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Rydapt 25 mg, capsule molle

midostaurineNOVARTIS EUROPHARM (IRLANDE)CIS 67868413

Délivrance

9 conditions
Qui la prescrit

Prescription hospitalière

Prescription réservée aux médecins compétents en Cancerologie

Prescription réservée aux médecins compétents en maladie du sang

Prescription réservée aux spécialistes et services Dermatologie

Prescription réservée aux spécialistes et services Hematologie

Prescription réservée aux spécialistes et services Medecine interne

Prescription réservée aux spécialistes et services Oncologie medicale

Classement

Liste I

Suivi

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement

Évaluation HAS

4 avis

17/02/2021Réévaluation suite à résultats étude post-inscriptAvis de la Commission

SMR faible — Le service médical rendu par RYDAPT (midostaurine) reste faible dans l’indication de l’AMM.

ASMR V — Compte tenu :

  • des données d’efficacité limitées issues d’une étude de phase II non comparative montrant un taux de réponse globale proche de 60%
  • de l’absence de donnée probante montrant un gain sur la survie globale et la qualité de vie dans cette étude
  • des limites méthodologiques des données d’utilisation fournies dans le cadre de cette réévaluation (non exhaustives, biais de sélection…) ne répondant pas à la demande de la Commission de disposer notamment des données d’un suivi exhaustif des patients traités par RYDAPT (midostaurine) en France
  • Mais prenant en compte :
  • la difficulté de réaliser une comparaison à un seul traitement préconisé dans la même étude pour l’ensemble des patients de l’indication du fait de l’hétérogénéité de la maladie et sa prise en charge notamment son association ou pas à une hémopathie maligne
  • le besoin médical important dans ces maladies rares et graves en l’absence d’autre médicament disposant à ce jour d’une AMM
  • la Commission considère que RYDAPT, en monothérapie, n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) dans la stratégie de prise de la mastocytose systémique agressive (MSA), la mastocytose systémique associée à une autre hémopathie maligne (MS-AHM), ou la leucémie à mastocytes (LM).
3 avis antérieurs

03/10/2018Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR faible — le service médical rendu par RYDAPT est faible dans le traitement de la mastocytose systémique agressive (MSA), la mastocytose systémique associée à une autre hémopathie maligne (MS-AHM) ou la leucémie à mastocytes (LM).

SMR important — le service médical rendu par RYDAPT est important dans le traitement des patients adultes présentant une leucémie aiguë myéloïde (LAM) nouvellement diagnostiquée avec mutation du gène FLT3, en association avec une chimiothérapie standard d’induction associant daunorubicine et cytarabine et une chimiothérapie de consolidation avec cytarabine à haute dose, suivie pour les patients en rémission complète, d’un traitement d’entretien par RYDAPT en monothérapie

ASMR V — Cette présentation est un complément de gamme qui n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à la présentation en boite de 112 capsules en cours d’inscription.

27/06/2018Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR faible — le service médical rendu par RYDAPT est faible dans le traitement de la mastocytose systémique agressive (MSA), la mastocytose systémique associée à une autre hémopathie maligne (MS-AHM) ou la leucémie à mastocytes (LM).

ASMR V — Compte tenu :

  • des données d’efficacité limitées issues d’une étude de phase II non comparative
  • montrant un taux de réponse globale proche de 60%
  • de l’absence de donnée probante montrant un gain sur la survie globale et la qualité de
  • vie
  • de la difficulté de réaliser une comparaison à un seul traitement préconisé dans la même
  • étude pour l’ensemble des patients de l’indication du fait de l’hétérogénéité de la maladie et
  • sa prise en charge notamment son association ou pas à une hémopathie maligne
  • du besoin médical important
  • la Commission considère que RYDAPT, en monothérapie, n’apporte pas d’amélioration du
  • service médical rendu (ASMR V) dans la stratégie de prise de la mastocytose systémique
  • agressive (MSA), la mastocytose systémique associée à une autre hémopathie maligne
  • (MS-AHM), ou la leucémie à mastocytes (LM).

13/06/2018Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR important — Le service médical rendu par RYDAPT est important dans l’indication « traitement des patients adultes présentant une leucémie aiguë myéloïde (LAM) nouvellement diagnostiquée avec mutation du gène FLT3, en association avec une chimiothérapie standard d’induction associant daunorubicine et cytarabine et une chimiothérapie de consolidation avec cytarabine à haute dose, suivie pour les patients en rémission complète, d’un traitement d’entretien par RYDAPT en monothérapie »

ASMR IV — RYDAPT en association à la chimiothérapie durant les phases d’induction et de consolidation puis administré en monothérapie comme traitement d’entretien apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) par rapport à cette même chimiothérapie administrée seule et sans phase d’entretien.

Alternatives

87 options · 7 masquées

Même sous-classe ATC

Autres inhibiteurs de protéine kinase L01EX

Autre molécule, avec l’accord du prescripteur : alternative si disponible

Documents officiels

Mis à jour le 06/05/2025Texte reconstruit depuis le PDF européenVersion officielleUn passage copié emporte sa source

1Dénomination du médicament

Rydapt 25 mg capsules molles

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2Composition qualitative et quantitative

Chaque capsule molle contient 25 mg de midostaurine.

Excipients à effet notoire

Chaque capsule molle contient environ 83 mg d'éthanol anhydre et 415 mg d'hydroxystéarate de macrogolglycérol.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

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3Forme pharmaceutique
Capsule molle (capsule)

Capsule oblongue orange clair portant l’inscription « PKC NVR » en rouge. Les dimensions approximatives de la capsule sont de 25,4 x 9,2 mm.

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4Informations cliniques

4.1Indications thérapeutiques

Rydapt est indiqué :

  • dans le traitement des patients adultes présentant une leucémie aiguë myéloïde (LAM) nouvellement diagnostiquée avec mutation du gène FLT3, en association avec une chimiothérapie standard d’induction associant daunorubicine et cytarabine et une chimiothérapie de consolidation avec cytarabine à haute dose, suivie pour les patients en rémission complète, d’un traitement d’entretien par Rydapt en monothérapie (voir rubrique 4.2) ;
  • dans le traitement des patients adultes présentant une mastocytose systémique agressive (MSA), une mastocytose systémique associée à une autre hémopathie maligne (MS-AHM), ou une leucémie à mastocytes (LM), en monothérapie.
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4.2Posologie et mode d'administration

Le traitement par Rydapt doit être initié par un médecin expérimenté dans l'utilisation des traitements anticancéreux.

Chez les patients présentant une LAM, la mutation du gène FLT3 (duplication interne en tandem [ITD] ou domaine tyrosine kinase [TKD]) doit être confirmée au moyen d’un test validé avant le début du traitement par midostaurine.

Posologie

Rydapt doit être pris par voie orale, deux fois par jour, à environ 12 heures d'intervalle. Les capsules doivent être prises avec des aliments (voir rubriques 4.5 et 5.2).

Un traitement antiémétique peut être administré à titre préventif, conformément aux pratiques médicales locales et selon la tolérance du patient.

LAM La dose de Rydapt recommandée est de 50 mg deux fois par jour, par voie orale.

Rydapt est administré aux jours 8 à 21 des cycles de chimiothérapie d'induction et de consolidation, puis pour les patients en rémission complète, tous les jours comme traitement d’entretien en monothérapie jusqu’à la survenue d’une rechute pour une durée maximale de 12 cycles de 28 jours chacun (voir rubrique 4.1). Chez les patients qui vont recevoir une greffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH), le traitement par Rydapt doit être interrompu 48 heures avant de débuter le protocole de conditionnement de la greffe.

Modifications de la dose dans la LAM Les recommandations concernant les modifications de la dose de Rydapt chez les patients atteints de LAM sont indiquées dans le Tableau 1.

Tableau 1 Recommandations d'interruption, de réduction et d'arrêt de l'administration de Rydapt chez les patients présentant une LAM

 Phase               Critères                          Administration de Rydapt
 Induction,          Infiltrats pulmonaires de         Interrompre Rydapt pour le reste du cycle.
 consolidation et    Grade 3/4                         Reprendre Rydapt à la même dose après retour
 entretien                                             des infiltrats à un Grade ≤ 1.
                     Autres toxicités non-             Interrompre Rydapt jusqu’à ce que les toxicités
                     hématologiques de Grade 3/4       liées à Rydapt soient de Grade ≤ 2, puis

reprendre Rydapt.

                     Intervalle QTc >470 ms et         Diminuer la dose de Rydapt à 50 mg une fois
                     ≤500 ms                           par jour pendant le reste du cycle. Reprendre

Rydapt à la dose initiale au cycle suivant si l’intervalle QTc est ≤470 ms au début de ce cycle. Sinon, poursuivre Rydapt à 50 mg/jour.

Intervalle QTc >500 ms Différer ou interrompre le traitement par Rydapt pour le reste du cycle. Si l’intervalle QTc est ≤470 ms juste avant le prochain cycle, reprendre Rydapt à la dose initiale. Si l’intervalle QTc ne s’est pas normalisé à temps pour le cycle suivant, ne pas administrer Rydapt pendant ce cycle. Le traitement par Rydapt peut être suspendu pendant le nombre de cycles nécessaire, jusqu’à normalisation de l’intervalle QTc.

 Entretien           Neutropénie de Grade 4 (NAN       Interrompre Rydapt jusqu'à ce que le NAN soit
 uniquement          <0,5 x 109/l)                     ≥1,0 x 109/l, puis reprendre à la dose de 50 mg

deux fois par jour. Si la neutropénie (NAN <1,0 x 109/l) persiste >2 semaines et qu’un lien avec Rydapt est suspecté, arrêter Rydapt.

                     Toxicité de Grade 1/2             Une toxicité de Grade 1 ou 2 persistante jugée
                     persistante                       intolérable par le patient peut justifier une

interruption de traitement jusqu’à 28 jours. NAN : Nombre Absolu de Neutrophiles

MSA, MS-AHM et LM La dose initiale de Rydapt recommandée est de 100 mg deux fois par jour, par voie orale.

Le traitement doit être poursuivi aussi longtemps qu’un bénéfice clinique est observé ou jusqu’à l’apparition d’une toxicité inacceptable.

Modifications de la dose dans la MSA, la MS-AHM et la LM Les recommandations concernant les modifications de la dose de Rydapt chez les patients présentant une MSA, une MS-AHM ou une LM sont indiquées dans le Tableau 2.

Tableau 2 Recommandations d'interruption, de réduction et d'arrêt de l'administration de Rydapt chez les patients présentant une MSA, une MS-AHM ou une LM

 Critères                                          Administration de Rydapt
 NAN <1,0 x 109/l attribué à Rydapt chez les       Interrompre Rydapt jusqu'à ce que le NAN soit

patients sans LM, ou NAN inférieur à 0,5 x 109/l ≥1,0 x 109/l, puis reprendre Rydapt à la dose de attribué à Rydapt chez les patients ayant un NAN 50 mg deux fois par jour ; si le médicament est

initial de 0,5-1,5 x 109/l bien toléré, augmenter la dose jusqu'à 100 mg deux fois par jour. Arrêter Rydapt si le NAN reste bas pendant une durée >21 jours et que cette diminution est suspectée d’être liée à Rydapt.

