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Zubsolv 8,6 mg/2,1 mg, comprimé sublingual

buprénorphine, chlorhydrate de buprénorphine, chlorhydrate de naloxone dihydraté, naloxoneACCORD HEALTHCARE (ESPAGNE)CIS 62519589

Délivrance

4 conditions
Ordonnance

Prescription en toutes lettres sur ordonnance sécurisée

Durée

Prescription limitée à 4 semaines

Fractionnement

Délivrance fractionnée de 7 jours

Classement

Liste I

Évaluation HAS

2 avis

30/06/2021Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR important — Le service médical rendu par ZUBSOLV (buprénorphine / naloxone) est important dans l’indication de l’AMM.

ASMR V — Ces présentations en boîtes de 7 comprimés sont des compléments de gamme qui n’apportent pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport aux présentations en boîtes de 28 comprimés.

1 avis antérieur

05/12/2018Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR important — Le service médical rendu par ZUBSOLV est important dans l’indication de l’AMM.

ASMR V — Prenant en compte :

  • les résultats des deux études cliniques de non infériorité ayant comparé ZUBSOLV à SUBOXONE (son médicament de référence) et à la buprénorphine seule
  • l’intérêt pratique de cette formulation en raison de sa désintégration plus rapide et un meilleur goût par rapport à la SUBOXONE, sans donnée clinique permettant d’étayer un avantage en termes de qualité de vie ou d’observance
  • la Commission considère que les spécialités ZUBSOLV n’apportent pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à SUBOXONE.

Alternatives

4 options

Même molécule, autre présentation

Dosage ou forme différents : à apprécier selon la prescription

Même molécule, autre présentation
Suboxone 2 mg/0,5 mg, comprimé sublinguallactose
Suboxone 8 mg/2 mg, comprimé sublinguallactose
Buprénorphine/Naloxone Viatris 2 mg/0,5 mg, comprimé sublingual sécablelactose
Buprénorphine/Naloxone Viatris 8 mg/2 mg, comprimé sublingual sécablelactose
4 écartés, avec la raison
Spécialités écartées et raison
Naloxone Aguettant 0,4 mg/ml, solution injectableVoie différente (orale contre parenterale)
Nyxoid 1,8 mg, solution pour pulvérisation nasale en récipient unidoseVoie différente (orale contre respiratoire)
Prenoxad 0,91 mg/ml, solution injectable en seringue préremplieVoie différente (orale contre parenterale)
Ventizolve 1,26 mg, solution pour pulvérisation nasale en récipient unidoseVoie différente (orale contre respiratoire)

Documents officiels

Mis à jour le 06/05/2025Texte reconstruit depuis le PDF européenVersion officielleUn passage copié emporte sa source

1Dénomination du médicament

Zubsolv 0,7 mg/0,18 mg, comprimé sublingual Zubsolv 1,4 mg/0,36 mg, comprimé sublingual Zubsolv 2,9 mg/0,71 mg, comprimé sublingual Zubsolv 5,7 mg/1,4 mg, comprimé sublingual Zubsolv 8,6 mg/2,1 mg, comprimé sublingual Zubsolv 11,4 mg/2,9 mg, comprimé sublingual

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2Composition qualitative et quantitative

Zubsolv 0,7 mg/0,18 mg, comprimé sublingual

Chaque comprimé sublingual de 0,7 mg/0,18 mg contient 0,7 mg de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine) et 0,18 mg de naloxone (sous forme de chlorhydrate dihydraté).

Zubsolv 1,4 mg/0,36 mg, comprimé sublingual

Chaque comprimé sublingual de 1,4 mg/0,36 mg contient 1,4 mg de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine) et 0,36 mg de naloxone (sous forme de chlorhydrate dihydraté).

Zubsolv 2,9 mg/0,71 mg, comprimé sublingual

Chaque comprimé sublingual de 2,9 mg/0,71 mg contient 2,9 mg de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine) et 0,71 mg de naloxone (sous forme de chlorhydrate dihydraté).

Zubsolv 5,7 mg/1,4 mg, comprimé sublingual

Chaque comprimé sublingual de 5,7 mg/1,4 mg contient 5,7 mg de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine) et 1,4 mg de naloxone (sous forme de chlorhydrate dihydraté).

Zubsolv 8,6 mg/2,1 mg, comprimé sublingual

Chaque comprimé sublingual de 8,6 mg/2,1 mg contient 8,6 mg de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine) et 2,1 mg de naloxone (sous forme de chlorhydrate dihydraté).

Zubsolv 11,4 mg/2,9 mg, comprimé sublingual

Chaque comprimé sublingual de 11,4 mg/2,9 mg contient 11,4 mg de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine) et 2,9 mg de naloxone (sous forme de chlorhydrate dihydraté).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

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3Forme pharmaceutique
Comprimé sublingual

Zubsolv 0,7 mg/0,18 mg, comprimé sublingual

Comprimé blanc à blanc cassé, ovale, d’une longueur de 6,8 mm et une largeur de 4,0 mm, portant l’inscription « .7 » sur un côté.

Zubsolv 1,4 mg/0,36 mg, comprimé sublingual

Comprimé blanc à blanc cassé, triangulaire d’une longueur 7,2 mm et une hauteur de 6,9 mm, portant l’inscription « 1.4 » sur un côté.

Zubsolv 2,9 mg/0,71 mg, comprimé sublingual

Comprimé blanc à blanc cassé, en forme de D, d’une hauteur de 7,3 mm et une largeur de 5,65 mm, portant l’inscription « 2.9 » sur un côté.

Zubsolv 5,7 mg/1,4 mg, comprimé sublingual

Comprimé blanc, rond, de 7 mm de diamètre, portant l’inscription « 5.7 » sur un côté.

Zubsolv 8,6 mg/2,1 mg, comprimé sublingual

Comprimé blanc à blanc cassé, en forme de losange, d’une longueur de 9,5 mm et une largeur de 8,2 mm, portant l’inscription « 8.6 » sur un côté.

Zubsolv 11,4 mg/2,9 mg, comprimé sublingual

Comprimé blanc à blanc cassé, oblong, d’une longueur de 10,3 mm et une largeur 8,2 mm, portant l’inscription « 11.4 » sur un côté.

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4Informations cliniques

4.1Indications thérapeutiques

Traitement substitutif de la pharmacodépendance aux opioïdes, dans le cadre d’une prise en charge médicale, sociale et psychologique. La naloxone est un composant destiné à dissuader le mauvais usage par voie intraveineuse. Zubsolv est indiqué chez les adultes et les adolescents âgés de plus de 15 ans, qui ont accepté d’être traités pour une addiction.

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4.2Posologie et mode d'administration

Le traitement doit être sous la supervision d’un médecin expérimenté dans la prise en charge de la dépendance/l’addiction aux opioïdes.

