sensations vertigineuses
                                  Peu fréquent           Somnolence
 Affections gastro-intestinales   Très fréquent          Diarrhées

Fréquent Nausées Douleur abdominale1 Flatulence Vomissements

 Affections hépatobiliaires       Peu fréquent           Hépatotoxicité
 Affections de la peau et du      Fréquent               Rash2
 tissu sous-cutané                Peu fréquent           Urticaire*

Angio-œdème*

Très rare Syndrome de Stevens-Johnson*, nécrolyse épidermique toxique*

Affections Fréquent Myalgie musculosquelettiques et du tissu conjonctif

 Troubles généraux et             Très fréquent          Fièvre3
 anomalies au site                Fréquent               Fatigue
 d’administration                                        Malaise
 Investigations                    Très fréquent         Augmentation des transaminases
                                   Peu fréquent          Augmentation du poids

Augmentation de la bilirubine sanguine 1 La douleur abdominale inclut le groupe de termes préférentiels MedDRA suivants : douleur abdominale haute et douleur abdominale. 2 Le rash inclut le groupe de termes préférentiels MedDRA suivants : rash, rash érythémateux, rash maculeux, rash maculopapuleux, rash morbilliforme, rash papuleux, rash prurigineux. 3 La fièvre inclut le groupe de termes préférentiels MedDRA suivants : fièvre et sensation de chaud. *Voir rubrique 4.4.

Description de certains effets indésirables

Augmentation du poids corporel Aux semaines 41 et 97 dans l’étude HPTN 083, les participants ayant reçu du cabotégravir ont présenté une prise de poids médiane de 1,2 kg (écart interquartile [IQR] -1,0 ; 3,5; n=1 623) et 2,1 kg (IQR ; -0,9 ; 5,9 n=601) par rapport à l’inclusion, respectivement ; ceux du groupe fumarate de ténofovir disoproxil (TDF)/emtricitabine (FTC) ont présenté une prise de poids médiane de 0,0 kg (IQR -2,1 ; 2,4 ; n=1 611) et 1,0 kg (IQR ; -1,9 ; 4,0 n=598) par rapport à l’inclusion, respectivement.

Aux semaines 41 et 97 dans l’étude HPTN 084, les participants ayant reçu du cabotégravir ont présenté une prise de poids médiane de 2,0 kg ([IQR] 0,0 ; 5,0; n=1 151) et 4,0 kg (IQR; 0,0 ; 8,0 ; n=216) par rapport à l’inclusion, respectivement ; ceux du groupe fumarate de ténofovir disoproxil (TDF)/emtricitabine (FTC) ont présenté une prise de poids médiane de 1,0 kg (IQR -1,0 ; 4,0 ; n=1 131) et 3,0 kg (IQR ; -1,0 ; 6,0 n=218) par rapport à l’inclusion, respectivement.

Modifications des tests biologiques Dans les études HPTN 083 et HPTN 084, une proportion similaire de participants dans les groupes cabotégravir et TDF/FTC ont présenté une élévation des transaminases (ALAT/ASAT) et les augmentations maximales après inclusion étaient essentiellement de Grades 1 et 2. Dans l’étude HPTN 083, le nombre de participants dans les groupes cabotégravir vs TDF/FTC ayant présenté des taux

d’ALAT maximum de Grade 3 ou 4 après inclusion était de 40 (2%) vs 44 (2%), tandis qu’il était de 68 (3%) vs 79 (3%), respectivement, pour les taux d’ASAT de Grade 3 ou 4. Dans l'étude HPTN 084, le nombre de participants dans les groupes cabotegravir vs TDF/FTC ayant présenté des taux d'ALAT maximum de Grade 3 ou 4 après inclusion était de 12 (< 1%) vs 18 (1%) tandis qu’il était de 15 (< 1%) vs 14 (< 1%) respectivement, pour les taux d'ASAT de Grade 3 et 4. Quelques participants des groupes cabotégravir et TDF/FTC ont présenté des effets indésirables consistant en une augmentation des ASAT ou ALAT ayant entraîné un arrêt du médicament de l’étude. Dans l'étude HPTN 083, le nombre de participants dans les groupes cabotégravir vs TDF/FTC ayant arrêté le traitement en raison d’une augmentation des ALAT était de : 29 (1%) vs 31 (1%) et il était de 7 (< 1%) vs 8 (< 1%), respectivement en raison d’une augmentation des ASAT. Dans l’étude HPTN 084, le nombre de participants dans les groupes cabotegravir vs TDF/FTC ayant arrêté le traitement en raison d'une augmentation des ALAT était de 12 (< 1%) vs 15 (< 1%) et il n'y a pas eu d'arrêt de traitement en raison d'une augmentation des ASAT.

Adolescents

D'après les données issues de deux essais cliniques (HPTN 083-01 et HPTN 084-01) multicentriques menés en ouvert auprès de 64 adolescents à risque non infectés par le VIH (pesant ≥ 35 kg au moment de l’inclusion) ayant reçu du cabotégravir, aucun nouveau problème de sécurité n'a été identifié chez les adolescents par rapport au profil de sécurité établi chez les adultes ayant reçu du cabotégravir en PrEP au VIH-1 dans les études HPTN 083 et HPTN 084.