Numération plaquettaire inférieure à 50 x 109/l Interrompre Rydapt jusqu'à ce que la numération attribuée à Rydapt chez les patients sans MCL, ou plaquettaire soit supérieure ou égale à 50 x 109/l,

 numération plaquettaire inférieure à 25 x 109/l   puis reprendre Rydapt à la dose de 50 mg deux
 chez les patients ayant une numération            fois par jour ; si le médicament est bien toléré,
 plaquettaire initiale de 25-75 x 109/l            augmenter la dose jusqu'à 100 mg deux fois par

jour. Arrêter Rydapt si la numération plaquettaire reste basse pendant une durée >21 jours et que cette diminution est suspectée d’être liée à Rydapt. Taux d’hémoglobine inférieur à 8 g/dl attribué à Interrompre Rydapt jusqu'à ce que le taux Rydapt chez les patients sans LM, ou une anémie d’hémoglobine soit supérieur ou égal à 8 g/dl,

 attribuée à Rydapt mettant en jeu le pronostic    puis reprendre Rydapt à la dose de 50 mg deux
 vital chez les patients ayant un taux             fois par jour ; si le médicament est bien toléré,
 d’hémoglobine initial de 8-10 g/dl                augmenter la dose jusqu'à 100 mg deux fois par

jour. Arrêter Rydapt si le taux d’hémoglobine reste bas pendant une durée >21 jours et que cette diminution est suspectée d’être liée à Rydapt.

 Nausées de Grade 3/4 et/ou vomissements           Interrompre Rydapt pendant 3 jours (6 doses),
 persistants malgré un traitement antiémétique     puis reprendre à la dose de 50 mg deux fois par

jour ; si le médicament est bien toléré, augmenter progressivement la dose jusqu'à 100 mg deux fois par jour. Autres toxicités non-hématologiques de Grade 3/4 Interrompre Rydapt jusqu’au retour des effets indésirables à un Grade ≤2, puis reprendre Rydapt à la dose de 50 mg deux fois par jour ; si le médicament est bien toléré, augmenter la dose jusqu'à 100 mg deux fois par jour. Arrêter Rydapt si la toxicité n’est pas revenue à un Grade ≤2 dans les 21 jours, ou si une toxicité sévère réapparait à une dose réduite de Rydapt. NAN : Nombre Absolu de Neutrophiles Sévérité CTCAE : Grade 1 = symptômes légers ; 2 = symptômes modérés ; 3 = symptômes sévères ; 4 = symptômes mettant en jeu le pronostic vital.

Oubli de doses En cas d’oubli d'une dose, le patient devra prendre la dose suivante à l’heure prévue.

En cas de vomissements, le patient ne doit pas prendre une dose supplémentaire de Rydapt, mais doit prendre la dose suivante à l’heure prévue.

Populations particulières Patients âgés (≥65 ans) Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients âgés de plus de 65 ans (voir rubrique 5.2). Pour les patients âgés de 60 ans ou plus, Rydapt ne doit être utilisé que chez les patients éligibles à une chimiothérapie d’induction intensive avec un score de performance suffisant et sans comorbidités associées.

Insuffisance rénale Aucun ajustement posologique n'est nécessaire pour les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée. L'expérience clinique chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère est limitée et on ne dispose d'aucune donnée chez les patients ayant une insuffisance rénale terminale (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Insuffisance hépatique Aucun ajustement posologique n'est nécessaire pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (Child-Pugh A ou B) (voir rubrique 5.2). L’exposition à la midostaurine et à son métabolite actif CGP62221 est nettement plus faible chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère que chez les patients avec une fonction hépatique normale (voir rubrique 5.2). Cependant, il n’y a pas suffisamment de données d’efficacité chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère pour montrer qu’un ajustement de dose est requis.

Leucémie aigüe promyélocytaire Rydapt n’a pas été étudié chez les patients atteints de leucémie aigüe promyélocytaire, son utilisation n’est donc pas recommandée dans cette population de patients.

Population pédiatrique Rydapt ne doit pas être utilisé dans la LAM pédiatrique avec des associations de chimiothérapies intensives incluant les anthracyclines, la fludarabine et la cytarabine en raison du risque de reconstitution hématologique prolongée (telle qu'une neutropénie sévère prolongée et une thrombocytopénie) (voir rubriques 4.4 et 5.1).

Mode d’administration

Rydapt est utilisé par voie orale.

Les capsules doivent être avalées entières avec un verre d'eau. Elles ne doivent pas être ouvertes, écrasées ou mâchées, ceci afin de s’assurer que la dose correcte a été prise et afin d’éviter le goût désagréable du contenu de la capsule.

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4.3Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Administration concomitante d’inducteurs puissants du CYP3A4, comme la rifampicine, le millepertuis (Hypericum perforatum), la carbamazépine, l’enzalutamide, la phénytoïne (voir rubrique 4.5)

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4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Neutropénie et infections

Une neutropénie est survenue chez des patients recevant Rydapt en monothérapie ou en association avec une chimiothérapie (voir rubrique 4.8). Dans les études menées sur la MSA, la MS-AHM ou la LM, la neutropénie sévère (NAN <0,5 x 109/l) était généralement réversible après l’interruption du traitement par Rydapt jusqu’au retour à des valeurs normales et après l’arrêt du traitement. La numération des globules blancs doit être surveillée régulièrement, en particulier au début du traitement.

Chez les patients développant une neutropénie sévère inexpliquée, il est recommandé d'interrompre le traitement par Rydapt jusqu'à ce que le NAN soit ≥1,0 x 109/l, comme indiqué dans les Tableaux 1 et 2. Il est recommandé d’arrêter Rydapt chez les patients qui développent une neutropénie sévère récurrente ou prolongée suspectée d'être liée à Rydapt (voir rubrique 4.2).

Toute infection grave active doit être maîtrisée avant le début de la monothérapie par Rydapt. Il convient de surveiller les signes et symptômes d’infection chez les patients, y compris les infections liées aux dispositifs médicaux, et si un diagnostic d'infection est posé, un traitement approprié doit être initié rapidement, incluant si nécessaire l'arrêt de Rydapt.

Dysfonctionnement cardiaque

Les patients atteints d’insuffisance cardiaque congestive symptomatique ont été exclus des études cliniques. Dans les études sur la MSA, la MS-AHM et la LM, des dysfonctionnements cardiaques, comme une insuffisance cardiaque congestive (ICC) (avec certains cas d’issue fatale) et des diminutions transitoires de la fraction d'éjection du ventricule gauche (FEVG), sont survenus. Dans l’étude randomisée sur la LAM, il n’a pas été observé de différence en ce qui concerne l’ICC entre les bras Rydapt + chimiothérapie et placebo + chimiothérapie. Chez les patients à risque, il convient d'utiliser Rydapt avec prudence et de surveiller étroitement le patient en évaluant la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) si cliniquement indiqué (au début et pendant le traitement).

Une augmentation de la fréquence des cas d’allongement de l’intervalle QTc a été relevée chez les patients traités par midostaurine (voir rubrique 4.8), cependant, l’origine mécanistique de cette observation n’est pas connue. La prudence est requise en cas d’administration de la midostaurine chez des patients présentant un risque d’allongement de l’intervalle QTc (ex. administration concomitante de médicaments et/ou déséquilibres électrolytiques). La surveillance de l’intervalle QTc à l’ECG doit être envisagée lorsque Rydapt est administré en association avec des médicaments qui sont susceptibles de prolonger l’intervalle QTc.

Toxicité pulmonaire

Des pneumopathies interstitielles (PI) et des pneumopathies inflammatoires, dans certains cas fatales, sont survenues chez des patients traités par Rydapt en monothérapie ou en association avec une chimiothérapie. L’apparition de symptômes pulmonaires évocateurs d’une PI ou d’une pneumopathie inflammatoire doit être surveillée et Rydapt doit être arrêté chez les patients qui présentent des symptômes pulmonaires évocateurs de PI ou de pneumopathie inflammatoire sans étiologie infectieuse ≥Grade 3 (NCI CTCAE).

Toxicité embryofœtale et allaitement

Les femmes enceintes doivent être informées du risque potentiel pour le fœtus ; il doit être recommandé aux femmes en âge de procréer d’effectuer un test de grossesse dans les 7 jours avant le début du traitement par Rydapt et d'utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement par Rydapt et pendant au moins 4 mois après l'arrêt du traitement.

En raison du risque d’effets indésirables graves de Rydapt chez les enfants nourris au lait maternel, les femmes doivent arrêter l’allaitement pendant leur traitement par Rydapt et pendant au moins 4 mois après l’arrêt du traitement (voir rubrique 4.6).

Patients pédiatriques

Rydapt ne doit pas être utilisé dans la LAM pédiatrique avec des associations de chimiothérapies intensives incluant les anthracyclines, la fludarabine et la cytarabine en raison du risque de reconstitution hématologique prolongée (telle qu'une neutropénie sévère prolongée et une thrombocytopénie) (voir rubriques 4.2 et 5.1).

Insuffisance rénale sévère

La prudence est requise en cas d’administration de la midostaurine chez des patients ayant une insuffisance rénale sévère ou terminale et ces patients doivent être étroitement surveillés pour détecter tout signe de toxicité (voir rubrique 5.2)

Interactions

La prudence est requise lors de la prescription concomitante de la midostaurine avec des médicaments qui sont des inhibiteurs puissants du CYP3A4, incluant entre autres, les antifongiques (ex. kétoconazole), certains antiviraux (ex. ritonavir), les antibiotiques de la famille des macrolides (ex. clarithromycine) et la néfazodone car ces produits peuvent augmenter les concentrations plasmatiques de la midostaurine particulièrement lors d’une initiation ou d’une reprise du traitement par midostaurine (voir rubrique 4.5). Il faut privilégier les médicaments qui ne sont pas de puissants inhibiteurs du CYP3A4. Dans les situations où il n’existe pas d’alternative thérapeutique satisfaisante, les patients doivent être étroitement surveillés pour détecter tout signe de toxicité lié à la midostaurine.

Excipients

Ce médicament contient de l’hydroxystéarate de macrogolglycérol, qui peut provoquer des maux d’estomac et des diarrhées.

Ce médicament contient 666 mg d'alcool (éthanol) par dose de 200 mg (dose journalière maximale), équivalent à 14 vol. % d'éthanol anhydre. La quantité dans une dose de 200 mg de ce médicament équivaut à 17 ml de bière ou 7 ml de vin. La faible quantité d'alcool contenue dans ce médicament n’est pas susceptible d’entraîner d’effet notable. L’alcool peut être nocif pour les patients ayant des problèmes liés à l’alcool, une épilepsie ou des problèmes hépatiques ou au cours de la grossesse ou de l’allaitement.

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4.5Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction

La midostaurine est fortement métabolisée dans le foie, principalement par les enzymes du CYP3A4, qui peuvent être soit induites, soit inhibées, par un certain nombre de médicaments pris de façon concomitante.

Effet d'autres médicaments sur Rydapt

Les médicaments ou substances connus pour affecter l'activité du CYP3A4 peuvent avoir une influence sur les concentrations plasmatiques de la midostaurine et donc la sécurité et/ou l'efficacité de Rydapt.

