2Composition qualitative et quantitative
Sulfate de néomycine0,34 MUI
Sulfate de polymyxine B1,00 MUI
Pour 100 mL de collyre
Excipient à effet notoire : chlorure de benzalkonium
Ce médicament contient 0,5 mg de chlorure de benzalkonium par volume unitaire (10 mL)
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4Données cliniques
4.1Indications thérapeutiques
Traitement antibactérien local des conjonctivites sévères, des kératites et des ulcères cornéens dus à des germes sensibles à la néomycine et à la polymyxine B.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.
4.2Posologie et mode d'administration
Voie ophtalmique
Posologie
1 goutte dans le cul-de-sac conjonctival inférieur, 3 à 8 fois par jour selon la gravité pendant 7 jours en moyenne.
Population pédiatrique
Il n’existe pas d’utilisation justifiée de CEBEMYXINE, collyre en solution dans la population pédiatrique.
Mode d’administration
Pour une bonne utilisation du collyre, certaines précautions doivent être prises :
- Se laver soigneusement les mains avant de procéder à l'instillation.
- Eviter le contact de l'embout avec l'œil ou les paupières.
- Instiller une goutte de collyre dans le cul de sac conjonctival de l’œil à traiter en regardant vers le haut et en tirant sur la paupière inférieure légèrement vers le bas.
- Reboucher le flacon, après utilisation.
Le passage systémique peut être réduit par une occlusion nasolacrymale ou par la fermeture des paupières pendant 2 minutes. Cette méthode peut contribuer à diminuer les effets indésirables systémiques et à augmenter l’efficacité locale.
En cas de traitement concomitant par un autre collyre contenant un principe actif différent, instiller les collyres à 15 minutes d’intervalle.
4.3Contre-indications
Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
- En cas d’hypersensibilité, arrêt du traitement.
- En cas d’infection de l’œil, le port des lentilles est formellement contre-indiqué pendant la durée du traitement.
- En l’absence d’amélioration rapide ou en cas de traitement prolongé, une surveillance médicale régulière comportant des contrôles bactériologiques avec étude de la sensibilité du germe permet de dépister une résistance au produit et d’adapter éventuellement le traitement.
- Le collyre ne doit pas être employé en injection péri- ou intra-oculaire.
- Ce médicament contient 0,5 mg de chlorure de benzalkonium par volume unitaire (10 mL).
Le chlorure de benzalkonium peut être absorbé par les lentilles de contact souples et changer leur couleur. Retirer les lentilles de contact avant application et attendre au moins 15 minutes avant de les remettre.
Le chlorure de benzalkonium peut également provoquer une irritation des yeux, surtout si le patient présente un syndrome de l’œil sec ou des troubles de la cornée. En cas de sensation anormale, de picotements ou de douleur dans les yeux après avoir utilisé ce médicament, un médecin doit être consulté.
4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les données disponibles à ce jour ne laissent pas supposer l’existence d’interactions cliniquement significatives.
4.6Fertilité, grossesse et allaitement
En cas d’administration oculaire, le passage systémique est non négligeable.
La présence de néomycine conditionne la conduite à tenir en cas de grossesse et d’allaitement.
Grossesse
Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidences une atteinte cochléovestibulaire après administration parentérale de la néomycine. En clinique, quelques cas d’atteinte cochléovestibulaire fœtale ont été décrits avec d’autres aminosides après administration parentérale. En conséquence, l’utilisation de CEBEMYXINE, collyre en solution, est à éviter par prudence au cours de la grossesse.
Allaitement
CEBEMYXINE, collyre en solution peut être prescrit au cours de l’allaitement.
4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La vision peut être brouillée juste après l’instillation.
4.8Effets indésirables
- Possibilité d’irritation transitoire ;
- Risque de réaction d’hypersensibilité.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
4.9Surdosage
Aucun cas de surdosage n’a été rapporté. Cependant des instillations répétées de façon prolongée peuvent entrainer un passage systémique non négligeable des principes actifs, en outre d’une exacerbation des effets indésirables locaux.
5Propriétés pharmacologiques
5.1Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANTIBIOTIQUES ANTIBACTERIENS (J: Anti-infectieux).
(S: Organe des sens), code ATC : S01AA30.
La polymyxine B est un antibiotique de la famille des polypeptides.
La néomycine est un antibiotique de la famille des aminosides.