D'après les données issues de l’analyse à la Semaine 16 de l’étude MOCHA menée chez des adolescents infectés par le VIH (âgés d’au moins 12 ans et pesant ≥ 35 kg) recevant un traitement de fond par association d'antirétroviraux, aucun nouveau problème de sécurité n’a été identifié chez les adolescents lors de l’ajout du cabotégravir par voie orale suivi du cabotégravir injectable (n = 29) en comparaison avec le profil de sécurité établi avec le cabotégravir chez les adultes (voir rubrique 5.1).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

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4.9Surdosage

Il n’existe pas de traitement spécifique en cas de surdosage d’Apretude. En cas de surdosage, le sujet doit recevoir un traitement symptomatique approprié et doit faire l’objet d’une surveillance adéquate, si nécessaire.

Il est établi que le cabotégravir se lie fortement aux protéines plasmatiques ; c’est pourquoi il est peu probable que le médicament puisse être éliminé de l’organisme par dialyse.

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5Propriétés pharmacologiques

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antiviraux à usage systémique, inhibiteur d’intégrase, code ATC : J05AJ04.

Mécanisme d’action

Le cabotégravir inhibe l’intégrase du VIH en se liant au site actif de l’intégrase et en bloquant l’étape du transfert de brin lors de l’intégration de l’acide désoxyribonucléique (ADN) rétroviral, essentielle au cycle de réplication du VIH.

Effets pharmacodynamiques

Activité antivirale en culture cellulaire Le cabotégravir a montré une activité antivirale contre les souches de laboratoire de VIH-1 de type sauvage avec des valeurs de la concentration moyenne de cabotégravir nécessaire pour réduire la réplication virale de 50% (CE50) de 0,22 nM dans les cellules mononucléées du sang périphérique (PBMCs), 0,74 nM dans les cellules 293T et 0,57 nM dans les cellules MT-4. Le cabotégravir a montré une activité antivirale en culture cellulaire contre un panel de 24 isolats cliniques du VIH-1 (trois isolats de chacun des sous-types du groupe M [A, B, C, D, E, F et G] et 3 isolats du groupe O) avec des valeurs de CE50 allant de 0,02 nM à 1,06 nM dans le cas du VIH-1. Les valeurs de CE50 du cabotégravir pour trois isolats cliniques du VIH-2 allaient de 0,10 nM à 0,14 nM.

Activité antivirale en association avec d’autres médicaments antiviraux Aucun médicament à l’activité anti-VIH intrinsèque n’a été antagoniste de l’activité antirétrovirale du cabotégravir (des analyses ont été menées in vitro en association avec la rilpivirine, la lamivudine, le ténofovir et l’emtricitabine).

Résistance in vitro Isolement à partir du VIH-1 de type sauvage et activité contre des souches résistantes : aucun virus ayant multiplié la CE50 du cabotégravir par plus de 10 fois n’a été constaté après le passage de la souche IIIB dans des milieux de culture durant 112 jours. Les mutations suivantes de l’intégrase (IN) sont apparues après le passage du VIH-1 de type sauvage (avec polymorphisme T124A) en présence de cabotégravir : Q146L (indice de résistance (« fold-change » = FC) : 1,3 - 4,6), S153Y (FC : 2,8

  • 8,4) et I162M (FC = 2,8). Comme mentionné ci-dessus, la détection de T124A correspond à la

sélection d’un variant minoritaire préexistant n’ayant pas de sensibilité différentielle au cabotégravir. Aucune substitution d’acide aminé dans la région de l’intégrase n’a été sélectionnée après le passage de la souche NL-432 du VIH-1 de type sauvage en présence de 6,4 nM de cabotégravir jusqu’au Jour 56.

Parmi les différents mutants, l’indice de résistance le plus élevé a été observé avec les mutants contenant Q148K ou Q148R. Les mutations E138K/Q148H ont entraîné une diminution de la sensibilité au cabotégravir d’un facteur 0,92, mais les mutations E138K/Q148R ont entraîné une diminution d’un facteur 12 de la sensibilité et les mutations E138K/Q148K une diminution d’un facteur 81 de la sensibilité au cabotégravir. Les mutations G140C/Q148R et les mutations G140S/Q148R ont respectivement entraîné une diminution de la sensibilité au cabotégravir d’un facteur 22 et 12. Même si la mutation N155H n’a pas modifié la sensibilité au cabotégravir, les mutations N155H/Q148R ont entraîné une diminution de la sensibilité au cabotégravir d’un facteur 61. Les autres mutants ayant entraîné un FC allant de 5 à 10 sont : T66K/L74M (FC = 6,3), G140S/Q148K (FC = 5,6), G140S/Q148H (FC = 6,1) et E92Q/N155H (FC = 5,3).