Zubsolv n’est pas interchangeable avec d’autres produits contenant de la buprénorphine, car différents produits contenant de la buprénorphine ne sont pas nécessairement bioéquivalents. Par conséquent, la dose en mg peut varier selon les produits. Une fois que la dose appropriée a été établie pour un patient disposant d’un produit spécifique contenant de la buprénorphine, il n’est pas recommandé de remplacer ce produit par un autre produit.

Si le traitement d’un patient est modifié entre des produits contenant de la buprénorphine ou de la buprénorphine et de la naloxone, des ajustements posologiques peuvent être nécessaires en raison de différences potentielles de biodisponibilité (voir rubriques 4.4 et 5.2).

L’utilisation de multiples de l’un des trois dosages les plus élevés pour substituer l’un des dosages les plus faibles (par exemple dans le cas d’une indisponibilité temporaire des présentations ayant des dosages élevés) n’est pas recommandée (voir rubrique 5.2).

Précautions à prendre avant l’induction

Avant l’instauration du traitement, il convient de prendre en compte le type de dépendance aux opioïdes (c.-à-d. opioïdes à durée d’action longue ou courte), l’intervalle de temps écoulé depuis la dernière prise d’opioïdes et le degré de dépendance aux opioïdes. Pour éviter l’apparition d’un syndrome de sevrage, l’initiation du traitement par buprénorphine/naloxone ou par buprénorphine doit être effectuée uniquement lorsque des signes objectifs et clairs de sevrage sont évidents (démontrés par ex. par un score indiquant un sevrage léger à modéré sur l’échelle clinique validée de sevrage des opioïdes, COWS).

  • Pour les patients dépendants à l’héroïne ou aux opioïdes à courte durée d’action, la première dose de buprénorphine/naloxone doit être prise lors de l’apparition des signes de sevrage, mais au minimum 6 heures après la dernière prise d’opioïdes par le patient.
  • Pour les patients recevant de la méthadone, la dose de méthadone doit être réduite à un maximum de 30 mg/jour avant de commencer le traitement par buprénorphine/naloxone. Il convient de prendre en considération la longue demi-vie de la méthadone lors de l’instauration de la buprénorphine/naloxone. La première dose de buprénorphine/naloxone doit être prise uniquement lors de l’apparition des signes de sevrage, mais au minimum 24 heures après la dernière prise de méthadone par le patient. La buprénorphine peut précipiter l’apparition des symptômes de sevrage chez les patients dépendants à la méthadone.
Posologie

Instauration du traitement (induction) La dose initiale recommandée chez les adultes et les adolescents âgés de plus de 15 ans est de 1,4 mg/0,36 mg ou 2,9 mg/0,71 mg par jour. Un comprimé supplémentaire de Zubsolv 1,4 mg/0,36 mg ou 2,9 mg/0,71 mg peut être administré le premier jour, en fonction des besoins du patient.

Pendant l’instauration du traitement, il est recommandé de contrôler quotidiennement son administration afin de s’assurer que le comprimé soit placé correctement sous la langue et observer la réponse du patient au traitement ce qui permettra de titrer efficacement la dose en fonction de l’effet clinique.

Stabilisation de la posologie et traitement d’entretien Suite à l’induction au jour 1 du traitement, il convient de stabiliser rapidement le patient à une dose d’entretien adéquate en ajustant la posologie pour atteindre une dose permettant de maintenir le patient sous traitement et supprimer les effets de sevrage des opioïdes et qui dépend de la réévaluation de l’état clinique et psychologique du patient. La posologie maximale de 17,2 mg de buprénorphine par jour en une prise (par exemple : 11,4 + 5,7 mg ou 2 x 8,6 mg ou 3 x 5,7 mg) ne doit pas être dépassée.

Pendant le traitement d’entretien, il peut être nécessaire périodiquement de stabiliser à nouveau le patient à une nouvelle dose d’entretien en réponse à l’évolution de ses besoins.

L’utilisation du dosage 0,7 mg/0,18 mg a pour but d’affiner la dose chez les patients, en particulier pendant la diminution progressive du traitement ou en cas de problèmes de tolérance au cours de la titration.

Les médecins sont encouragés à prescrire un schéma thérapeutique en un seul comprimé une fois par jour si possible afin de réduire au minimum le risque de détournement.

Administration non quotidienne Après obtention d’une stabilisation satisfaisante, la fréquence d’administration du traitement par Zubsolv peut être réduite à une administration tous les deux jours en doublant la dose

quotidienne titrée pour le patient. Chez certains patients, après l’obtention d’une stabilisation satisfaisante, la fréquence d’administration du traitement peut être réduite à trois administrations par semaine (par exemple lundi, mercredi et vendredi. La dose du lundi et du mercredi doit être le double de la dose quotidienne titrée, et la dose du vendredi doit être le triple de la dose quotidienne titrée pour le patient, sans traitement les jours intermédiaires). Toutefois, la dose administrée en une seule journée ne doit pas dépasser 17,2 mg de buprénorphine. Les patients nécessitant une dose quotidienne titrée > 5,7 mg de buprénorphine par jour peuvent ne pas trouver ce schéma adéquat.

Arrêt du traitement Après l’obtention d’une stabilisation satisfaisante, si le patient l’accepte, la posologie peut être réduite progressivement à une dose d’entretien plus faible ; dans certains cas favorables, le traitement peut être arrêté. La disponibilité de 6 dosages différents favorise une titration individuelle et une diminution progressive de la posologie. Les patients doivent être suivis après l’arrêt du traitement en raison du risque de rechute.

Populations particulières

Personnes âgées La sécurité et l’efficacité de la buprénorphine/naloxone chez les patients âgés de plus de 65 ans n’ont pas été établies. Aucune recommandation sur la posologie ne peut être faite.

Insuffisance hépatique Comme les propriétés pharmacocinétiques de la buprénorphine/naloxone peuvent être modifiées chez les patients présentant une insuffisance hépatique, il est recommandé d’instaurer et de titrer prudemment les doses chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir rubrique 5.2). La buprénorphine/naloxone est contre-indiquée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.3 et 5.2).

Insuffisance rénale La modification de la dose de buprénorphine/naloxone n’est pas nécessaire chez les patients insuffisants rénaux. La prudence est recommandée quant à la posologie des patients atteints d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min) (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de buprénorphine/naloxone chez les enfants âgés de moins de 15 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration

Les médecins doivent avertir les patients que la voie sublinguale est la seule voie d’administration efficace et sûre pour ce médicament (voir rubrique 4.4). Le comprimé doit être placé sous la langue jusqu’à dissolution complète. Les patients ne doivent pas avaler, consommer des aliments ou des boissons jusqu’à ce que le comprimé soit complètement dissous.

Zubsolv se désagrège généralement dans les 40 secondes ; cependant, 5 à 10 minutes peuvent être nécessaires pour que le patient ressente la disparition totale du comprimé dans la bouche.

