2Composition qualitative et quantitative
Chaque comprimé pelliculé contient 50 mg d’elbasvir et 100 mg de grazoprevir.
Excipients à effet notoire
Chaque comprimé pelliculé contient 87,02 mg de lactose (sous forme de monohydrate) et 69,85 mg de sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3Forme pharmaceutique
Comprimé pelliculé.
Comprimé ovale de couleur beige mesurant 21 mm x 10 mm portant la mention « 770 » gravée sur une face et lisse sur l’autre face.
4Informations cliniques
4.1Indications thérapeutiques
ZEPATIER est indiqué pour le traitement de l'hépatite C chronique (HCC) chez les patients adultes et les enfants âgés de 12 ans et plus pesant au moins 30 kg (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.1).
Pour l'activité en fonction du génotype du virus de l'hépatite C (VHC), voir rubriques 4.4 et 5.1.
4.2Posologie et mode d'administration
Le traitement par ZEPATIER doit être instauré et surveillé par un médecin expérimenté dans la prise en charge des patients atteints d’HCC.
Posologie La dose recommandée est de un comprimé une fois par jour.
Les schémas posologiques et durées de traitement recommandés sont présentés dans le tableau 1 ci- dessous (voir rubriques 4.4 et 5.1) :
Tableau 1: Traitement par ZEPATIER recommandé chez les patients présentant une hépatite C chronique, avec ou sans cirrhose compensée (Child-Pugh A uniquement)
Génotype VHC Traitement et durée
1a ZEPATIER pendant 12 semaines
Chez les patients avec un taux d’ARN-VHC initial > 800 000 UI/mL et/ou la présence de polymorphismes spécifiques de la NS5A entraînant une réduction d’au moins 5 fois de l'activité de l’elbasvir, la prise de ZEPATIER devrait être envisagée pendant 16 semaines avec de la ribavirineA afin de minimiser le risque d'échec au traitement (voir rubrique 5.1).
1b ZEPATIER pendant 12 semaines
4 ZEPATIER pendant 12 semaines
Chez les patients avec un taux d’ARN-VHC initial > 800 000 UI/mL, la prise de ZEPATIER devrait être envisagée pendant 16 semaines avec de la ribavirineA afin de minimiser le risque d'échec au traitement (voir rubrique 5.1).
A Dans les études cliniques chez l’adulte, la dose de ribavirine a été déterminée en fonction du poids (<66 kg = 800 mg/jour, de 66 à 80 kg = 1000 mg/jour, de 81 à 105 kg = 1200 mg/jour, > 105 kg = 1400 mg/jour), administrée en deux doses fractionnées avec de la nourriture.
Pour plus d’information concernant le dosage spécifique de la ribavirine, y compris une modification de dose, se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit de la ribavirine.
Les patients doivent être informés qu’en cas de vomissement survenant dans les 4 heures suivant l’administration, un comprimé supplémentaire peut être administré jusqu’à 8h avant la prise de la dose suivante. En cas de vomissement plus de 4 heures après l’administration, aucune autre dose n’est nécessaire.
En cas d’oubli d’une dose de ZEPATIER et si un délai de moins de 16 heures s’est écoulé depuis le moment habituel de prise de ZEPATIER, le patient doit prendre ZEPATIER dès que possible, puis prendre la dose suivante de ZEPATIER au moment habituel. Si un délai de plus de 16 heures s’est écoulé depuis le moment habituel de prise de ZEPATIER, alors le patient ne doit PAS prendre la dose oubliée et doit prendre la dose suivante au moment habituel. Les patients doivent être informés qu’ils ne doivent pas prendre une dose double.
Sujets âgés Aucun ajustement de la posologie de ZEPATIER n’est requis chez les patients âgés (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance rénale et insuffisance rénale terminale (IRT) Aucun ajustement de la posologie de ZEPATIER n’est requis chez les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée ou sévère (y compris chez les patients sous hémodialyse ou dialyse péritonéale) (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique Aucun ajustement de la posologie de ZEPATIER n’est requis chez les patients présentant une atteinte hépatique légère (Child-Pugh A). ZEPATIER est contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée ou sévère (Child-Pugh B ou C) (voir rubriques 4.3 et 5.2).
La sécurité et l’efficacité de ZEPATIER chez les patients ayant reçu une transplantation hépatique n’ont pas été établies.
Population pédiatrique Aucun ajustement posologique de ZEPATIER n’est requis chez les enfants âgés de 12 ans et plus pesant au moins 30 kg (voir rubriques 5.1 et 5.2).
La sécurité et l’efficacité de ZEPATIER chez les enfants âgés de moins de 12 ans n’ont pas été établies.
Mode d’administration
Voie orale.
Les comprimés pelliculés doivent être avalés entiers et peuvent être pris au cours ou en dehors des repas (voir rubrique 5.2).
4.3Contre-indications
Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Patients avec insuffisance hépatique modérée ou sévère (Child-Pugh B ou C) (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Co-administration avec des inhibiteurs du polypeptide 1B transportant des anions organiques (OATP1B), tels que la rifampicine, l'atazanavir, le darunavir, le lopinavir, le saquinavir, le tipranavir, le cobicistat ou la ciclosporine (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Co-administration avec des inducteurs du cytochrome P450 3A (CYP3A) ou de la P-glycoprotéine (P-gp), tels que l'efavirenz, la phénytoïne, la carbamazépine, le bosentan, l’étravirine, le modafinil ou le millepertuis (Hypericum perforatum) (voir rubriques 4.4 et 4.5).
4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Élévations des ALAT
Les élévations tardives des taux d'ALAT au cours du traitement sont directement liées à l'exposition plasmatique au grazoprevir. Pendant les études cliniques menées avec ZEPATIER avec ou sans ribavirine, moins de 1 % des patients ont présenté des élévations d’ALAT partant de valeurs normales jusqu’à des valeurs supérieures à 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN), (voir rubrique 4.8). Les élévations tardives des taux d’ALAT sont survenues plus fréquemment chez les femmes (2% [11/652], les sujets asiatiques (2% [4/165]) et les sujets âgés de ≥ 65 ans (2% [3/187]) (voir rubriques 4.8 et 5.2). Ces élévations tardives d'ALAT ont généralement eu lieu pendant ou après la 8ème semaine de traitement.
Un bilan hépatique doit être réalisé avant l’initiation du traitement, à la 8ème semaine de traitement, et dès lors que l’état clinique le justifie. Pour les patients recevant 16 semaines de traitement, un bilan hépatique supplémentaire doit être réalisé à la 12ème semaine de traitement.
- Les patients doivent être informés qu’ils doivent consulter leur médecin sans attendre en cas d’apparition d’une fatigue, d’une faiblesse, d’un manque d’appétit, de nausées et vomissements, d’un ictère ou de selles décolorées.
- L’arrêt du traitement par ZEPATIER doit être envisagé en cas de confirmation d’élévation du taux d’ALAT supérieur à 10 fois la LSN.
- Le traitement par ZEPATIER doit être arrêté si l’élévation des ALAT est accompagnée de signes ou symptômes d’inflammation hépatique ou d’une augmentation de la bilirubine conjuguée, de la phosphatase alcaline ou de l’International Normalized Ratio (INR).
Activité en fonction du génotype
L’efficacité de ZEPATIER dans le traitement de l’infection par le VHC de génotypes 2, 3, 5 et 6 n’a pas été démontrée. ZEPATIER n’est pas recommandé chez les patients infectés par ces génotypes.
Retraitement
L’efficacité de ZEPATIER chez les patients préalablement exposés à ZEPATIER ou à des médicaments de la même classe thérapeutique que ZEPATIER (inhibiteurs de la NS5A ou de la NS3/4A autres que le telaprevir, le simeprevrir et le boceprevir) n’a pas été démontrée (voir rubrique 5.1).
Interactions avec d’autres médicaments
La co-administration de ZEPATIER et d’inhibiteurs de l’OATP1B est contre-indiquée car elle peut augmenter significativement les concentrations plasmatiques du grazoprevir.
La co-administration de ZEPATIER et d’inducteurs du CYP3A ou de la P-gp est contre-indiquée car elle peut diminuer significativement les concentrations plasmatiques d’elbasvir et de grazoprevir et entraîner une diminution de l’effet thérapeutique de ZEPATIER (voir rubriques 4.3, 4.5 et 5.2).
L’utilisation concomitante de ZEPATIER avec des inhibiteurs puissants du CYP3A augmente les concentrations plasmatiques d’elbasvir et de grazoprevir et la co-administration n’est donc pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Co-infection par le VHC et le VHB (virus de l’hépatite B)
Des cas de réactivation du virus de l’hépatite B (VHB), dont certains avec issue fatale, ont été signalés pendant ou après le traitement par des agents antiviraux à action directe. Le dépistage du VHB doit être effectué chez tous les patients avant le début du traitement. Les patients co-infectés par le VHB/VHC sont à risque de réactivation du VHB et doivent donc être surveillés et pris en charge conformément aux recommandations cliniques en vigueur.
Utilisation chez les patients diabétiques
Les patients diabétiques peuvent présenter une amélioration du contrôle glycémique, pouvant résulter en une hypoglycémie symptomatique, après l’instauration d’un traitement par antiviral d’action directe (AAD) contre le virus de l’hépatite C. Les taux de glucose des patients diabétiques débutant un traitement par antiviral d’action directe (AAD) doivent être étroitement surveillés, en particulier au cours des trois premiers mois, et leur traitement antidiabétique doit être ajusté si nécessaire. Le médecin assurant la prise en charge du diabète du patient doit être informé lorsqu’un traitement par antiviral d’action directe (AAD) est instauré.
Population pédiatrique
ZEPATIER n’est pas indiqué chez les enfants âgés de moins de 12 ans.
Excipients
ZEPATIER contient du lactose monohydraté. Ce médicament est contre-indiqué chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou une malabsorption du glucose- galactose (maladies héréditaires rares).
ZEPATIER contient 69,85 mg de sodium par comprimé, ce qui équivaut à 3,5 % de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium pour un adulte.
4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Effets potentiels d’autres médicaments sur ZEPATIER
Le grazoprevir est un substrat des transporteurs OATP1B. La co-administration de ZEPATIER et de médicaments qui inhibent les transporteurs OATP1B est contre-indiquée car elle peut entraîner une augmentation significative de la concentration plasmatique du grazoprevir (voir rubriques 4.3 et 4.4).
L’elbasvir et le grazoprevir sont des substrats du CYP3A et de la P -gp. La co-administration d’inducteurs du CYP3A ou de la P-gp et de ZEPATIER est contre-indiquée car elle peut diminuer les concentrations plasmatiques d’elbasvir et de grazoprevir, ce qui peut entraîner une diminution de l’effet thérapeutique de ZEPATIER (voir rubriques 4.3 et 4.4).
L’administration concomitante de ZEPATIER et d’inhibiteurs puissants du CYP3A augmente les concentrations plasmatiques d’elbasvir et de grazoprevir et n’est pas recommandée (voir tableau 2 et rubrique 4.4). L’administration concomitante de ZEPATIER et d’inhibiteurs de la P -gp devrait avoir un effet minimal sur les concentrations plasmatiques de ZEPATIER.
Il n’est pas exclu que le grazoprevir soit un substrat de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP).
Effets potentiels de ZEPATIER sur d’autres médicaments
Chez l’Homme, l’elbasvir et le grazoprevir sont des inhibiteurs du transporteur BCRP au niveau intestinal et peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des substrats de la BCRP co- administrés. L’elbasvir n’est pas un inhibiteur du CYP3A in vitro et le grazoprevir est un inhibiteur faible du CYP3A chez l’Homme. L’administration concomitante de substrats du CYP3A avec le grazoprevir n’a pas entraîné d’augmentations cliniquement pertinentes des expositions aux substrats du CYP3A. Par conséquent, aucun ajustement de la posologie des substrats du CYP3A n’est requis en cas d’association avec ZEPATIER.