Résistance in vivo

HPTN 083 Dans l’analyse principale de l’étude HPTN 083, 13 nouvelles infections ont été rapportées dans le bras cabotégravir et 39 dans le bras fumarate de ténofovir disoproxil (TDF)/emtricitabine (FTC). Dans le bras cabotégravir, 5 nouvelles infections sont survenues pendant l’administration des injections de cabotégravir en PrEP, dont 4 chez des participants ayant reçu des injections au moment prévu et 1 chez un participant ayant reçu une injection en dehors du calendrier prévu. Cinq nouvelles infections sont survenues ≥ 6 mois après la dernière dose de cabotégravir en PrEP. Trois nouvelles infections sont survenues pendant la période d’instauration par voie orale.

Le phénotypage et le génotypage du VIH ont été réalisés lors de la première visite, au cours de laquelle la charge virale du VIH était > 500 copies/mL. Sur les 13 nouvelles infections dans le bras cabotégravir, 4 participants présentaient des mutations de résistance aux INIs. Dans le bras TDF/FTC, les 4 participants présentant une résistance aux INTIs (dont 3 présentant une résistance multi-classe) incluaient 3 participants avec une mutation M184V/I et un avec une mutation K65R.

Aucun des 5 participants infectés après une interruption prolongée de l’administration de cabotégravir ne présentait de mutations de résistance aux INIs. Ni le génotype ni le phénotype n’ont pu être générés pour l’un des 5 participants, dont l’ARN du VIH-1 n’était que de 770 copies/mL. Le phénotype de l’intégrase n’a pas pu être généré pour l’un des 4 participants restants. Les 3 autres participants sont restés sensibles à tous les INIs.

Trois participants ont été infectés pendant la phase d’instauration par voie orale, avant de recevoir les injections de cabotégravir. Un participant dont les concentrations plasmatiques de cabotégravir étaient indétectables ne présentait pas de mutations de résistance aux INIs et était sensible à tous les INIs. Deux participants dont les concentrations plasmatiques de cabotégravir étaient détectables présentaient des mutations de résistance aux INIs. Le premier participant présentait les mutations de résistance aux INIs suivantes : E138E/K, G140G/S, Q148R et E157Q. Le phénotype de l’intégrase n’a pas pu être généré. Le deuxième participant présentait les mutations de résistance aux INIs suivantes : E138A et Q148R. Ce virus était résistant au cabotégravir (FC = 5,92), mais sensible au dolutégravir (FC = 1,69).

Cinq participants ont contracté le VIH-1, malgré des injections de cabotégravir reçues au moment prévu chez 4 participants et une injection en dehors du calendrier prévu chez un participant. Deux participants présentaient des charges virales trop basses pour être analysées. Le troisième participant ne présentait pas de mutations de résistance aux INIs lors de la première visite virémique (Semaine 17), mais avait une mutation R263K 112 et 117 jours plus tard. Bien que le phénotype n’ait pas pu être déterminé 112 jours plus tard, celui du jour 117 a montré que ce virus était sensible à la fois au cabotégravir (FC = 2,32) et au dolutégravir (FC = 2,29). Le quatrième participant présentait les mutations de résistance aux INIs suivantes : G140A et Q148R. Le phénotype a montré une résistance au cabotégravir (FC = 13), mais une sensibilité au dolutégravir (FC = 2,09). Le cinquième participant ne présentait aucune mutation de résistance aux INIs.

Outre les 13 nouvelles infections, un autre participant était infecté par le VIH-1 au recrutement et ne présentait aucune mutation de résistance aux INIs à ce moment-là. Toutefois, 60 jours plus tard, les mutations de résistance aux INIs E138K et Q148K ont été détectées. Le phénotype n’a pas pu être généré.

Après l’analyse principale, une analyse virologique rétrospective approfondie a été réalisée afin de mieux caractériser la chronologie des infections par le VIH. Au final, l’une des 13 nouvelles infections, chez un participant ayant reçu des injections de cabotégravir au moment prévu s’est avérée être une infection prévalente.

HPTN 084 Dans l’analyse principale de l’étude HPTN 084, 4 nouvelles infections ont été rapportées dans le bras cabotégravir et 36 dans le bras TDF/FTC.

Dans le bras cabotégravir, 2 nouvelles infections sont survenues pendant l’administration des injections ; un participant avait reçu 3 injections de cabotégravir en retard et aucun des deux participants n’était observant avec la prise de cabotégravir par voie orale.

Deux nouvelles infections sont survenues après la dernière dose de cabotégravir par voie orale ; aucun des deux participants n’était observant avec la prise de cabotégravir par voie orale. La première visite avec résultat positif au VIH a eu lieu environ 11 semaines après le recrutement pour l’un des participants et 57 semaines après le recrutement pour l’autre participant.

Le génotypage du VIH a été réalisé lors de la première visite au cours de laquelle la charge virale du VIH était > 500 copies/mL (première visite virémique). Les résultats de génotypage du VIH étaient disponibles pour 3 des 4 participants du bras cabotégravir. Aucune mutation majeure de résistance aux INIs n’a été détectée.