Si plus d’un comprimé est nécessaire, ils peuvent être pris en même temps ou successivement : la seconde prise doit être effectuée directement après désagrégation du premier comprimé.

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4.3Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Insuffisance respiratoire sévère.

Insuffisance hépatique sévère. Cas de delirium tremens ou d’alcoolisme aigu. Administration concomitante d’antagonistes opioïdes (naltrexone, nalméfène) pour le traitement de la dépendance à l’alcool ou aux opiacés.

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4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mésusage, abus et usage détourné

La buprénorphine peut être mal utilisée ou prise de façon abusive de manière similaire aux autres opioïdes, licites ou illicites. Les risques liés au mésusage ou à l’abus d’opioïdes incluent le surdosage, la transmission d’agents viraux dans le sang, des infections localisées ou systémiques, la dépression respiratoire et les lésions hépatiques. Le mésusage de la buprénorphine par une personne autre que le patient à qui le produit est destiné risque également de créer une nouvelle catégorie d’individus nouvellement dépendants utilisant la buprénorphine comme substance principale d’abus. Ceci peut survenir si le médicament est distribué pour un usage illicite directement par le patient ou si le médicament n’est pas protégé contre le vol.

Un traitement sous-optimal par buprénorphine/naloxone peut inciter à un mauvais usage du médicament par le patient, conduisant à un surdosage ou à l’abandon du traitement. Un patient qui est sous-dosé en buprénorphine/naloxone peut continuer à gérer ses symptômes de sevrage incontrôlés en s’auto-administrant des opioïdes, de l’alcool ou d’autres sédatifs-hypnotiques tels que les benzodiazépines.

Afin de minimiser le risque de mésusage, d’abus et de détournement, des précautions appropriées doivent être prises lors de la prescription et de la délivrance de buprénorphine ; par exemple éviter de prescrire plusieurs renouvellements au début du traitement et mener des visites de suivi du patient avec une surveillance clinique appropriée selon les besoins du patient.

L’association de la buprénorphine avec la naloxone de Zubsolv vise à dissuader le mésusage et l’abus de la buprénorphine. Il est attendu que le mésusage de Zubsolv par voie intraveineuse ou par voie intranasale soit moins probable qu’avec la buprénorphine seule car la naloxone de Zubsolv peut précipiter l’apparition du sevrage chez les personnes dépendantes à l’héroïne, à la méthadone ou à d’autres agonistes opioïdes.

Troubles respiratoires liés au sommeil

Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment l’apnée centrale du sommeil (ACS) et l’hypoxémie liée au sommeil. Le risque d’ACS augmente en fonction de la dose d’opioïdes utilisée. Chez les patients présentant une ACS, une diminution du dosage total d’opioïdes doit être envisagée.

Dépression respiratoire

Un certain nombre de cas de décès dus à une dépression respiratoire ont été signalés, en particulier lorsque la buprénorphine a été utilisée en association avec des benzodiazépines (voir rubrique 4.5) ou lorsque la buprénorphine n’était pas utilisée conformément à la prescription. Des décès ont également été rapportés après la prise concomitante de buprénorphine avec d’autres dépresseurs du système nerveux central comme l’alcool ou d’autres opioïdes.

L’administration de buprénorphine à des personnes non dépendantes aux opioïdes, et non tolérantes aux effets des opioïdes, peut entraîner une dépression respiratoire potentiellement mortelle.

Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients souffrant d’asthme ou d’insuffisance respiratoire comme une bronchopneumopathie chronique obstructive, un cœur pulmonaire, une diminution de la capacité respiratoire, une hypoxie, une hypercapnie, une dépression respiratoire préexistante ou une cyphoscoliose (courbure du rachis menant à une potentielle dyspnée).

La buprénorphine/naloxone peut provoquer une dépression respiratoire grave, voire mortelle, chez les enfants et les personnes non-dépendantes en cas d’ingestion accidentelle ou délibérée. Les patients doivent être informés de conserver la plaquette thermoformée en sécurité, de ne jamais sortir à l’avance les comprimés de la plaquette thermoformée, de conserver celle-ci hors de la portée des enfants et autres membres du foyer, et de ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Les urgences doivent être contactées immédiatement en cas d’ingestion accidentelle ou de suspicion d’ingestion.

Dépression du Système Nerveux Central (SNC)

L’association buprénorphine/naloxone peut provoquer une somnolence, en particulier lorsqu’il y a une prise concomitante avec de l’alcool ou avec des dépresseurs du système nerveux central (tels que benzodiazépines, anxiolytiques, sédatifs ou hypnotiques, voir rubriques 4.5 et 4.7).

Risque en cas d’utilisation concomitante de sédatifs tels que les benzodiazépines et médicaments apparentés

L’utilisation concomitante de buprénorphine/naloxone et de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou des médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels il n’existe pas d’alternatives thérapeutiques. S’il est décidé de prescrire la buprénorphine/naloxone avec un médicament sédatif, la dose minimale efficace du sédatif doit être utilisée et la durée de traitement doit être la plus courte possible. Les patients doivent être étroitement surveillés afin que des signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation puissent être détectés. À cet égard, il est fortement recommandé d’informer les patients et leurs professionnels de santé qu’ils doivent être vigilants à ces symptômes (voir rubrique 4.5).

Syndrome sérotoninergique

L’administration concomitante de Zubsolv et d’autres agents sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, peut engendrer un syndrome sérotoninergique, qui est une réaction pouvant mettre en jeu le pronostic vital (voir rubrique 4.5). Si un traitement concomitant avec d’autres agents sérotoninergiques est justifié sur le plan clinique, il est conseillé de surveiller attentivement le patient, tout particulièrement pendant l’instauration du traitement et les augmentations de dose.

Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre des modifications de l’état mental, un dysfonctionnement du système nerveux autonome , des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux.

En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, une réduction de dose ou un arrêt du traitement devra être envisagé(e) en fonction de la gravité des symptômes.

Dépendance

La buprénorphine est un agoniste partiel au récepteur opioïdes μ (mu) et l’administration chronique produit une dépendance aux opioïdes. Les études chez l’animal, ainsi que les données cliniques, ont démontré que la buprénorphine pouvait produire une dépendance, mais à un niveau inférieur à celle produite par un agoniste complet, comme la morphine.

L’arrêt brutal du traitement n’est pas recommandé car il peut entraîner un syndrome de sevrage dont les premiers signes peuvent apparaître de manière retardée.