L’elbasvir entraîne une inhibition minimale de la P-gp intestinale chez l’Homme et n’entraîne pas d’augmentations cliniquement significatives des concentrations de digoxine (un substrat de la P -gp), avec une augmentation de 11% de l’ASC plasmatique. D’après les données in vitro, le grazoprevir n’est pas un inhibiteur de la P-gp. L’elbasvir et le grazoprevir ne sont pas des inhibiteurs de l’OATP1B chez l’Homme. D’après les données in vitro, des interactions cliniquement significatives avec ZEPATIER en tant qu’inhibiteur d’autres CYP, de UGT1A1, d’estérases (CES1, CES2 et CatA), de OAT1, OAT3 et OCT2 ne sont pas attendues. D’après les données in vitro, une potentielle inhibition de la BSEP par le grazoprevir ne peut être exclue. D’après les données in vitro, il est peu probable que l’administration de doses multiples d’elbasvir ou de grazoprevir entraîne une induction de la biotransformation des médicaments métabolisés par des isoformes du CYP.
Patients traités avec des antagonistes de la vitamine K
Etant donné que la fonction hépatique peut changer pendant le traitement avec ZEPATIER, une étroite surveillance des valeurs du rapport international normalisé (INR) est recommandée.
Effet d’un traitement par antiviral d’action directe (AAD) sur les médicaments métabolisés par le foie
La faible inhibition du CYP3A par le grazoprévir peut augmenter les niveaux des substrats du CYP3A. De plus, les concentrations plasmatiques des médicaments qui sont des substrats du CYP3A peuvent être réduites par l'amélioration de la fonction hépatique qui survient lors d’un traitement par AAD en lien avec la clairance du VHC. Par conséquent, une surveillance étroite et une éventuelle adaptation de la posologie des substrats du CYP3A présentant un index thérapeutique étroit (par exemple, les
inhibiteurs de la calcineurine) peuvent être nécessaires pendant le traitement, car les concentrations de médicament peuvent changer (voir le tableau 2).
Interactions entre ZEPATIER et d’autres médicaments
Le tableau 2 présente une liste des interactions médicamenteuses évaluées ou potentielles. Une flèche vers le haut "↑" ou vers le bas "↓" représente une variation de l'exposition qui nécessite une surveillance ou un ajustement de la dose de ce médicament, ou que la co-administration est non recommandée ou contre-indiquée. Une flèche horizontale "↔" signifie qu’il n’y a pas de modification cliniquement significative de l'exposition.
Les interactions médicamenteuses décrites sont basées sur les résultats d’études menées avec ZEPATIER ou avec l’elbasvir (EBR) et le grazoprevir (GZR) pris individuellement, ou sont des interactions médicamenteuses susceptibles de survenir avec l’elbasvir ou le grazoprevir. Le tableau n’est pas exhaustif.
Tableau 2 : Interactions et recommandations posologiques en cas d’association avec d’autres médicaments
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable) AGENTS DIMINUANT LA SÉCRÉTION D’ACIDE Antagonistes des récepteurs H2
Famotidine ↔ Elbasvir Aucun ajustement posologique n’est (20 mg dose unique) / ASC 1,05 (0,92 ; 1,18) requis. elbasvir (50 mg dose Cmax 1,11 (0,98 ; 1,26) unique) / grazoprevir C24 1,03 (0,91 ; 1,17)
(100 mg dose unique) ↔ Grazoprevir ASC 1,10 (0,95 ; 1,28) Cmax 0,89 (0,71 ; 1,11) C24 1,12 (0,97 ; 1,30)
Inhibiteurs de la pompe à protons
Pantoprazole ↔ Elbasvir Aucun ajustement posologique n’est (40 mg une fois par ASC 1,05 (0,93 ; 1,18) requis. jour) / elbasvir (50 mg Cmax 1,02 (0,92 ; 1,14) dose unique) / C24 1,03 (0,92 ; 1,17)
grazoprevir (100 mg
dose unique) ↔ Grazoprevir ASC 1,12 (0,96 ; 1,30) Cmax 1,10 (0,89 ; 1,37) C24 1,17 (1,02 ; 1,34)
Antiacides
Hydroxyde Interaction non étudiée. Aucun ajustement posologique n’est d’aluminium ou de Prévisible : requis. magnésium ; carbonate ↔ Elbasvir de calcium ↔ Grazoprevir
ANTIARYTHMIQUES
Digoxine ↔ Digoxine Aucun ajustement posologique n’est (0,25 mg dose unique) / ASC 1,11 (1,02 ; 1,22) requis. elbasvir (50 mg une fois Cmax 1,47 (1,25 ; 1,73)
par jour) (inhibition de la P-gp) ANTICOAGULANTS
Dabigatran étexilate Interaction non étudiée. Les concentrations de dabigatran
Prévisible : peuvent augmenter en cas de co-
↑ Dabigatran administration avec l’elbasvir, avec une
éventuelle augmentation du risque hémorragique. La surveillance clinique
(inhibition de la P-gp) et biologique est recommandée.
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable)
Antagonistes de la Interaction non étudiée. Il est recommandé de surveiller vitamine K étroitement les valeurs de l’INR avec
tous les antagonistes de la vitamine K. Ceci est dû aux changements de la fonction hépatique pendant le traitement avec ZEPATIER. ANTIÉPILEPTIQUES
Carbamazépine Interaction non étudiée. La co-administration est contre- Phénytoïne Prévisible : indiquée.
↓ Elbasvir ↓ Grazoprevir
(induction du CYP3A ou de la P-gp) ANTIFONGIQUES Kétoconazole
(400 mg PO une fois ↔ Elbasvir La co-administration n’est pas par jour) / elbasvir ASC 1,80 (1,41 ; 2,29) recommandée. 50 mg dose unique) Cmax 1,29 (1,00 ; 1,66)
C24 1,89 (1,37 ; 2,60)
(400 mg PO une fois ↑ Grazoprevir par jour) / grazoprevir ASC 3,02 (2,42 ; 3,76) (100 mg dose unique) Cmax 1,13 (0,77 ; 1,67)
(inhibition du CYP3A)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable) ANTIMYCOBACTÉRIENS Rifampicine
(600 mg IV dose ↔ Elbasvir La co-administration est contre- unique) / elbasvir ASC 1,22 (1,06 ; 1,40) indiquée. (50 mg dose unique) Cmax 1,41 (1,18 ; 1,68)
C24 1,31 (1,12 ; 1,53)
(600 mg IV dose ↑ Grazoprevir unique) / grazoprevir ASC 10,21 (8,68 ; 12,00) (200 mg dose unique) Cmax 10,94 (8,92 ; 13,43)
C24 1,77 (1,40 ; 2,24)
(inhibition de l’OATP1B)
(600 mg PO dose ↔ Elbasvir unique) / elbasvir ASC 1,17 (0,98 ; 1,39) (50 mg dose unique) Cmax 1,29 (1,06 ; 1,58)
C24 1,21 (1,03 ; 1,43)
(600 mg PO dose ↑ Grazoprevir unique) / grazoprevir ASC 8,35 (7,38 ; 9,45) (200 mg une fois par Cmax 6,52 (5,16 ; 8,24) jour) C24 1,31 (1,12 ; 1,53)
(inhibition de l’OATP1B)
(600 mg PO une fois ↔ Grazoprevir par jour) / grazoprevir ASC 0,93 (0,75 ; 1,17) (200 mg une fois par Cmax 1,16 (0,82 ; 1,65) jour) C24 0,10 (0,07 ; 0,13)
(inhibition de l’OATP1B et induction du CYP3A)
ANTIASTHMATIQUES
Montélukast ↔ Montelukast Aucun ajustement posologique n’est (10 mg dose unique) / ASC 1,11 (1,01 ; 1,20) requis. grazoprevir (200 mg Cmax 0,92 (0,81 ; 1,06) dose unique) C24 1,39 (1,25 ; 1,56)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable) ANTAGONISTE DE L’ENDOTHÉLINE
Bosentan Interaction non étudiée. La co-administration est contre-
Prévisible : indiquée.
↓ Elbasvir ↓ Grazoprevir
(induction du CYP3A ou de la P-gp)
ANTIVIRAUX ANTI-VHC
Sofosbuvir ↔ Sofosbuvir Aucun ajustement posologique n’est (400 mg dose unique) / ASC 2,43 (2,12 ; 2,79) requis. elbasvir (50 mg une fois Cmax 2,27 (1,72 ; 2,99)
par jour) / grazoprevir
(200 mg une fois par ↔ GS-331007 jour) ASC 1,13 (1,05 ; 1,21)
Cmax 0,87 (0,78 ; 0,96) C24 1,53 (1,43 ; 1,63)
PRODUITS DE PHYTOTHÉRAPIE
Millepertuis Interaction non étudiée. La co-administration est contre- (Hypericum Prévisible : indiquée. perforatum) ↓ Elbasvir
↓ Grazoprevir
(induction du CYP3A ou de la P-gp)
ANTIVIRAUX ANTI-VHB ET ANTIRÉTROVIRAUX : INHIBITEURS NUCLÉOS(T)IDIQUES DE LA TRANSCRIPTASE INVERSE Ténofovir disoproxil fumarate
(300 mg une fois par ↔ Elbasvir Aucun ajustement posologique n’est jour) /elbasvir (50 mg ASC 0,93 (0,82 ; 1,05) requis. une fois par jour) Cmax 0,88 (0,77 ; 1,00)
C24 0,92 (0,18 ; 1,05)
↔ Ténofovir ASC 1,34 (1,23 ; 1,47) Cmax 1,47 (1,32 ; 1,63) C24 1,29 (1,18 ; 1,41)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable)
(300 mg une fois par ↔ Grazoprevir jour) / grazoprevir ASC 0,86 (0,55 ; 1,12) (200 mg une fois par Cmax 0,78 (0,51 ; 1,18) jour) C24 0,89 (0,78 ; 1,01)
↔ Ténofovir ASC 1,18 (1,09 ; 1,28) Cmax 1,14 (1,04 ; 1,25) C24 1,24 (1,10 ; 1,39)
(300 mg une fois par ↔ Ténofovir jour / elbasvir (50 mg ASC 1,27 (1,20 ; 1,35) une fois par jour) / Cmax 1,14 (0,95 ; 1,36) grazoprevir (100 mg C24 1,23 (1,09 ; 1,40)
une fois par jour)
Lamivudine Interaction non étudiée. Aucun ajustement posologique n’est Abacavir Prévisible : requis. Entécavir ↔ Elbasvir
↔ Grazoprevir ↔ Lamivudine ↔ Abacavir ↔ Entécavir
Emtricitabine (200 mg Interaction étudiée avec Aucun ajustement posologique n’est une fois par jour) elvitegravir/cobicistat/emtricitabi requis.