Des résultats de génotypage du VIH étaient disponibles pour 33 nouvelles infections sur 36 dans le groupe TDF/FTC. Un participant présentait une mutation majeure de résistance aux INTIs (M184V) ; ce participant présentait également une résistance aux INNTIs associée à la mutation K103N. Neuf

autres participants présentaient une résistance aux INNTIs (7 avaient la mutation K103N, seule ou avec la mutation E138A ou P225H ; 1 avait la mutation K101E seule ; 1 avait la mutation E138K seule).

Après l’analyse principale, une analyse virologique rétrospective approfondie a été réalisée afin de mieux caractériser la chronologie des infections par le VIH-1. Au final, l’une des 4 nouvelles infections par le VIH-1 chez des participants ayant reçu du cabotégravir s’est avérée être une infection prévalente.

Efficacité et sécurité cliniques

L’efficacité du cabotégravir dans la PrEP a été évaluée lors de deux études contrôlées, randomisées (1:1), en double aveugle, multicentriques et à deux bras. L’efficacité du cabotégravir a été comparée à celle du fumarate de ténofovir disoproxil (TDF)/emtricitabine (FTC) administré quotidiennement par voie orale.

Les participants randomisés pour recevoir du cabotégravir ont commencé par une période d’instauration par voie orale avec un comprimé de 30 mg de cabotégravir et un placebo par jour, pendant 5 semaines maximum, suivie d’une injection intramusculaire (IM) de cabotégravir (injection unique de 600 mg, aux mois 1 et 2, puis tous les 2 mois) et d’un comprimé de placebo par jour. Les participants randomisés pour recevoir du TDF/FTC ont commencé un traitement oral par TDF 300 mg/FTC 200 mg et un placebo pendant 5 semaines maximum, suivi de TDF 300 mg/FTC 200 mg par voie orale tous les jours et d’une injection (IM) de placebo (3 mL, émulsion injectable lipidique à 20% aux mois 1 et 2, puis tous les 2 mois).

HPTN 083 Dans l’étude HPTN 083, une étude de non-infériorité, 4 566 hommes cisgenres et femmes transgenres ayant des rapports sexuels avec des hommes ont été randomisés selon un rapport 1:1 pour recevoir du cabotégravir (n = 2 281) ou du TDF/FTC (n = 2 285) en aveugle jusqu’à la Semaine 153.

À l’inclusion, l’âge médian des participants était de 26 ans, 12% d’entre eux étaient des femmes transgenres, 72% n’étaient pas caucasiens, 67% étaient âgés de < 30 ans et < 1% avaient plus de 60 ans.

Le critère d’évaluation principal était le taux de nouvelles infections par le VIH parmi les participants randomisés dans le groupe cabotégravir oral et cabotégravir injectable en comparaison avec le groupe TDF/FTC oral (corrigé en fonction des arrêts prématurés). L’analyse principale a démontré la supériorité du cabotégravir par rapport au TDF/FTC, avec une réduction de 66% du risque de contracter une infection par le VIH et un rapport de risques (IC à 95%) de 0,34 (0,18 ; 0,62) ; une analyse supplémentaire a révélé que l’une des infections survenues dans le groupe cabotégravir était prévalente, ce qui a entraîné la réduction du risque d’infection à 69% par rapport au TDF/FTC (voir Tableau 4).

Tableau 4 Critère d’évaluation principal de l’efficacité : comparaison des taux de nouvelles infections par le VIH pendant la phase randomisée de l’étude HPTN 083 (ITTm, analyse virologique rétrospective approfondie)

                                        Cabotégravir           TDF/FTC                Valeur-P de
                                        (N = 2 278)            (N = 2 281)            supériorité
    Personnes-années                    3 211                  3 193
    Incidence des infections par le     121 (0,37)             39 (1,22)

VIH-1 (taux d’incidence par 100 personnes-années)

Rapport de risques (IC à 95%) 0,31 (0,16 ; 0,58) p = 0,0003 1 Après l’analyse principale, une analyse virologique rétrospective approfondie a été réalisée afin de mieux caractériser la chronologie des infections par le VIH. En conséquence, l’une des 13 nouvelles infections dans le

groupe cabotégravir s’est avérée être une infection prévalente. Le rapport de risques de départ (IC à 95%) de l’analyse principale est de 0,34 (0,18 ; 0,62).

Les résultats de toutes les analyses en sous-groupes étaient cohérents avec l’effet protecteur global, avec un taux plus faible de nouvelles infections par le VIH-1 observé chez les participants randomisés dans le groupe cabotégravir par rapport aux participants randomisés dans le groupe TDF/FTC (voir Tableau 5).