Hépatite et atteintes hépatiques

Des cas d’atteintes hépatiques aiguës ont été signalés chez les personnes dépendantes aux opioïdes à la fois dans des études cliniques et dans les effets indésirables signalés post- commercialisation. Les anomalies observées vont d’une élévation asymptomatique transitoire des transaminases hépatiques à des cas rapportés d’insuffisance hépatique, de nécrose hépatique, de syndrome hépato-rénal, d’encéphalopathie hépatique et de décès. Dans de nombreux cas, la présence d’une déficience mitochondriale préexistante (maladie génétique, anomalies des enzymes hépatiques, infection par le virus de l’hépatite B ou l’hépatite C, abus d’alcool, anorexie, utilisation concomitante d’autres médicaments potentiellement hépatotoxique) et la persistance d’injection de drogue pourraient avoir un rôle causal ou contributeur. Ces facteurs sous-jacents doivent être pris en compte avant de prescrire la buprénorphine/naloxone et pendant le traitement. Quand un événement hépatique est soupçonné, d’autres évaluations biologique et étiologique sont nécessaires. Selon les résultats, le médicament peut être interrompu avec prudence afin de prévenir l’apparition des symptômes de sevrage et d’éviter un retour à des drogues illicites. Si le traitement est poursuivi, la fonction hépatique doit être surveillée étroitement.

Précipitation du syndrome de sevrage aux opioïdes

Lors de l’instauration du traitement par buprénorphine/naloxone, le médecin doit être conscient du profil agoniste partiel de la buprénorphine et du fait qu’elle peut précipiter le sevrage chez les patients dépendants aux opioïdes, particulièrement si elle est administrée moins de 6 heures après la dernière prise d’héroïne ou d’autres opioïdes à courte durée d’action, ou si elle est administrée moins de 24 heures après la dernière prise de méthadone. Les patients doivent être clairement surveillés pendant la période de transition de la buprénorphine ou de la méthadone à la buprénorphine/naloxone car des symptômes de sevrage ont été rapportés. Pour éviter de précipiter le sevrage, l’induction avec la buprénorphine/naloxone doit être effectuée lorsque des signes objectifs de sevrage sont évidents (voir rubrique 4.2).

Les symptômes de sevrage peuvent également être associés à un dosage sous-optimal.

Insuffisance hépatique

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine et de la naloxone a été évalué dans une étude réalisée après commercialisation. En raison de la métabolisation hépatique importante de la buprénorphine et de la naloxone, on retrouve des taux plasmatiques de buprénorphine et de naloxone plus élevés chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée à sévère que chez les volontaires sains. Les patients doivent être surveillés afin d’éviter les signes et symptômes de précipitation du syndrome de sevrage aux opioïdes, de toxicité ou de surdosage causés par des taux élevés de naloxone et/ou buprénorphine.

Un bilan de la fonction hépatique initiale et un dépistage des hépatites virales sont recommandés avant le début du traitement. Le risque d’atteinte hépatique est majoré chez les patients présentant une hépatite virale, recevant un traitement concomitant (voir rubrique 4.5) et/ou présentant un dysfonctionnement hépatique. Il est recommandé de contrôler régulièrement la

fonction hépatique (voir rubrique 4.4).

Les comprimés sublinguaux de Zubsolv doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (voir rubriques 4.2 et 5.2). Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère, l’utilisation de buprénorphine/naloxone est contre- indiquée (voir rubrique 4.3).

Insuffisance rénale

L’élimination rénale peut être prolongée car 30 % de la dose administrée est éliminé par voie rénale. Les métabolites de la buprénorphine s’accumulent chez les patients atteints d’insuffisance rénale. La prudence est recommandée quant à la posologie des patients atteints d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min) (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Inhibiteurs du CYP3A4

Les médicaments qui inhibent l’enzyme CYP3A4 peuvent donner lieu à une augmentation des concentrations de la buprénorphine. Une réduction de la dose de buprénorphine/naloxone peut être nécessaire. Chez les patients déjà traités avec des inhibiteurs du CYP3A4, la posologie de buprénorphine/naloxone doit être titrée avec prudence car une dose moindre peut s’avérer suffisante chez ces patients (voir rubrique 4.5).

Effets de classe

Les opioïdes peuvent produire une hypotension orthostatique chez les patients ambulatoires.

Les opioïdes peuvent augmenter la pression du liquide céphalo-rachidien, ce qui peut être à l’origine de crises épileptiques, les opioïdes doivent donc être utilisés avec prudence chez les patients présentant un traumatisme crânien, des lésions intracrâniennes et dans d’autres situations où la pression du liquide céphalo-rachidien peut être augmentée, ou chez les patients ayant des antécédents de crises convulsives.

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients souffrant d’hypotension, d’hypertrophie de la prostate ou de sténose urétrale.

Un myosis induit par des opioïdes, des altérations du niveau de conscience, ou de la perception de la douleur en tant que symptôme d’une maladie, peuvent interférer avec l’évaluation des patients ou compliquer le diagnostic ou l’évolution clinique d’une maladie concomitante.

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxœdème, d’hypothyroïdie, ou d’une insuffisance corticosurrénalienne (par exemple, la maladie d’Addison).

Il a été démontré que les opioïdes augmentent la pression du canal cholédoque, et doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant un dysfonctionnement des voies biliaires. Les opioïdes doivent être administrés avec précautions chez les patients âgés ou affaiblis.

L’administration concomitante des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) pourrait produire une majoration des effets des opioïdes, par analogie à la morphine (voir rubrique 4.5).

Changement entre des médicaments contenant de la buprénorphine

La dose en mg peut varier entre différents médicaments contenant de la buprénorphine. Les spécialités ne sont pas directement interchangeables. Il convient donc de surveiller les patients en cas de changement entre différents produits contenant de la buprénorphine, car des

différences dans la biodisponibilité (voir rubrique 5.2) peuvent être observées dans certains cas. Par conséquent, des ajustements de la posologie peuvent être nécessaires.

Population pédiatrique

Utilisation chez les adolescents (âgés de 15 à moins de 18 ans)

En raison du manque de données chez les adolescents (âgés de 15 à moins de 18 ans), les patients de ce groupe d’âge doivent être plus étroitement surveillés durant le traitement.

Excipients

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c'est-à-dire qu’il est essentiellement "sans sodium".