ne/tenofovir/disoproxil fumarate (association à dose fixe)
↔Emtricitabine ACS 1,07 (1,03 ; 1,10) Cmax 0,96 (0,90 ; 1,02) C24 1,19 (1,13 ; 1,25)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable) ANTIRÉTROVIRAUX : INHIBITEURS DE LA PROTÉASE Atazanavir/ritonavir
(300 mg une fois par ↑ Elbasvir La co-administration est contre- jour) / ritonavir ASC 4,76 (4,07 ; 5,56) indiquée. (100 mg une fois par Cmax 4,15 (3,46 ; 4,97) jour) / elbasvir (50 mg C24 6,45 (5,51 ; 7,54)
une fois par jour) (combinaison de mécanismes, y compris l'inhibition du CYP3A)
↔ Atazanavir ASC 1,07 (0,98 ; 1,17) Cmax 1,02 (0,96 ; 1,08) C24 1,15 (1,02 ; 1,29)
(300 mg une fois par ↑ Grazoprevir jour) / ritonavir ASC 10,58 (7,78 ; 14,39) (100 mg une fois par Cmax 6,24 (4,42 ; 8,81) jour) / grazoprevir C24 11,64 (7,96 ; 17,02)
(200 mg une fois par
jour) (combinaison de l’inhibition de l’OATP1B et du CYP3A)
↔ Atazanavir ASC 1,43 (1,30 ; 1,57) Cmax 1,12 (1,01 ; 1,24) C24 1,23 (1,13 ; 2,34)
Darunavir/ritonavir
(600 mg deux fois par ↔ Elbasvir La co-administration est contre- jour) / ritonavir ASC 1,66 (1,35 ; 2,05) indiquée. (100 mg deux fois par Cmax 1,67 (1,36 ; 2,05) jour) / elbasvir (50 mg C24 1,82 (1,39 ; 2,39)
une fois par jour) ↔ Darunavir ASC 0,95 (0,86 ; 1,06) Cmax 0,95 (0,85 ; 1,05) C12 0,94 (0,85 ; 1,05)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable)
(600 mg deux fois par ↑ Grazoprevir jour) / ritonavir ASC 7,50 (5,92 ; 9,51) (100 mg deux fois par Cmax 5,27 (4,04 ; 6,86) jour) / grazoprevir C24 8,05 (6,33 ; 10,24)
(200 mg une fois par
jour) (combinaison de l’inhibition de l’OATP1B et du CYP3A)
↔ Darunavir ASC 1,11 (0,99 ; 1,24) Cmax 1,10 (0,96 ; 1,25) C12 1,00 (0,85 ; 1,18)
Lopinavir/ritonavir
(400 mg deux fois par ↑ Elbasvir La co-administration est contre- jour) / ritonavir ASC 3,71 (3,05 ; 4,53) indiquée. (100 mg deux fois par Cmax 2,87 (2,29 ; 3,58) jour) / elbasvir (50 mg C24 4,58 (3,72 ; 5,64)
une fois par jour) (combinaison de mécanismes, y compris l'inhibition du CYP3A)
↔ Lopinavir ASC 1,02 (0,93 ; 1,13) Cmax 1,02 (0,92 ; 1,13) C12 1,07 (0,97 ; 1,18)
(400 mg deux fois par ↑ Grazoprevir jour) / ritonavir ASC 12,86 (10,25 ; 16,13) (100 mg deux fois par Cmax 7,31 (5,65 ; 9,45) jour) / grazoprevir C24 21,70 (12,99 ; 36,25)
(200 mg une fois par
jour) (combinaison de l’inhibition de l’OATP1B et du CYP3A)
↔ Lopinavir ASC 1,03 (0,96 ; 1,16) Cmax 0,97 (0,88 ; 1,08) C12 0,97 (0,81 ; 1,15)
Saquinavir/ritonavir Interaction non étudiée. La co-administration est contre- Tipranavir/ritonavir Prévisible : indiquée. Atazanavir ↑ Grazoprevir
(combinaison de mécanismes, y compris l'inhibition du CYP3A)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable) ANTIRÉTROVIRAUX : INHIBITEURS NON NUCLÉOSIDIQUES DE LA TRANSCRIPTASE INVERSE Éfavirenz
(600 mg une fois par ↓ Elbasvir La co-administration est contre- jour) /elbasvir (50 mg ASC 0,46 (0,36 ; 0,59) indiquée. une fois par jour) Cmax 0,55 (0,41 ; 0,73)
C24 0,41 (0,28 ; 0,59)
(induction du CYP3A ou de la P-gp)
↔ Éfavirenz ASC 0,82 (0,78 ; 0,86) Cmax 0,74 (0,67 ; 0,82) C24 0,91 (0,87 ; 0,96)
(600 mg une fois par ↓ Grazoprevir jour) / grazoprevir ASC 0,17 (0,13 ; 0,24) (200 mg une fois par Cmax 0,13 (0,09 ; 0,19) jour) C24 0,31 (0,25 ; 0,38)
(induction du CYP3A ou de la P-gp)
↔ Éfavirenz ASC 1,00 (0,96 ; 1,05) Cmax 1,03 (0,99 ; 1,08) C24 0,93 (0,88 ; 0,98)
Étravirine Interaction non étudiée. La co-administration est contre-
Prévisible : indiquée.
↓ Elbasvir ↓ Grazoprevir
(induction du CYP3A ou de la P-gp)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable)
Rilpivirine ↔ Elbasvir Aucun ajustement posologique n’est (25 mg une fois par ASC 1,07 (1,00, 1,15) requis. jour) / elbasvir (50 mg Cmax 1,07 (0,99 ; 1,16) une fois par jour) / C24 1,04 (0,98 ; 1,11)
grazoprevir (200 mg
une fois par jour) ↔ Grazoprevir ASC 0,98 (0,89 ; 1,07) Cmax 0,97 (0,83 ; 1,14) C24 1,00 (0,93 ; 1,07)
↔ Rilpivirine ASC 1,13 (1,07 ; 1,20) Cmax 1,07 (0,97 ; 1,17) C24 1,16 (1,09 ; 1,23)
ANTIRÉTROVIRAUX : INHIBITEURS DU TRANSFERT DE BRIN DE L’INTÉGRASE
Dolutégravir ↔ Elbasvir Aucun ajustement posologique n’est (50 mg dose unique) / ASC 0,98 (0,93 ; 1,04) requis. elbasvir (50 mg une fois Cmax 0,97 (0,89 ; 1,05) par jour) / grazoprevir C24 0,98 (0,93 ; 1,03)
(200 mg une fois par
jour) ↔ Grazoprevir ASC 0,81 (0,67 ; 0,97) Cmax 0,64 (0,44 ; 0,93) C24 0,86 (0,79 ; 0,93)
↔ Dolutégravir ASC 1,16 (1,00 ; 1,34) Cmax 1,22 (1,05 ; 1,40) C24 1,14 (0,95 ; 1,36)
Raltégravir
(400 mg dose unique) / ↔ Elbasvir Aucun ajustement posologique n’est elbasvir (50 mg dose ASC 0,81 (0,57 ; 1,17) requis. unique) Cmax 0,89 (0,61 ; 1,29)
C24 0,80 (0,55 ; 1,16)
↔ Raltégravir ASC 1,02 (0,81 ; 1,27) Cmax 1,09 (0,83 ; 1,44) C12 0,99 (0,80 ; 1,22)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable)
(400 mg deux fois par ↔ Grazoprevir jour) / grazoprevir ASC 0,89 (0,72 ; 1,09) (200 mg une fois par Cmax 0,85 (0,62 ; 1,16) jour) C24 0,90 (0,82 ; 0,99)
↔ Raltégravir ASC 1,43 (0,89 ; 2,30) Cmax 1,46 (0,78 ; 2,73) C12 1,47 (1,08 ; 2,00)
ANTIRÉTROVIRAUX : AUTRE Elvitegravir/cobicistat/emtricitabine/tenofovir disoproxil fumarate (association à dose fixe)
Elvitegravir (150 mg ↑ Elbasvir La co-administration avec ZEPATIER une fois par jour) / ASC 2,18 (2,02 ; 2,35) est contre-indiquée. cobicistat (150 mg une Cmax 1,91 (1,77 ; 2,05) fois par jour) / C24 2,38 (2,19 ; 2,60)
emtricitabine (200 mg
une fois par jour) / (inhibition du CYP3A et de tenofovir disoproxil l’OATP1B)
fumarate (300 mg une
fois par jour) / elbasvir ↑ Grazoprevir (50 mg une fois par ASC 5,36 (4,48 ; 6,43) jour) / grazoprevir (100 Cmax 4,59 (3,70 ; 5,69) mg une fois par jour) C24 2,78 (2,48 ; 3,11)
(inhibition du CYP3A et de l’OATP1B)
↔ Elvitegravir ASC 1,10 (1,00 ; 1,21) Cmax 1,02 (0,93 ; 1,11) C24 1,31 (1,11 ; 1,55)
↔ Cobicistat ASC 1,49 (1,42 ; 1,57) Cmax 1,39 (1,29 ; 1,50)
↔ Emtricitabine ASC 1.07 (1.03, 1.10) Cmax 0.96 (0.90, 1.02) C24 1.19 (1.13, 1.25)
↔ Tenofovir ASC 1.18 (1.13, 1.24) Cmax 1.25 (1.14, 1.37) C24 1.20 (1.15, 1.26)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable) INHIBITEURS DE LA HMG-CoA RÉDUCTASE Atorvastatine
(20 mg dose unique) / ↑ Atorvastatine La dose d’atorvastatine ne doit pas grazoprevir (200 mg ASC 3,00 (2,42 ; 3,72) dépasser 20 mg par jour en cas de co- une fois par jour) Cmax 5,66 (3,39 ; 9,45) administration avec ZEPATIER.
(principalement lié à l'inhibition de la BCRP intestinale)
↔ Grazoprevir ASC 1,26 (0,97 ; 1,64) Cmax 1,26 (0,83 ; 1,90) C24 1,11 (1,00 ; 1,23)
(10 mg dose unique) / ↑ Atorvastatine elbasvir (50 mg une fois ASC 1,94 (1,63 ; 2,33) par jour) / grazoprevir Cmax 4,34 (3,10 ; 6,07) (200 mg une fois par C24 0,21 (0,17 ; 0,26)
jour) Rosuvastatine
(10 mg dose unique) / ↑ Rosuvastatine La dose de rosuvastatine ne doit pas grazoprevir (200 mg ASC 1,59 (1,33 ; 1,89) dépasser 10 mg par jour en cas de co- une fois par jour) Cmax 4,25 (3,25 ; 5,56) administration avec ZEPATIER.