Tableau 5 Taux de nouvelles infections par le VIH-1 par sous-groupe dans l’étude HPTN 083 (ITTm, analyse virologique rétrospective approfondie)

 Sous-           Cabotégravir -      Cabotégravir -         TDF/FTC -         TDF/FTC - Rapport de
 groupe          incidence pour      personnes-             incidence pour    personnes- risques (IC à
                 100 personnes-      années                 100 personnes-    années     95 %)
                 années                                     années

Âge

 < 30 ans    0,47              2 110             1,66             1987                        0,29 (0,15 ; 0,59)
 ≥ 30 ans    0,18              1 101             0,50             1 206                       0,39 (0,08 ; 1,84)

Sexe

 HSH         0,35              2 836             1,14             2 803                       0,32 (0,16 ; 0,64)
 FTG         0,54              371               1,80             389                         0,34 (0,08 ; 1,56)

Origine ethnique (États- Unis)

 Noirs       0,58              691               2,28             703                         0,26 (0,09 ; 0,76)
 Non-Noirs   0,00              836               0,50             801                         0,11 (0,00 ; 2,80)

Région

 États-Unis  0,26              1 528             1,33             1 504                       0,21 (0,07 ; 0,60)
 Amérique    0,49              1 020             1,09             1 011                       0,47 (0,17 ; 1,35)

latine

 Asie        0,35              570               1,03             581                         0,39 (0,08 ; 1,82)
 Afrique     1,08              93                2,07             97                          0,63 (0,06 ; 6,50)

HSH = hommes cisgenres ayant des rapports sexuels avec des hommes FTG = femmes transgenres ayant des rapports sexuels avec des hommes

HPTN 084 Dans l’étude HPTN 084, une étude de supériorité, 3 224 femmes cisgenres ont été randomisées selon un rapport 1:1 pour recevoir du cabotégravir (n = 1 614) ou du TDF/FTC (n = 1 610) en aveugle jusqu’à la Semaine 153.

À l’inclusion, l’âge médian des participantes était de 25 ans, > 99% n’étaient pas caucasiennes, > 99% étaient des femmes cisgenres et 49% avaient < 25 ans, avec un âge maximum de 45 ans.

Le critère d’évaluation principal était le taux de nouvelles infections par le VIH parmi les participantes randomisées dans le groupe cabotégravir oral et cabotégravir injectable en comparaison avec le groupe TDF/FTC oral (corrigé en fonction des arrêts prématurés). L’analyse principale a démontré la supériorité du cabotégravir par rapport au TDF/FTC, avec une réduction de 88% du risque de contracter une infection par le VIH-1 et un rapport de risques (IC à 95%) de 0,12 (0,05 ; 0,31) ; une analyse supplémentaire a révélé que l’une des infections survenues dans le groupe cabotégravir était prévalente, ce qui a entraîné la réduction du risque d’infection par le VIH-1 à 90% par rapport au TDF/FTC (voir Tableau 6).

Tableau 6 Critère d’évaluation principal de l’efficacité dans l’étude HPTN 084 : comparaison des taux de nouvelles infections par le VIH pendant la phase randomisée (ITTm, analyse virologique rétrospective approfondie)

                              Cabotégravir               TDF/FTC                     Valeur-P de
                              (N = 1 613)                (N = 1 610)                 supériorité
    Personnes-années          1 960                      1 946
    Incidence des             31 (0,15)                  36 (1,85)

infections par le VIH-1 (taux d’incidence par 100 personnes-années)

Rapport de risques (IC 0,10 (0,04 ; 0,27) p < 0,0001 à 95%) 1 Après l’analyse principale, une analyse virologique rétrospective approfondie a été réalisée afin de mieux caractériser la chronologie des infections par le VIH-1. En conséquence, l’une des 4 nouvelles infections par le VIH-1 chez des participantes ayant reçu du cabotégravir s’est avérée être une infection prévalente. Le rapport de risques de départ corrigé en fonction des arrêts prématurés (IC à 95%) de l’analyse principale est de 0,12 (0,05 ; 0,31).

Les résultats des analyses en sous-groupes planifiées à l’avance étaient cohérents avec l’effet protecteur global, avec un taux plus faible de nouvelles infections par le VIH-1 observé chez les participantes randomisées dans le groupe cabotégravir par rapport aux participantes randomisées dans le groupe TDF/FTC (voir Tableau 7).

Tableau 7 Taux de nouvelles infections par le VIH-1 par sous-groupe dans l’étude HPTN 084 (ITTm, analyse virologique rétrospective approfondie)

    Sous-       Cabotégravir -     Cabotégravir -        TDF/FTC -           TDF/FTC - Rapport de
    groupe      incidence pour     personnes-            incidence pour      personnes- risques (IC à
                100 personnes-     années                100 personnes-      années     95%)
                années                                   années

Âge

< 25 ans 0,23 868 2,34 853 0,12 (0,03 ; 0,46)

≥ 25 ans 0,09 1 093 1,46 1 093 0,09 (0,02 ; 0,49) IMC

< 30 0,22 1 385 1,88 1 435 0,12 (0,04 ; 0,38)

≥ 30 0,00 575 1,76 511 0,04 (0,00 ; 0,93)

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec les comprimés d’Apretude chez les enfants âgés de moins de 12 ans, dans la prévention de l’infection par le VIH-1.