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4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Association contre-indiquée avec :
Associations déconseillées avec :
  • Des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l’alcool, car l’alcool augmente l’effet sédatif de la buprénorphine (voir rubrique 4.7).
Associations faisant l’objet d’une précaution d’emploi :
  • Des sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés. L’utilisation concomitante d’opioïdes et de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines et médicaments apparentés majore le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en augmentant l’effet dépresseur du SNC. La dose du médicament sédatif et la durée de son utilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique 4.4). Les patients doivent être informés qu’il est extrêmement dangereux de s’administrer des benzodiazépines qui n’ont pas été prescrites tout en prenant ce médicament et doivent également être avertis qu’ils doivent suivre scrupuleusement les indications de leur médecin lorsqu’ils prennent des benzodiazépines simultanément avec ce médicament (voir rubrique 4.4).
  • L’utilisation concomitante de Zubsolv avec des gabapentinoïdes (gabapentine et prégabaline) peut entraîner une dépression respiratoire, une hypotension, une sédation profonde, un coma ou un décès (voir rubrique 4.4).
  • D’autres dépresseurs du système nerveux central, d’autres dérivés opioïdes (par exemple la méthadone, les antalgiques et antitussifs), certains antidépresseurs, les antihistaminiques H1 sédatifs, les barbituriques, les anxiolytiques autres que les benzodiazépines, les neuroleptiques, la clonidine et les substances apparentées : ces associations augmentent la dépression du système nerveux central. La baisse du niveau de vigilance peut rendre dangereuses la conduite et l’utilisation de machines.
  • De plus, une antalgie adéquate peut être difficile à atteindre quand on administre un agoniste opioïde complet à des patients recevant de la buprénorphine/naloxone. Par conséquent, le risque de surdosage avec un agoniste complet existe, en particulière lorsque l’on essaye de surmonter les effets agonistes partiels de la buprénorphine, ou lorsque les concentrations plasmatiques de la buprénorphine diminuent.
  • Des médicaments sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, car le risque de syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle, est accru (voir rubrique 4.4).
  • La naltrexone et le nalméfène sont des antagonistes des opioïdes qui peuvent bloquer les effets pharmacologiques de la buprénorphine. L’administration concomitante pendant le traitement buprénorphine/naloxone est contre-indiquée en raison de

l’interaction potentiellement dangereuse qui peut précipiter l’apparition soudaine de symptômes prolongés et intenses de sevrage des opioïdes (voir rubrique 4.3).

  • Inhibiteurs du CYP3A4 : une étude d’interaction de la buprénorphine avec le kétoconazole (un puissant inhibiteur du CYP3A4) a entraîné une augmentation de la Cmax et de l’aire sous la courbe de la buprénorphine (environ 50 % et 70 %, respectivement) et, dans une moindre mesure, de norbuprénorphine. Les patients traités par Zubsolv doivent être étroitement surveillés, et une diminution de la posologie peut s’avérer nécessaire en cas d’association avec des inhibiteurs du CYP3A4 (par exemple des inhibiteurs de la protéase tels que ritonavir, nelfinavir ou indinavir, ou les antifongiques azolés tels que le kétoconazole ou itraconazole, les antibiotiques type macrolide).
  • Inducteurs du CYP3A4 : L’utilisation concomitante d’inducteurs du CYP3A4 et de la buprénorphine peut réduire les concentrations plasmatiques de buprénorphine, et rendre potentiellement sous-optimal le traitement de la dépendance aux opioïdes par buprénorphine. Une surveillance étroite est recommandée chez les patients traités par buprénorphine/naloxone si des inducteurs (par exemple, phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne, rifampicine) sont co- administrés. La posologie de buprénorphine ou des inducteurs du CYP3A4 pourrait devoir être ajustée en conséquence.
  • Selon les données disponibles concernant la morphine, l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) pourrait produire une majoration des effets des opioïdes.
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4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse

Il n’existe pas ou peu de données sur l’utilisation de la buprénorphine/naloxone chez les femmes enceintes. Les études menées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel pour l’homme n’est pas connu.

En fin de grossesse, la buprénorphine peut provoquer une dépression respiratoire chez le nouveau-né même après une courte période d’administration. L’administration à long terme de buprénorphine au cours des trois derniers mois de la grossesse peut provoquer l’apparition d’un syndrome de sevrage chez le nouveau-né (par exemple hypertonie, tremblements du nouveau-né, agitation néonatale, myoclonie ou convulsions). Le syndrome est généralement retardé de plusieurs heures, voire de plusieurs jours, après la naissance.

En raison de la longue demi-vie de la buprénorphine, une surveillance néonatale pendant plusieurs jours doit être envisagée à la fin de la grossesse, pour prévenir le risque de dépression respiratoire ou le syndrome de sevrage chez les nouveau-nés.

En outre, l’utilisation de la buprénorphine/naloxone pendant la grossesse doit être évaluée par le médecin. La buprénorphine/naloxone ne doit être utilisée pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel est supérieur au risque potentiel pour le fœtus.

Allaitement

On ne sait pas si la naloxone / ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain. La buprénorphine et ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain. Chez les rats, il a été observé que la buprénorphine inhibe la lactation. Par conséquent, l’allaitement doit être interrompu durant un traitement par Zubsolv.

Fertilité

Des études sur les animaux ont mis en évidence une baisse de la fertilité chez les femelles lors de la prise de doses élevées (exposition systémique > 2,4 fois l’exposition humaine à la dose

maximale recommandée de 17,2 mg de buprénorphine, basée sur l’ASC) (voir rubrique 5.3).

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4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

La buprénorphine/naloxone a une influence mineure à modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines lorsqu’elle est administrée à des patients dépendants aux opioïdes. Ce médicament peut provoquer une somnolence, des vertiges, ou des pensées anormales, en particulier pendant l’induction du traitement et l’adaptation posologique. En cas de prise avec de l’alcool ou des dépresseurs du système nerveux central, l’effet sera probablement majoré (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Les patients doivent être avertis que la prise de buprénorphine/naloxone peut affecter leur capacité à conduire et utiliser des machines dangereuses.

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4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables liés au traitement les plus fréquemment observés durant les études cliniques pivots ont été la constipation et des symptômes fréquemment associés au sevrage (c.- à-d. insomnie, céphalée, nausée, hyperhidrose et douleur). Certains cas de convulsions, de vomissements, de diarrhées, de valeurs augmentées de la fonction hépatique ont été considérés comme graves.

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Le tableau 1 résume les effets indésirables signalés au cours de la surveillance post- commercialisation et les effets indésirables rapportés dans les études cliniques pivots dans lesquelles 342 patients sur 472 (72,5 %) ont rapporté des effets indésirables.

La fréquence des effets indésirables possibles énumérés ci-dessous est définie en utilisant la convention suivante : Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥/10 000 à <1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée avec les données disponibles).

Tableau 1 : Effets indésirables liés au traitement rapportés dans les essais cliniques et la surveillance post-commercialisation de la buprénorphine/naloxone

  Classe de            Très           Fréquent                  Peu fréquent           Fréquence
  systèmes             fréquent                                                        indéterminée

d’organes

  Infections et                       Grippe                    Infection des voies
  infestations                        Infection                 urinaires
                                      Pharyngite                Infection vaginale

Rhinite

  Affections                                                    Anémie
  hématologiques                                                Leucocytose
  et du système                                                 Leucopénie
  lymphatique                                                   Lymphadénopathie

Thrombocytopénie

  Affections du                                                 Hypersensibilité       Choc
  système                                                                              anaphylactique

immunitaire

Troubles du                                                  Diminution de
métabolisme et                                               l’appétit
de la nutrition                                              Hyperglycémie

Hyperlipidémie Hypoglycémie

Affections         Insomnie       Anxiété                    Rêves anormaux          Hallucination
psychiatriques                    Dépression                 Agitation
                                  Diminution de la libido    Apathie
                                  Nervosité                  Dépersonnalisation
                                  Pensées anormales          Pharmacodépendance