C24 0,80 (0,70 ; 0,91)
(inhibition de la BCRP intestinale)
↔ Grazoprevir ASC 1,16 (0,94 ; 1,44) Cmax 1,13 (0,77 ; 1,65) C24 0,93 (0,84 ; 1,03)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable)
(10 mg dose unique) / ↑ Rosuvastatine elbasvir (50 mg une fois ASC 2,26 (1,89 ; 2,69) par jour) / grazoprevir Cmax 5,49 (4,29 ; 7,04) (200 mg une fois par C24 0,98 (0,84 ; 1,13)
jour) (inhibition de la BCRP intestinale)
↔ Elbasvir ASC 1,09 (0,98 ; 1,21) Cmax 1,11 (0,99 ; 1,26) C24 0,96 (0,86 ; 1,08)
↔ Grazoprevir ASC 1,01 (0,79 ; 1,28) Cmax 0,97 (0,63 ; 1,50) C24 0,95 (0,87 ; 1,04)
Fluvastatine Interaction non étudiée. La dose de fluvastatine, de lovastatine
Lovastatine Prévisible : ou de simvastatine ne doit pas dépasser
Simvastatine ↑ Fluvastatine 20 mg par jour en cas de co-
(principalement lié à l'inhibition administration avec ZEPATIER.
de la BCRP intestinale)
↑ Lovastatine (inhibition du CYP3A)
↑ Simvastatine (principalement lié à l'inhibition de la BCRP intestinale et à l’inhibition du CYP3A)
Pitavastatine ↔ Pitavastatine Aucun ajustement posologique n’est (1 mg dose unique) / ASC 1,11 (0,91 ; 1,34) requis. grazoprevir (200 mg Cmax 1,27 (1,07 ; 1,52)
une fois par jour) ↔ Grazoprevir ASC 0,81 (0,70 ; 0,95) Cmax 0,72 (0,57 ; 0,92) C24 0,91 (0,82 ; 1,01)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable)
Pravastatine ↔ Pravastatine Aucun ajustement posologique n’est (40 mg dose unique) / ASC 1,33 (1,09 ; 1,64) requis. elbasvir (50 mg une fois Cmax 1,28 (1,05 ; 1,55)
par jour) / grazoprevir
(200 mg une fois par ↔ Elbasvir jour) ASC 0,98 (0,93 ; 1,02)
Cmax 0,97 (0,89 ; 1,05) C24 0,97 (0,92 ; 1,02)
↔ Grazoprevir ASC 1,24 (1,00 ; 1,53) Cmax 1,42 (1,00 ; 2,03) C24 1,07 (0,99 ; 1,16)
IMMUNOSUPPRESSEURS
Ciclosporine ↔ Elbasvir La co-administration est contre- (400 mg dose unique) / ASC 1,98 (1,84 ; 2,13) indiquée. elbasvir (50 mg une fois Cmax 1,95 (1,84 ; 2,07) par jour) / grazoprevir C24 2,21 (1,98 ; 2,47)
(200 mg une fois par
jour) ↑ Grazoprevir ASC 15,21 (12,83 ; 18,04) Cmax 17,00 (12,94 ; 22,34) C24 3,39 (2,82 ; 4,09)
(due en partie à l’inhibition de l’OATP1B et du CYP3A)
↔ Ciclosporine ASC 0,96 (0,90 ; 1,02) Cmax 0,90 (0,85 ; 0,97) C12 1,00 (0,92 ; 1,08)
Mycophénolate mofétil ↔ Elbasvir Aucun ajustement posologique n’est (1 000 mg dose unique) ASC 1,07 (1,00 ; 1,14) requis. / elbasvir (50 mg une Cmax 1,07 (0,98 ; 1,16) fois par jour) / C24 1,05 (0,97 ; 1,14)
grazoprevir (200 mg
une fois par jour) ↔ Grazoprevir ASC 0,74 (0,60 ; 0,92) Cmax 0,58 (0,42 ; 0,82) C24 0,97 (0,89 ; 1,06)
↔ Acide mycophénolique ASC 0,95 (0,87 ; 1,03) Cmax 0,85 (0,67 ; 1,07)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable)
Prednisone ↔ Elbasvir Aucun ajustement posologique n’est (40 mg dose unique) / ASC 1,17 (1,11 ; 1,24) requis. elbasvir (50 mg une fois Cmax 1,25 (1,16 ; 1,35) par jour) / grazoprevir C24 1,04 (0,97 ; 1,12)
(200 mg une fois par
jour) ↔ Grazoprevir ASC 1,09 (0,95 ; 1,25) Cmax 1,34 (1,10 ; 1,62) C24 0,93 (0,87 ; 1,00)
↔ Prednisone ASC 1,08 (1,00 ; 1,17) Cmax 1,05 (1,00 ; 1,10)
↔ Prednisolone ASC 1,08 (1,01 ; 1,16) Cmax 1,04 (0,99 ; 1,09)
Tacrolimus ↔ Elbasvir Un suivi régulier des concentrations
(2 mg dose unique) / ASC 0,97 (0,90 ; 1,06) sanguines en tacrolimus, des
elbasvir (50 mg une fois Cmax 0,99 (0,88 ; 1,10) modifications de la fonction rénale, des
par jour) / grazoprevir C24 0,92 (0,83 ; 1,02) événements indésirables associés au
(200 mg une fois par tacrolimus est recommandé dès
jour) ↔ Grazoprevir l’initiation de la co-administration. Une
ASC 1,12 (0,97 ; 1,30) surveillance étroite et une éventuelle
Cmax 1,07 (0,83 ; 1,37) adaptation de la posologie du
C24 0,94 (0,87 ; 1,02) tacrolimus peuvent être nécessaires
pendant le traitement, car les
↑ Tacrolimus concentrations de tacrolimus peuvent
ASC 1,43 (1,24 ; 1,64) diminuer en lien avec la clairance du
Cmax 0,60 (0,52 ; 0,69) VHC.
C12 1,70 (1,49 ; 1,94)
(inhibition du CYP3A)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable) INHIBITEUR DE KINASES
Sunitinib Interaction non étudiée. La co-administration de ZEPATIER
Prévisible : avec le sunitinib peut augmenter les
↑ Sunitinib concentrations de sunitinib entraînant
un risque accru d'évènements indésirables associés au sunitinib.
(peut être lié à l'inhibition de la Utiliser avec précaution ; un ajustement
BCRP intestinale) posologique du sunitinib peut être
nécessaire. TRAITEMENT DE SUBSTITUTION AUX OPIOÏDES Buprénorphine/naloxone
(8 mg/2 mg dose ↔ Elbasvir Aucun ajustement posologique n’est unique) / elbasvir ASC 1,22 (0,98 ; 1,52) requis. (50 mg dose unique) Cmax 1,13 (0,87 ; 1,46)
C24 1,22 (0,99 ; 1,51)
↔ Buprénorphine ASC 0,98 (0,89 ; 1,08) Cmax 0,94 (0,82 ; 1,08) C24 0,98 (0,88 ; 1,09)
↔ Naloxone ASC 0,88 (0,76 ; 1,02) Cmax 0,85 (0,66 ; 1,09)
(8-24 mg/2-6 mg une ↔ Grazoprevir fois par jour) / ASC 0,80 (0,53 ; 1,22) grazoprevir (200 mg Cmax 0,76 (0,40 ; 1,44) une fois par jour) C24 0,69 (0,54 ; 0,88)
↔ Buprénorphine ASC 0,98 (0,81 ; 1,19) Cmax 0,90 (0,76 ; 1,07)
Méthadone
(20-120 mg une fois par ↔ R-méthadone Aucun ajustement posologique n’est jour) /elbasvir (50 mg ASC 1,03 (0,92 ; 1,15) requis. une fois par jour) Cmax 1,07 (0,95 ; 1,20)
C24 1,10 (0,96 ; 1,26)
↔ S-méthadone ASC 1,09 (0,94 ; 1,26) Cmax 1,09 (0,95 ; 1,25) C24 1,20 (0,98 ; 1,47)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable)
(20-150 mg une fois par ↔ R-méthadone jour) / grazoprevir ASC 1,09 (1,02 ; 1,17) (200 mg une fois par Cmax 1,03 (0,96 ; 1,11)
jour) ↔ S-méthadone ASC 1,23 (1,12 ; 1,35) Cmax 1,15 (1,07 ; 1,25)
CONTRACEPTIFS ORAUX Éthinylestradiol (EE) / Lévonorgestrel (LNG)
(EE 0,03 mg/LNG ↔ EE Aucun ajustement posologique n’est 0,15 mg dose unique) / ASC 1,01 (0,97 ; 1,05) requis. elbasvir (50 mg une fois Cmax 1,10 (1,05 ; 1,16)
par jour) ↔ LNG ASC 1,14 (1,04 ; 1,24) Cmax 1,02 (0,95 ; 1,08)
(EE 0,03 mg/LNG ↔ EE 0,15 mg dose unique) / ASC 1,10 (1,05 ; 1,14) grazoprevir (200 mg Cmax 1,05 (0,98 ; 1,12)
une fois par jour) ↔ LNG ASC 1,23 (1,15 ; 1,32) Cmax 0,93 (0,84 ; 1,03)
CHÉLATEURS DU PHOSPHATE
Acétate de calcium ↔ Elbasvir Aucun ajustement posologique n’est (2 668 mg dose unique) ASC 0,92 (0,75 ; 1,14) requis. / elbasvir (50 mg dose Cmax 0,86 (0,71 ; 1,04) unique) / grazoprevir C24 0,87 (0,70 ; 1,09)
(100 mg dose unique) ↔ Grazoprevir ASC 0,79 (0,68 ; 0,91) Cmax 0,57 (0,40 ; 0,83) C24 0,77 (0,61 ; 0,99)
Carbonate de sevelamer ↔ Elbasvir (2 400 mg dose unique) ASC 1,13 (0,94 ; 1,37) / elbasvir (50 mg dose Cmax 1,07 (0,88 ; 1,29) unique) / grazoprevir C24 1,22 (1,02 ; 1,45)
(100 mg dose unique) ↔ Grazoprevir ASC 0,82 (0,68 ; 0,99) Cmax 0,53 (0,37 ; 0,76) C24 0,84 (0,71 ; 0,99)
Médicaments par Effets sur les concentrations du Recommandation concernant la co- classes thérapeutiques médicament. administration avec ZEPATIER
Rapport des moyennes (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax, la C12 ou la C24 (mécanisme d’interaction probable) SÉDATIFS
Midazolam ↔ Midazolam Aucun ajustement posologique n’est (2 mg dose unique) / ASC 1,34 (1,29 ; 1,39) requis. grazoprevir (200 mg Cmax 1,15 (1,01 ; 1,31)
une fois par jour) AGENTS STIMULANTS
Modafinil Interaction non étudiée. La co-administration est contre-
Prévisible : indiquée.
↓ Elbasvir ↓ Grazoprevir
(induction du CYP3A ou de la P-gp)
Population pédiatrique
Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.
4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Si ZEPATIER est administré en association avec la ribavirine, les informations pour la ribavirine concernant la contraception, les tests de grossesse, la grossesse, l’allaitement et la fertilité s’appliquent également à cette association (pour des informations supplémentaires, se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit du médicament co-administré).
Femmes en âge de procréer/contraception chez les hommes et les femmes
Lorsque ZEPATIER est administré en association avec la ribavirine, les femmes en âge de procréer ou leurs partenaires masculins doivent utiliser une méthode contraceptive efficace pendant le traitement et pendant une certaine durée après l’arrêt du traitement.
Grossesse
Il n’a pas été mené d’études adéquates et bien contrôlées avec ZEPATIER chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères sur la reproduction. Les études de reproduction effectuées chez l’animal ne permettant pas toujours de prédire les effets chez l’Homme, ZEPATIER ne doit être utilisé que si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le fœtus.
Allaitement
On ne sait pas si l’elbasvir ou le grazoprevir et leurs métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Les données pharmacocinétiques disponibles chez l’animal ont mis en évidence l’excrétion de l’elbasvir et du grazoprevir dans le lait. Une décision doit être prise soit d’arrêter l’allaitement ou d’arrêter/ne pas débuter un traitement par ZEPATIER, en prenant en considération le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et le bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Il n’existe pas de données concernant l’effet de l’elbasvir et du grazoprevir sur la fertilité humaine. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères de l’elbasvir ou du grazoprevir sur la fertilité à des expositions sup érieures à l’exposition chez l’Homme à la dose clinique recommandée (voir rubrique 5.3).
4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
ZEPATIER (administré seul ou en association avec la ribavirine) n’est pas susceptible d'avoir un effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Les patients doivent être informés que des cas de fatigue ont été rapportés pendant le traitement par ZEPATIER (voir rubrique 4.8).
4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité d’emploi
La sécurité d’emploi de ZEPATIER a été évaluée sur la base de 3 études contrôlées versus placebo et de 7 études cliniques de phases II et III non contrôlées menées chez environ 2 000 patients présentant une hépatite C chronique et une maladie hépatique compensée (avec ou sans cirrhose).