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5.2Propriétés pharmacocinétiques

Les propriétés pharmacocinétiques du cabotégravir sont comparables entre les sujets sains et les sujets infectés par le VIH, les paramètres ADME observés étant identiques dans toutes les populations. La variabilité PK du cabotégravir est modérée. Dans les études de Phase I menées chez des sujets sains, le coefficient de variabilité inter-individuelle CVb% pour l’ASC, la Cmax et la Ctau se situait entre 26% et 34% dans les études chez les sujets sains. La variabilité intra-individuelle (CVw%) est plus faible que la variabilité inter-individuelle.

Tableau 8 Paramètres pharmacocinétiques suite à l’administration de cabotégravir par voie orale une fois par jour chez les adultes Moyenne géométrique (5ème ; 95ème percentile)1

          Phase             Schéma             ASC(0-tau)2               Cmax                     Ctau
    d’administration     posologique          (µg•h/mL)                (µg/mL)                  (µg/mL)
     Instauration par        30 mg                145                     8,0                      4,6
       voie orale3      une fois par jour     (93,5 ; 224)            (5,3 ; 11,9)             (2,8 ; 7,5)

1 Les valeurs des paramètres pharmacocinétiques (PK) étaient basées sur des estimations post-hoc individuelles à partir de modèles pharmacocinétiques de population pour les sujets des études de Phase III. 2 tau correspond à l’intervalle entre deux doses : 24 heures pour l’administration orale. 3 Les valeurs des paramètres pharmacocinétiques du traitement d’instauration par voie orale représentent l’état d’équilibre.

Absorption

Le cabotégravir est rapidement absorbé après administration par voie orale, avec un Tmax médian à 3 heures après la prise, pour la formulation comprimé. Lorsque le cabotégravir est administré une fois par jour, l’état d’équilibre pharmacocinétique est atteint en 7 jours. Le cabotégravir peut être administré avec ou sans nourriture. La biodisponibilité du cabotégravir ne dépend pas du contenu du repas : les repas riches en matières grasses ont augmenté l’ASC(0-∞) du cabotégravir de 14% et augmenté la Cmax de 14% par rapport à la prise à jeun. Ces augmentations ne sont pas cliniquement significatives.

La biodisponibilité absolue du cabotégravir n’a pas été établie.

Distribution

D’après les données in vitro, le cabotégravir se lie fortement (> 99 %) aux protéines plasmatiques humaines. Suite à l’administration orale de comprimés, le volume apparent de distribution moyen (Vz/F) dans le plasma était de 12,3 L. Chez l’homme, les volumes de distribution du compartiment central (Vc/F) et du compartiment périphérique (Vp/F) du cabotégravir plasmatique ont été estimés respectivement à 5,27 L et à 2,43 L. Ces estimations des volumes de distribution, et l’hypothèse selon laquelle la biodisponibilité serait élevée, semblent indiquer qu’une fraction du cabotégravir est distribuée dans le milieu extracellulaire.

Le cabotégravir détecté dans les voies génitales féminines et masculines après une injection IM unique de 600 mg, comme observé lors d’une étude chez des participants sains (n = 15). Les concentrations médianes de cabotégravir au Jour 3 (premier échantillon pharmacocinétique de tissu) étaient de 0,49 µg/mL dans le tissu cervical, 0,29 µg/mL dans le liquide cervicovaginal, 0,37 µg/mL dans le tissu vaginal, 0,32 µg/mL dans le tissu rectal et 0,69 µg/mL dans le liquide rectal, ces valeurs étant supérieures à la CI90-AP in vitro.

In vitro, le cabotégravir n’était pas un substrat du polypeptide transporteur d’anions organiques (OATP) 1B1, de l’OATP2B1, de l’OATP1B3 ou du transporteur de cations organiques (OCT1).

Biotransformation

Le cabotégravir est principalement métabolisé par l’UGT1A1 et dans une moindre mesure par l’UGT1A9. Le cabotégravir est le composé circulant prédominant dans le plasma : il représente >90% du radiocarbone plasmatique total. Après son administration orale chez l’homme, le cabotégravir est principalement éliminé par voie métabolique ; son élimination rénale sous forme inchangée est faible (<1% de la dose). Quarante-sept pourcents de la dose totale de cabotégravir administrée par voie orale sont excrétés dans les fèces sous forme inchangée. On ignore si cela est dû totalement ou partiellement à la non-absorption du médicament ou à l’excrétion biliaire du glucurono-conjugué, qui peut ensuite être dégradé pour former le composé parent dans la lumière intestinale. La présence du cabotégravir a été décelée dans des échantillons de bile duodénale. Le glucurono-conjugué était également présent

dans certains échantillons de bile duodénale (mais pas tous). Vingt-sept pourcents de la dose totale de cabotégravir administrée par voie orale sont excrétés dans l’urine, principalement sous la forme d’un glucurono-conjugué (75% de la substance radioactive récupérée dans l’urine ; 20% de la dose totale).