Humeur euphorique Hostilité

Affections du      Céphalées      Migraine                   Amnésie                 Encéphalopathie
système nerveux                   Sensation vertigineuse     Hyperkinésie            hépatique
                                  Hypertonie                 Convulsion              Syncope
                                  Paresthésie                Trouble de la parole
                                  Somnolence                 Tremblement
Affections                        Amblyopie                  Conjonctivite
oculaires                         Trouble lacrymal           Myosis
Affections de                                                                        Vertige

l’oreille et du labyrinthe

Affections                                                   Angine de poitrine
cardiaques                                                   Bradycardie

Infarctus du myocarde Palpitations Tachycardie

Affections                        Hypertension               Hypotension             Hypotension
vasculaires                       Vasodilatation                                     orthostatique
Affections                        Toux                       Asthme                  Bronchospasme
respiratoires,                                               Dyspnée                 Dépression
thoraciques et                                               Bâillement              respiratoire

médiastinales

Affections         Constipation   Douleur abdominale         Ulcération buccale     Caries dentaires
gastro-            Nausée         Diarrhée                   Altération de la
intestinales                      Dyspepsie                  couleur de la langue

Flatulence Vomissement

Affections                                                                           Hépatite aiguë
hépatobiliaires                                                                      Jaunisse

Nécrose hépatique Syndrome hépatorénal

Affections de la   Hyperhidrose Prurit                       Acné                    Angioœdème
peau et du tissu                Éruption cutanée             Alopécie
sous-cutané                     Urticaire                    Dermatite

exfoliatrice Sécheresse cutanée Nodule cutané

Affections                        Dorsalgie                  Arthrite
musculo-                          Arthralgie
squelettiques et                  Contractures musculaires
systémiques                       Myalgie
  Affections du                        Anormalité de l’urine       Albuminurie
  rein et des voies                                                Dysurie
  urinaires                                                        Hématurie

Néphrolithiase Rétention urinaire

  Affections des                       Troubles érectiles          Aménorrhée
  organes de                                                       Trouble de
  reproduction et                                                  l’éjaculation
  du sein                                                          Ménorragie

Métrorragie

  Troubles         Syndrome de         Asthénie                    Hypothermie              Syndrome de
  généraux et      sevrage             Douleur thoracique                                   sevrage
  anomalies au                         Frissons                                             néonatal
  site                                 Fièvre
  d’administration                     Malaise

Douleur Œdème périphérique

  Investigations                       Test hépatique anormal      Élévation de la          Augmentation
                                       Perte de poids              créatinine sérique       des

transaminases

Lésions, Lésion Coup de chaleur intoxications et complications liées aux procédures

Description de certains effets indésirables

En cas de mésusage du médicament par voie intraveineuse, certains effets indésirables qui sont attribués au mésusage plutôt qu’au médicament et incluent des réactions locales, parfois septiques (abcès, cellulite) et une hépatite aiguë potentiellement grave et d’autres infections comme la pneumonie ou l’endocardite (voir rubrique 4.4).

Chez les patients présentant une pharmacodépendance marquée, la première administration de buprénorphine peut produire un syndrome de sevrage du médicament similaire à celui induit par la naloxone (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

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4.9Surdosage
Symptômes

Le principal symptôme nécessitant une intervention médicale en cas de surdosage est la dépression respiratoire consécutive à une dépression du système nerveux central, car elle peut conduire à un arrêt respiratoire et au décès. Les signes de surdosage peuvent aussi comprendre somnolence, amblyopie, myosis, hypotension, nausées, vomissements et/ou troubles de la parole.

Prise en charge

Une prise en charge globale, comprenant notamment une surveillance étroite de l’état respiratoire et cardiaque du patient, doit être instituée. Un traitement symptomatique de la dépression respiratoire et des mesures standards de soins intensifs doivent être mis en place. Une ventilation assistée ou contrôlée doit être assurée. Le patient doit être transféré dans une unité où des moyens de réanimation complets sont disponibles.

Si le patient vomit, des précautions doivent être prises pour éviter qu’il inhale son vomi.

L’utilisation d’un antagoniste opioïde (c.-à-d., la naloxone) est recommandée, malgré l’effet modeste qu’il peut avoir pour inverser les symptômes respiratoires de la buprénorphine comparé à ses effets sur les agents opioïde agonistes complets.

Si la naloxone est utilisée, la longue durée d’action de la buprénorphine doit être prise en considération lors de la détermination de la durée du traitement et la surveillance médicale nécessaire pour inverser les effets du surdosage. La naloxone peut être éliminée plus rapidement que la buprénorphine, par conséquent les symptômes du surdosage à la buprénorphine préalablement contrôlés par la naloxone peuvent réapparaître. Ainsi une perfusion continue peut être nécessaire.

Si la perfusion n’est pas possible, l’administration répétée de naloxone peut être nécessaire. Le débit de perfusion continue intraveineuse doit être ajusté en fonction de la réponse du patient.

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5Propriétés pharmacologiques

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Autres médicaments du système nerveux central, médicaments utilisés pour les troubles addictifs, Code ATC : N07BC51.

Mécanisme d’action

La buprénorphine est un opioïde agoniste partiel/antagoniste qui se lie aux récepteurs opioïdes du cerveau μ (mu) et κ (kappa). Son activité dans le traitement de substitution aux opioïdes est attribuée à sa liaison lentement réversible aux récepteurs opioïdes μ qui, sur une période prolongée, peut minimiser le besoin en drogues chez les patients dépendants.

Les effets plafond de l’agoniste opioïde ont été observés au cours des études de pharmacologie clinique chez des patients dépendants aux opioïdes.

La naloxone est un antagoniste des récepteurs opioïdes µ. Lorsqu’elle est administrée par voie orale ou sublinguale aux posologies habituelles chez des patients présentant un sevrage aux opioïdes, la naloxone a peu ou pas d’effet pharmacologique en raison de sa métabolisation presque complète lors du premier passage. Lorsqu’elle est administrée par voie intraveineuse chez des patients dépendants aux opioïdes, la présence de naloxone dans Zubsolv provoque des effets antagonistes opioïdes marqués ainsi qu’un syndrome de sevrage des opioïdes, dissuadant donc de toute utilisation abusive du produit par voie intraveineuse.

Efficacité et sécurité cliniques

Les données d’efficacité et de sécurité d’emploi de buprénorphine/naloxone sont principalement issues d’une étude clinique menée pendant un an, comprenant une comparaison randomisée, en double aveugle de buprénorphine/naloxone, buprénorphine et placebo sur une période de quatre semaines, suivie d’une étude de tolérance de buprénorphine/naloxone sur une période de 48 semaines. Dans cette étude, 326 sujets héroïnomanes ont été randomisés pour recevoir soit 16 mg par jour de buprénorphine/naloxone, soit 16 mg par jour de buprénorphine soit un placebo.