Dans les études cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (plus de 10 %) étaient une fatigue et des céphalées. Moins de 1 % des patients traités par ZEPATIER avec ou sans ribavirine ont présenté des effets indésirables graves (douleurs abdominales, accident ischémique transitoire et anémie). Moins de 1 % des patients traités par ZEPATIER avec ou sans ribavirine ont arrêté définitivement le traitement en raison d’effets indésirables. La fréquence des effets indésirables graves et les arrêts définitifs de traitement en raison d’effets indésirables chez les patients atteints de cirrhose compensée étaient comparables à ceux observés chez les patients non cirrhotiques.
Lorsque l’association elbasvir/grazoprevir a été étudiée avec la ribavirine, les effets indésirables les plus fréquents sous traitement par elbasvir/grazoprevir en association avec la ribavirine étaient comparables au profil de sécurité connu de la ribavirine.
Résumé des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été identifiés chez les patients prenant ZEPATIER sans ribavirine pendant 12 semaines. Les effets indésirables ci-dessous sont listés par classe de systèmes d’organes et fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ou très rare (< 1/10 000).
Tableau 3 : Effets indésirables identifiés avec ZEPATIER*
Fréquence Effets indésirables Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Fréquent Diminution de l'appétit Affections psychiatriques :
Fréquent Insomnie, anxiété, dépression Affections du système nerveux :
Très fréquent Céphalées Fréquent Etourdissements
Affections gastro-intestinales :
Fréquent Nausées, diarrhée, constipation, douleur abdominale haute, douleur abdominale, sécheresse buccale, vomissements Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Fréquent Prurit, alopécie Affections musculo-squelettiques et systémiques :
Fréquent Arthralgie, myalgie Troubles généraux et anomalies au site d’administration :
Très fréquent Fatigue Fréquent Asthénie, irritabilité
*Sur la base des données groupées des patients traités par ZEPATIER pendant 12 semaines sans ribavirine
Description de certains effets indésirables
Anomalies biologiques
Les modifications de certains paramètres biologiques sont décrites dans le tableau 4.
Tableau 4 : Sélection d’anomalies biologiques survenant au cours du traitement
Paramètres biologiques ZEPATIER* N = 834 n (%) ALAT (UI/L)
5,1-10,0 × LSN† (Grade 3) 6 (0,7%)
>10,0 × LSN (Grade 4) 6 (0,7%)
Bilirubine totale (mg/dL)
2,6-5,0 × LSN (Grade 3) 3 (0,4%)
>5,0 × LSN (Grade 4) 0
* Sur la base des données groupées des patients traités avec ZEPATIER pendant 12 semaines sans ribavirine. † LSN : Limite Supérieure de la Normale selon les tests biologiques.
Élévations tardives des taux sériques des ALAT
Au cours des études cliniques menées avec ZEPATIER avec ou sans ribavirine, quelle que soit la durée de traitement, moins de 1 % (13/1 690) des patients ont présenté des élévations des ALAT partant des valeurs normales jusqu’à des valeurs supérieures à 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN), généralement à la 8ème semaine de traitement ou ultérieurement (délai d’apparition moyen : 10 semaines ; intervalle : 6 à 12 semaines). Ces élévations tardives des ALAT étaient généralement asymptomatiques. Dans la majorité des cas, les élévations tardives des ALAT se sont résolues avec la poursuite du traitement par ZEPATIER ou après la fin de celui-ci (voir rubrique 4.4). Les élévations tardives des ALAT ont été plus fréquentes chez les patients ayant des concentrations plasmatiques élevées de grazoprevir (voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.2). La durée de traitement n’a pas eu d’effet sur l’incidence des élévations tardives des ALAT. La cirrhose n’était pas un facteur de risque d’élévations tardives des ALAT. Moins de 1 % des patients traités par ZEPATIER avec ou sans ribavirine ont présenté des élévations des ALAT > 2,5 à 5 fois la LSN au cours du traitement ; il n'y a pas eu d'interruption de traitement en raison de ces élévations des ALAT.
Population pédiatrique
L'évaluation de la sécurité de Zepatier chez les enfants âgés de 12 ans et plus est basée sur les données d'une étude clinique en ouvert de Phase 2b incluant 22 patients qui ont été traités par Zepatier pendant 12 semaines. Les effets indésirables observés étaient concordants avec ceux observés dans les études cliniques de Zepatier chez les adultes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
4.9Surdosage
Chez l’Homme, les données de surdosage avec ZEPATIER sont limitées. La dose maximale d’elbasvir était de 200 mg une fois par jour pendant 10 jours et une dose unique de 800 mg. La dose maximale de grazoprevir était de 1000 mg une fois par jour pendant 10 jours et une dose unique de 1600 mg. Dans ces études chez des volontaires sains, la fréquence et la gravité des effets indésirables étaient identiques à celles rapportées dans le groupe placebo.
En cas de surdosage, il est recommandé de surveiller le patient pour détecter des signes ou symptômes d’effets indésirables et d’instaurer un traitement symptomatique approprié.
L’elbasvir ou le grazoprevir ne sont pas éliminés par hémodialyse. Il n’est pas attendu que l’elbasvir et le grazoprevir soient éliminés par dialyse péritonéale.
5Propriétés pharmacologiques
5.1Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antiviraux à usage systémique, Antiviraux à action directe, Antiviraux pour le traitement des infections par le VHC, code ATC : J05AP54.
Mécanisme d’action
ZEPATIER associe deux antiviraux à action directe ayant des mécanismes d’action distincts et des profils de résistance non chevauchants afin de cibler le VHC à de multiples étapes du cycle de vie viral.
L’elbasvir est un inhibiteur de la protéine NS5A du VHC, qui est essentielle pour la réplication de l’ARN viral et l’assemblage du virion.
Le grazoprevir est un inhibiteur de la protéase NS3/4A du VHC, qui est nécessaire pour le clivage protéolytique de la polyprotéine codée par le génome du VHC (en formes matures des protéines NS3, NS4A, NS4B, NS5A et NS5B) et est essentielle pour la réplication virale. Dans un dosage biochimique, le grazoprevir a inhibé l’activité protéolytique des enzymes protéases NS3/4A recombinantes des génotypes 1a, 1b, 3 et 4a du VHC, avec des valeurs de CI50 allant de 4 à 690 pM.
Activité antivirale
Les valeurs de CE50 de l’elbasvir et du grazoprevir contre les réplicons de pleine longueur ou les réplicons chimériques codant pour les séquences de la NS5A ou de la NS3 à partir de séquences de référence et des isolats cliniques sont présentées dans le tableau 5.
Tableau 5 : Activités de l’elbasvir et du grazoprevir dans des séquences de référence GT1a, GT1b et GT4 et des isolats cliniques dans les cellules contenant des réplicons
Elbasvir Grazoprevir Référence CE50 nM GT1a (H77) 0,004 0,4 GT1b (con 1) 0,003 0,5 GT4 (ED43) 0,0003 0,3
Isolats cliniques CE50 médian (intervalle) nM GT1a 0,005 (0,003 – 0,009)a 0,8 (0,4 – 5,1)d
b
GT1b 0,009 (0,005 – 0,01) 0,3 (0,2 – 5,9)e GT4 0,0007 (0,0002 – 34)c 0,2 (0,11 – 0,33)a
Nombre d’isolats testés : a=5, b=4, c=14, d=10, e=9
Résistance
En cultures cellulaires Des réplicons du VHC ayant une sensibilité réduite à l’elbasvir et au grazoprevir ont été sélectionnés en cultures cellulaires pour les génotypes 1a, 1b et 4.
Pour l’elbasvir, dans les réplicons de génotype 1a du VHC, les substitutions uniques Q30D/E/H/R, L31M/V et Y93C/H/N de la NS5A ont diminué de 6 à 2 000 fois l’activité antivirale de l’elbasvir. Dans les réplicons de génotype 1b, les substitutions uniques L31F et Y93H de la NS5A ont diminué de 17 fois l’activité antivirale de l’elbasvir. Dans les réplicons de génotype 4, les substitutions uniques L30S, M31V et Y93H de la NS5A ont diminué de 3 à 23 fois l’activité antivirale de l’elbasvir. En général, dans les réplicons de génotypes 1a, 1b ou 4 du VHC, les combinaisons de substitutions associées à la résistance à l’elbasvir ont entraîné une diminution supplémentaire de l’activité antivirale de l’elbasvir.
Pour le grazoprevir, dans les réplicons de génotype 1a du VHC, les substitutions uniques D168A/E/G/S/V de la NS3 ont diminué de 2 à 81 fois l’activité antivirale du grazoprevir. Dans les réplicons de génotype 1b, les substitutions uniques F43S, A156S/T/V et D168A/G/V de la NS3 ont diminué de 3 à 375 fois l’activité antivirale du grazoprevir. Dans les réplicons de génotype 4, la substitution unique D168A/V de la NS3 a diminué de 110 à 320 fois l’activité antivirale du grazoprevir. En général, dans les réplicons de génotypes 1a, 1b ou 4 du VHC, les combinaisons de substitutions associées à la résistance au grazoprevir ont entraîné une diminution supplémentaire de l’activité antivirale du grazoprevir.
Dans les études cliniques Dans une analyse groupée de patients traités par des schémas comportant elbasvir/grazoprevir ou elbasvir + grazoprevir avec ou sans ribavirine dans les études cliniques de phase II et III, des analyses de résistance ont été effectuées pour 50 patients qui présentaient un échec virologique et pour lesquels des données de séquençage étaient disponibles (6 patients en échec virologique en cours de traitement, 44 en rechute après le traitement).
Le tableau 6 présente par génotype les substitutions apparues sous traitement observées dans les populations virales chez ces patients. Des substitutions émergentes apparues sous traitement ont été détectées dans les cibles des deux médicaments antiviraux chez 23/37 (62 %) patients infectés par le génotype 1a, 1/8 (13 %) patients infectés par le génotype 1b et 2/5 (40 %) patients infectés par le génotype 4.
Tableau 6 : Substitutions d’acides aminés apparues sous traitement dans l’analyse groupée des traitements par ZEPATIER avec ou sans ribavirine dans les études cliniques de Phases II et III
Cible Substitutions d’acides Génotype 1a Génotype 1b Génotype 4
aminés émergentes N = 37 N=8 N=5
% (n) % (n) % (n)
NS5A L’une des substitutions 81 % (30) 88 % (7) 100 % (5) suivantes de la NS5A : M/L28A/G/T/S* Q30H/K/R/Y, L/M31F/M/I/V, H/P58D, Y93H/N/S
M/L28A/G/T/S 19 % (7) 13 % (1) 60 % (3)
Q30H/K/Y 14 % (5) -- --
Q30R 46 % (17) -- --
L/M31M/F/I/V† 11 % (4) 25 % (2) 40 % (2)
H/P58D‡ 5 % (3) -- 20 % (1)
Y93H/N/S 14 % (5) 63 % (5) 20 % (1)
NS3 L’une des substitutions 78 % (29) 25 % (2) 40 % (2) suivantes de la NS3 : V36L/M, Y56F/H, V107I, R155I/K, A156G/M/T/V, V158A, D168A/C/E/G/N/V/Y, V170I
V36L/M 11 % (4) -- --
Y56F/H 14 % (5) 13 % (1) --
V107I 3 % (1) 13 % (1) --
R155I/K 5 % (2) -- --
A156T 27 % (10) 13 % (1) 20 % (1)
A156G/V/M 8 % (3) -- 60 % (3)
V158A 5 % (2) -- --
D168A 35 % (13) -- 20 % (1)
D168C/E/G/N/V/Y 14 % (5) -- 20 % (1)
V170I -- -- 20 % (1) * Les séquences d’acides aminés de référence pour NS5A en posi tion 28 sont M (génotype 1a) et L (génotype 1b et génotypes 4a et 4d). † Les séquences d’acides aminés de référence pour NS5A en pos ition 31 sont L (génotype 1a et génotype 1b) et M (génotypes 4a et 4d). ‡ Les séquences d’acides aminés de référence pour NS5A en position 58 sont H (génotype 1a) et P (génotype 1b et génotypes 4a et 4d).