Le cabotégravir n’est pas un inhibiteur cliniquement pertinent des enzymes et des transporteurs suivants : CYP1A2, CYP2A6, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9, CYP2C19, CYP2D6, CYP3A4, UGT1A1, UGT1A3, UGT1A4, UGT1A6, UGT1A9, UGT2B4, UGT2B7, UGT2B15 et UGT2B17, P- gp, BCRP, pompe d’exportation des sels biliaires (BSEP), OCT1, OCT2, OATP1B1, OATP1B3, transporteur d’extrusion de multiples médicaments et toxines (MATE) 1, MATE 2-K, protéine de résistance multimédicamenteuse (MRP) 2 ou MRP4.

Élimination

Le cabotégravir a une demi-vie terminale moyenne de 41 h et une clairance apparente (CL/F) de 0,21 L par heure.

Polymorphismes

Selon une méta-analyse de données recueillies dans les essais cliniques auprès de sujets sains et de sujets infectés par le VIH, l’ASC, la Cmax et la Ctau du cabotégravir à l’état d’équilibre ont été multipliées en moyenne par un facteur de 1,3 à 1,5 chez les sujets porteurs de génotypes de l’UGT1A1 associés à un métabolisme lent du cabotégravir, par rapport aux sujets dont les génotypes étaient associés à un métabolisme normal du cabotégravir via l’UGT1A1. Ces différences ne sont pas considérées comme cliniquement pertinentes. Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les sujets présentant des polymorphismes du gène UGT1A1.

Populations particulières

Sexe Les analyses pharmacocinétiques de population n’ont révélé aucun effet cliniquement pertinent du sexe sur l’exposition au cabotégravir ; par conséquent, aucune adaptation posologique n’est nécessaire en fonction du sexe.

Origine ethnique Les analyses pharmacocinétiques de population n’ont révélé aucun effet cliniquement pertinent de l’origine ethnique sur l’exposition au cabotégravir ; par conséquent, aucune adaptation posologique n’est nécessaire en fonction de l’origine ethnique.

Indice de masse corporelle (IMC) Les analyses pharmacocinétiques de population n’ont révélé aucun effet cliniquement pertinent de l’IMC sur l’exposition au cabotégravir ; par conséquent, aucune adaptation posologique n’est nécessaire en fonction de l’IMC.

Adolescents Les analyses pharmacocinétiques de population n’ont révélé aucune différence cliniquement pertinente concernant l’exposition entre les participants adolescents et les participants adultes infectés et non infectés par le VIH-1 dans le programme de développement du cabotégravir ; par conséquent, aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les adolescents pesant ≥ 35 kg.

Tableau 9 Propriétés pharmacocinétiques suite à l’administration de cabotégravir par voie orale une fois par jour chez des adolescents âgés de 12 ans à moins de 18 ans (≥ 35 kg)

Moyenne géométrique (5ème ; 95ème percentile)a

          Phase        Schéma               ASC(0-tau)b               Cmax                     Ctau
    d’administration posologique            (µg•h/mL)               (µg/mL)                  (µg/mL)

30 mg

Instauration par 203 11 6,4 une fois par

voie oralec (136 ; 320) (7,4 ; 16,6) (4,2 ; 10,5) jour a Les valeurs des paramètres pharmacocinétiques (PK) étaient basées sur des estimations post-hoc individuelles à partir de modèles pharmacocinétiques de population, à la fois dans une population d’adolescents infectés par le VIH-1 (n=147) pesant entre 35,2 et 98,5 kg et dans une population d'adolescents non infectés par le VIH (n=62) pesant entre 39,9 et 167 kg. b tau correspond à l’intervalle entre deux doses : 24 heures pour l’administration orale. c Les valeurs des paramètres pharmacocinétiques du traitement d’instauration par voie orale représentent l’état d’équilibre.

Enfants La pharmacocinétique et les recommandations posologiques du cabotégravir chez les enfants de moins de 12 ans ou pesant moins de 35 kg n’ont pas été établies.

Sujets âgés Les analyses pharmacocinétiques de population du cabotégravir n’ont révélé aucun effet cliniquement pertinent de l’âge sur l’exposition au cabotégravir. Les données pharmacocinétiques du cabotégravir chez les sujets âgés de plus de 65 ans sont limitées.

Insuffisance rénale Aucune différence pharmacocinétique cliniquement importante n’a été observée entre les sujets atteints d’une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine ≥15 à <30 mL/min et non dialysés) et les sujets sains qui leur avaient été appariés. Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les sujets atteints d’une insuffisance rénale légère, modérée ou sévère (non dialysées). Le cabotégravir n’a pas été étudié chez les sujets dialysés.

Insuffisance hépatique Aucune différence pharmacocinétique cliniquement importante n’a été observée entre les sujets atteints d’une insuffisance hépatique modérée et les sujets sains qui leur avaient été appariés. Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les sujets atteints d’une insuffisance hépatique légère à modérée (score de Child-Pugh A ou B). L’effet d’une insuffisance hépatique sévère (score de Child- Pugh C) sur la pharmacocinétique du cabotégravir n’a pas été étudié.

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5.3Données de sécurité préclinique
Carcinogénicité et mutagénicité

Le cabotégravir n’a pas eu d’effet mutagène ou clastogène lors de tests in vitro effectués sur des bactéries et des cultures de cellules de mammifères, ainsi que lors d’un test du micronoyau in vivo chez les rongeurs. Le cabotégravir n’a pas eu d’effet cancérigène lors des études à long terme chez la souris et le rat.

Études de toxicité sur la reproduction

Aucun effet n’a été observé sur la fertilité de rats mâles ou femelles traités par cabotégravir à des doses orales pouvant atteindre 1 000 mg/kg/jour (> 20 fois l’exposition humaine à la dose maximale recommandée chez l’humain (DMRH) de 30 mg/jour par voie orale).

Dans une étude sur le développement embryo-fœtal, aucun effet adverse sur le développement n’a été observé après l’administration orale de cabotégravir à des lapines gravides jusqu’à une dose toxique maternelle de 2 000 mg/kg/jour (0,66 fois l’exposition humaine à la DMRH par voie orale) ou à des rates gravides à des doses allant jusqu’à 1 000 mg/kg/jour (> 30 fois l’exposition humaine à la DMRH

par voie orale). Chez le rat, des anomalies de la croissance fœtale (diminution du poids corporel) ont été observées à une dose orale de 1 000 mg/kg/jour. Les études menées chez les rates gravides ont démontré que le cabotégravir traverse la barrière placentaire et que sa présence peut être décelée dans les tissus fœtaux.

Dans des études sur le développement prénatal et postnatal (PPN) chez le rat, le cabotégravir a été associé de façon reproductible à un retard de la mise bas, ainsi qu’à une augmentation de la mortalité à la naissance et de la mortalité néonatale à une dose orale de 1 000 mg/kg/jour (> 30 fois l’exposition humaine à la DMRH par voie orale). À la dose plus faible de 5 mg/kg/jour (environ 10 fois l’exposition humaine à la DMRH par voie orale), le cabotégravir n’a pas été associé à un retard de la mise bas ou à une mortalité néonatale. Que ce soit dans les études menées chez le lapin ou celles menées chez le rat, il n’y a eu aucun effet sur la survie des fœtus mis au monde par césarienne. Compte tenu du taux d’exposition, la pertinence chez l'homme est inconnue.

Toxicité à dose répétée

L’effet d'un traitement quotidien prolongé avec des doses élevées de cabotégravir a été évalué dans des études de toxicité avec administration par voie orale de doses répétées à des rats (26 semaines) et à des singes (39 semaines). Aucun effet indésirable lié au médicament à l’étude n’a été observé chez les rats ou les singes ayant reçu du cabotégravir par voie orale à des doses allant jusqu’à 1 000 mg/kg/jour ou 500 mg/kg/jour, respectivement.

Lors d’une étude de toxicité de 14 jours et de 28 jours menée chez le singe, des effets gastro- intestinaux (GI) (perte de poids corporel, vomissement, selles molles/liquides et déshydratation modérée à sévère) ont été observés et ont résulté de l’administration locale (orale) du médicament et non d’une toxicité systémique.

Dans une étude de 3 mois menée chez le rat, lorsque le cabotégravir a été administré par injection sous-cutanée (SC) mensuelle (jusqu’à 100 mg/kg/dose), par injection IM mensuelle (jusqu’à 75 mg/kg/dose) ou par injection SC hebdomadaire (100 mg/kg/dose), aucun effet indésirable et aucun nouvel effet toxique sur les organes cibles n’a été observé (à des expositions > 49 fois l’exposition humaine à la DMRH de 600 mg par voie IM).

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6Données pharmaceutiques

6.1Liste des excipients

Noyau du comprimé Lactose monohydraté Cellulose microcristalline (E460) Hypromellose (E464) Glycolate d’amidon sodique Stéarate de magnésium

Pelliculage Hypromellose (E464) Dioxyde de titane (E171) Macrogol (E1521)

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6.2Incompatibilités

Sans objet.

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6.3Durée de conservation

5 ans

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6.4Précautions particulières de conservation

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

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6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacons blancs en polyéthylène haute densité (PEHD) dotés d’une fermeture avec sécurité enfant en polypropylène et d’un opercule en polyéthylène thermosoudé par induction. Chaque flacon contient 30 comprimés pelliculés.

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6.6Précautions particulières d'élimination

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

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7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché

ViiV Healthcare BV Van Asch van Wijckstraat 55H, 3811 LP Amersfoort Pays-Bas

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8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché

EU/1/23/1760/001

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9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 15 Septembre 2023

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10Date de mise à jour du texte

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

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Références

Ce produit ailleurs