Pour les sujets randomisés pour recevoir un des traitements actifs, la posologie était de 8 mg de buprénorphine au Jour 1, suivie de 16 mg (deux comprimés à 8 mg) de buprénorphine au Jour 2. Les sujets randomisés pour recevoir la buprénorphine/naloxone sont passés à cette association au Jour 3. Les sujets ont été vus quotidiennement à la clinique (du lundi au vendredi) pour évaluer la posologie et l’efficacité. Des doses ont été délivrées aux patients pour qu’ils les prennent chez eux pendant les week-ends. L’objectif principal de l’étude était la comparaison de l’efficacité de la buprénorphine et de la buprénorphine/naloxone individuellement par rapport au placebo. Le pourcentage de prélèvements d’urine, effectués trois fois par semaine, qui se sont révélés négatifs aux opioïdes non inclus dans l’étude était statistiquement plus élevé dans le groupe buprénorphine/naloxone que dans le groupe placebo (p < 0,0001) et dans le groupe buprénorphine que dans le placebo (p < 0,0001).

Dans une étude en double aveugle, double placebo, en groupes parallèles comparant la buprénorphine en solution éthanolique versus un contrôle actif d’agoniste complet, 162 sujets ont été randomisés pour recevoir la solution sublinguale éthanolique de la buprénorphine à 8 mg/jour (une dose qui est à peu près comparable à une dose de 12 mg/jour de buprénorphine/naloxone), ou deux doses relativement faibles du contrôle actif, dont l’une d’elles était suffisamment faible pour servir d’alternative au placebo, pendant une phase d’induction de 3 à 10 jours, une phase d’entretien de 16 semaines et une phase de désintoxication de 7 semaines. La dose d’entretien de buprénorphine a été titrée jusqu’au Jour 3 ; les doses du contrôle actif ont été titrées plus progressivement. En se base sur le maintien sous traitement et sur le pourcentage de prélèvements d’urine, négatifs aux opioïdes non inclus dans l’étude effectués trois fois par semaine, la buprénorphine s’est révélée plus efficace que la dose faible du groupe contrôle, en permettant de maintenir les héroïnomanes sous traitement et en réduisant leur consommation d’opioïdes pendant le traitement. L’efficacité de la buprénorphine, 8 mg par jour était similaire à celle de la dose modérée du contrôle actif, mais l’équivalence n’a pas été démontrée.

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5.2Propriétés pharmacocinétiques

Zubsolv se dissout généralement dans les 40 secondes, cependant, 5 à 10 minutes peuvent être nécessaires pour que le patient ressente la disparition totale du comprimé dans la bouche.

Zubsolv, comprimé sublingual a une biodisponibilité supérieure aux comprimés sublinguaux conventionnels. Par conséquent, la dose en mg peut varier selon les produits. Zubsolv n’est pas interchangeable avec d’autres produits contenant de la buprénorphine.

Dans des études comparatives de biodisponibilité, Zubsolv 11,4/2,9 mg a montré une exposition en buprénorphine équivalente à celle de la buprénorphine/naloxone 16/4 mg (2 x 8/2 mg) administré en comprimés sublinguaux conventionnels. Cependant, Zubsolv 2 x 1,4/0,36 mg a montré une exposition de buprénorphine 20 % inférieure à celle de buprénorphine/naloxone 2 x 2/0,5 mg administré en comprimés sublinguaux conventionnels. L’exposition de la naloxone n’était pas plus élevée avec Zubsolv pour toutes les doses testées.

Buprénorphine

Absorption La buprénorphine, lorsqu’elle est prise par voie orale, subit une métabolisation de premier passage avec une N désalkylation et une glucuroconjugaison dans l’intestin grêle et le foie. L’utilisation de ce médicament par voie orale est donc inappropriée.

Des écarts mineurs ont été observés dans les paramètres d’exposition proportionnelle aux doses de buprénorphine, ainsi que des écarts dans la proportionnalité stricte de la composition pour les trois dosages les plus faibles (2,9/0,71, 1,4/0,36, et 0,7/0,18 mg) par rapport aux trois présentations ayant les doses les plus élevées. Il n’est donc pas recommandé d’utiliser les

multiples des trois présentations de Zubsolv ayant des doses plus faibles pour substituer une des trois présentations de Zubsolv ayant des doses plus élevées.

Les concentrations plasmatiques maximales sont approximativement atteintes 90 minutes après l’administration sublinguale. Les concentrations plasmatiques de buprénorphine augmentaient avec les doses croissantes de buprénorphine/naloxone administrées par voie sublingual. La Cmax et l’ASC de la buprénorphine augmentent lorsque la dose augmentée, bien que cette hausse soit proportionnellement inférieure à l’augmentation de la dose.

Distribution L’absorption de la buprénorphine est suivie d’une phase de distribution rapide (demi-vie de distribution de 2 à 5 heures). La buprénorphine est très lipophile, ce qui entraîne un passage rapide de la barrière hémato- encéphalique. La liaison de la buprénorphine aux protéines, essentiellement aux alpha- et bêta-globulines, est d’environ 96 %.

Biotransformation La buprénorphine est métabolisée principalement par N-désalkylation via l’enzyme CYP3A4 du système microsomal hépatique. La molécule mère et le métabolite primaire désalkylé, la norbuprénorphine, font ensuite l’objet d’une glucuroconjugaison. La norbuprénorphine se lie aux récepteurs opioïdes in vitro ; cependant, on ne sait pas si elle contribue à l’effet global de l’association buprénorphine/naloxone

Elimination L’élimination de la buprénorphine est bi- ou tri-exponentielle, et la demi-vie d’élimination terminale plasmatique moyenne de 32 heures.

La buprénorphine est éliminée dans les féces (environ 70 %) par excrétion biliaire des métabolites glucuroconjugués, le reste (environ 30 %) étant éliminé dans l’urine.

Naloxone

Absorption Après administration sublinguale de la buprénorphine/naloxone, les concentrations plasmatiques de naloxone sont faibles et diminuent rapidement. Les concentrations plasmatiques maximales moyennes de naloxone étaient trop faibles pour permettre d’évaluer la proportionnalité à la dose. La naloxone ne modifie pas la pharmacocinétique de la buprénorphine.

Distribution La liaison de la naloxone aux protéines, essentiellement à l’albumine, est d’environ 45 %.

Biotransformation La naloxone est métabolisée dans le foie, principalement par glucuronoconjugaison, et excrétée dans l’urine. La naloxone est métabolisée par glucuroconjugaison directe pour former la naloxone 3- glucuronide, ainsi que par N-désalkylation et réduction du groupe 6-oxo.

Élimination La naloxone est éliminée dans les urines, avec une demi-vie d’élimination moyenne de 0,9 à 9 heure(s).

Populations spéciales

Personnes âgées

Aucune donnée pharmacocinétique chez les patients âgés n’est disponible.

Insuffisance rénale L’élimination rénale joue un rôle relativement faible (environ 30 %) dans l’ensemble de la clairance de la buprénorphine/naloxone. Aucune modification de la posologie basée sur la fonction rénale n’est requise, mais la prudence est recommandée lors de l’administration du produit à patients présentant une insuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.4).

Insuffisance hépatique L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine et de la naloxone a été évalué dans une étude post-commercialisation.

Le tableau 2 résume les résultats issus d’une étude clinique dans laquelle l’exposition après l’administration d’une dose unique de buprénorphine/naloxone en comprimé sublingual a été déterminée chez des sujets sains, et chez les sujets atteints d’insuffisance hépatique.

Tableau 2 : Effet de l’insuffisance hépatique sur les paramètres pharmacocinétiques de la buprénorphine et de la naloxone après l’administration (variation par rapport à des sujets sains)

       Paramètres                 Insuffisance            Insuffisance            Insuffisance
   pharmacocinétiques          hépatique légère        hépatique modérée       hépatique sévère

(Child-Pugh de Classe (Child-Pugh de Classe (Child-Pugh de classe

                                       A)                      B)                      C)
                                     (n=9)                   (n=8)                   (n=8)

Buprénorphine

  Cmax                        Augmentation de 1,2        Augmentation de 1,1        Augmentation de 1,7
                              fois                       fois                       fois
  ASCdéfini                   Semblable à la valeur      Augmentation de 1,6        Augmentation de 2,8
                              de contrôle                fois                       fois

Naloxone

  Cmax                        Semblable à la valeur      Augmentation de 2,7        Augmentation de 11,3
                              de contrôle                fois                       fois
  ASCdéfini                   Augmentation de 0,2        Augmentation de 3,2        Augmentation de 14,0
                              fois                       fois                       fois

Globalement, l’exposition plasmatique de la buprénorphine était environ 3 fois plus élevée chez les patients ayant une insuffisance hépatique grave, tandis que l’exposition plasmatique de la naloxone était 14 fois plus élevée chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère.

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5.3Données de sécurité préclinique

L’association de buprénorphine et de naloxone a été étudiée dans des études de toxicité à des doses élevées et répétées (jusqu’à 90 jours pour le rat) chez l’animal. Aucune amélioration synergique de la toxicité n’a été observée. Les effets indésirables étaient basés sur l’activité pharmacologique connue des substances agonistes et/ou antagonistes opioïdes.

L’association du chlorhydrate de buprénorphine et du chlorhydrate de naloxone (ratio 4 :1) ne s’est pas révélée mutagène dans le test de mutation bactérienne (test d’Ames), ni clastogénique

dans le test cytogénétique in vitro sur des lymphocytes humains ou lors du test du micronucleus intraveineux chez le rat.

Des études sur la reproduction, au cours desquelles la buprénorphine et la naloxone (ratio 1 :1) étaient administrées par voie orale, ont révélé l’apparition d’une embryolétalité chez le rat en présence de toxicité maternelle à toutes les doses. La plus faible dose étudiée correspondait à une exposition multipliée par 1 pour la buprénorphine et par 5 pour la naloxone par rapport à la dose thérapeutique humaine maximale calculée en mg/m². Chez le lapin, aucune toxicité sur le développement n’a été observée à des doses maternelles toxiques. De plus, aucune tératogénicité n’a été observée ni chez les rats ni chez les lapins. Aucune étude de peri post- natalité n’a été conduite avec la buprénorphine/naloxone ; cependant, l’administration orale maternelle de la buprénorphine à doses élevées pendant la gestation et la lactation a entraîné une parturition difficile (conséquence possiblement de l’effet sédatif de la buprénorphine), une mortalité néo-natale élevée et un léger retard dans le développement de certaines fonctions neurologiques (réflexe de redressement au contact d’une surface et réaction de sursaut) chez les rats nouveau-nés.

Chez le rat, l’administration de buprénorphine/naloxone dans la nourriture à une dose supérieure ou égale à 500 ppm a provoqué une baisse de la fertilité, démontrée des taux de conception plus bas chez les femelles. L’ajout d’une dose de 100 ppm à la nourriture (exposition estimée pour la buprénorphine environ 2,4 fois supérieure comparée à une dose de 17,2 mg de buprénorphine/naloxone chez l’homme en se basant sur l’ASC, les concentrations plasmatiques de naloxone étaient en dessous de la limite de détection chez les rats) n’a engendré aucun effet indésirable sur la fertilité chez les femelles.

Une étude de carcinogénicité de la buprénorphine/naloxone a été menée chez les rats à des doses de 7,30 et 120 mg/kg/jour, avec une exposition estimée de 3 à 75 fois supérieure, par rapport à une dose sublinguale quotidienne, équivalente au Zubsolv, de 11,4 mg de buprénorphine administrée chez l’homme, calculée en mg/m². Des hausses statistiquement significatives de l’incidence d’adénomes testiculaires bénins à cellule interstitielles (de Leydig) ont été observées dans tous les groupes quel que soit la dose.

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6Données pharmaceutiques

6.1Liste des excipients

Mannitol (E421) Acide citrique (E330) Citrate de sodium (E331) Cellulose microcristalline Croscarmellose sodique Sucralose Levomenthol Silice colloïdale anhydre Stéarylfumarate de sodium

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6.2Incompatibilités

Sans objet.

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6.3Durée de conservation

0,7 mg/0,18 mg

2 ans

1,4 mg/0,36 mg

4 ans

2,9 mg/0,71 mg

3 ans

5,7 mg/1,4 mg

4 ans

8,6 mg/2,1 mg

4 ans

11,4 mg/2,9 mg

4 ans

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6.4Précautions particulières de conservation

Conserver à une température inférieure à 25°C. Conserver dans l’emballage d’origine afin de protéger les comprimés de l’humidité.

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6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur

Plaquettes alvéolées en PVC/oPA/Alu/PVC//Alu/PET/Papier résistantes aux enfants. Présentation par 7, 28 ou 30 comprimés sublinguaux.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

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6.6Précautions particulières d'élimination

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

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7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché

Accord Healthcare S.L.U. World Trade Center, Moll de Barcelona, s/n Edifici Est 6a planta 08039 Barcelone Espagne

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8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché

EU/1/17/1233/001 EU/1/17/1233/002 EU/1/17/1233/003 EU/1/17/1233/004 EU/1/17/1233/005

EU/1/17/1233/006 EU/1/17/1233/007 EU/1/17/1233/008 EU/1/17/1233/009 EU/1/17/1233/010 EU/1/17/1233/011 EU/1/17/1233/012 EU/1/17/1233/013 EU/1/17/1233/014 EU/1/17/1233/015 EU/1/17/1233/016 EU/1/17/1233/017 EU/1/17/1233/018

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9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT
DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation: 10 novembre 2017 Date du dernier renouvellement : 27 juillet 2022

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10Date de mise à jour du texte

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

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Références

Ce produit ailleurs