Résistance croisée
L’elbasvir est actif in vitro contre les substitutions de la NS5A de génotype 1a M28V et Q30L, contre les substitutions de génotype 1b L28M/V, R30Q, L31V, Y93C et contre la substitution de génotype 4 M31V, qui confèrent une résistance aux autres inhibiteurs de la NS5A. En général, les autres substitutions de la NS5A conférant une résistance aux inhibiteurs de la NS5A peuvent également conférer une résistance à l’elbasvir. Les substitutions de la NS5A conférant une résistance à l’elbasvir peuvent diminuer l’activité antivirale d’autres inhibiteurs de la NS5A.
Le grazoprevir est actif in vitro contre les substitutions de la NS3 de génotype 1a suivantes qui confèrent une résistance aux autres inhibiteurs de la protéase NS3/4A : V36A/L/M, Q41R, F43L, T54A/S, V55A/I, Y56F, Q80K/R, V107I, S122A/G/R/T, I132V, R155K, A156S, D168N/S, I170T/V. Le grazoprevir est actif in vitro contre les substitutions de la NS3 de génotype 1b suivantes qui confèrent une résistance aux autres inhibiteurs de la protéase NS3/4A : V36A/I/L/M, Q41L/R, F43S, T54A/C/G/S, V55A/I, Y56F, Q80L/R, V107I, S122A/G/R, R155E/K/N/Q/S, A156G/S, D168E/N/S, V170A/I/T. Certaines substitutions de la NS3 en positions A156 et D168 entraînent une diminution de l’activité antivirale du grazoprevir ainsi que des autres inhibiteurs de la protéase NS3/4A.
Les substitutions associées à la résistance aux inhibiteurs de la NS5B n’affectent pas l’activité de l’elbasvir ou du grazoprevir.
Persistance des substitutions associées à la résistance
La persistance des substitutions d’acides aminés de la NS5A et la NS3 respectivement apparues pendant le traitement par l’elbasvir et le grazoprevir a été évaluée dans les études de phases II et III chez des patients infectés par le génotype 1 dont le virus présentait une substitution, associée à la résistance apparue en cours de traitement, dans la cible du médicament et pour lesquels des données de suivi étaient disponibles jusqu’à au moins 24 semaines après le traitement en utilisant le séquençage de la population (ou Sanger).
Les substitutions associées à la résistance de la NS5A apparues sous traitement étaient généralement plus persistantes que les substitutions associées à la résistance de la NS3. Parmi les patients infectés par le génotype 1a, les substitutions associées à la résistance de la NS5A ont persisté à des seuils détectables à la semaine 12 de suivi chez 95 % (35/37) des patients et chez 100 % (9/9) des patients pour lesquels des données étaient disponibles à la semaine 24 de suivi. Parmi les patients infectés par le génotype 1b, les substitutions associées à la résistance de la NS5A ont persisté à des seuils détectables à la semaine 12 de suivi chez 100 % (7/7) des patients et chez 100 % (3/3) des patients pour lesquels des données étaient disponibles à la semaine 24 de suivi.
Parmi les patients infectés par le génotype 1a, les substitutions associées à la résistance de la NS3 ont persisté à des seuils détectables à la semaine 24 de suivi chez 31 % (4/13) des patients. Parmi les patients infectés par le génotype 1b, les substitutions associées à la résistance de la NS3 ont persisté à des seuils détectables à la semaine 24 de suivi chez 50 % (1/2) des patients.
Du fait du nombre limité de patients infectés par le génotype 4 présentant des substitutions associées à la résistance de la NS5A et la NS3 apparues sous traitement, les tendances en termes de persistance de ces substitutions dans ce génotype n’ont pas pu être établies.
L'impact clinique à long terme de l'émergence ou de la persistance du virus à des substitutions associées à la résistance à ZEPATIER est inconnu.
Effet des polymorphismes du VHC lors de l’inclusion sur la réponse au traitement
Dans les analyses groupées des patients qui atteignaient une RVS12 ou qui présentaient un critère d’échec virologique, la prévalence et l'impact des polymorphismes de la NS5A (y compris M28T/A, Q30E/H/R/G/K/D, L31M/V/F, H58D et Y93C/H/N) et des polymorphismes de la NS3 (substitutions
aux positions 36, 54, 55, 56, 80, 107, 122, 132, 155, 156, 158, 168, 170 et 175) ont été évalués, entraînant respectivement une diminution de plus de 5 fois de l’activité antivirale de l’elbasvir et du grazoprevir in vitro. Les différences de réponse au traitement observées par schéma thérapeutique dans des populations particulières de patients en présence ou en absence de polymorphismes de la NS5A ou de la NS3 à l’inclusion sont résumées dans le tableau 7.
Tableau 7 : RVS chez les patients GT1a, GT1b ou chez les patients prétraités infectés par le GT4 présentant des polymorphismes de la NS5A ou de la NS3 à l’inclusion RVS 12 par schéma thérapeutique
ZEPATIER, 12 semaines ZEPATIER + RBV, 16 semaines
Patients sans Patients avec Patients sans Patients avec
Population de polymorphismes polymorphismes polymorphismes polymorphismes
patients de la NS5A à de la NS5A à de la NS5A à de la NS5A à
l’inclusion,* l’inclusion,* l’inclusion,* l’inclusion,*
% (n/N) % (n/N) % (n/N) % (n/N)
97% 53% 100% 100%
GT1a†
(464/476) (16/30) (51/51) (4/4)
99% 92%
GT1b‡
(259/260) (36/39)
Patients sans Patients avec
polymorphismes polymorphismes
de la NS3 à de la NS3 à
l’inclusion,¶ l’inclusion,¶
% (n/N) % (n/N)
GT4 86% 100%
(prétraités)♯ (25/29) (7/7)
* Polymorphismes de la NS5A (entraînant une réduction >5 fois de l’activité de l’elbasvir) y compris M28T/A, Q30E/H/R/G/K/D, L31M/V/F, H58D et Y93C/H/N † Dans les analyses groupées, la prévalence globale des patients infectés par le GT1a avec des polymorphismes de la NS5A lors de l’inclusion était de 7% (55/825) ‡ Dans les analyses groupées, la prévalence globale des patients infectés par le GT1b avec des polymorphismes de la NS5A lors de l’inclusion était de 14% (74/540) ¶ Les polymorphismes de la NS3 considérés étaient toute substitution d'acides aminés au niveau des positions 36, 54, 55, 56, 80, 107, 122, 132, 155, 156, 158, 168, 170 et 175 ♯ Dans les analyses groupées, la prévalence globale des patients infectés par le GT4 avec des polymorphismes de la NS3 lors de l’inclusion était de 19% (7/36)
Efficacité et sécurité clinique
La sécurité et l’efficacité d’elbasvir/grazoprevir (co-administrés en association à dose fixe ; EBR/GZR) ou d’elbasvir + grazoprevir (co-administrés sous forme d’agents uniques ; EBR+GZR) ont été évaluées dans 8 études cliniques chez l’adulte et 1 étude clinique pédiatrique menées chez environ 2 000 patients (voir tableau 8).
Tableau 8 : Études menées avec ZEPATIER
Étude Population Groupes d’étude et durée Précisions supplémentaires
(nombre de patients sur l’étude
traités)
C-EDGE TN GT 1, 4, 6 • EBR/GZR* pendant Etude contrôlée versus placebo,
(en double aveugle) TN avec ou sans cirrhose 12 semaines menée chez des patients qui ont été
(N = 316) randomisés selon un rapport 3:1
Placebo pendant
- dans l’un des groupes suivants :
12 semaines EBR/GZR pendant 12 semaines (N = 105) (groupe de traitement immédiat) ou placebo pendant 12 semaines, suivies d’un traitement par EBR/GZR en ouvert pendant 12 semaines (groupe de traitement différé).
C-EDGE GT 1, 4, 6 • EBR/GZR pendant COINFECTION TN avec ou sans cirrhose 12 semaines (en ouvert) Co-infection VHC/VIH-1 (N = 218)
C-SURFER GT 1 • EBR* + GZR* Etude contrôlée versus placebo,
(en double aveugle) TN ou TE avec ou sans pendant 12 semaines menée chez des patients présentant
cirrhose (N = 122) une maladie rénale chronique de
Placebo pendant
Maladie rénale chronique stade 4 (DFGe de 15 à • 12 semaines 29 mL/min/1,73 m2) ou de stade 5 (N = 113) (DFGe < 15 mL/min/1,73 m2), y compris des patients sous hémodialyse. Les patients ont été randomisés selon un rapport 1:1 dans l’un des groupes de traitement suivants : EBR + GZR pendant 12 semaines (groupe de traitement immédiat) ou placebo pendant 12 semaines, suivies d’un traitement par EBR/GZR en ouvert pendant 12 semaines (groupe de traitement différé). De plus, 11 patients ont reçu EBR + GZR en ouvert pendant 12 semaines (groupe PK intensive).
Étude Population Groupes d’étude et durée Précisions supplémentaires
(nombre de patients sur l’étude
traités)
C-WORTHY GT 1, 3 • EBR* + GZR* Etude en plusieurs étapes, à
(en ouvert) TN avec ou sans cirrhose pendant 8, 12 ou plusieurs bras. Les patients infectés
TE, répondeurs nuls avec 18 semaines (N = 31, par le GT 1b sans cirrhose ont été
136 et 63
ou sans cirrhose randomisés selon un rapport 1:1 respectivement)
TN, co-infection pour recevoir EBR + GZR avec ou
- EBR* + GZR* +
VHC/VIH-1 sans cirrhose sans RBV pendant 8 semaines. RBV† pendant 8, 12
ou 18 semaines Les patients présentant une
(N = 60, 152 et 65 infection par le GT 3 sans cirrhose
respectivement) naïfs de traitement ont été
randomisés pour recevoir EBR + GZR avec la RBV pendant 12 ou 18 semaines. Les patients présentant une infection par le GT 1 avec ou sans cirrhose (avec ou sans co-infection VHC/VIH-1) ou qui étaient répondeurs nuls au traitement par peg-IFN + RBV ont été randomisés pour recevoir EBR + GZR avec ou sans RBV pendant 8, 12 ou 18 semaines.
C-SCAPE GT 4, 6 • EBR* + GZR* Les patients ont été randomisés
(en ouvert) TN sans cirrhose pendant 12 semaines selon un rapport 1:1 dans l’un des
(N = 14) groupes de traitement.
- EBR* + GZR* + RBV† pendant 12 semaines (N = 14)
C-EDGE TE GT 1, 4, 6 • EBR/GZR pendant Les patients ont été randomisés
(en ouvert) TE avec ou sans cirrhose, 12 ou 16 semaines selon un rapport 1:1:1:1 dans l’un
et avec ou sans (N = 105 et 105 des groupes de traitement.
respectivement) co-infection VHC/VIH-1
- EBR/GZR + RBV† pendant 12 ou 16 semaines (N = 104 et 106 respectivement)
C-SALVAGE GT 1 • EBR* + GZR* + Les patients qui étaient en échec à
(en ouvert) TE, schéma comportant un RBV† pendant un précédent traitement par le
inhibiteur de la protéase du 12 semaines (N = 79) bocéprévir, le siméprévir ou le
VHC‡, avec ou sans télaprévir en association avec peg-
cirrhose IFN + RBV ont reçu EBR + GZR
avec RBV pendant 12 semaines.