Inducteurs puissants du CYP3A4 L’administration concomitante de Rydapt avec des inducteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, la carbamazépine, la rifampicine, l’enzalutamide, la phénytoïne, le millepertuis [Hypericum perforatum]) est contre-indiqué (voir rubrique 4.3). Les inducteurs puissants du CYP3A4 entrainent une diminution de l’exposition à la midostaurine et à ses métabolites actifs (CGP52421 et CGP62221). Dans une étude conduite chez des sujets sains, la co-administration de la rifampicine (600 mg par jour) - un puissant inducteur du CYP3A4 - à l'état d'équilibre avec une dose unique de 50 mg de midostaurine a diminué la Cmax de la midostaurine de 73 % et l’ASCinf de 96 % en moyenne. Le CGP62221 a présenté des caractéristiques similaires. L’ASClast moyenne du CGP52421 a diminué de 60 %.

Inhibiteurs puissants du CYP3A4 Les inhibiteurs puissants du CYP3A4 peuvent augmenter les concentrations sanguines de midostaurine. Dans une étude menée chez 36 sujets sains, la co-administration de kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) à l'état d'équilibre, avec une seule dose de 50 mg de midostaurine a conduit à une augmentation significative de l’exposition à la midostaurine (augmentation de la Cmax d’un facteur 1,8 et de l’ASCinf d’un facteur 10), et à une augmentation d’un facteur 3,5 de l’ASCinf du

CGP62221, tandis que les Cmax des métabolites actifs (CGP62221 et CGP52421) ont diminué de moitié (voir rubrique 5.2). A l’état d’équilibre de la midostaurine (50 mg deux fois par jour pendant 21 jours), avec l’itraconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) à l'état d'équilibre chez un sous-groupe de patients (N = 7), l’exposition à la midostaurine à l'état d'équilibre (Cmin) était augmentée d’un facteur 2,09. La Cmin du CGP52421 était augmentée d’un facteur 1,3 alors qu’aucun effet significatif sur l’exposition au CGP62221 n’était observé (voir rubrique 4.4).

Effet de Rydapt sur d'autres médicaments

Substrats des enzymes CYP Chez les sujets sains, la co-administration d’une dose unique de bupropion (substrat du CYP2B6) avec plusieurs doses de midostaurine (50 mg deux fois par jour) à l'état d'équilibre a diminué l’ASCinf et l’ASClast du bupropion de 48 % et 49 % respectivement et la Cmax de 55 % par rapport à l’administration de bupropion seul. Cela indique que la midostaurine est un inducteur modéré du CYP2B6. Les médicaments à marge thérapeutique étroite et qui sont des substrats du CYP2B6 (ex. bupropion ou efavirenz) doivent être utilisés avec précaution lorsqu’ils sont administrés de manière concomitante avec la midostaurine, et peuvent nécessiter un ajustement de la dose pour maintenir une exposition optimale.

D’après les données in vitro, la midostaurine et ses métabolites actifs, le CGP52421 et le CGP62221, sont des inhibiteurs des CYP1A2 et CYP2E1 et des inducteurs du CYP1A2. Par conséquent, les médicaments à marge thérapeutique étroite et qui sont des substrats du CYP1A2 (ex. tizanidine) et du CYP2E1 (ex. chlorzoxazone) doivent être utilisés avec précaution lorsqu’ils sont administrés de manière concomitante avec la midostaurine, et peuvent nécessiter un ajustement de la dose pour maintenir une exposition optimale.

Substrats des transporteurs Chez les sujets sains, la co-administration d’une dose unique de rosuvastatine (substrat de la BCRP) avec une dose unique de midostaurine (100 mg) a augmenté l’ASCinf et l’ASClast de la rosuvastatine de 37 % et 48 % respectivement ; la Cmax a approximativement doublé (2,01 fois) par rapport à l’administration de rosuvastatine seule. Cela indique que la midostaurine a un effet inhibiteur modéré sur les substrats de la BCRP. Les médicaments à marge thérapeutique étroite et qui sont des substrats du transporteur BCRP (ex. rosuvastatine ou atorvastatine) doivent être utilisés avec précaution lorsqu’ils sont administrés de manière concomitante avec la midostaurine, et peuvent nécessiter un ajustement de la dose pour maintenir une exposition optimale.

Contraceptifs hormonaux Il n’y a pas eu d'interaction médicamenteuse pharmacocinétique cliniquement significative entre plusieurs doses de midostaurine (50 mg deux fois par jour) à l'état d'équilibre et des contraceptifs oraux contenant de l’éthinylestradiol et du lévonorgestrel chez les sujets sains de sexe féminin. En conséquence, il n’est pas attendu que la fiabilité contraceptive de cette association soit compromise par la co-administration de midostaurine.

Interactions avec les aliments

Chez les sujets sains, l’absorption de la midostaurine (ASC) était augmentée de 22 % en moyenne lorsque Rydapt était co-administré avec un repas standard, et de 59 % en moyenne lors d’une co- administration avec un repas riche en matières grasses. Le pic de concentration de la midostaurine (Cmax) était diminué de 20 % avec un repas standard et de 27 % avec un repas riche en matières grasses par rapport à un estomac vide (voir rubrique 5.2).

Il est recommandé d’administrer Rydapt avec de la nourriture.

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4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent être informées que les études animales ont montré que la midostaurine nuit au développement du fœtus. Il est conseillé aux femmes en âge de procréer qui sont sexuellement actives d’effectuer un test de grossesse dans les 7 jours précédant le début du traitement par Rydapt et d'utiliser une contraception efficace (méthodes qui permettent des taux de grossesse inférieurs à 1 %) lors de l'utilisation de Rydapt et pendant au moins 4 mois après avoir arrêté le traitement par Rydapt.

Grossesse

La midostaurine peut nuire au développement du fœtus lorsqu'elle est administrée à une femme enceinte. Aucune étude appropriée et bien contrôlée n’a été menée chez les femmes enceintes. Les études de reproduction chez les rats et les lapins ont démontré que la midostaurine est fœtotoxicique (voir rubrique 5.3). Rydapt n'est pas recommandé pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception. Les femmes enceintes doivent être informées du risque potentiel pour le fœtus.

Allaitement

On ne sait pas si la midostaurine ou ses métabolites actifs sont excrétés dans le lait humain. Les données disponibles chez l’animal ont montré que la midostaurine et ses métabolites actifs passent dans le lait des rates allaitantes. L'allaitement doit être arrêté pendant le traitement par Rydapt et pendant au moins 4 mois après l'arrêt du traitement.

Fertilité

Aucune donnée n’est disponible sur l’effet de Rydapt sur la fertilité humaine. Les études menées chez l’animal ont montré une altération de la fertilité (voir rubrique 5.3).

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4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Rydapt a un effet mineur sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des étourdissements et des vertiges ont été rapportés chez des patients traités par Rydapt ; cela doit être pris en compte lors de l’évaluation de la capacité du patient à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.

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4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité

LAM

L'évaluation de la sécurité d’emploi de Rydapt (50 mg deux fois par jour) chez des patients présentant une LAM nouvellement diagnostiquée avec mutation FLT3 repose sur une étude de phase III randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo, incluant 717 patients. La durée médiane globale d’exposition était de 42 jours (comprise entre 2 et 576 jours) pour les patients du bras Rydapt plus chimiothérapie standard versus 34 jours (comprise entre 1 et 465 jours) pour les patients du bras placebo plus chimiothérapie standard. Pour les 205 patients (120 dans le bras Rydapt et 85 dans le bras placebo) entrés dans la phase d’entretien, la durée médiane d’exposition pendant la phase d’entretien était de 11 mois dans les deux bras (de 16 à 520 jours pour les patients du bras Rydapt et de 22 à 381 jours pour les patients du bras placebo).

Les effets indésirables les plus fréquents dans le bras Rydapt étaient les suivants : neutropénie fébrile (83,4 %), nausées (83,4 %), dermatite exfoliatrice (61,6 %), vomissements (60,7 %), céphalées

(45,9 %), pétéchies (35,8 %) et pyrexie (34,5 %). Les effets indésirables de Grade 3/4 les plus fréquents étaient : neutropénie fébrile (83,5 %), lymphopénie (20,0 %), infection liée au dispositif (15,7 %), dermatite exfoliatrice (13,6 %), hyperglycémie (7,0 %) et nausées (5,8 %). Les anomalies de laboratoire les plus fréquentes étaient la diminution de l’hémoglobine (97,3 %), la diminution du NAN (86,7 %), l’augmentation de l’ALAT (84,2 %), l’augmentation de l’ASAT (73,9 %) et l’hypokaliémie (61,7 %). Les anomalies de Grade 3/4 les plus fréquentes étaient la diminution du NAN (85,8 %), la diminution de l’hémoglobine (78,5 %), l’augmentation de l’ALAT (19,4 %) et l’hypokaliémie (13,9 %).

Des effets indésirables graves sont survenus à des fréquences similaires chez les patients du bras Rydapt et chez les patients du bras placebo. L’effet indésirable grave le plus fréquent dans les deux bras était la neutropénie fébrile (16 %).

Des arrêts de traitement dus à un effet indésirable sont survenus chez 3,1 % des patients du bras Rydapt versus 1,3 % des patients du bras placebo. L'effet indésirable de Grade 3/4 le plus fréquent conduisant à l'arrêt dans le bras Rydapt était la dermatite exfoliatrice (1,2 %).

Profil de sécurité pendant la phase d’entretien Le Tableau 3 fournit l’incidence des effets indésirables sur la durée totale de l'étude, mais lorsque la phase d’entretien (Rydapt en monothérapie ou placebo) était évaluée séparément, une différence de type et de sévérité des effets indésirables était observée. L’incidence globale des effets indésirables pendant la phase d’entretien était plus faible d'une manière générale que pendant la phase d’induction et la phase de consolidation. La survenue des effets indésirables était cependant plus élevée dans le bras Rydapt que dans le bras placebo pendant la phase d’entretien. Pendant la phase d’entretien les effets indésirables plus fréquemment observés dans le bras midostaurine par rapport au bras placebo étaient les nausées (46,4 % versus 17,9 %), l’hyperglycémie (20,2 % versus 12,5 %), les vomissements (19 % versus 5,4 %) et l’allongement de l’intervalle QT (11,9 % versus 5,4 %).

La plupart des anomalies hématologiques signalées sont survenues pendant la phase d'induction et de consolidation, lorsque les patients recevaient Rydapt ou un placebo en association avec une chimiothérapie. Les anomalies hématologiques de grade 3/4 les plus fréquentes signalées chez les patients pendant la phase d’entretien par Rydapt étaient une diminution du NAN (20,8 % versus 18,8 %) et une leucopénie (7,5 % versus 5,9 %).

Les effets indésirables rapportés pendant la phase d’entretien ont conduit à des arrêts de traitement chez 1,2 % des patients dans le bras Rydapt et aucun dans le bras placebo.

MSA, MS-AHM et LM Le profil de tolérance de Rydapt (100 mg deux fois par jour) en monothérapie chez des patients présentant une MSA, une MS-AHM ou une LM a été évalué chez 142 patients dans deux études multicentriques, à un seul bras, menées en ouvert. La durée médiane d'exposition à Rydapt était de 11,4 mois (comprise entre 0 et 81 mois).

Les effets indésirables les plus fréquents étaient les suivants : nausées (82 %), vomissements (68 %), diarrhées (51 %), œdème périphérique (35 %) et fatigue (31 %). Les effets indésirables de grade 3/4 les plus fréquents étaient : fatigue (8,5 %), sepsis (7,7 %), pneumonie (7 %), neutropénie fébrile (7 %) et diarrhée (6,3 %). Les anomalies biologiques non hématologiques les plus fréquentes étaient : hyperglycémie (93,7 %), augmentation de la bilirubine totale (40,1 %), augmentation de la lipase (39,4 %), augmentation de l’aspartate aminotransférase - ASAT - (33,8 %) et augmentation de l’alanine aminotransférase - ALAT - (33,1 %), et les anomalies biologiques hématologiques les plus fréquentes étaient : une diminution de la numération absolue des lymphocytes (73,2 %) et une diminution du NAN (58,5 %). Les anomalies biologiques de grade 3/4 les plus fréquentes étaient une diminution du nombre absolu de lymphocytes (45,8 %), une diminution du NAN (26,8 %), une hyperglycémie (19 %), et une augmentation de la lipase (17,6 %).

Des modifications de la dose (interruption ou ajustement) dues aux effets indésirables ont concerné 31 % des patients. Les effets indésirables les plus fréquents ayant entraîné une modification de la dose

(incidence ≥5 %) étaient des nausées et des vomissements.

Des effets indésirables entraînant l'arrêt du traitement sont survenus chez 9,2 % des patients. Les plus fréquents (incidence ≥1 %) étaient la neutropénie fébrile, les nausées, les vomissements et l’épanchement pleural.

Tableau des effets indésirables

Les effets indésirables sont répertoriés par classe de systèmes d’organes selon la classification MedDRA. Dans chaque classe de systèmes d’organes, les effets indésirables sont classés par ordre décroissant de fréquence, avec l’effet indésirable le plus fréquent apparaissant en premier, en utilisant la convention suivante (CIOMS III) : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000), très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

LAM Le Tableau 3 présente la catégorie de fréquence des effets indésirables signalés dans l'étude de phase III menée chez des patients présentant une LAM nouvellement diagnostiquée avec mutation FLT3 et au cours de la période post-commercialisation.

Tableau 3 Effets indésirables observés dans la LAM
Tout Grade 3/4 Grade
Rydapt Rydapt + Catégorie de

Effet indésirable + chimio fréquence

                                                  Chimio         N=3451
                                                  n=2291           %

% Infections et infestations

Infection liée à un dispositif 24 15,7 Très fréquent Infection des voies respiratoires supérieures

                                                     5,2            0,6        Fréquent
 Sepsis neutropénique                         0,9                   3,5        Peu fréquent

Affections hématologiques et du système lymphatique

 Neutropénie fébrile                         83,4                  83,5        Très fréquent
 Pétéchies                                   35,8                   1,2        Très fréquent
 Lymphopénie                                 16,6                   20         Très fréquent

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité 15,7 0,6 Très fréquent Troubles du métabolisme et de la nutrition

Hyperuricémie 8,3 0,6 Fréquent Affections psychiatriques

Insomnie 12,2 0 Très fréquent Affections du système nerveux

 Céphalées                                   45,9                   2,6        Très fréquent
 Syncope                                      5,2                   4,6        Fréquent
 Tremblements                                 3,9                    0         Fréquent

Affections oculaires

Œdème palpébral 3,1 0 Fréquent Affections cardiaques

 Hypotension artérielle                      14,4                   5,5        Très fréquent
 Tachycardie sinusale                         9,6                   1,2        Fréquent
 Hypertension artérielle                      7,9                   2,3        Fréquent
 Epanchement péricardique                     3,5                   0,6        Fréquent

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Epistaxis                                        27,5     2,6    Très fréquent
Douleurs laryngées                               11,8     0,6    Très fréquent

Pneumopathie interstitielle/Pneumopathie

11,4 4,9 Très fréquent inflammatoire2

Dyspnée                                          10,9     5,5    Très fréquent
Epanchement pleural                              5,7      0,9    Fréquent
Rhinopharyngite                                  8,7       0     Fréquent
Syndrome de détresse respiratoire aiguë          2,2      2,3    Fréquent

Affections gastro-intestinales

Nausées                                          83,4     5,8    Très fréquent
Vomissements                                     60,7     2,9    Très fréquent
Stomatite                                        21,8     3,5    Très fréquent
Douleurs abdominales supérieures                 16,6      0     Très fréquent
Hémorroïdes                                      15,3     1,4    Très fréquent
Gêne anorectale                                   7       0,9    Fréquent
Gêne abdominale                                  3,5       0     Fréquent

Affections de la peau et des tissus sous-cutanés

Dermatite exfoliatrice                           61,6     13,6   Très fréquent
Hyperhydrose                                     14,4       0    Très fréquent
Sécheresse cutanée                                7         0    Fréquent
Kératite                                         6,6       0,3   Fréquent
Dermatose aiguë fébrile neutrophilique3           -         -    Fréquence

indéterminée Affections musculo-squelettiques et systémiques

Douleurs dorsales                             21,8        1,4    Très fréquent
Arthralgies                                    14         0,3    Très fréquent
Douleurs osseuses                             9,6         1,4    Fréquent
Douleurs dans les extrémités                  9,6         1,4    Fréquent
Cervicalgies                                  7,9         0,6    Fréquent

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fièvre                                        34,5        3,2    Très fréquent
Thrombose sur cathéter                        3,5          2     Fréquent

Investigations

 Diminution de l’hémoglobine*                          97,3           78,5        Très fréquent
 Diminution du NAN*                                    86,7           85,8        Très fréquent
 Augmentation de l’ALAT*                               84,2           19,4        Très fréquent
 Augmentation de l’ASAT*                               73,9            6,4        Très fréquent
 Hypokaliémie*                                         61,7           13,9        Très fréquent
 Hyperglycémie                                         20,1             7         Très fréquent
 Hypernatrémie*                                         20             1,2        Très fréquent

Allongement de l’intervalle QT à

19,7 5,8 Très fréquent l’électrocardiogramme3

 Prolongation du temps de céphaline activée            12,7            2,6        Très fréquent
 Hypercalcémie*                                         6,7            0,6        Fréquent
 Prise de poids                                         6,6            0,6        Fréquent

1 Pour les sites situés en Amérique du Nord, les effets de tout grade étaient collectés pour 13 effets indésirables pré-définis. Pour tous les autres effets indésirables, seuls les effets de grades 3 et 4 étaient collectés. Par conséquent, les effets indésirables de tout grade sont résumés seulement pour les patients n’étant pas issus des centres situés en Amérique du Nord, alors que les effets indésirables de Grades 3 et 4 sont résumés pour tous les patients de tous les sites participant à l’étude. 2 Cet effet indésirable a été inclus après avoir été identifié en période post-commercialisation. La pneumopathie interstitielle est issue de l’expérience post-commercialisation avec Rydapt par le biais de cas de notification spontanée et de cas de la littérature. Aucun cas de pneumopathie interstitielle n’a été rapporté dans l’étude de phase III. 3 Ces effets indésirables ont été inclus après avoir été identifiés en période post-commercialisation. *La fréquence est basée sur les valeurs de laboratoire.

MSA, MS-AHM et LM Le Tableau 4 présente la catégorie de fréquence des effets indésirables basée sur les données groupées de deux études menées chez des patients présentant une MSA, une MS-AHM ou une LM.

Tableau 4 Effets indésirables observés dans la MSA, la MS-AHM et la LM

 Effet indésirable                         Rydapt (100 mg deux fois par jour)             Catégorie de
                                                       N = 142                             fréquence
                                            Tout grade       Grades 3/4
                                               %                  %

Infections et infestations

 Infection des voies urinaires             13                         2,8            Très fréquent
 Infection des voies respiratoires         11                         1,4            Très fréquent

supérieures

 Pneumonie                                 8,5                        7,0            Fréquent
 Sepsis                                    7,7                        7,7            Fréquent
 Bronchite                                 5,6                         0             Fréquent
 Herpès buccal                             4,9                         0             Fréquent
 Cystite                                   4,2                         0             Fréquent
 Sinusite                                  4,2                        0,7            Fréquent
 Erysipèle                                 3,5                        1,4            Fréquent
 Zona                                      3,5                        0,7            Fréquent

Affections hématologiques et du système lymphatique

Neutropénie fébrile 7,7 7,0 Fréquent Affections du système immunitaire

 Hypersensibilité                          2,1                         0             Fréquent
 Choc anaphylactique                       0,7                        0,7            Uncommon

Affections du système nerveux

Céphalées                                         26                    1,4           Très fréquent
Sensation vertigineuse                            13                     0            Très fréquent
Troubles de l'attention                            7                     0            Fréquent
Tremblements                                      6,3                    0            Fréquent

Affections de l’oreille et du labyrinthe

Vertiges 4,9 0 Fréquent Affections vasculaires

Hypotension artérielle                            9,2                   2,1           Fréquent
Hématomes                                         6,3                   0,7           Fréquent

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dyspnée                                           18                    5,6           Très fréquent
Toux                                              16                    0,7           Très fréquent
Epanchement pleural                               13                    4,2           Très fréquent
Epistaxis                                         12                    2,8           Très fréquent
Douleurs oropharyngées                            4,2                    0            Fréquent
Pneumopathie                                      2,1                    0            Fréquent

interstitielle/Pneumopathie inflammatoire1 Affections gastro-intestinales

Nausées                                           82                    5,6           Très fréquent
Vomissements                                      68                    5,6           Très fréquent
Diarrhées                                         51                    6,3           Très fréquent
Constipation                                      29                    0,7           Très fréquent
Dyspepsie                                         5,6                    0            Fréquent
Hémorragie gastro-intestinale                     4,2                   3,5           Fréquent

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Œdèmes périphériques                              35                    3,5           Très fréquent
Fatigue                                           31                    8,5           Très fréquent
Pyrexie                                           27                    4,2           Très fréquent
Asthénie                                          4,9                   0,7           Fréquent
Frissons                                          4,9                    0            Fréquent
Œdème                                             4,2                   0,7           Fréquent

Investigations

Hyperglycémie (à jeun)*                          93,7                  19,0           Très fréquent
Diminution du nombre absolu de                   73,2                  45,8           Très fréquent

lymphocytes*

Diminution du NAN*                               58,5                  26,8           Très fréquent
Augmentation de la bilirubine totale*            40,1                   4,9           Très fréquent
Augmentation de la lipase*                       39,4                  17,6           Très fréquent
Augmentation de l’ASAT*                          33,8                   2,8           Très fréquent
Augmentation de l’ALAT*                          33,1                   3,5           Très fréquent
Augmentation de l’amylase*                       20,4                   7,0           Très fréquent
Allongement de l’intervalle QT à                 10,6                   0,7           Très fréquent

l’électrocardiogramme1

Prise de poids 5,6 2,8 Fréquent Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Contusion                                         6,3                    0            Fréquent
Chute                                             4,2                   0,7           Fréquent

* La fréquence est basée sur des valeurs de laboratoire. 1 Ces effets indésirables ont été inclus après avoir été identifiés en période post-commercialisation.

Description d’effets indésirables sélectionnés

Affections gastro-intestinales Des nausées, des vomissements et des diarrhées ont été observés chez les patients atteints de LAM, de MSA, de MS-AHM ou de LM. Chez les patients atteints de MSA, de MS-AHM ou de LM, ces évènements ont conduit à un ajustement de dose ou à une interruption de traitement chez 26 % des patients et à un arrêt de traitement chez 4,2 % des patients. La plupart des évènements se sont produits dans les 6 premiers mois après le début du traitement et ont été gérés avec des médicaments prophylactiques de support.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir annexe V.

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4.9Surdosage

Les cas rapportés de surdosage chez l’Homme sont très limités. Des doses uniques allant jusqu'à 600 mg ont été administrées avec une tolérance immédiate acceptable. Les effets indésirables observés étaient des diarrhées, des douleurs abdominales et des vomissements.

Il n’existe pas d’antidote spécifique pour la midostaurine. En cas de surdosage, les patients doivent être étroitement surveillés pour repérer tout signe ou symptôme évocateur d’effet indésirable, et un traitement symptomatique et de support appropriés doivent être initiés.

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5Propriétés pharmacologiques

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antinéoplasiques, Inhibiteurs de protéine kinase, Code ATC : L01EX10

Mécanisme d’action

La midostaurine inhibe un grand nombre de récepteurs tyrosine kinase, parmi lesquels les FLT3 et KIT kinase. Dans les cellules leucémiques exprimant des récepteurs mutants FLT3 ITD ou TKD ou surexprimant les récepteurs FLT3 de type sauvage, la midostaurine inhibe la signalisation via le récepteur FTL3 et induit l'arrêt du cycle cellulaire et l'apoptose. Les données in vitro indiquent que la midostaurine inhibe les récepteurs KIT porteur de la mutation D816V aux niveaux d’exposition atteints chez les patients (exposition moyenne atteinte supérieure à la CI50). Les données in vitro indiquent que les récepteurs KIT non mutés sont inhibés dans une moindre mesure à ces concentrations (exposition moyenne atteinte inférieure à la CI50). La midostaurine interfère avec la signalisation anormale médiée par le KIT D816V et inhibe la prolifération, la survie et la libération d’histamine des mastocytes.

De plus, la midostaurine inhibe plusieurs autres récepteurs tyrosine kinase tels que PDGFR (récepteur du facteur de croissance dérivé des plaquettes) ou VEGFR2 (récepteur 2 du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire), ainsi que les membres de la famille sérine/thréonine kinase PKC (protéine kinase C). La midostaurine se lie au domaine catalytique de ces kinases et inhibe la signalisation mitogène des facteurs de croissance correspondants dans les cellules, entraînant un arrêt de la croissance.

La midostaurine, en association avec des agents chimiothérapeutiques (cytarabine, doxorubicine, idarubicine et daunorubicine) a entraîné une inhibition de croissance synergique dans des lignées cellulaires de LAM exprimant la mutation FT3-ITD.

Effets pharmacodynamiques

Deux métabolites majeurs ont été identifiés dans les modèles murins et humains, le CGP62221 et le CGP52421. Dans des essais de prolifération avec des cellules exprimant la mutation FLT3-ITD, le CGP62221 a montré une puissance similaire à celle du composé parent, toutefois le CGP52421 était approximativement 10 fois moins puissant.

Électrophysiologie cardiaque

Une étude spécifique de l’intervalle QT chez 192 sujets sains à une dose de 75 mg deux fois par jour n'a pas révélé d’allongement cliniquement significatif du QT avec la midostaurine et le CGP62221 mais la durée de l’étude n'était pas suffisante pour estimer les effets sur l’allongement de l’intervalle QTc du métabolite CGP52421 à longue durée d'action. Par conséquent, la modification du QTcF par rapport à sa valeur à l’inclusion en fonction de la concentration de midostaurine et des deux métabolites a été étudiée de manière plus approfondie dans une étude de phase II chez 116 patients présentant une MSA, une MS-AHM ou une LM. Aux pics de concentrations Cmin médians atteints à la dose de 100 mg deux fois par jour, ni la midostaurine, ni le CGP62221, ni le CGP52421 n’ont montré de potentiel de prolongation cliniquement significative du QTcF, car les limites supérieures de la modification prédite à ces niveaux de concentration étaient inférieures à 10 ms (respectivement 5,8, 2,4 et 4,0 ms). Dans cette population de patients présentant une MSA, une MS-AHM ou une LM, 25,4 % ont eu au moins un ECG avec un QTcF supérieur à 450 ms et 4,7 % supérieur à 480 ms.

Efficacité et sécurité cliniques

LAM L’efficacité et la sécurité de la midostaurine en association avec une chimiothérapie standard comparativement à un placebo plus chimiothérapie standard et dans le cadre d’un traitement d’entretien en monothérapie ont été étudiées chez 717 patients (âgés de 18 à 60 ans) dans une étude de phase III randomisée en double aveugle. Des patients présentant une LAM nouvellement diagnostiquée avec mutation FLT3 confirmée par un test ont été randomisés (selon un rapport 1/1) pour recevoir la midostaurine 50 mg deux fois par jour (n = 360) ou un placebo (n = 357) de manière séquentielle en association avec une induction standard par daunorubicine (60 mg/m2 par jour aux jours 1 à 3) / cytarabine (200 mg/m2 par jour aux jours 1 à 7) et une consolidation par cytarabine à dose élevée (3 g/m2 toutes les 12 heures aux jours 1, 3, 5), suivi d'un traitement par midostaurine ou placebo continu selon l'affectation initiale pendant un maximum de 12 cycles (28 jours/cycle). L’étude incluait des patients présentant diverses anomalies cytogénétiques liées à la LAM, mais les patients ayant une leucémie promyélocytaire aiguë (M3) ou une LAM secondaire à un traitement étaient exclus. Les patients étaient stratifiés en fonction du statut de mutation FLT3 : TKD, ITD avec rapport allélique <0,7, et ITD avec rapport allélique ≥0,7.

Les deux groupes de traitement étaient globalement équilibrés en termes de paramètres démographiques et de caractéristiques de la maladie à l’inclusion. L’âge médian des patients était de 47 ans (compris entre 18 et 60 ans), une majorité de ces patients avaient un statut de performance ECOG de 0 ou 1 (88,3 %), et la plupart des patients avaient une LAM de novo (95 %). Parmi les patients pour lesquels l’information était disponible, 88,1% étaient caucasiens. La majorité des patients (77,4 %) avaient des mutations FLT3-ITD, la plupart d’entre eux (47,6 %) avec un ratio allélique faible (<0,7), et 22,6 % des patients avaient des mutations FLT3-TKD. Quarante-huit pourcent des patients étaient des hommes dans le bras midostaurine et 41 % dans le bras placebo.

Les patients ayant subi une greffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) ont arrêté le traitement à l'étude avant le début du protocole de conditionnement de la greffe de CSH. Le taux global de greffe de CSH était de 59,4 % (214/360) chez les patients du bras midostaurine plus chimiothérapie standard versus 55,2 % (197/357) chez les patients du bras placebo plus chimiothérapie standard. Tous les patients ont fait l’objet d’un suivi de la survie.

Le critère principal d'évaluation de l'étude était la survie globale (SG), évaluée à partir de la date de

randomisation et jusqu’au décès quelle qu’en soit la cause. L'analyse primaire a été conduite après un suivi minimal d’environ 3,5 ans après la randomisation du dernier patient. L'étude a démontré une amélioration statistiquement significative de la SG avec une réduction du risque de décès de 23 % avec midostaurine plus chimiothérapie standard comparativement au placebo plus chimiothérapie standard (voir Tableau 6 et Figure 1).

Figure 1 Courbe de Kaplan-Meier de la survie globale, non censurée en cas de greffe de CSH

100 Midostaurine (n = 360) Médiane : 74,7 mois Placebo (n = 357)

Probabilité de survie globale, % 80 Médiane : 25,6 mois HR : 0,774 (IC 95 %, 0,629- 0,953) 60 p = 0,0078

40

20

0

0 6 12 18 24 30 36 42 48 54 60 66 72 78 84 Mois Patients à risque

Mois                                            0      6    12    18    24    30         36      42    48    54     60    66    72   78   84
Midostaurine                                    360   314   269   234   208   189        181     174   133   120    77    50    22   1    0
Placebo                                         357   284   221   179   163   152        148     141   110   95     71    45    20   1    0

Le critère clé d'évaluation secondaire était la survie sans événement (SSE ; un événement SSE étant défini comme la non-obtention d'une rémission complète (RC) dans les 60 jours suivant le début du traitement défini par le protocole, ou la rechute, ou le décès quelle qu’en soit la cause). Une amélioration statistiquement significative de la SSE a été mise en évidence dans le groupe midostaurine plus chimiothérapie standard comparativement au groupe placebo plus chimiothérapie standard (HR : 0,78 [IC à 95%, 0,66 à 0,93] p = 0,0024), et une SSE médiane de 8,2 mois et de 3,0 mois respectivement; voir Tableau 5.

Tableau 5 Efficacité de la midostaurine dans la LAM

Paramètre d’efficacité                      Midostaurine           Placebo               HR*            Valeur
                                              n = 360              n = 357            (IC 95 %)           p¥

Survie globale (SG)1

    SG médiane en mois (IC 95 %)              74,7 (31,5-NE) 25,6 (18,6-42,9) 0,77 (0,63-0,95)             0,0078
    Estimations de Kaplan-Meier à            0,51 (0,45-0,56) 0,43 (0,38-0,49)

5 ans (IC 95 %) Survie sans événement (SSE)2

SSE médiane en mois, avec une 8,2 (5,4-10, 7) 3,0 (1,9-5, 9) 0,78 (0,66-0,93) 0,0024 RC dans les 60 jours suivant le début du traitement (IC 95 %)

SSE médiane en mois, avec une 10,2 (8,1-13,9) 5,6 (2,9-6, 7) 0,73 (0,61-0,87) 0,0001 RC à n’importe quel moment pendant l’induction (IC 95 %) Survie sans maladie (SSM)

SSM médiane en mois (IC 95 %) 26,7 (19,4-NE) 15,5 (11,3-23,5) 0,71 (0,55-0,92) 0,0051 Rémission complète (RC)

dans les 60 jours suivant le début 212 (58,9) 191(53,5) NE 0,073§ du traitement (%)

à n’importe quel moment pendant 234 (65,0) 207 (58,0) NE 0,027§ l’induction (%) Incidence cumulée des rechutes (ICR)

Médiane (IC à 95%) NE (25,7-NE) 17,6 (12,7-46,3) 0,68 (0,52-0,89) 0,0023 1 Critère principal d'évaluation. 2Critère clé d'évaluation secondaire ; NE : Non évalué * Hazard ratio (HR) estimé en utilisant un modèle de régression de Cox stratifié en fonction du facteur de mutation FLT3 de randomisation. ¥ Valeur p unilatérale calculée en utilisant le test du logrank stratifié en fonction du facteur de mutation FLT3 de randomisation. § Non significatif

Une tendance en faveur de la midostaurine était observée pour le taux de RC au jour 60 dans le bras midostaurine (58,9 % versus 53,5 % ; p = 0,073), se maintenant lorsque l’on tenait compte de toutes les RC pendant l’induction (65,0 % versus 58,0 % ; p = 0,027). En outre, chez les patients ayant obtenu une rémission complète pendant l’induction, l’incidence cumulée des rechutes à 12 mois était de 26 % dans le bras midostaurine versus 41 % dans le bras placebo.

Les analyses de sensibilité de la SG et de la SSE en cas de censure au moment d’une greffe de CSH indiquaient également un bénéfice clinique de la midostaurine plus chimiothérapie standard comparativement au placebo.

Les résultats de SG avec ou sans greffe de CSH sont présentés dans la Figure 2. En ce qui concerne la SSE en considérant les rémissions complètes dans les 60 jours suivant le début du traitement ; le HR était de 0,602 (IC à 95 % : 0,372 ;0,974) pour les patients ayant reçu une greffe de CSH et de 0,827 [IC à 95 % :0,689 ;0,993]) en l’absence de greffe de CSH, ces résultats étant en faveur de la midostaurine.

Figure 2 Courbe de Kaplan-Meier de la survie globale dans la LAM avec ou sans greffe de CSH

100% Survie médiane

                                                                                                                                                             Patients Evènement (mois)      95% IC
                                                                                                                MIDOSTAURINE – avec greffe de CSH                214        100 74,7        37,3 N.E.
                                                                                                                    PLACEBO – avec greffe de CSH                 197        105 35,9        22,6 N.E.

80%

MIDOSTAURINE – sans greffe de CSH 146 71 31,7 16,9 N.E.

Probabilité de survie (%)

PLACEBO – sans greffe de CSH 160 81 14,7 10,0 36.9

Probability of Survival (%) 60%

40%

                                                                                                                                     HR (IC à 95%) – avec CSH         0,780 (0,593-1,026)
                                                20%               1::MIDOSTAURIN
                                                                      MIDOSTAURINE - SCT – avec greffe de CSH                        HR (IC à 95%)) – sans CSH        0,798 (0,580-1,098)

2::PLACEBO

PLACEBO – avec greffe de CSH
  • SCT

3::MIDOSTAURIN

MIDOSTAURINE – sans greffe de CSH
  • no SCT

4::PLACEBO PLACEBO- no– SCT sans greffe de CSH

0% Censored Censure

0 6 12 18 24 30 36 42 48 54 60 66 72 78 84 Overall Surviesurvival globale (months) (mois) Nombre No. of patientsde patients still at risk encore à risque

                                                   1        214       207        178       154         137   122      117      112         84       76       50       33       12           1       0
                                                   2        197       184        151       118         105    97       93       90         67       58       42       28       12           1       0
                                                   3        146       107         91        80          71    67       64       62         49       44       27       17       10           0
                                                   4        160       100         70        61          58    55       55       51         43       37       29       17        8           0

Une analyse de sous-groupe n’a pas permis de mettre en évidence un bénéfice de SG apparent pour les femmes, cependant, un bénéfice du traitement a été observé chez les femmes pour tous les critères secondaires d’efficacité (voir Tableau 6).

Tableau 6 Présentation de la SG, la SSE, des RC, de la SSM et de l’ICR en fonction du sexe chez les patients atteints de LAM

 Critère                            Global                 Hommes                    Femmes
                                  IC à 95 %               IC à 95 %                IC à 95 %
 SG (HR)                              0,774                   0,533                    1,007
                                 (0,629-0,953)           (0,392-0,725)            (0,757-1,338)
 SSE (RC induction)                   0,728                   0,660                    0,825
 (HR)                            (0,613-0,866)           (0,506-0,861)            (0,656-1,037)
 RC induction (OR)                   0,743*                  0,675*                   0,824*
                                 (0,550-1,005)           (0,425-1,072)            (0,552-1,230)
 SSM (RC induction)                   0,663                   0,594                    0,778
 (HR)                            (0,516-0,853)           (0,408-0,865)            (0,554-1,093)
 ICR (RC induction)                   0,676                   0,662                    0,742
 (HR)                            (0,515-0,888)           (0,436-1,006)            (0,516-1,069)

*L’odds ratio est calculé de la manière suivante (Absence de rémission complète sous traitement/ rémission complète sous traitement) / (Absence de rémission complète sous placebo/ rémission complète sous placebo) HR = Hazard ratio ; OR = odds ratio

L’efficacité et la tolérance chez les patients âgés de > 60 à 70 ans ont été évaluées dans le cadre d’une étude académique de phase II, à un seul bras, de la midostaurine en association à une chimiothérapie intensive d’induction et de consolidation avec greffe allogénique de CSH et en traitement d’entretien en monothérapie chez les patients présentant une LAM avec mutation FLT3-ITD. Sur la base de l’analyse finale, le taux de survie sans évènement à 2 ans (critère primaire) était de 34 % (IC à 95% : 27,44) et la médiane de la SG était de 22,7 mois chez les patients âgés de plus de 60 ans (128 patients sur 440).

MSA, MS-AHM et LM L’efficacité de la midostaurine chez les patients présentant une MSA, une MS-AHM ou une LM, collectivement désignées par le terme mastocytose systémique (MS) avancée, a été évaluée dans deux études multicentriques à un seul bras menées en ouvert (142 patients au total).

L'étude pivot était une étude de phase II multicentrique à un seul bras conduite chez 116 patients présentant une MS avancée (étude CPKC412D2201). La midostaurine était administrée par voie orale à la dose de 100 mg deux fois par jour jusqu'à la progression de la maladie ou toxicité intolérable. Parmi les 116 patients recrutés, 89 ont été considérés comme éligibles pour l'évaluation de la réponse et ont constitué la population d'évaluation du critère principal d'efficacité. Parmi ceux-ci, 73 patients présentaient une MSA (57 avec une AHN), et 16 patients présentaient une MCL (6 avec une AHN). L'âge médian dans la population d'évaluation du critère principal d'efficacité était de 64 ans, avec approximativement la moitié des patients âgés de ≥65 ans. Environ un tiers (36 %) avaient reçu un précédent traitement antinéoplasique pour la MSA, la MS-AHM ou la LM. À l'inclusion dans la population d'évaluation du critère principal d'efficacité, 65 % des patients présentaient ≥1 symptôme mesurable de C-finding (thrombopénie, hypoalbuminémie, anémie, bilirubine totale élevée, anémie dépendante des transfusions, perte de poids, neutropénie, élévation des ALAT ou ASAT). La mutation KIT D816V a été détectée chez 82 % des patients.

Le critère principal d'évaluation était le taux de réponse globale (TRG). Les taux de réponse étaient évalués sur la base des critères de Valent et Cheson modifiés et les réponses étaient confirmées par un comité de pilotage de l’étude. Les critères secondaires d'évaluation étaient notamment la durée de la réponse, le délai jusqu'à la réponse et la survie globale. Les réponses au traitement par midostaurine sont présentées dans le Tableau 7. L'activité était observée indépendamment du nombre de traitements antérieurs et de la présence ou de l'absence d'une AHN. Des réponses confirmées ont été observées à la fois chez les patients porteurs d’une mutation KIT D816V (ORR = 63%) et chez les patients non porteurs d’une mutation D816V ou de statut mutationnel indéterminé (ORR = 43,8%). Cependant, la médiane de survie pour les patients porteurs d’une mutation KIT D816V était plus longue, i.e. 33,9 mois (IC à 95 % : 20,7-42), que pour les patients non porteurs d’une mutation D816V ou de statut mutationnel indéterminé, i.e. 10 mois (IC à 95 % : 6,9-17,4). Quarante-six pour cent des patients présentaient une diminution de plus de 50 % des mastocytes dans la moelle osseuse et 58 % des patients avaient une diminution de plus de 50 % des taux de tryptase sérique. Le volume splénique avait diminué de ≥10 % chez 68,9 % des patients avec au moins 1 évaluation post-inclusion (26,7 % des patients présentaient une réduction ≥35 %, ce qui est corrélé avec une diminution de 50 % à la palpation).

Le délai médian jusqu'à la réponse était de 0,3 mois (compris entre 0,1 et 3,7 mois). La durée médiane de suivi était de 43 mois.

Tableau 7 Efficacité de la midostaurine dans la MSA, la MS-AHM et la LM : population d'évaluation du critère principal d'efficacité

                                Tous               MSA               MS-AHM                 LM
                                N = 89             N = 16             N = 57               N = 16

Critère principal d'évaluation

Réponse globale, n (%)          53 (59,6)          12 (75,0)          33 (57,9)            8 (50,0)
(IC 95 %)                      (48,6-69,8)        (47,6-92,7)        (44,1-70,9)         (24,7-75,3)
    Réponse majeure, n          40 (44,9)          10 (62,5)          23 (40,4)            7 (43,8)

(%)

Réponse partielle, n 13 (14,6) 2 (12,5) 10 (17,5) 1 (6,3) (%)

Maladie stabilisée, n 11 (12,4) 1 (6,3) 7 (12,3) 3 (18,8) (%)

Maladie en progression, 10 (11,2) 1 (6,3) 6 (10,5) 3 (18,8) n (%) Critères secondaires d'évaluation

Durée médiane de la 18,6 (9,9-34,7) 36,8 (5,5- NE) 10,7 (7,4- 22,8) NR (3,6-NE) réponse, mois (IC 95 %)

Survie globale médiane, 26,8 (17,6-34,7) 51,1 (28,7-NE) 20,7 (16,3-33,9) 9,4 (7,5-NE) mois (IC 95 %)

Estimation de Kaplan- 26,1 (14,6-39,2) 34,8 (1,7-76,2) 19,9 (8,6-34,5) 33,7 (12,3-56,8) Meier à 5 ans (IC 95 %) NE : Non évalué, NA : Non atteint Les patients ayant reçu un traitement antinéoplasique non prévu au protocole ont été considérés en progression au moment de l’introduction du nouveau traitement.

Bien que l’étude ait été conçue pour être évaluée selon les critères de Valent et Cheson modifiés, en tant qu’analyse post-hoc exploratoire, l’efficacité a aussi été évaluée par le critère de 2013 de l’International Working Group - Myeloproliferative Neoplasms Research and Treatment - European Competence Network on Mastocytosis (IWG-MRT-ECNM). La réponse à Rydapt a été déterminée en utilisant un algorithme de calcul appliqué sans arbitrage. Sur les 116 patients, 113 présentaient un symptôme de C-finding défini par le critère de réponse IWG (excluant les ascites reconnues comme signe C). Toutes les réponses ont été prises en compte et exigées lors de la confirmation à 12 semaines (voir Tableau 8).

Table 8 Efficacité de la midostaurine dans la MSA, la MS-AHM et la LM évaluée par le critère IWG-MRT-ECNM en utilisant une approche algorithmique

                                   Tous les             MSA      MS-AHM             LM         Sous-type
                                   patients                                                     inconnu

évalués

                                   N = 113          N = 15         N = 72         N = 21         N=5
 Taux de survie globale, n         32 (28,3)        9 (60,0)      15 (20,8)       7 (33,3)      1 (20,0)

(%)

(IC à 95 %) (20,2-37,6) (32,3-83,7) 12,2-32,0) (14,6-57,0) (0,5-71,6) Meilleure réponse globale, n (%)

   Rémission complète               1 (0,9)            0               0           1 (4,8)         0
   Rémission partielle             17 (15,0)        5 (33,3)       8 (11,1)       3 (14,3)      1 (20,0)
   Amélioration clinique           14 (12,4)        4 (26,7)        7 (9,7)       3 (14,3)         0

Durée de réponse*

   n/N (%)                        11/32 (34,4)     4/9 (44,4)    4/15 (26,7)     3/7 (42,9)     0/1 (0,0)
   médiane (IC à 95 %)             NE (27,0-          36,8           NE          NE (4,1-          NE
                                      NE)         (10,3-36,8)    (17,3-NE)          NE)

Survie globale

    n/N (%)                         65/113       4/15 (26,7)        49/72          12/21      0/5 (0,0)
                                    (57,5)                         (68,1)         (57,1)
    médiane (IC à 95 %)              29,9            51,1            22,1           22,6         NE
                                  (20,3-42,0)     (34,7-NE)      (16,8-32,2)     (8,3-NE)

*Toutes les réponses ont dû être confirmées à 12 semaines L’analyse exclue les ascites reconnues comme un signe C Les patients ayant reçu une thérapie anti-néoplasique hors de l’étude ont été considérés comme en progression à la date de leur nouveau traitement.

L'étude support était une étude de phase II multicentrique à un seul bras menée en ouvert chez 26 patients présentant une MSA, une MS-AHM ou une LM (CPKC412A2213). La midostaurine était administrée par voie orale à la dose de 100 mg deux fois par jour, pendant des cycles de 28 jours. L'absence de réponse majeure (RM) ou de réponse partielle (RP) à la fin du second cycle nécessitait un arrêt du traitement à l'étude. Vingt (76,9 %) patients avaient une MSA (17 [85 %] avec une AHN) et 6 patients (23,1 %) avaient une MCL (2 [33,3 %] avec une AHN). L'âge médian était de 64,5 ans, avec la moitié des patients âgés de ≥65 ans. À l'inclusion, 88,5 % avaient >1 symptôme de C-finding de la maladie et 69,2 % avaient reçu au moins un précédent traitement antinéoplasique.

Le critère principal d'évaluation était le TRG évalué par les critères de Valent pendant les 2 premiers cycles de traitement. Dix-neuf patients (73,1 % ; IC 95 % = [52,2, 88,4]) présentaient une réponse pendant les deux premiers cycles de traitement (13 RM ; 6 RP). La durée médiane du suivi était de 73 mois, et la durée médiane de la réponse n'a pas été atteinte. La médiane de survie globale était de 40,0 mois (les patients n’étaient suivis que pendant un an pour la survie après l'arrêt du traitement).

Population pédiatrique

Dans une étude de phase II, la midostaurine a été étudiée en association avec une chimiothérapie chez des patients pédiatriques nouvellement diagnostiqués présentant une LAM avec mutation FLT3. Parmi les trois patients atteints de LAM avec mutation FLT3 inclus dans l'étude, deux patients (10 et 14 ans) ont présenté des toxicités limitant la dose (TLD) après le deuxième cycle d'induction avec la midostaurine (à 30 mg/m2 deux fois par jour) en association avec une chimiothérapie (composée de la cytarabine 2 g/m2/jour, jours 1 à 5; de la fludarabine 30 mg/m2/jour, jours 1 à 5 et de l’idarubicine 12 mg/m2/jour, jours 2, 4 et 6). Les deux patients ont présenté des reconstitutions hématologiques nettement retardées (c’est-à-dire une thrombopénie prolongée de grade 4 pendant 44 jours chez le premier patient et 51 jours chez le deuxième patient et une neutropénie de grade 4 pendant 46 jours chez le deuxième patient). Au cours du premier cycle d'induction, les deux patients ont reçu de la

midostaurine en association avec la cytarabine, l'étoposide et l'idarubicine.

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Rydapt dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique, dans le traitement de la mastocytose maligne et de la leucémie à mastocytes (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Rydapt dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement de la leucémie aiguë myéloïde (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

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5.2Propriétés pharmacocinétiques

La midostaurine est peu soluble et a une bonne absorption. Deux de ses métabolites (CGP52421 et CGP62221) ont démontré des activités pharmacologiques. Après une administration à doses multiples, la midostaurine et le CGP62221 présentaient des profils pharmacocinétiques temps-dépendants, avec une augmentation initiale observée durant la première semaine suivie d’une diminution des concentrations jusqu’à atteindre un état d’équilibre au jour 28. Les concentrations du CGP52421 ne diminuaient pas de manière aussi significative que celles de la midostaurine et du CGP62221.

Absorption

La biodisponibilité absolue de la midostaurine après une administration orale n’est pas connue.

Chez l'homme, l'absorption de la midostaurine marquée était rapide après l'administration orale, avec un Tmax de radioactivité totale observée entre 1 et 3 heures post-administration. L’analyse de pharmacocinétique de population indiquait que l’absorption chez les patients est plus faible que si elle était proportionnelle aux doses >50 mg deux fois par jour.

Chez les sujets sains, après l’administration d’une dose orale unique de 50 mg de midostaurine avec de la nourriture, l’ASC de la midostaurine était augmentée à 20 800 ng*h/ml et la Cmax était diminuée à 963 ng/ml (voir rubrique 4.5).De façon similaire, pour le CGP52421 et le CGP62221 les ASC ont été augmentées à 19 000 et 29 200 ng*h/ml et les Cmax ont été diminuées à 172 et 455 ng/ml, respectivement. Le temps pour atteindre le pic de concentration a également été retardé en présence d’un repas riche en matières grasses. Le Tmax a été retardé pour toutes les entités, le Tmax médian de la midostaurine était de 3 h, et pour CGP52421 et CGP62221 le Tmax a été retardé à 6 et 7 heures respectivement.

Dans les études cliniques, l’efficacité et la tolérance de Rydapt ont été évaluées après administration avec un repas léger. Après l’administration par d’une dose orale unique de 100 mg de midostaurine après un repas chez des patients atteints de MSA, de MS-AHM et de LM, l’ASCinf, la Cmax et le Tmax de la midostaurine étaient respectivement de 49 600 ng*h*ml, de 2 940 ng/ml et de 3 h. Pour le CGP52421, l’ASC0-12h et la Cmax étaient respectivement de 2 770 ng*h/ml et de 299 ng/ml. L’ASC0-12h et la Cmax pour le CGP62221 étaient respectivement de 8 700 ng*h/ml et de 931 ng/ml. Après l’administration de doses orales multiples de 100 mg de midostaurine deux fois par jour, la Cmin.ss de la midostaurine plasmatique dans la population de patients atteints de LAM et dans la population de patients atteints de MSA, de MS-AHM et de LM étaient respectivement de 919 et de 1 060 ng/ml. La Cmin.ss du CGP62221 dans la population de patients atteints de LAM et dans la population de patients atteints de MSA, de MS-AHM et de LM étaient respectivement de 1 610 ng/ml et de 2 020 ng/ml. La Cmin.ss du CGP52421 dans la population de patients atteints de LAM et dans la population de patients atteints de MSA, de MS-AHM et de LM étaient respectivement de 8 630 ng/ml et de 2 860 ng/ml.

Distribution

La midostaurine présente une distribution tissulaire de moyenne géométrique 95,2 l (Vz/F). La midostaurine et ses métabolites sont distribués essentiellement dans le plasma plutôt que dans les globules rouges. Les données in vitro ont montré que la midostaurine est liée à plus de 98 % aux protéines plasmatiques, comme l’albumine, l’α-1-glycoprotéine acide (AGP) et la lipoprotéine.

Biotransformation

La midostaurine est métabolisée par le CYP3A4, essentiellement par des voies oxydatives. Les composants plasmatiques principaux incluaient la midostaurine et deux métabolites actifs majeurs, le CGP62221 (par O-déméthylation) et le CGP52421 (par hydroxylation), représentant respectivement 27,7 ± 2,7 % et 38,0 ± 6,6 % de l’exposition plasmatique totale 96 heures après l’administration d’une dose unique de 50 mg de midostaurine.

Élimination

Les demi-vies terminales médianes de la midostaurine, du CGP62221 et du CGP52421 dans le plasma sont d’environ 20,9, 32,3 et 471 heures. La clairance plasmatique apparente moyenne (CL/F) était de 2,4-3,1 l/h chez les sujets sains. Chez les patients atteints de LAM et de MSA, de MS-AHM et de LM, les estimations de pharmacocinétique de population pour la clairance de la midostaurine à l’état d’équilibre étaient respectivement de 5,9 l/h et 4,4 l/h. Les résultats de l’étude du bilan de masse chez l’Homme ont indiqué que l'excrétion fécale est la principale voie d'excrétion (78 % de la dose), et principalement sous forme de métabolites (73 % de la dose), tandis que la midostaurine sous forme non modifiée représente 3 % de la dose. Seulement 4 % de la dose sont retrouvés dans l'urine.

Linéarité/non-linéarité

De manière générale, la midostaurine et ses métabolites ne présentaient pas de déviation majeure par rapport à la dose-proportionnalité après une dose unique comprise entre 25 mg et 100 mg. Toutefois, il a été observé une augmentation proportionnellement inférieure de l'exposition après l’administration de multiples doses comprises entre 50 mg et 225 mg par jour.

Après l’administration de multiples doses orales, la midostaurine présentait un profil pharmacocinétique temps-dépendant, avec une augmentation de la concentration plasmatique initiale pendant la première semaine (pic Cmin) suivie d'une baisse avec le temps jusqu’à un état d'équilibre après environ 28 jours (diminution d’un facteur 2,5). Le mécanisme exact de diminution de la concentration de midostaurine n’est pas clair, mais il est probable qu’elle soit due à l’auto-induction de la midostaurine et de ses deux métabolites CGP52421 et CPG62221 sur le CYP3A4. Le profil pharmacocinétique du métabolite CGP62221 présentait une tendance similaire. Toutefois, les concentrations de CGP52421 présentaient une augmentation d’un facteur allant jusqu’à 2,5 pour la MSA, la MS-AHM et la LM et 9 pour la LAM comparativement à la midostaurine après un mois de traitement.

Évaluation in vitro du potentiel d'interactions médicamenteuses

D’après les données in vitro, la midostaurine et ses métabolites actifs, le CGP52421 et le CGP62221, sont considérés comme des inhibiteurs des CYP1A2 et CYP2E1 et des inducteurs des CYP2B6 (induction médiée par le CAR) et CYP1A2 (induction médiée par le AhR).

Les essais in vitro montrent que la midostaurine, le CGP52421 et le CGP62221 peuvent potentiellement inhiber la BCRP et la BSEP. Des simulations utilisant des modèles pharmacocinétiques physiologiques (PBPK) ont prédit que la midostaurine administrée à la dose de 50 mg ou 100 mg deux fois par jour à l'état d'équilibre n’est pas susceptible d’entraîner une inhibition cliniquement pertinente de l’OATP1B.

Populations particulières

Population âgée D’après des analyses de pharmacocinétique de population, aucun impact significatif de l’âge sur la pharmacocinétique de la midostaurine et de ses deux métabolites actifs n’a été identifié chez les patients âgés de 65 à 85 ans. Chez les patients adultes présentant une MSA, une MS-AHM, une LM ou une LAM, aucun ajustement de la dose de midostaurine n'est requis en fonction de l'âge.

Population pédiatrique L’utilisation de Rydapt n’est pas recommandée chez les enfants et les adolescents (voir rubrique 4.2). Les caractéristiques pharmacocinétiques de la midostaurine chez les patients pédiatriques ont été explorées dans une étude de phase I en monothérapie avec escalade de dose menée chez 22 patients (12 patients âgés de 0-2 ans et 10 patients âgés de 10-17 ans) présentant une LAM ou une LAL avec réarrangement du gène MLL, en utilisant une approche de pharmacocinétique de population. Les valeurs des paramètres pharmacocinétiques de la midostaurine étaient plus faibles que si elles étaient proportionnelles aux doses de 30 mg/m2 et 60 mg/m2 après une dose unique ou répetée. En raison de données pharmacocinétiques limitées chez les patients pédiatriques, aucune comparaison avec les propriétés pharmacocinétiques de la midostaurine chez l’adulte ne peut être donnée.

Sexe D’après les analyses de modèles pharmacocinétiques de population portant sur l’effet du sexe sur la clairance de la midostaurine et de ses métabolites actifs, aucune différence statistiquement significative n’a été observée et les changements anticipés de l’exposition (<20 %) n’étaient pas jugés cliniquement pertinents. Aucun ajustement de la dose de midostaurine n’est requis en fonction du sexe.

Race/ethnicité Il n'existe pas de différence de profil pharmacocinétique entre les sujets caucasiens et noirs. D'après une étude de phase 1 menée chez des volontaires sains japonais, les profils pharmacocinétiques de la midostaurine et de ses métabolites (CGP62221 et CGP52421) sont similaires à ceux observés dans d'autres études pharmacocinétiques menées chez des caucasiens et des noirs. Aucun ajustement de la dose de midostaurine n’est requis en fonction de l’ethnicité.

Insuffisance hépatique Une étude dédiée à l'insuffisance hépatique a évalué l'exposition systémique à la midostaurine après une administration orale de 50 mg deux fois par jour pendant 6 jours et d’une dose unique de 50 mg le jour 7 chez des sujets ayant une insuffisance hépatique légère ou modérée à l'inclusion (Child-Pugh Classe A ou B, respectivement) et après une administration d’une dose unique de 50 mg chez des sujets ayant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh Classe C) en comparaison à des sujets témoins avec une fonction hépatique normale. Dans tous les groupes, la concentration maximale de midostaurine était atteinte entre 2 et 3 heures après l’administration d’une dose unique ou répétée. Au jour 1, l’ASC0-12 et le Cmax étaient respectivement de 8 130 ng*h/ml et 1 206 ng/ml chez les sujets sains. L’ASC0-12 diminuait de 39 % et 36 % chez les sujets atteint d’insuffisance hépatique légère et modérée, respectivement. Au jour 7, l’ASCtrough (exposition sous la courbe du Ctrough du jour 1 au jour 7) était de 5 410 ng*h/ml chez les sujets sains et diminuait de 35 % et 20 % chez les sujets ayant une insuffisance hépatique légère et modérée, respectivement. L’ASCtau a diminué respectivement de 28% et de 20% au jour 7. Enfin, les données à long terme des patients ont été analysées en utilisant une approche de pharmacocinétique de population. Aucun impact d’une insuffisance hépatique n’a été identifié chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère ou modérée chez les patients atteints de MSA, de MS-AHM, de LM ou de LAM.

Les moyennes géométriques de la Cmax et de l’ASCinf de la midostaurine chez les sujets ayant une insuffisance hépatique sévère étaient plus faibles comparées à celles du groupe témoin (Cmax : 1 360 ng/ml, ASCinf : 30 100 ng*h/ml). La Cmax et l’ASCinf de la midostaurine ont diminué en moyenne respectivement de 78 % et 59 % chez les sujets ayant une insuffisance hépatique sévère.

Globalement, il n'y avait pas d'augmentation de l'exposition (ASC) à la midostaurine plasmatique et

ses métabolites actifs (CGP62221 et CGP52421) chez les sujets présentant une insuffisance hépatique légère, modérée ou sévère par rapport aux sujets présentant une fonction hépatique normale. Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire pour les patients ayant une insuffisance hépatique légère ou modérée au début du traitement. L’exposition à la midostaurine et à son métabolite actif CGP62221 est nettement plus faible chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère que chez les patients avec une fonction hépatique normale (voir rubrique 4.2). Cependant, il n’y a pas suffisamment de données d’efficacité chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère pour montrer qu’un ajustement de dose est requis.

Insuffisance rénale L’élimination rénale est une voie mineure d’élimination de la midostaurine. Aucune étude dédiée à l’insuffisance rénale n’a été conduite avec la midostaurine. Les analyses pharmacocinétiques de population ont été conduites en utilisant les données obtenues dans les études cliniques sur les patients atteints de LAM (n = 180) et de MSA, MS-AHM ou de LM (n = 141). Sur les 321 patients inclus, 177 présentaient une insuffisance rénale préexistante légère (n = 113), modérée (n = 60) ou sévère (n = 4) (15 ml/min ≤ clairance de la créatinine [CrCL] <90 ml/min). 144 patients présentaient une fonction rénale normale (CrCL >90 ml/min) à l’inclusion. Sur la base des analyses pharmacocinétiques de population, la clairance de la midostaurine n’a pas été significativement modifiée par l’insuffisance rénale et par conséquent, aucun ajustement de la dose n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée.

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5.3Données de sécurité préclinique

En raison d’une toxicité limitant la dose, les niveaux d’exposition thérapeutiques cliniques n’ont pas pu être atteints chez l’animal. Tous les résultats obtenus chez l’animal décrits ci-dessous ont été observés à une exposition à la midostaurine significativement inférieure aux niveaux thérapeutiques.

Pharmacologie de sécurité et toxicité à dose unique/répétée

Les études de pharmacologie de sécurité indiquent que la midostaurine n’interfère probablement pas avec les fonctions vitales du système nerveux central. In vitro, la midostaurine n'a pas inhibé l'activité du canal hERG jusqu'à la limite de solubilité de 12 µM. Les deux principaux métabolites chez l'homme, le GGP52421 et le CGP62221 (également testés à la limite de solubilité), ont inhibé le courant hERG avec des marges de sécurité modérées. Au cours des études en doses répétées chez le chien, une diminution de la fréquence cardiaque, une prolongation de l’intervalle P-Q, et des blocs auriculo-ventriculaires sporadiques ont été observés chez des animaux individuels.

Lors des études en doses répétées, les organes cibles pour la toxicité ont été le tractus gastro-intestinal (vomissements chez les chiens et les singes, diarrhées et altération de la muqueuse), les testicules (diminution de la spermatogenèse), la moelle osseuse (hypocellularité) et les organes lymphoïdes (déplétion/atrophie). L'effet sur la moelle osseuse et les organes lymphoïdes a été accompagné de changements hématologiques, à savoir une diminution des globules blancs, des lymphocytes et des paramètres érythrocytaires. Une augmentation des taux d’enzymes hépatiques (ALAT et ASAT) a toujours été observée chez les rats, les chiens et les singes dans les études à long terme d’une durée ≥3 mois, sans corrélations histopathologiques.

Reprotoxicité

Lors des études de fertilité chez le rat, la midostaurine a été associée à une réduction de la fertilité, une dégénérescence et une atrophie testiculaires, une diminution de la motilité des spermatozoïdes, une oligospermie / une aspermie, une augmentation des résorptions, une diminution du taux de grossesse et du nombre d'implantations et d'embryons vivants.

Lors des études sur le développement embryo-fœtal chez le rat et le lapin, une augmentation du nombre de résorptions tardives, une réduction du poids fœtal et de l'ossification squelettique ont été observées.

Lors d’une étude sur le développement pré- et post-natal, une dystocie maternelle et une réduction de la taille des portées, un poids corporel plus faible des petits, une accélération de l'ouverture complète des yeux et un retard du développement de la réponse de sursaut au bruit ont été observés.

Études sur des animaux juvéniles

Lors d’ une étude de toxicité sur des rats juvéniles, la midostaurine a été administrée entre le 7ème et le 70ème jour post-partum. Une réduction du poids corporel, une hémorragie et une infiltration de cellules mixtes dans les poumons, ainsi qu’une érythrocytose/érythrophagocytose dans les ganglions lymphatiques mésentériques, ont été observées. Il n'y a eu aucun effet sur le développement physique, les fonctions sensorielles ou les fonctions comportementales. L’indice d’accouplement, l’indice de fertilité et le taux de conception ont été réduits aux doses de 0, 5 et 15 mg/kg/jour, mais pas à la dose de 2 mg/kg/jour.

Génotoxicité

Les études de génotoxicité in vitro et in vivo couvrant les critères d'évaluation de génotoxicité importants n'ont montré aucun signe d'activité mutagène ou clastogène. Aucune étude de carcinogénicité n'a été réalisée.

Évaluation du risque environnemental

Les études d’évaluation du risque environnemental ont montré que la midostaurine est potentiellement persistante, a un potentiel de bioaccumulation et est potentiellement toxique pour l’environnement.

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6Données pharmaceutiques

6.1Liste des excipients
Contenu de la capsule

Hydroxystéarate de macrogolglycérol Macrogol Éthanol anhydre Mono-di-triglycérides d'huile de maïs Tocophérol, tout rac-alpha

Enveloppe de la capsule

Gélatine Glycérol Dioxyde de titane (E171) Oxyde de fer jaune (E172) Oxyde de fer rouge (E172) Eau purifiée

Encre d’impression

Carmin (E120) Hypromellose Propylène glycol

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6.2Incompatibilités

Sans objet.

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6.3Durée de conservation

3 ans.

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6.4Précautions particulières de conservation

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température.

À conserver dans l’emballage d'origine à l’abri de l'humidité.

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6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur

Plaquettes PA/alu/PVC/alu. Une plaquette contient 4 capsules molles.

Conditionnement contenant 56 (2 boîtes de 28) ou 112 (4 boîtes de 28) capsules molles.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

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6.6Précautions particulières d'élimination

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

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7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché

Novartis Europharm Limited Vista Building Elm Park, Merrion Road Dublin 4 Irlande

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8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché

EU/1/17/1218/001-002

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9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 18 septembre 2017 Date du dernier renouvellement : 30 mai 2022

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10Date de mise à jour du texte

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu.

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Références

Ce produit ailleurs