SPECTRE D’ACTIVITE ANTI-BACTERIENNE
POLYMYXINE B
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistances :
S ≤ 2 mg/L et R > 2 mg/L
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d’informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d’infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu’une orientation sur les probabilités de la sensibilité d’une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :
|
Catégories |
Fréquence de résistance acquise en France (≥10%) (valeurs extrêmes) |
|
ESPÈCES SENSIBLES |
|
|
Aérobie à Gram négatif |
|
|
Acinetobacter |
|
|
Aeromonas |
|
|
Alcaligenes |
|
|
Citrobacter freundii |
|
|
Citrobacter koseri |
|
|
Enterobacter |
|
|
Escherichia coli |
|
|
Klebsiella |
|
|
Moraxella |
|
|
Pseudomonas aeruginosa |
|
|
Salmonella |
|
|
Shigella |
|
|
Stenotrophomonas maltophilia |
0 – 30 % |
|
ESPÈCES RESISTANTES |
|
|
Aérobie à Gram positif |
|
|
Cocci et bacilles |
|
|
Aérobie à Gram négatif |
|
|
Branhamella catarrhalis |
|
|
Brucella |
|
|
Burkhoderia cepacia |
|
|
Burholderia pseudomallei |
|
|
Campylobacter |
|
|
Chryseobacterium meningosepticum |
|
|
Legionella |
|
|
Morganella |
|
|
Neisseria |
|
|
Proteus |
|
|
Providencia |
|
|
Serratia |
|
|
Vibrio cholerae El Tor |
|
|
Anaérobies |
|
|
Cocci et bacilles |
|
|
Autres |
|
|
Mycobactéries |
|
NEOMYCINE
La prévalence de la résistance acquise peut arriver en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d’informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d’infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu’une orientation sur les probabilités de la sensibilité d’une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans tableau ci-dessous :
|
Catégories |
Fréquences de résistance acquise en France (≥10%) (valeurs extrêmes) |
|
ESPÈCES SENSIBLES |
|
|
Aérobies à Gram positif |
|
|
Corynebacterium |
|
|
Listeria monocytogenes |
|
|
Staphylococcus méti-S |
|
|
Aérobies à Gram négatif |
|
|
Acinetobacter (essentiellement Acinetobacter baumannii) |
50 – 75 % |
|
Branhamella cartarrhalis |
|
|
Campylobacter |
|
|
Citrobacter freundii |
20 – 25 % |
|
Citrobacter Koseri |
|
|
Enterobacter aerogenes |
? |
|
Enterobacter cloacae |
10 – 20 % |
|
Escherichia coli |
15 – 25 % |
|
Haemophilus influenzae |
25 – 35 % |
|
Klebsiella |
10 – 15 % |
|
Morganella morganii |
10 – 20 % |
|
Proteus mirabilis |
20 – 50 % |
|
Proteus vulgaris |
? |
|
Providencia rettgeri |
? |
|
Salmonella |
? |
|
Serratia |
? |
|
Shigella |
? |
|
Yersinia |
? |
|
Catégories |
Fréquences de résistance acquise en France (≥10%) (valeurs extrêmes) |
|
ESPÈCES MODÉRÉMENT SENSIBLES |
|
|
(in vitro de sensibilité intermédiaire) |
|
|
Aérobies à Gram négatif |
|
|
Pasteurella |
|
|
ESPÈCES RÉSISTANTES |
|
|
Aérobie à Gram positif |
|
|
Entérocoques |
|
|
Nocardia asteroides |
|
|
Staphylococcus méti-R * |
|
|
Streptococcus |
|
|
Aérobies à Gram négatif |
|
|
Alcaligenes denitrificans |
|
|
Burkholderia |
|
|
Flavobacterium sp. |
|
|
Providencia stuartii |
|
|
Pseudomonas aeruginosa |
|
|
Stenotrophomonas maltophilia |
|
|
Anaérobies |
|
|
Bactéries anaérobies strictes |
|
|
Autres |
|
|
Chlamydia |
|
|
Mycoplasmes |
|
|
Rickettsies |
|
* La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l’ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.
Remarque : ces spectres correspondent à ceux des formes systémiques de ces antibiotiques. Avec les présentations pharmaceutiques locales, les concentrations obtenues in situ sont très supérieures aux concentrations plasmatiques. Quelques incertitudes demeurent sur la cinétique des concentrations in situ, sur les conditions physico-chimiques locales qui peuvent modifier l’activité de l’antibiotique et sur la stabilité du produit in situ.
5.2Propriétés pharmacocinétiques
En usage topique, la néomycine et la polymyxine B pénètrent mal la cornée.
6Données pharmaceutiques
6.1Liste des excipients
Chlorure de benzalkonium, citrate acide de sodium, chlorure de sodium, hydroxyde de sodium, eau purifiée.
6.3Durée de conservation
Avant ouverture : 1 an.
Après première ouverture : 15 jours.
6.4Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon de 10 mL (PEBD) avec bouchon perforateur en polypropylène (PP)
Flacon de 10 mL compte-goutte transparent (PEBD) avec bouchon blanc (PP) et bague de sécurité (PP)
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6Précautions particulières d'élimination et de manipulation
Pas d’exigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
LABORATOIRE CHAUVIN
416, RUE SAMUEL MORSE - CS99535
34961 MONTPELLIER
[Tel, fax, e-Mail : à compléter ultérieurement par le titulaire]
8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché
- CIP 34009 343 242 1 5 : 10 mL en flacon (PEBD) avec bouchon perforateur en polypropylène (PP)
- CIP 34009 301 930 8 2 : 10 mL en flacon compte-goutte (PEBD)
9Date de première autorisation/de renouvellement de l'autorisation
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}
10Date de mise à jour du texte
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
12Instructions pour la préparation des radiopharmaceutiques
Sans objet.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE
Liste I