Étude Population Groupes d’étude et durée Précisions supplémentaires
(nombre de patients sur l’étude
traités)
C-EDGE COSTAR GT 1, 4, 6 • EBR/GZR pendant 12 Etude contrôlée versus placebo
(en double aveugle) TN avec ou sans cirrhose semaines (N = 201) menée chez des patients qui ont été
Traitement par des • Placebo pendant randomisés selon un rapport 2 : 1
agonistes opiacés 12 semaines dans l’un des groupes suivants :
(N = 100) EBR/GZR pendant 12 semaines
(groupe de traitement immédiat) ou placebo pendant 12 semaines, suivi par un traitement en ouvert par EBR/GZR pendant 12 semaines (groupe de traitement différé). Les patients n’ont pas interrompu leur traitement ou été exclus de l’étude en cas de dépistage positif de drogue dans les urines.
MK-5172A-079 GT 1, 4 • EBR/GZR pendant Étude non randomisée, à bras (en ouvert) enfants TN ou TE 12 semaines (N = 22) unique, en ouvert chez des enfants
naïfs de traitement ou préalablement traités, incluant 22 sujets âgés de 12 ans à moins de 18 ans, atteints d'hépatite C chronique (HCC) GT 1 ou 4 sans cirrhose qui ont reçu EBR/GZR pendant 12 semaines. GT = génotype. TN = Treatment-Naïve - naïfs de traitement. TE = Treatment-Experienced - préalablement traités (patients en échec à un traitement antérieur par interféron [IFN] or peginterféron alfa [peg-IFN] avec ou sans ribavirine (RBV) ou qui présentaient une intolérance au traitement antérieur). * EBR = elbasvir 50 mg ; GZR = grazoprevir 100 mg ; EBR/GZR = co-administrés en association à dose fixe ; EBR + GZR = co-administrés sous forme d’agents uniques distincts. † La RBV était administrée à une dose quotidienne totale de 800 mg à 1 400 mg en fonction du poids (voir rubrique 4.2). ‡ En échec à un traitement antérieur par le bocéprévir, le télaprévir ou le siméprévir en association avec peg-IFN + RBV.
La réponse virologique soutenue (RVS) était le critère principal dans toutes les études, et était définie par un taux d’ARN-VHC inférieur à la limite inférieure de quantification (LIQ : 15 ARN-VHC UI/mL excepté dans C-WORTHY et C-SCAPE [25 ARN-VHC UI/mL]) 12 semaines après l’arrêt du traitement (RVS12).
Parmi les patients infectés par le génotype 1b/1-autre, l’âge médian était de 55 ans (intervalle : 22 à
- ; 61 % étaient des hommes ; 60 % étaient blancs ; 20 % étaient noirs ou afro-américains ; 6 %
étaient hispaniques ou latino-américains ; 82 % des patients étaient naïfs de traitement ; 18 % des patients étaient préalablement traités ; l’indice de masse corporelle moyen était de 26 kg/m2 ; 64 % avaient un taux d’ARN-VHC supérieur à 800 000 UI/mL lors de l’inclusion ; 22 % étaient cirrhotiques ; 71 % étaient porteurs d’allèles non C/C du gène IL28B (CT ou TT) ; 18 % présentaient une co-infection par le VHC et le VIH-1.
Les résultats thérapeutiques chez les patients infectés par le génotype 1b, traités par elbasvir/grazoprevir pendant 12 semaines, sont présentés dans le tableau 9.
Tableau 9 : RVS chez les patients¶ infectés par le génotype 1b†
Caractéristiques à l’inclusion RVS EBR avec GZR pendant 12 semaines (N=312)
RVS globale 96% (301/312) Résultats chez les patients sans RVS
Echec virologique sous traitement* 0% (0/312)
Rechute 1% (4/312)
Autre‡ 2% (7/312)
RVS en fonction du statut cirrhotique
Non-cirrhotique 95% (232/243)
Cirrhotique 100% (69/69)
† Inclut quatre patients présentant les sous-types du génotype 1 autres que 1a ou 1b. ¶ Inclut les patients des études C-EDGE TN, C-EDGE COINFECTION, C-EDGE TE, C-WORTHY et C- SURFER. * Inclut les patients ayant présenté un rebond virologique. ‡ « Autre » inclut les patients ayant arrêté en raison d’un événement indésirable, perdus de vue ou sortis de l’étude.
Parmi les patients infectés par le génotype 1a, l’âge médian était de 54 ans (intervalle : 19 à 76) ; 71 % étaient des hommes ; 71 % étaient blancs ; 22 % étaient noirs ou afro-américains ; 9 % étaient hispaniques ou latino-américains ; 74 % des patients étaient naïfs de traitement ; 26 % des patients étaient préalablement traités ; l’indice de masse corporelle moyen était de 27 kg/m2 ; 75 % avaient un taux d’ARN-VHC supérieur à 800 000 UI/mL lors de l’inclusion ; 23 % étaient cirrhotiques ; 72 % étaient porteurs d’allèles non C/C du gène IL28B (CT ou TT) ; 30 % présentaient une co-infection VHC/VIH-1.
Les résultats thérapeutiques chez les patients infectés par le génotype 1a, traités soit par elbasvir/grazoprevir pendant 12 semaines, soit par elbasvir/grazoprevir avec ribavirine pendant 16 semaines sont présentés dans le tableau 10.
Tableau 10 : RVS chez les patients¶ infectés par le génotype 1a
Caractéristiques à l’inclusion RVS
EBR avec GZR EBR avec GZR + RBV
12 semaines 16 semaines
N=519 N=58
RVS globale 93% (483/519) 95% (55/58)
Résultats chez les patients sans RVS
Echec virologique sous traitement* 1% (3/519) 0% (0/58)
Rechute 4% (23/519) 0% (0/58)
‡
Autre 2% (10/519) 5% (3/58)
RVS en fonction du statut cirrhotique
Non-cirrhotique 93% (379/408) 92% (33/36)
Cirrhotique 94% (104/111) 100% (22/22)
RVS en fonction de la présence des polymorphismes de la NS5A associés à une résistance à l’inclusion†,§
Absence 97% (464/476) 100% (51/51)
Présence 53% (16/30) 100% (4/4)
RVS en fonction de la charge virale à l’inclusion (ARN-VHC)
<=800 000 UI/mL 98% (135/138) 100% (9/9)
>800 000 UI/mL 91% (348/381) 94% (46/49)
¶ Inclut les patients des études C-EDGE TN, C-EDGE COINFECTION, C-EDGE TE, C-WORTHY et C- SURFER. * Inclut les patients ayant présenté un rebond virologique. ‡ « Autre » inclut les patients ayant arrêté en raison d’un événement indésirable, perdus de vue ou sortis de l’étude. † Inclut les patients avec des données de séquençage disponibles à l’inclusion et qui soit obtenaient une RVS12 soit présentaient un critère d’échec virologique. § Polymorphismes de la NS5A du GT1a : M28T/A, Q30E/H/R/G/K/D, L31M/V/F, H58D, et Y93C/H/N.
Parmi les patients infectés par le génotype 4, l’âge médian était de 51 ans (intervalle : 28 à 75) ; 66 % étaient des hommes ; 88 % étaient blancs ; 8 % étaient noirs ou afro-américains ; 11 % étaient hispaniques ou latino-américains ; 77 % des patients étaient naïfs de traitement ; 23 % des patients étaient préalablement traités ; l’indice de masse corporelle moyen était de 25 kg/m2 ; 56 % avaient un taux d’ARN-VHC supérieur à 800 000 UI/mL lors de l’inclusion ; 22 % étaient cirrhotiques ; 73 % étaient porteurs d’allèles non C/C du gène IL28B (CT ou TT) ; 40 % présentaient une co-infection VHC/VIH-1.
Les résultats thérapeutiques chez les patients infectés par le génotype 4, traités soit par elbasvir/grazoprevir pendant 12 semaines, soit par elbasvir/grazoprevir avec ribavirine pendant 16 semaines sont présentés dans le tableau 11.
Tableau 11 : RVS chez les patients¶ infectés par le génotype 4
Caractéristiques à l’inclusion RVS
EBR avec GZR EBR avec GZR + RBV
12 semaines 16 semaines
N=65 N=8
RVS globale 94% (61/65) 100% (8/8)
Résultats chez les patients sans RVS
Echec virologique sous traitement * 0% (0/65) 0% (0/8) †
Rechute 3% (2/65) 0% (0/8) ‡
Autre 3% (2/65) 0% (0/8)
RVS en fonction du statut cirrhotique
Non-cirrhotique § 96% (51/53) 100% (4/4)
Cirrhotique 83% (10/12) 100% (4/4)
RVS en fonction de la charge virale à l’inclusion (ARN-VHC)
<=800 000 UI/mL‡ 93% (27/29) 100% (3/3) †
>800 000 UI/mL 94% (34/36) 100% (5/5) ¶ Inclut les patients des études C-EDGE TN, C-EDGE COINFECTION, C-EDGE TE et C-SCAPE. * Inclut les patients ayant présenté un rebond virologique. † Les deux patients rechuteurs avaient un taux d’ARN-VHC à l’inclusion > 800 000 UI/mL. ‡ Les deux patients qui n’ont pas obtenu de RVS pour des raisons autres que l'échec virologique avaient un taux d’ARN-VHC à l’inclusion <= 800 000 UI/mL. § Inclut 1 patient pour lequel le statut cirrhotique était « inconnu » dans l’étude C-SCAPE.
Étude clinique chez des patients présentant une HCC de génotype 1 atteints d’une maladie rénale chronique avancée Dans l'étude C-SURFER, une RVS globale a été obtenue chez 94 % (115/122) des patients recevant EBR + GZR pendant 12 semaines.
Population pédiatrique
L'efficacité de ZEPATIER a été évaluée dans une étude clinique en ouvert chez 22 enfants âgés de 12 ans à moins de 18 ans qui ont reçu ZEPATIER pendant 12 semaines. Les sujets contaminés par le VHC de génotype GT1a porteur d’une ou plusieurs mutations de résistance NS5A à l'inclusion ont été exclus de l'étude. Dans cette étude, des sujets naïfs de traitement ou préalablement traités âgés de 12 ans à moins de 18 ans atteints d’hépatite C chronique de génotype 1 ou 4, sans cirrhose, ont été traités par ZEPATIER pendant 12 semaines. L'âge médian était de 13,5 ans (intervalle : 12 à 17) ; 50 % étaient des filles ; 95 % étaient Blancs ; l’intervalle de poids était compris entre 28,1 kg à 96,5 kg ; 95,5 % avaient le génotype 1 et 4,5 % avaient le génotype 4 ; 63,6 % étaient naïfs de traitement, 36,4 % étaient préalablement traités ; 45,5 % avaient des taux d'ARN du VHC à l’inclusion supérieurs à 800 000 UI/mL. Le taux global de RVS12 était de 100 % (22/22). La sécurité, la pharmacocinétique et l'efficacité observées dans cette étude étaient comparables à celles observées chez les adultes.
5.2Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Après administration d’elbasvir/grazoprevir chez des patients infectés par le VHC, le temps jusqu’à la concentration plasmatique maximale (Tmax) médian est de 3 heures pour l’elbasvir (intervalle : 3 à 6 heures) et de 2 heures pour le grazoprevir (intervalle : 30 minutes à 3 heures). Pour l’elbasvir, la biodisponibilité absolue est estimée à 32 %. Pour le grazoprévir, la biodisponibilité absolue après une
dose unique de 200 mg variait entre 15 et 27 % et après des doses multiples de 200 mg, elle variait entre 20 et 40 %.
Par rapport à l’administration à jeun, l’administration d’une dose unique d’elbasvir/grazoprevir avec un repas riche en graisses (900 kcal, 500 kcal d’origine lipidique) chez des volontaires sains a entraîné des diminutions de l’ASC0-inf et de la Cmax de l’elbasvir d’environ 11 % et 15 % respectivement et des augmentations de l’ASC0-inf et de la Cmax du grazoprevir d’environ 1,5 fois et 2,8 fois respectivement. Ces différences dans l’exposition à l’elbasvir et au grazoprevir ne sont pas cliniquement significatives ; par conséquent, elbasvir/grazoprevir peut être pris au cours ou en dehors des repas.
Les propriétés pharmacocinétiques de l’elbasvir sont comparables chez les volontaires sains et chez les patients infectés par le VHC. Après administration par voie orale, les expositions au grazoprevir sont environ deux fois plus élevées chez les patients infectés par le VHC que chez les volontaires sains. Sur la base de la modélisation de pharmacocinétique de population chez des patients infectés par le VHC non cirrhotiques, la moyenne géométrique de l’ASC0-24 et de la Cmax à l’état d’équilibre de l’elbasvir à la dose de 50 mg étaient respectivement de 2 180 nM•h et 137 nM, et celles du grazoprevir à la dose de 100 mg étaient respectivement de 1 860 nM•h et 220 nM. Après administration une fois par jour d’elbasvir/grazoprevir chez des patients infectés par le VHC, les concentrations à l’état d’équilibre d’elbasvir et de grazoprevir étaient atteintes en 6 jours environ.
Distribution
L’elbasvir et le grazoprevir sont fortement liés aux protéines plasmatiques humaines (>99,9 % et 98,8 % respectivement). L’elbasvir et le grazoprevir sont liés à l’albumine et à l’alpha-1 glycoprotéine acide. La liaison aux protéines plasmatiques n’est pas modifiée significativement chez les patients présentant une atteinte rénale ou hépatique.
Élimination
La moyenne géométrique de la demi-vie terminale apparente (coefficient de variation de la moyenne géométrique en %) est d’environ 24 (24 %) heures pour l’elbasvir 50 mg et d’environ 31 (34 %) heures pour le grazoprevir 100 mg chez les patients infectés par le VHC.
Biotransformation
L’elbasvir et le grazoprevir sont éliminés en partie par métabolisme oxydatif, induit essentiellement par le CYP3A. Il n’a pas été détecté de métabolites circulants de l’elbasvir ou du grazoprevir dans le plasma humain.
Excrétion
La voie fécale est la principale voie d’élimination de l’elbasvir et du grazoprevir ; la quasi-totalité de la dose radiomarquée (> 90 %) est récupérée dans les fèces, l’élimination dans les urines représentant moins de 1 % de la dose.
Linéarité/non-linéarité
Les paramètres pharmacocinétiques de l’elbasvir sont à peu près dose-proportionnels dans l’éventail de doses de 5 à 100 mg une fois par jour. Les paramètres pharmacocinétiques du grazoprevir augmentent de façon plus que dose-proportionnelle pour des doses allant de 10 à 800 mg une fois par jour chez les patients infectés par le VHC.
Pharmacocinétique chez les populations particulières
Insuffisance rénale Chez des sujets non infectés par le VHC présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe < 30 mL/min/1,73 m2) qui n’étaient pas sous dialyse, les valeurs des ASC de l’elbasvir et du grazoprevir étaient augmentées de respectivement 86% et 65% par rapport aux sujets non infectés par le VHC ayant une fonction rénale normale (DFGe > 80 mL/min/1,73 m2). Chez les sujets non infectés par le VHC atteints d’insuffisance rénale sévère sous dialyse, les valeurs des ASC de l’elbasvir et du grazoprevir n’étaient pas modifiées par rapport aux patients ayant une fonction rénale normale. Les concentrations d’elbasvir n’étaient pas quantifiables dans les échantillons de dialysat. Moins de 0,5 % de la dose de grazoprevir a été récupéré dans le dialysat après une séance de dialyse de 4 heures.
Dans l’analyse pharmacocinétique de population chez des patients infectés par le VHC , l’ASC de l’elbasvir et du grazoprevir étaient plus élevées respectivement de 25 % et de 10 % chez les patients sous dialyse et respectivement de 46 % et de 40 % chez les patients non dialysés atteints d’insuffisance rénale sévère par rapport à la valeur de l’ASC de l’elbasvir et du grazoprevir chez les patients ne présentant pas d’insuffisance rénale sévère.
Insuffisance hépatique Chez les sujets non-infectés par le VHC présentant une atteinte hépatique légère (Child-Pugh A [CP- A], score de 5 ou 6), l’ASC0-inf de l’elbasvir a diminué de 40 % et l’ASC0-24 à l’état d’équilibre du grazoprevir a augmenté de 70 % par rapport aux sujets sains appariés.
Chez les sujets non infectés par le VHC présentant une atteinte hépatique modérée (Child-Pugh B [CP-B], score de 7 à 9) et une atteinte hépatique sévère (Child-Pugh C [CP-C], score de 10 à 15), l’ASC de l’elbasvir a diminué respectivement de 28 % et de 12 % tandis que l’ASC0-24 à l’état d’équilibre du grazoprevir est augmentée respectivement de 5 fois et de 12 fois par rapport aux sujets sains appariés (voir rubriques 4.2 et 4.3).
Les analyses PK de population des patients infectés par le VHC dans les études de phases II et III ont démontré que l’ASC0-24 du grazoprevir à l’état d’équilibre a augmenté d'environ 65% chez les patients infectés par le VHC présentant une cirrhose compensée (toutes avec CP-A) par rapport aux patients infectés par le VHC non cirrhotiques, alors que l’ASC de l’elbasvir à l'état d'équilibre était similaire dans les deux populations (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique La pharmacocinétique de l'elbasvir et du grazoprévir a été évaluée chez 22 enfants âgés de 12 ans et plus qui ont reçu une dose quotidienne de ZEPATIER (50 mg d'elbasvir/100 mg de grazoprévir). Les expositions à l'elbasvir et au grazoprévir chez les enfants étaient comparables à celles observées chez les adultes.
Chez les enfants âgés de 12 ans et plus, la moyenne géométrique de l’ASC0-24 et de la Cmax à l’état d’équilibre de l’elbasvir à la dose de 50 mg étaient respectivement de 2410 nM•h et 190 nM, et la moyenne géométrique de l'ASC0-24 et la Cmax à l'état d'équilibre du grazoprévir à la dose de 100 mg étaient respectivement de 1450 nM•h et 246 nM.
Sujets âgés Dans les analyses de pharmacocinétiques de population, les ASC estimées de l’elbasvir et du grazoprevir sont plus élevées de respectivement 16 % et 45 % chez les sujets âgés de 65 ans et plus par rapport aux sujets de moins de 65 ans. Ces modifications ne sont pas cliniquement pertinentes ; par conséquent, aucun ajustement de la dose d’elbasvir/grazoprevir en fonction de l’âge n’est recommandé (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Sexe Dans les analyses de pharmacocinétiques de population, les ASC estimées de l’elbasvir et du grazoprevir sont plus élevées de respectivement 50 % et 30 % chez les femmes par rapport aux
hommes. Ces modifications ne sont pas cliniquement pertinentes ; par conséquent, aucun ajustement de la dose d’elbasvir/grazoprevir en fonction du sexe n’est recommandé (voir rubrique 4.4).
Poids/IMC Dans les analyses de pharmacocinétiques de population, il n’a pas été observé d’effet du poids sur la pharmacocinétique de l’elbasvir. L’ASC estimée du grazoprevir est plus élevée de 15 % chez un sujet pesant 53 kg comparé à un sujet pesant 77 kg. Cette modification n’est pas cliniquement pertinente pour le grazoprevir. Par conséquent, aucun ajustement de la dose d’elbasvir/grazoprevir en fonction du poids ou de l’IMC n’est recommandé (voir rubrique 4.4).
Race/Origine ethnique Dans les analyses de pharmacocinétiques de population, les ASC estimées de l’elbasvir et du grazoprevir sont plus élevées de respectivement 15 % et 50 % chez les sujets asiatiques par rapport aux sujets blancs. Les estimations de pharmacocinétique de population de l’exposition à l’elbasvir et au grazoprevir étaient comparables entre les sujets blancs et les sujets noirs/afro-américains. Ces modifications ne sont pas cliniquement pertinentes ; par conséquent, aucun ajustement de la dose d’elbasvir/grazoprevir en fonction de la race ou du groupe ethnique n’est recommandé (voir rubrique 4.4).
5.3Données de sécurité préclinique
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, de toxicologie en administration répétée, de génotoxicité et des fonctions de reproduction et de développement avec l’elbasvir ou le grazoprevir, n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme. Dans les études non cliniques, des effets ont été observés uniquement à des expositions considérées comme suffisamment supérieures à l’exposition maximale observée chez l’homme, et ont peu de signification clinique. Il n’a pas été réalisé d’étude de cancérogénèse avec l’elbasvir et le grazoprevir.
Développement embryofoetal et post-natal
Elbasvir Elbasvir a été administré à des rats et des lapins sans mettre en évidence d’effets sur le développement embryo-fœtal ni sur le développement post-natal jusqu’aux doses les plus élevées testées (correspondant à des expositions de 9 et 17 fois celle chez l’homme respectivement chez le rat et le lapin). Chez le rat et le lapin, un passage de l’elbasvir à travers la barrière placentaire a été mis en évidence. L’elbasvir a été excrété dans le lait de rates allaitantes à des concentrations 4 fois supérieures aux concentrations plasmatiques maternelles.
Grazoprevir Grazoprevir a été administré à des rats et des lapins sans mettre en évidence d’effets sur le développement embryo-fœtal ni sur le développement post-natal jusqu’aux doses les plus élevées testées (correspondant à des expositions de 79 et 39 fois celle chez l’homme respectivement chez le rat et le lapin). Chez le rat et le lapin, un passage du grazoprevir à travers la barrière placentaire a été mis en évidence. Le grazoprevir a été excrété dans le lait de rates allaitantes à des concentrations inférieures à 1 fois les concentrations plasmatiques maternelles.
6Données pharmaceutiques
6.1Liste des excipients
Noyau du comprimé Laurilsulfate de sodium Succinate de vitamine E polyéthylène glycol Copovidone Hypromellose
Cellulose microcristalline Mannitol (E421) Lactose monohydraté Croscarmellose sodique Chlorure de sodium Silice colloïdale anhydre Stéarate de magnésium
Pelliculage Lactose monohydraté Hypromellose Dioxyde de titane Triacétine Oxyde de fer jaune (E 172) Oxyde de fer rouge (E 172) Oxyde de fer noir (E 172) Cire de carnauba
6.4Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température. À conserver dans l’emballage d’origine à l’abri de l’humidité jusqu’à utilisation.
6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur
Les comprimés sont conditionnés en boîte contenant deux (2) pochettes en carton. Chaque pochette en carton contient deux plaquettes en aluminium de 7 comprimés, soit 28 comprimés au total.
6.6Précautions particulières d'élimination
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
Merck Sharp & Dohme B.V. Waarderweg 39 2031 BN Haarlem Pays-Bas
9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE
L’AUTORISATION
Date de première autorisation : 22 juillet 2016 Date du dernier renouvellement : 06 mai 2021
10Date de mise à jour du texte
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu.