1Dénomination du médicament
Voriconazole Hikma 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
2Composition qualitative et quantitative
Chaque flacon contient 200 mg de voriconazole.
Après reconstitution, chaque mL contient 10 mg de voriconazole. Une fois reconstituée, une dilution supplémentaire est nécessaire avant l’administration.
Excipients à effet notoire
Chaque flacon contient 217,6 mg de sodium Chaque flacon contient 3 200 mg de cyclodextrine.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3Forme pharmaceutique
Poudre pour solution pour perfusion (poudre pour perfusion)
Poudre lyophilisée blanche à presque blanche.
pH de la solution reconstituée : 4,0 à 7,0.
Osmolalité : 500 ± 50 mOsm/kg
4Informations cliniques
4.1Indications thérapeutiques
Le voriconazole est un antifongique triazolé à large spectre et est indiqué chez les adultes et les enfants âgés de 2 ans et plus dans les indications suivantes :
- Traitement des aspergilloses invasives.
- Traitement des candidémies chez les patients non neutropéniques.
- Traitement des infections invasives graves à Candida (y compris C. krusei) résistant au fluconazole.
- Traitement des infections fongiques graves à Scedosporium spp. ou Fusarium spp.
Le voriconazole doit être principalement administré aux patients atteints d’infections évolutives, pouvant menacer le pronostic vital.
Prophylaxie des infections fongiques invasives chez les receveurs d’une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) à haut risque.
4.2Posologie et mode d'administration
Posologie
Les perturbations électrolytiques telles qu’une hypokaliémie, une hypomagnésémie et une hypocalcémie doivent être surveillées et corrigées, si nécessaire, avant le début et pendant le traitement par voriconazole (voir rubrique 4.4).
Il est recommandé d’administrer le voriconazole à un débit maximal de 3 mg/kg/heure pendant 1 à 3 heures.
Traitement
Adultes Voriconazole Hikma 200 mg, poudre pour solution pour perfusion est administré par voie intraveineuse uniquement. Les formes orales de voriconazole sont commercialisées par d’autres fabricants.
Le traitement doit être débuté soit avec la dose de charge spécifique de la forme intraveineuse soit avec celle de la forme orale de voriconazole, afin d’obtenir, le premier jour, des concentrations plasmatiques proches de l’état d’équilibre. Compte tenu de la biodisponibilité orale élevée (96 % ; voir rubrique 5.2), le relais par la forme orale peut se faire quand le tableau clinique le permet.
Des informations détaillées sur les recommandations posologiques figurent dans le tableau suivant :
Voie intraveineuse Voie orale*
Patients de 40 kg et Patients de moins de
plus** 40 kg**
Dose de charge 6 mg/kg toutes les 400 mg toutes les 200 mg toutes les
(pendant les premières 12 heures 12 heures 12 heures
24 heures)
Dose d’entretien 4 mg/kg deux fois par 200 mg deux fois par 100 mg deux fois par (après les premières jour jour jour
24 heures) * Les formes orales de voriconazole sont commercialisées par d’autres fabricants. ** Cela s’applique également aux patients âgés de 15 ans et plus.
Durée du traitement La durée du traitement doit être la plus courte possible en fonction de la réponse clinique et mycologique observée chez le patient. Une exposition à long terme au voriconazole sur une durée supérieure à 180 jours (6 mois) nécessite une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Adaptation posologique (adultes) Si le patient ne tolère pas le traitement par voie intraveineuse à la dose de 4 mg/kg deux fois par jour, réduire la dose à 3 mg/kg deux fois par jour.
Si la réponse du patient au traitement est insuffisante, la dose d’entretien peut être augmentée à 300 mg deux fois par jour pour l’administration par voie orale. Pour les patients de moins de 40 kg, la dose orale peut être augmentée à 150 mg deux fois par jour.
Si le patient ne tolère pas le traitement à ces doses plus élevées, réduire la dose orale par paliers de 50 mg pour revenir à la dose d’entretien de 200 mg deux fois par jour (ou 100 mg deux fois par jour pour les patients de moins de 40 kg).
En cas d’utilisation en prophylaxie, voir ci-dessous.
Enfants (de 2 à < 12 ans) et jeunes adolescents de faible poids (de 12 à 14 ans et < 50 kg) La dose de voriconazole doit être la même que pour les enfants car le métabolisme du voriconazole de ces jeunes adolescents est plus proche de celui des enfants que de celui des adultes.
La posologie recommandée est la suivante :
Voie intraveineuse Voie orale* Dose de charge 9 mg/kg toutes les 12 heures Non recommandée (pendant les premières
24 heures)
Dose d’entretien 8 mg/kg deux fois par jour 9 mg/kg deux fois par jour (après les premières 24 heures) (dose maximale de 350 mg deux
fois par jour) * Les formes orales de voriconazole sont commercialisées par d’autres fabricants. Remarque : selon une analyse pharmacocinétique de population réalisée chez 112 enfants immunodéprimés âgés de 2 à < 12 ans et 26 adolescents immunodéprimés âgés de 12 à < 17 ans.
Il est recommandé d’instaurer le traitement par voie intraveineuse. La voie orale doit être envisagée uniquement après une amélioration clinique significative. Il est à noter qu’une dose intraveineuse de 8 mg/kg conduira à une exposition au voriconazole environ 2 fois plus élevée qu’une dose orale de 9 mg/kg.
Tous les autres adolescents (de 12 à 14 ans et ≥ 50 kg ; de 15 à 17 ans sans condition de poids) La dose de voriconazole est la même que chez les adultes.
Adaptation de la posologie (enfants [de 2 à < 12 ans] et jeunes adolescents de faible poids [de 12 à 14 ans et < 50 kg]) Si la réponse du patient au traitement est insuffisante, la posologie par voie intraveineuse peut être augmentée par paliers de 1 mg/kg. Si le patient ne tolère pas le traitement, réduire la posologie par voie intraveineuse par paliers de 1 mg/kg.
L’utilisation chez les patients pédiatriques âgés de 2 à < 12 ans présentant une insuffisance hépatique ou rénale n’a pas été étudiée (voir rubriques 4.8 et 5.2).
Prophylaxie chez les Adultes et les Enfants
La prophylaxie doit être instaurée le jour de la greffe et peut être administrée jusqu’à 100 jours après celle-ci. Elle doit être aussi courte que possible, sa durée dépendant du risque de développement d’une infection fongique invasive (IFI), défini par une neutropénie ou une immunosuppression. Elle ne peut être poursuivie jusqu’à 180 jours après la greffe qu’en cas d’immunosuppression persistante ou de réaction du greffon contre l’hôte (GVHD) (voir rubrique 5.1).
Posologie La posologie recommandée pour la prophylaxie est la même que pour le traitement dans les groupes d’âges respectifs. Voir les tableaux de traitement ci-dessus.
Durée de la prophylaxie La sécurité et l’efficacité du voriconazole utilisé au-delà de 180 jours n’ont pas été étudiées de manière adéquate dans les essais cliniques.
L’utilisation du voriconazole en prophylaxie pendant plus de 180 jours (6 mois) nécessite une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Les instructions suivantes s’appliquent à la fois au traitement curatif et à la prophylaxie.
Adaptation posologique Pour une utilisation prophylactique, les adaptations posologiques ne sont pas recommandées en cas d’efficacité insuffisante ou d’événements indésirables liés au traitement. En cas d’événements indésirables liés au traitement, l’arrêt du voriconazole et le recours à d’autres agents antifongiques doivent être envisagés (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Adaptations posologiques en cas de co-administration La rifabutine ou la phénytoïne peuvent être co-administrées avec le voriconazole si la dose d’entretien du voriconazole est augmentée à 5 mg/kg par voie intraveineuse, deux fois par jour, voir rubriques 4.4 et 4.5.
L’éfavirenz peut être co-administré avec le voriconazole si la dose d’entretien du voriconazole est augmentée à 400 mg toutes les 12 heures et si la dose d’éfavirenz est diminuée de 50 %, soit à 300 mg une fois par jour. Lorsque le traitement par voriconazole est arrêté, la dose initiale d’éfavirenz doit être rétablie (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Personnes âgées Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique 5.2).
Insuffisance rénale Chez les patients présentant un dysfonctionnement rénal modéré à sévère (clairance de la créatinine < 50 mL/min), il se produit une accumulation du véhicule intraveineux, le SBECD. Chez ces patients, le voriconazole doit être administré par voie orale, sauf si l’évaluation du rapport bénéfice/risque justifie l’utilisation du voriconazole par voie intraveineuse. Il convient de surveiller étroitement les taux sériques de créatinine de ces patients et, en cas d’augmentation, d’envisager le relais par la forme orale (voir rubrique 5.2).
Le voriconazole est hémodialysé à une clairance de 121 mL/min. Une hémodialyse de 4 heures n’élimine pas une quantité suffisante de voriconazole pour justifier une adaptation posologique.
Le véhicule intraveineux, le SBECD, est hémodialysé à une clairance de 55 mL/min.
Insuffisance hépatique Il est recommandé d’utiliser les doses de charge standard mais de diviser par deux la dose d’entretien chez les patients présentant une cirrhose hépatique légère à modérée (Child-Pugh A et B) recevant du voriconazole (voir rubrique 5.2).
Le voriconazole n’a pas été étudié chez les patients présentant une cirrhose hépatique chronique sévère (Child-Pugh C).
On ne dispose que de données limitées sur la sécurité du voriconazole chez les patients présentant des valeurs anormales des tests de la fonction hépatique (aspartate aminotransférase [ASAT], alanine aminotransférase [ALAT], phosphatase alcaline [PAL] ou bilirubine totale > 5 fois la limite supérieure de la normale).
Le voriconazole a été associé à des élévations des résultats des tests de la fonction hépatique et à des signes cliniques de lésions hépatiques, tels que l’ictère et doit être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère uniquement si les bénéfices attendus sont supérieurs aux risques encourus. Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère doivent être étroitement surveillés en raison de la toxicité du médicament (voir rubrique 4.8).
Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité du voriconazole chez les enfants de moins de 2 ans n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8 et 5.1 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Mode d’administration
Voriconazole Hikma doit être reconstitué et dilué (voir rubrique 6.6) avant d’être administré en perfusion intraveineuse. Ne pas injecter en bolus.
4.3Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
L’administration concomitante du voriconazole est contre-indiquée avec les médicaments dont le métabolisme dépend fortement du CYP3A4 et pour lesquels des concentrations plasmatiques élevées sont associées à des réactions graves et/ou mettant en jeu le pronostic vital (voir rubrique 4.5) :
- Terfénadine, Astémizole
- Cisapride
- Pimozide, Lurasidone
- Quinidine
- Ivabradine
- Ergot de seigle (ex. ergotamine, dihydroergotamine)
- Sirolimus
- Naloxegol
- Tolvaptan
- Finérenone
- Vénétoclax : l’administration concomitante est contre-indiquée au début du traitement et
pendant la phase de titration de dose de vénétoclax.
L’administration concomitante du voriconazole est contre-indiquée avec les médicaments inducteurs du CYP3A4 et qui diminuent de manière significative les concentrations plasmatiques de voriconazole :
Administration concomitante avec la rifampicine, la carbamazépine, les barbituriques d’action longue (ex. phénobarbital) et le millepertuis (Hypericum perforatum) (voir rubrique 4.5).
- Efavirenz :
L’administration concomitante de doses standards de voriconazole avec des doses d’éfavirenz supérieures ou égales à 400 mg une fois par jour est contre-indiquée (voir rubrique 4.5). Pour des informations sur l’administration concomitante du voriconazole et pour des doses plus faibles d’éfavirenz, voir rubrique 4.4.
- Ritonavir :
L’administration concomitante avec des doses élevées de ritonavir (400 mg et plus deux fois par jour) est contre-indiquée (voir rubrique 4.5). Pour des informations sur l’administration concomitante avec des doses plus faibles de ritonavir, voir rubrique 4.4.
4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Hypersensibilité
Il convient d’être prudent en cas d’administration de Voriconazole Hikma chez des patients ayant présenté des réactions d’hypersensibilité à d’autres azolés (voir également rubrique 4.8).
Durée du traitement
La durée du traitement avec la formulation intraveineuse ne doit pas dépasser 6 mois (voir rubrique 5.3).
Système cardiovasculaire
Le voriconazole a été associé à un allongement de l’intervalle QTc. De rares cas de torsades de pointes ont été rapportés chez des patients traités par voriconazole présentant des facteurs de risque ayant pu y contribuer tels que des antécédents de chimiothérapie cardiotoxique, de cardiomyopathie, d’hypokaliémie et la prise de médicaments concomitants.
Le voriconazole doit être administré avec prudence chez les patients présentant des affections potentiellement pro-arythmogènes, telles que :
- Allongement du QTc congénital ou acquis.
- Cardiomyopathie, en particulier en présence d’une insuffisance cardiaque.
- Bradycardie sinusale.
- Présence d’arythmie symptomatique.
- Médicament concomitant connu pour allonger l’intervalle QTc. Les perturbations électrolytiques
telles qu’une hypokaliémie, une hypomagnésémie et une hypocalcémie doivent être surveillées et corrigées, si nécessaire, avant le début et au cours du traitement par voriconazole (voir rubrique 4.2). Une étude a évalué, chez des volontaires sains, l’effet sur l’intervalle QTc de doses uniques de voriconazole allant jusqu’à 4 fois la dose journalière habituelle. Aucun patient n’a présenté d’intervalle dépassant la valeur seuil de 500 ms, valeur pouvant être cliniquement significative (voir rubrique 5.1).
Réactions liées à la perfusion
Des réactions liées à la perfusion, principalement des bouffés congestives et des nausées, ont été observées lors de l’administration de voriconazole par voie intraveineuse. En fonction de la sévérité des symptômes, l’arrêt du traitement doit être envisagé (voir rubrique 4.8).
Toxicité hépatique
Au cours des essais cliniques, des cas de réactions hépatiques graves sont survenus lors du traitement par voriconazole (y compris hépatite clinique, cholestase et insuffisance hépatique fulminante, incluant des décès). Les cas de réactions hépatiques ont été observés principalement chez des patients présentant d’autres affections sous-jacentes graves (principalement des hémopathies malignes). Des réactions hépatiques transitoires, comme des hépatites et des ictères, sont survenues chez des patients ne présentant pas d’autres facteurs de risques identifiables. Les troubles hépatiques ont généralement été réversibles à l’arrêt du traitement (voir rubrique 4.8).
Surveillance de la fonction hépatique
Il convient de surveiller étroitement l’apparition d’une toxicité hépatique chez les patients recevant du voriconazole. La prise en charge clinique des patients doit inclure une évaluation en laboratoire de la fonction hépatique (en particulier de l’ASAT et de l’ALAT) au début du traitement par voriconazole et au moins une fois par semaine pendant le premier mois de traitement. La durée du traitement doit être aussi courte que possible. Cependant, si, après évaluation du rapport bénéfice-risque, le traitement est poursuivi (voir rubrique 4.2), la fréquence de la surveillance pourra être diminuée à une fois par mois si aucune modification des tests de la fonction hépatique n’est observée.
En cas d’élévation significative des tests de la fonction hépatique, le traitement par Voriconazole Hikma doit être interrompu, à moins que l’évaluation médicale du rapport bénéfice-risque du traitement ne justifie sa poursuite.
La surveillance de la fonction hépatique doit être effectuée chez les enfants et les adultes.
Effets indésirables cutanés graves
- Phototoxicité Voriconazole Hikma a également été associé à des cas de phototoxicité, incluant des réactions telles que éphélides, lentigo, kératose actinique et des cas de pseudo-porphyrie. Il existe un risque potentiel accru de réactions cutanées/toxicité en cas d'utilisation concomitante d'agents photosensibilisants (par exemple, le méthotrexate, etc.). Il est recommandé à tous les patients, y compris les enfants, de ne pas s’exposer au soleil pendant le traitement par Voriconazole Hikma et de prendre des mesures appropriées telles que le port de vêtements pour se protéger du soleil ou l’utilisation d’écrans solaires ayant un indice de protection (IP) élevé.
- Carcinomes épidermoïdes cutanés (CEC) Des cas de carcinomes épidermoïdes cutanés (y compris CEC in situ ou maladie de Bowen) ont été rapportés chez des patients ; certains d’entre eux avaient rapporté des réactions phototoxiques auparavant. En cas de survenue de réactions phototoxiques, un avis pluridisciplinaire doit être demandé. L’arrêt de Voriconazole Hikma et le recours à d’autres agents antifongiques doivent être envisagés et le patient doit être adressé à un dermatologue. Cependant, si le traitement par Voriconazole Hikma est poursuivi, un bilan dermatologique doit être pratiqué de façon systématique
et régulière, afin de permettre le dépistage et la prise en charge précoces de lésions précancéreuses. Voriconazole Hikma doit être arrêté en présence de lésions cutanées précancéreuses ou d’un carcinome épidermoïde cutané (voir ci-dessous la rubrique Traitement à long terme).
- Effets indésirables cutanés sévères Des effets indésirables cutanés sévères (EICS), notamment le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), la nécrolyse épidermique toxique (NET) et la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS), pouvant menacer le pronostic vital ou être d’issue fatale, ont été rapportés suite à l’utilisation du voriconazole. En cas de rash, le patient doit être étroitement surveillé et Voriconazole Hikma doit être interrompu en cas de progression des lésions.
Événements cortico-surrénaliens Des cas réversibles d’insuffisance cortico-surrénalienne ont été rapportés chez des patients recevant des azolés, y compris le voriconazole. Des cas d’insuffisance cortico-surrénalienne ont été rapportés chez des patients recevant des azolés avec ou sans corticostéroïdes concomitants. Chez les patients recevant des azolés sans corticostéroïdes, l’insuffisance cortico-surrénalienne est liée à l’inhibition directe de la stéroïdogenèse par les azolés. Chez les patients sous corticostéroïdes, l’inhibition de leur métabolisme par le CYP3A4 associée au voriconazole peut entraîner un excès de corticostéroïdes et une suppression surrénalienne (voir rubrique 4.5). Des cas de syndrome de Cushing, avec ou sans insuffisance cortico- surrénalienne ultérieure, ont également été rapportés chez des patients recevant du voriconazole en même temps que des corticostéroïdes.
Les patients sous traitement à long terme par voriconazole et corticostéroïdes (incluant les corticostéroïdes par voie inhalée tels que le budésonide et les corticostéroïdes par voie intranasale) doivent être étroitement surveillés en vue de détecter tout dysfonctionnement de la corticosurrénale, tant pendant le traitement que lors de l’arrêt du voriconazole (voir rubrique 4.5). Les patients doivent être informés de la nécessité de consulter immédiatement un médecin s’ils présentent des signes et des symptômes du syndrome de Cushing ou d’insuffisance cortico-surrénalienne.
Traitement à long terme Une exposition à long terme au voriconazole (traitement curatif ou prophylactique) sur une durée supérieure à 180 jours (6 mois) nécessite une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque. Les médecins doivent donc envisager de limiter l’exposition à Voriconazole Hikma (voir rubriques 4.2 et 5.1).
Des carcinomes épidermoïdes cutanés (CEC) (y compris CEC in situ ou maladie de Bowen) ont été rapportés comme étant liés au traitement par Voriconazole Hikma à long terme (voir rubrique 4.8).
Des cas de périostite non infectieuse avec élévation des taux de fluorure et de phosphatases alcalines ont été rapportés chez des patients transplantés. Si un patient développe une douleur osseuse et présente des clichés radiologiques compatibles avec une périostite, l’arrêt de Voriconazole Hikma doit être envisagé après avis pluridisciplinaire (voir rubrique 4.8).
Effets indésirables visuels Des cas d’effets indésirables visuels prolongés ont été rapportés, incluant une vision trouble, une névrite optique et un œdème papillaire (voir rubrique 4.8).
Effets indésirables rénaux Des cas d’insuffisance rénale aiguë ont été observés chez des patients atteints de pathologies sévères traitées par voriconazole. Les patients sous voriconazole sont susceptibles d’être traités simultanément par des médicaments néphrotoxiques et de présenter des affections concomitantes pouvant conduire à une altération de la fonction rénale (voir rubrique 4.8).
Surveillance de la fonction rénale Les patients doivent être surveillés afin de détecter toute anomalie de la fonction rénale. Cette surveillance doit comprendre une évaluation en laboratoire en particulier de la créatinine sérique.
Surveillance de la fonction pancréatique Les patients, en particulier les enfants, qui présentent des facteurs de risque de pancréatite aiguë (par exemple chimiothérapie récente, greffe de cellules souches hématopoïétiques [GCSH]), doivent être étroitement surveillés pendant le traitement par voriconazole. La surveillance de l’amylase ou de la lipase sérique peut être envisagée dans cette situation clinique.
Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité chez les sujets pédiatriques de moins de deux ans n’ont pas été établies (voir rubriques 4.8 et 5.1). Le voriconazole est indiqué chez les patients pédiatriques à partir de deux ans. Une fréquence accrue d’élévations des enzymes hépatiques a été observée dans la population pédiatrique (voir rubrique 4.8). La fonction hépatique doit être surveillée chez les enfants et les adultes. La biodisponibilité orale peut être limitée chez les patients pédiatriques âgés de 2 à < 12 ans qui souffrent de malabsorption et qui présentent un très faible poids corporel pour leur âge. Dans ce cas, l’administration du voriconazole par voie intraveineuse est recommandée.
- Effets indésirables cutanés graves (incluant un CEC) La fréquence des réactions de phototoxicité est plus élevée dans la population pédiatrique. L’évolution vers un CEC ayant été rapportée, des mesures strictes de photoprotection sont nécessaires dans cette population de patients. Chez les enfants présentant des lésions de photovieillissement telles que des lentigos ou des éphélides, il est recommandé d’éviter de s’exposer au soleil et d’effectuer une surveillance dermatologique, y compris après l’arrêt du traitement.
Prophylaxie En cas d’événements indésirables liés au traitement (hépatotoxicité, réactions cutanées sévères incluant une phototoxicité et un CEC, troubles visuels prolongés ou sévères et périostite), l’arrêt du voriconazole ainsi que le recours à d’autres agents antifongiques doivent être envisagés.
Phénytoïne (substrat du CYP2C9 et inducteur puissant du CYP450) Une surveillance étroite des concentrations de phénytoïne est recommandée en cas d’administration concomitante avec la phénytoïne et le voriconazole. L’utilisation concomitante de voriconazole et de phénytoïne doit être évitée sauf si le bénéfice attendu est supérieur au risque encouru (voir rubrique 4.5).
Éfavirenz (inducteur du CYP450 ; inhibiteur et substrat du CYP3A4) Lors de l’administration concomitante de voriconazole et d’éfavirenz, la dose de voriconazole doit être augmentée à 400 mg toutes les 12 heures et la dose d’éfavirenz doit être diminuée à 300 mg toutes les 24 heures (voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.5).
Glasdegib (substrat du CYP3A4) L’administration concomitante de voriconazole devrait augmenter les concentrations plasmatiques de glasdegib et accroître le risque d’allongement de l’intervalle QTc (voir rubrique 4.5). Si l’utilisation concomitante ne peut être évitée, une surveillance fréquente de l’ECG est recommandée.
Inhibiteurs de la tyrosine kinase (substrat du CYP3A4) L’administration concomitante de voriconazole et d’inhibiteurs de la tyrosine kinase métabolisés par le CYP3A4 devrait augmenter les concentrations plasmatiques de l’inhibiteur de la tyrosine kinase et le risque d’effets indésirables. Si l’utilisation concomitante ne peut être évitée, une réduction de la dose de l’inhibiteur de tyrosine kinase et une surveillance clinique étroite sont recommandées (voir rubrique 4.5).
Rifabutine (inducteur puissant du CYP450) Une surveillance étroite de la numération globulaire complète et des effets indésirables liés à la rifabutine (par exemple uvéite) est recommandée en cas d’administration concomitante de rifabutine et de voriconazole. L’administration concomitante de voriconazole et de rifabutine doit être évitée sauf si le bénéfice attendu est supérieur au risque encouru (voir rubrique 4.5).
Ritonavir (inducteur puissant du CYP450 ; inhibiteur et substrat du CYP3A4) L’administration concomitante de voriconazole et de ritonavir à faible dose (100 mg deux fois par jour)
doit être évitée sauf si une évaluation du rapport bénéfice/risque pour le patient justifie l’utilisation du voriconazole (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Évérolimus (substrat du CYP3A4, substrat de la P-gp) L’administration concomitante de voriconazole et d’évérolimus n’est pas recommandée car il est attendu que le voriconazole augmente significativement les concentrations d’évérolimus. Les données sont actuellement insuffisantes pour recommander une adaptation posologique dans cette situation (voir rubrique 4.5).
Méthadone (substrat du CYP3A4) Une surveillance fréquente des effets indésirables et de la toxicité liés à la méthadone, incluant un allongement de l’intervalle QTc, est recommandée en cas d’administration concomitante avec le voriconazole, en raison de l’augmentation des taux de méthadone après administration concomitante avec le voriconazole. Une réduction de la posologie de la méthadone peut être nécessaire (voir rubrique 4.5).
Opiacés d’action rapide (substrat du CYP3A4) Une réduction de la dose d’alfentanil, de fentanyl et d’autres opiacés d’action rapide, de structure similaire à l’alfentanil et métabolisés par le CYP3A4 (par exemple sufentanil) doit être envisagée lors de l’administration concomitante avec le voriconazole (voir rubrique 4.5). Puisque l’administration concomitante de l’alfentanil avec le voriconazole prolonge la demi-vie de l’alfentanil de 4 fois et que, d’après une étude indépendante publiée, l’utilisation concomitante de voriconazole et de fentanyl a entraîné une augmentation de l’ASC0-∞ moyenne du fentanyl, une surveillance fréquente des effets indésirables associés aux opiacés (incluant une plus longue période de surveillance respiratoire) peut être nécessaire.
Opiacés d’action longue (substrat du CYP3A4) Une réduction de la dose d’oxycodone et d’autres opiacés d’action longue métabolisés par le CYP3A4 (par exemple hydrocodone) doit être envisagée lors de l’administration concomitante avec le voriconazole. Une surveillance fréquente des effets indésirables associés aux opiacés peut être nécessaire (voir rubrique 4.5).
Fluconazole (inhibiteur du CYP2C9, du CYP2C19 et du CYP3A4) L’administration orale concomitante de voriconazole et de fluconazole a entraîné une augmentation significative de la Cmax et de l’ASCτ du voriconazole chez des sujets sains. La réduction de la dose et/ou de la fréquence du voriconazole et du fluconazole qui permettrait d’éliminer cet effet n’a pas été établie. Une surveillance des effets indésirables associés au voriconazole est recommandée lorsque le voriconazole est administré à la suite du fluconazole (voir rubrique 4.5).
Excipients
Sodium Ce médicament contient 217,6 mg de sodium par flacon, ce qui équivaut à 10,9 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Cyclodextrines La poudre pour solution pour perfusion contient des cyclodextrines (3 200 mg de cyclodextrines dans chaque flacon, ce qui équivaut à 160 mg/mL après reconstitution dans 20 mL, voir rubriques 2 et 6.1) qui peuvent influencer les propriétés (telles que la toxicité) de la substance active et d’autres médicaments. Les aspects relatifs à la sécurité des cyclodextrines ont été pris en compte lors du développement et de l’évaluation de la sécurité du produit pharmaceutique.
Une accumulation de cyclodextrine peut se produire chez les patients présentant un dysfonctionnement rénal modéré à sévère.
4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le voriconazole est métabolisé par les isoenzymes CYP2C19, CYP2C9 et CYP3A4 du cytochrome P450 et inhibe leur activité. Les inhibiteurs ou les inducteurs de ces isoenzymes peuvent respectivement augmenter ou réduire les concentrations plasmatiques du voriconazole et le voriconazole peut potentiellement augmenter les concentrations plasmatiques des substances métabolisées par ces isoenzymes du CYP450, en particulier pour les substances métabolisées par le CYP3A4, le voriconazole étant un inhibiteur puissant du CYP3A4, bien que l’augmentation de l’ASC dépende du substrat (voir le tableau ci-dessous).
Sauf spécification contraire, toutes les études d’interaction médicamenteuse ont été conduites chez des sujets sains adultes de sexe masculin après administrations multiples de 200 mg de voriconazole par voie orale deux fois par jour jusqu’à l’obtention de l’état d’équilibre. Ces résultats sont applicables aux autres populations et aux autres voies d’administration.
Le voriconazole doit être administré avec prudence chez les patients recevant un traitement concomitant connu pour allonger l’intervalle QTc. L’administration concomitante est contre-indiquée lorsqu’il existe également un risque que le voriconazole augmente les concentrations plasmatiques des substances métabolisées par les isoenzymes du CYP3A4 (certains antihistaminiques, la quinidine, le cisapride, le pimozide et l’ivabradine), (voir ci-dessous et rubrique 4.3).
Tableau des interactions
Les interactions entre le voriconazole et d’autres médicaments sont mentionnées dans le tableau ci- dessous par classe thérapeutique. La direction de la flèche pour chaque paramètre pharmacocinétique est basée sur la valeur de l’intervalle de confiance à 90 % du rapport de la moyenne géométrique, située à l’intérieur (↔), en dessous (↓) ou au-dessus (↑) de l’intervalle 80–125 %. L’astérisque (*) indique une interaction réciproque. ASCτ, ASCt et ASC0-∞ représentent respectivement une aire sous la courbe sur un intervalle posologique, du temps 0 à un temps avec une mesure détectable et du temps 0 à l’infini.
Les interactions dans le tableau sont présentées dans l’ordre suivant : contre-indications, interactions nécessitant une adaptation posologique, interactions nécessitant une surveillance clinique et/ou biologique étroite, et enfin interactions pharmacocinétiques non significatives mais pouvant présenter un intérêt clinique dans ce domaine thérapeutique.
Médicament Interaction Recommandations en cas
Changements de la moyenne d’administration concomitante
géométrique (%) Antiacides
Cimétidine (400 mg deux fois Voriconazole Cmax ↑ 18% Aucune adaptation posologique par jour) Voriconazole ASCτ ↑ 23%
[inhibiteur non spécifique du CYP450 et augmente le pH gastrique]
Oméprazole (40 mg une fois Oméprazole Cmax ↑ 116% Aucune adaptation de la
par jour)* Oméprazole ASCτ ↑ 280% posologie du voriconazole n’est
[inhibiteur du CYP2C19 ; Voriconazole Cmax ↑ 15% recommandée.
substrat des CYP2C19 et Voriconazole ASCτ ↑ 41%
CYP3A4] Lorsqu’un traitement par
D’autres inhibiteurs de la pompe voriconazole est instauré chez un
à protons, substrats du patient recevant déjà de
CYP2C19, peuvent également l’oméprazole à des doses de 40
être inhibés par le voriconazole mg ou plus, il est recommandé
et entraîner des augmentations de diviser par deux la dose
des concentrations plasmatiques d’oméprazole.
de ces médicaments.
Ranitidine (150 mg deux fois Voriconazole Cmax et ASCτ ↔ Aucune adaptation posologique par jour) [augmente le pH gastrique] Antiarythmiques
Digoxine (0,25 mg une fois par Digoxine Cmax ↔ Aucune adaptation posologique jour) Digoxine ASCτ ↔
[substrat de la glycoprotéine P]
Quinidine Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique [substrat du CYP3A4] d’études, l’augmentation des 4.3)
concentrations plasmatiques de quinidine peut entraîner un allongement de l’intervalle QTc et de rares épisodes de torsades de pointes. Antibactériens
Flucloxacilline Une diminution significative des Si l’administration concomitante
[inducteur du CYP450] concentrations plasmatiques de de voriconazole et de
voriconazole a été rapportée. flucloxacilline ne peut pas être
évitée, surveiller la perte potentielle d’efficacité du voriconazole (par exemple, par un suivi thérapeutique des médicaments) ; une augmentation de la dose de voriconazole peut se révéler nécessaire.
Antibiotiques du groupe des Aucune adaptation posologique macrolides Voriconazole Cmax et ASCτ ↔ Azithromycine (500 mg une
fois par jour) Voriconazole Cmax et ASCτ ↔
Érythromycine (1 g deux fois L’effet du voriconazole sur par jour) l’érythromycine ou l’azithromycine [inhibiteur du CYP3A4] est inconnu.
Rifabutine L’administration concomitante
[inducteur puissant du de voriconazole et de rifabutine
CYP450] Voriconazole Cmax ↓ 69% doit être évitée sauf si le bénéfice
Voriconazole ASCτ ↓ 78% attendu est supérieur au risque
300 mg une fois par jour encouru.
Comparativement à 200 mg de La dose d’entretien du
voriconazole deux fois par jour, voriconazole peut être augmentée
300 mg une fois par jour Voriconazole Cmax ↓ 4% à 5 mg/kg par voie intraveineuse
(administrée avec 350 mg de Voriconazole ASCτ ↓ 32% deux fois par jour ou de 200 mg
voriconazole deux fois par à 350 mg par voie orale deux fois
jour)* par jour (100 mg à 200 mg par
voie orale deux fois par jour chez
Rifabutine Cmax ↑ 195% les patients de moins de 40 kg)
Rifabutine ASCτ ↑ 331% (voir rubrique 4.2).
Comparativement à 200 mg de Une surveillance étroite de la
300 mg une fois par jour voriconazole deux fois par jour, numération de formule sanguine
(administrée avec 400 mg de et des effets indésirables liés à la
Voriconazole Cmax ↑ 104%
voriconazole deux fois par rifabutine (par exemple, uvéite) Voriconazole ASCτ ↑ 87%
jour)* est recommandée en cas d’administration concomitante de rifabutine et de voriconazole.
Rifampicine (600 mg une fois Voriconazole Cmax ↓ 93% Contre-indiqué (voir rubrique par jour) Voriconazole ASCτ ↓ 96% 4.3)
[inducteur puissant du CYP450] Agents anticancéreux
Glasdégib Bien que n’ayant pas fait l’objet Si l’administration concomitante
[substrat du CYP3A4] d’études, le voriconazole est ne peut être évitée, il est
susceptible d’augmenter les recommandé d’effectuer
concentrations plasmatiques de fréquemment une surveillance
glasdégib et d’augmenter le risque ECG (voir rubrique 4.4).
d’allongement de l’intervalle QTc.
Trétinoïne Bien que n’ayant pas fait l’objet Une adaptation posologique de la
[substrat du CYP3A4] d’études, le voriconazole peut trétinoïne est recommandée
augmenter les concentrations de pendant le traitement par le
trétinoïne et augmenter le risque voriconazole et après son arrêt.
d’effets indésirables (syndrome d’hypertension intracrânienne bénigne, hypercalcémie).
Inhibiteurs de la tyrosine Bien que n’ayant pas fait l’objet Si l’administration concomitante kinase, notamment (liste non d’études, le voriconazole peut ne peut être évitée, une réduction exhaustive) : axitinib, augmenter les concentrations de la posologie des inhibiteurs de bosutinib, cabozantinib, plasmatiques des inhibiteurs de la la tyrosine kinase et une céritinib, cobimétinib, tyrosine kinase métabolisés par le surveillance clinique étroite sont dabrafénib, dasatinib, nilotinib, CYP3A4. recommandées (voir rubrique sunitinib, ibrutinib, ribociclib) 4.4).
[substrats du CYP3A4]
Vénétoclax Bien que n’ayant pas fait l’objet L’administration concomitante
[substrat du CYP3A] d’études, le voriconazole est de voriconazole est
susceptible d’augmenter contreindiquée au début du
significativement les traitement et pendant la phase de
concentrations plasmatiques de titration de dose de vénétoclax
vénétoclax. (voir rubrique 4.3). Une
réduction de la dose de vénétoclax est requise, comme indiqué dans les informations de prescription du vénétoclax pour la dose quotidienne stable ; une surveillance étroite des signes de toxicité est recommandée.
Alcaloïdes de la pervenche, Bien que n’ayant pas fait l’objet Une réduction de la posologie notamment (liste non d’études, le voriconazole est des alcaloïdes de la pervenche exhaustive) : vincristine et susceptible d’augmenter les doit être envisagée. vinblastine) concentrations plasmatiques des [substrats duCYP3A4] alcaloïdes de la pervenche et de
provoquer une neurotoxicité. Anticoagulants
Warfarine (30 mg en dose Le temps de prothrombine a été Une surveillance étroite du temps unique, administrée avec 300 augmenté au maximum d’environ 2 de prothrombine ou d’autres tests mg de voriconazole deux fois fois. appropriés de l’anticoagulation par jour) est recommandée et la posologie [substrat du CYP2C9] des anticoagulants doit être
ajustée en conséquence.
Autres coumarines orales, Bien que n’ayant pas fait l’objet notamment (liste non d’études, le voriconazole est
exhaustive) : phénprocoumone, susceptible d’augmenter les
acénocoumarol) concentrations plasmatiques des [substrats des CCYP2C9 et coumarines et donc d’augmenter le CYP3A4] temps de prothrombine.
Anticonvulsivants
Carbamazépine et Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique barbituriques d’action longue, d’études, la carbamazépine et les 4.3)
notamment (liste non barbituriques d’action longue sont exhaustive) : phénobarbital, susceptibles de diminuer méphobarbital) significativement les [inducteurs puissants du concentrations plasmatiques du CYP450] voriconazole.
Phénytoïne L’administration concomitante
[substrat du CYP2C9 et de voriconazole et de phénytoïne
inducteur puissant du doit être évitée, sauf si le
CYP450] bénéfice attendu est supérieur au
Voriconazole Cmax ↓ 49% risque encouru. Une surveillance
300 mg une fois par jour Voriconazole ASCτ ↓ 69% étroite des taux plasmatiques de
phénytoïne est recommandée. Phénytoïne Cmax ↑ 67%
300 mg une fois par jour Phénytoïne ASCτ ↑ 81% La phénytoïne peut être
(administrée avec 400 mg de Comparativement à 200 mg de administrée simultanément au
voriconazole deux fois par voriconazole deux fois par jour, voriconazole si la dose
jour)* Voriconazole Cmax ↑ 34% d’entretien du voriconazole est
Voriconazole ASCτ ↑ 39% augmentée à 5 mg/kg deux fois
par jour par voie intraveineuse ou de 200 mg à 400 mg par voie orale deux fois par jour (ou de 100 mg à 200 mg par voie orale deux fois par jour chez les patients de moins de 40 kg) (voir rubrique4.2). Antidiabétiques
Sulfonylurées, notamment Bien que n’ayant pas fait l’objet Une surveillance étroite de la (liste non exhaustive) : d’études, le voriconazole est glycémie est recommandée. Une tolbutamide, glipizide, susceptible d’augmenter les réduction de la posologie des glyburide) concentrations plasmatiques des sulfonylurées doit être envisagée. [substrats duCYP2C9] sulfonylurées et donc de provoquer
une hypoglycémie. Antifongiques
Fluconazole (200 mg une fois Voriconazole Cmax ↑ 57% La réduction de la dose et/ou de par jour) Voriconazole ASCτ ↑ 79% la fréquence du voriconazole et [inhibiteur des CYP2C9, Fluconazole Cmax non déterminée du fluconazole qui permettrait CYP2C19 et CYP3A4] Fluconazole ASCτ non déterminée d’éliminer cet effet n’a pas été
établie. Une surveillance des effets indésirables associés au voriconazole est recommandée si le voriconazole est administré à la suite du fluconazole. Antihistaminiques
Astémizole Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique [substrat du CYP3A4] d’études, l’augmentation des 4.3)
concentrations plasmatiques d’astémizole peut entraîner un allongement de l’intervalle QTc et de rares épisodes de torsades de pointes.
Terfénadine Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique [substrat du CYP3A4] d’études, l’augmentation des 4.3)
concentrations plasmatiques de terfénadine peut entraîner un allongement de l’intervalle QTc et de rares épisodes de torsades de pointes. Agents anti-VIH
Indinavir (800 mg trois fois par Indinavir Cmax ↔ Aucune adaptation posologique jour) Indinavir ASCτ ↔ [inhibiteur et substrat du Voriconazole Cmax ↔ CYP3A4] Voriconazole ASCτ ↔
Ritonavir (inhibiteur de la protéase) [inducteur puissant du CYP450 ; inhibiteur et substrat du CYP3A4]
Ritonavir Cmax et ASCτ ↔ L’administration concomitante Dose élevée (400 mg deux fois Voriconazole Cmax ↓ 66% de voriconazole et de ritonavir à par jour) Voriconazole ASCτ ↓ 82% dose élevée (400 mg et plus deux
fois par jour) est contreindiquée (voir rubrique 4.3).
Ritonavir Cmax ↓ 25% L’administration concomitante
Ritonavir ASCτ ↓13% de voriconazole et de ritonavir à
Dose faible (100 mg deux fois Voriconazole Cmax ↓ 24% faible dose (100 mg deux fois par
par jour)* jour) doit être évitée, sauf si une
Voriconazole ASCτ ↓ 39% évaluation du rapport bénéfice/risque pour le patient justifie l’utilisation du voriconazole.
Autres inhibiteurs de la Aucune étude clinique n’a été Une surveillance étroite des protéase du VIH, notamment menée sur le sujet. Des études in signes de toxicité (liste non exhaustive) : vitro ont montré que le médicamenteuse et/ou de perte saquinavir, amprénavir et voriconazole pouvait inhiber le d’efficacité et un ajustement de nelfinavir* métabolisme des inhibiteurs de la la dose peuvent être nécessaires. [substrats et inhibiteurs du protéase du VIH et que le CYP3A4] métabolisme du voriconazole
pouvait être inhibé par les inhibiteurs de la protéase du VIH. Éfavirenz (inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse, INNTI)) [inducteur du CYP450 ; inhibiteur et substrat du CYP3A4]
Éfavirenz Cmax ↑ 38% L’utilisation de doses standard de Éfavirenz 400 mg une fois par Éfavirenz ASCτ ↑ 44% voriconazole avec des doses jour administré avec 200 mg Voriconazole Cmax ↓ 61% d’éfavirenz de 400 mg une fois de voriconazole deux fois par Voriconazole ASCτ ↓ 77% par jour ou plus est contre- jour* indiquée (voir rubrique 4.3).
Comparativement à 600 mg Le voriconazole peut être
d’éfavirenz une fois par jour, administré avec l’éfavirenz, si la
Éfavirenz Cmax ↔ dose d’entretien du voriconazole
Éfavirenz ASCτ ↑ 17% est augmentée à 400 mg deux
Éfavirenz 300 mg une fois par fois par jour et la dose
jour administré avec 400 mg Comparativement à 200 mg de d’éfavirenz est diminuée à 300
de voriconazole deux fois par voriconazole deux fois par jour, mg une fois par jour. Lorsque le
jour* Voriconazole Cmax ↑ 23% traitement par voriconazole est
arrêté, la dose initiale d’éfavirenz Voriconazole ASCτ ↓ 7% doit être rétablie (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Autres inhibiteurs non Aucune étude clinique n’a été Une surveillance étroite des nucléosidiques de la menée sur le sujet. Des études in signes de toxicité transcriptase inverse (INNTI), vitro ont montré que le médicamenteuse et/ou de perte notamment (liste non métabolisme du voriconazole d’efficacité et un ajustement de exhaustive) : délavirdine, pouvait être inhibé par les INNTI et la dose peuvent être nécessaires. névirapine* que le voriconazole pouvait inhiber [substrats du CYP3A4 ; le métabolisme des INNTI. Les inhibiteurs ou inducteurs du résultats de l’effet de l’éfavirenz CYP450] sur le voriconazole suggèrent que
le métabolisme du voriconazole pourrait être induit par les INNTI. Antipsychotiques
Lurasidone Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique [substrat du CYP3A4] d’études, 4.3)
le voriconazole est susceptible d’augmenter significativement les concentrations plasmatiques de la lurasidone.
Pimozide Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique [substrat du CYP3A4] d’études, l’augmentation des 4.3)
concentrations plasmatiques de pimozide peut entraîner un allongement de l’intervalle QTc et de rares épisodes de torsades de pointes. Antiviraux
Létermovir Voriconazole Cmax ↓ 39% Si l’administration concomitante [inducteur du CYP2C9 et du Voriconazole ASC0-12 ↓ 44% de voriconazole et de létermovir CYP2C19] Voriconazole C12 ↓ 51% ne peut être évitée, la perte
d’efficacité du voriconazole doit être surveillée. Benzodiazépines
[substrats du CYP3A4] Une réduction de la dose des Midazolam (0,05 mg/kg par D’après la publication d’une étude benzodiazépines doit être voie intraveineuse en dose indépendante, envisagée. unique) Midazolam ASC0-∞ ↑ 3,7d
Midazolam (7,5 mg par voie D’après la publication d’une étude orale en dose unique) indépendante,
Midazolam Cmax ↑ 3.8-fold Midazolam ASC0-∞ ↑ 10.3-fold Autres benzodiazépines,
notamment (liste non Bien que n’ayant pas fait l’objet exhaustive) : triazolam, d’études, le voriconazole est alprazolam susceptible d’augmenter les
concentrations plasmatiques des autres benzodiazépines qui sont métabolisées par le CYP3A4 et d’induire un effet sédatif prolongé. Agents cardiovasculaires
Ivabradine Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique [substrats du CYP3A4] d’études, l’augmentation des 4.3)
concentrations plasmatiques d’ivabradine peut entraîner un allongement de l’intervalle QTc et de rares épisodes de torsades de pointes. Potentiateur de CFTR (cystic fibrosis transmembrane conductance regulator)
Ivacaftor Bien que n’ayant pas fait l’objet Une réduction de la dose [substrat du CYP3A4] d’études, le voriconazole est d’ivacaftor est recommandée.
susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques d’ivacaftor avec un risque d’augmentation des effets indésirables. Dérivés de l’ergot de seigle
Alcaloïdes de l’ergot de seigle, Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique notamment (liste non d’études, le voriconazole est 4.3) exhaustive) : ergotamine et susceptible d’augmenter les dihydroergotamine concentrations plasmatiques des [substrats du CYP3A4] alcaloïdes de l’ergot de seigle et
d’entraîner de l’ergotisme. Agents de la motilité gastro-intestinale
Cisapride Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique [substrat du CYP3A4] d’études, l’augmentation des 4.3)
concentrations plasmatiques de cisapride peut entraîner un allongement de l’intervalle QTc et de rares épisodes de torsades de pointes. Médicaments à base de plantes
Millepertuis D’après la publication d’une étude Contre-indiqué (voir rubrique [inducteur du CYP450, indépendante, 4.3)
inducteur de la glycoprotéine Voriconazole ASC0-∞ ↓ 59% P] 300 mg trois fois par jour (administré avec une dose unique de 400 mg de voriconazole)
Immunosuppressants [substrats du CYP3A4]
Ciclosporine (chez des Ciclosporine Cmax ↑ 13% Lorsqu’un traitement par transplantés rénaux stables, Ciclosporine ASCτ ↑ 70% voriconazole est instauré chez un recevant un traitement patient déjà sous traitement par chronique par ciclosporine) ciclosporine, il est recommandé
de diviser par deux la dose de ciclosporine et de surveiller étroitement les concentrations de ciclosporine. Des concentrations élevées de ciclosporine ont été associées à une néphrotoxicité. Quand le traitement par voriconazole est arrêté, les concentrations de ciclosporine doivent être étroitement surveillées et la dose augmentée si nécessaire.
Évérolimus Bien que n’ayant pas fait l’objet L’administration concomitante
[également substrat de la d’études, le voriconazole est de voriconazole et d’évérolimus
glycoprotéine p] susceptible d’augmenter n’est pas recommandée, car le
significativement les voriconazole est susceptible
concentrations plasmatiques d’augmenter significativement
d’évérolimus. les concentrations d’évérolimus
(voir rubrique 4.4).
Sirolimus (dose unique de D’après la publication d’une étude L’administration concomitante
2 mg) indépendante, de voriconazole et de sirolimus
Sirolimus Cmax ↑ 6,6 fois est contre-indiquée (voir
Sirolimus ASC0-∞ ↑ 11 fois rubrique 4.3).
Tacrolimus (dose unique de Tacrolimus Cmax ↑ 117% Lorsqu’un traitement par 0,1 mg/kg) Tacrolimus ASCt ↑ 221% voriconazole est instauré chez un
patient déjà sous traitement par tacrolimus, il est recommandé de diviser par trois la dose de tacrolimus et de surveiller étroitement les concentrations du tacrolimus. Des concentrations augmentées de tacrolimus ont été associées à une néphrotoxicité. Quand le traitement par voriconazole est arrêté, les concentrations de tacrolimus doivent être étroitement surveillées et la dose augmentée si nécessaire.
Acide mycophénolique (dose Acide mycophénolique Cmax ↔ Aucune adaptation posologique unique de 1 g) Acide mycophénolique ASCt ↔
[substrat de l’UDP glucuronyl transférase] Agents hypolipémiants/inhibiteurs de la HMG-CoA réductase
Statines (par exemple, Bien que n’ayant pas fait l’objet Si l’administration concomitante
lovastatine) d’études, le voriconazole est de voriconazole avec des statines
[substrats du CYP3A4] susceptible d’augmenter les métabolisées par le CYP3A4 ne
concentrations plasmatiques des peut être évitée, une réduction de
statines qui sont métabolisées par la posologie de la statine doit être
le CYP3A4 et qui pourraient envisagée. entraîner une rhabdomyolyse. Antagonistes sélectifs non stéroïdiens du récepteur minéralocorticoïde (RM)
Finérénone Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique [substrat du CYP3A4] d’études, le voriconazole est 4.3)
susceptible d’augmenter significativement les concentrations plasmatiques de finérénone. Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
[substrats du CYP2C9] Une surveillance fréquente des
S-Ibuprofène Cmax ↑ 20% effets indésirables et de la
Ibuprofène (dose unique de S-Ibuprofène ASC0-∞ ↑ 100% toxicité liés à l’administration
400 mg) des AINS est recommandée. Une
Diclofénac Cmax ↑ 114% réduction de la posologie des
Diclofénac (dose unique de Diclofénac ASC0-∞ ↑ 78% AINS peut être nécessaire.
50 mg) Opioïdes
Opiacés d’action longue D’après la publication d’une étude Une réduction de la posologie de
[substrats du CYP3A4] indépendante, l’oxycodone et des autres opiacés
Oxycodone Cmax ↑ 1,7 fois d’action longue métabolisés par
Oxycodone (dose unique de Oxycodone ASC0-∞ ↑ 3,6 fois le CYP3A4 (par exemple,
10 mg) hydrocodone) doit être
envisagée. Une surveillance fréquente des effets indésirables associés aux opiacés peut être nécessaire.
Méthadone (32-100 mg une R-méthadone (active) Cmax ↑ 31% Une surveillance fréquente des
fois par jour) R-méthadone (active) ASCτ ↑ 47% effets indésirables et de la
[substrat du CYP3A4] S-méthadone Cmax ↑ 65% toxicité liés à l’administration de
S-méthadone ASCτ ↑ 103% méthadone, incluant un
allongement de l’intervalle QTc, est recommandée. Une réduction de la posologie de la méthadone peut être nécessaire.
Opiacés d’action rapide Une réduction de la posologie [substrats du CYP3A4] d’alfentanil, de fentanyl et
d’autres opiacés d’action rapide,
Alfentanil (dose unique de D’après la publication d’une étude de structure similaire à 20 μg/kg, administré avec de la indépendante, l’alfentanil et métabolisés par le naloxone) Alfentanil ASC0-∞ ↑ 6 fois CYP3A4 (par exemple,
sufentanil) doit être envisagée.
Fentanyl (dose unique de Une surveillance prolongée et
5 µg/kg) D’après la publication d’une étude fréquente de l’apparition de
indépendante, dépression respiratoire et
Fentanyl ASC0-∞ ↑ 1,34 fois d’autres effets indésirables
associés aux opiacés est recommandée. Antagonistes des récepteurs aux opioïdes
Naloxégol Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique [substrat du CYP3A4] d’études, le voriconazole est 4.3)
susceptible d’augmenter significativement les concentrations plasmatiques du naloxégol. Contraceptifs oraux
Contraceptifs oraux * Éthinylestradiol Cmax ↑ 36% Une surveillance des effets [substrat du CYP3A4; Éthinylestradiol ASCτ ↑ 61% indésirables liés à inhibiteur du CYP2C19] Noréthistérone Cmax ↑ 15% l’administration des contraceptifs Noréthistérone/éthinylestradiol Noréthistérone ASCτ ↑ 53% oraux, en plus de ceux associés (1 mg/0,035 mg une fois par Voriconazole Cmax ↑ 14% au voriconazole, est jour) Voriconazole ASC ↑ 46% recommandée.
τ Stéroïdes Corticostéroïdes
Prednisolone (dose unique de Prednisolone Cmax ↑ 11% Aucune adaptation posologique 60 mg) Prednisolone ASC0-∞ ↑ 34% [substrat du CYP3A4] Les patients sous traitement au
long cours par voriconazole et corticostéroïdes (incluant les corticostéroïdes par voie inhalée tels que le budésonide et les corticostéroïdes par voie intranasale) doivent être étroitement surveillés en vue de détecter tout dysfonctionnement de la corticosurrénale, tant pendant le traitement que lors de l’arrêt du voriconazole (voir rubrique 4.4). Antagonistes des récepteurs de la vasopressine
Tolvaptan Bien que n’ayant pas fait l’objet Contre-indiqué (voir rubrique [substrat du CYP3A] d’études, le voriconazole est 4.3)
susceptible d’augmenter significativement les concentrations plasmatiques du tolvaptan.
4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse Il n’existe pas de données pertinentes disponibles sur l’utilisation du voriconazole chez la femme enceinte.
Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel en clinique n’est pas connu.
Voriconazole Hikma ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si les bénéfices escomptés pour la mère sont clairement supérieurs aux risques encourus par le fœtus.
Femmes en âge de procréer Les femmes en âge de procréer doivent obligatoirement utiliser une contraception efficace pendant le traitement.
Allaitement
L’excrétion du voriconazole dans le lait maternel n’a pas été étudiée. L’allaitement doit être interrompu dès le début du traitement par Voriconazole Hikma.
Fertilité Dans une étude menée chez l’animal, aucune altération de la fertilité n’a été démontrée chez les rats mâles et femelles (voir rubrique 5.3).
4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Voriconazole Hikma a une influence modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Il peut provoquer des modifications transitoires et réversibles de la vision, notamment une vision trouble, une acuité visuelle altérée/améliorée et/ou une photophobie. Les patients doivent donc éviter toute activité potentiellement dangereuse, telle que la conduite d’un véhicule ou la manipulation de machines, lorsqu’ils présentent ces symptômes.
4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
Le profil de sécurité du voriconazole chez l’adulte est fondé sur une banque de données globale incluant plus de 2 000 sujets (dont 1 603 patients adultes inclus dans des essais cliniques) et 270 adultes supplémentaires dans des essais sur la prophylaxie. Il s’agit d’une population hétérogène, avec des patients présentant des hémopathies malignes, des patients infectés par le VIH et présentant des candidoses œsophagiennes et des infections fongiques réfractaires, des patients non neutropéniques avec candidémie ou aspergillose et des volontaires sains.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été des troubles de la vision, une fièvre, un rash, des vomissements, des nausées, des diarrhées, des céphalées, un œdème périphérique, des anomalies des tests de la fonction hépatique, une détresse respiratoire et des douleurs abdominales.
Ces effets indésirables étaient généralement de sévérité légère à modérée. Aucune différence cliniquement significative n’a été observée lors de l’analyse des données de sécurité en fonction de l’âge, de la race ou du sexe.
Tableau listant les effets indésirables
Comme la plupart des études a été réalisée en ouvert, le tableau ci-dessous reprend, par classe de systèmes d’organes, tous les effets indésirables ayant un lien de causalité possible et leurs catégories de fréquence rapportés chez 1 873 adultes provenant d’un ensemble d’études cliniques sur le traitement (1 603) et sur la prophylaxie (270).
Les catégories de fréquence sont exprimées comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Effets indésirables rapportés chez des sujets traités par voriconazole :
Classe de Très Fréquent Peu fréquent Rare Fréquenc systèmes fréquent ≥ 1/100, ≥ 1/1 000, ≥ 1/10 000, e d’organes ≥ 1/10 < 1/10 < 1/100 < 1/1 000 indétermi
née (ne peut être estimée sur la base des données disponible s)
Infections et sinusite colite pseudo- infestations membraneuse Tumeurs Carcinome bénignes, épidermoïde malignes et cutané (y non compris CEC in précisées situ ou maladie (incluant de Bowen)*,**
kystes et polypes)
Affections agranulocytose1, insuffisance coagulation hématologiq pancytopénie, médullaire, intravasculair ues et du thrombopénie2, lymphadénopathie, e disséminée système leucopénie, éosinophilie lymphatique anémie Affections hypersensibilité réaction du système anaphylactoïd immunitaire e Affections insuffisance hyperthyroïdi endocrinien cortico- e nes surrénalienne,
hypothyroïdie
Troubles du œdème hypoglycémie, métabolism périphérique hypokaliémie, e et de la hyponatrémie
nutrition
Affections dépression, psychiatriqu hallucinations, es anxiété,
insomnie, agitation, état confusionnel
Affections céphalées convulsion, œdème cérébral, encéphalopat
du système syncope, encéphalopathie4, hie hépatique,
nerveux tremblements, syndrome syndrome de
hypertonie3, extrapyramidal5, Guillain-
paresthésie, neuropathie Barré,
somnolence, périphérique, nystagmus
sensations ataxie,
vertigineuses hypoesthésie,
dysgueusie
Affections atteintes hémorragie trouble du nerf atrophie
Classe de Très Fréquent Peu fréquent Rare Fréquenc systèmes fréquent ≥ 1/100, ≥ 1/1 000, ≥ 1/10 000, e d’organes ≥ 1/10 < 1/10 < 1/100 < 1/1 000 indétermi
née (ne peut être estimée sur la base des données disponible s)
oculaires visuelles6 rétinienne optique7, œdème optique,
papillaire8, crise opacité
oculogyre, cornéenne
diplopie, sclérite, blépharite
Affections hypoacousie, de l’oreille vertige, et du acouphènes
labyrinthe
Affections arythmie fibrillation torsades de
cardiaques supraventriculair ventriculaire, pointes, bloc
e, tachycardie, extrasystoles auriculo-
bradycardie ventriculaires, ventriculaire
tachycardie complet, bloc
ventriculaire, de branche,
allongement de rythme nodal
l’intervalle QT à l’électrocardio- gramme, tachycardie supraventriculaire
Affections hypotension, thrombophlébite, vasculaires phlébite lymphangite Affections détresse syndrome de respiratoires respiratoire9 détresse , respiratoire thoraciques aiguë, œdème et pulmonaire
médiastinale s
Affections diarrhée, chéilite, péritonite,
gastro- vomissemen dyspepsie, pancréatite,
intestinales ts, douleurs constipation, œdème de la
abdominales gingivite langue, duodénite,
, nausées gastro-entérite,
glossite
Affections anomalie ictère, ictère insuffisance
hépatobiliair des tests de cholestatique, hépatique,
es la fonction hépatite10 hépatomégalie,
hépatique cholécystite,
cholélithiase
Affections rash dermatite syndrome de nécrolyse lupus de la peau et exfoliative, Stevens-Johnson, épidermique érythémate du tissu alopécie, rash purpura, urticaire, toxique8, ux
Classe de Très Fréquent Peu fréquent Rare Fréquenc systèmes fréquent ≥ 1/100, ≥ 1/1 000, ≥ 1/10 000, e d’organes ≥ 1/10 < 1/10 < 1/100 < 1/1 000 indétermi
née (ne peut être estimée sur la base des données disponible s)
sous-cutané maculo- dermatite réaction cutané*,
papuleux, prurit, allergique, rash médicamente éphélides*
érythème, papuleux, rash use avec , lentigo*
phototoxicité maculaire, eczéma éosinophilie
** et symptômes
systémiques (syndrome DRESS)8, angio-œdème, kératose actinique*, pseudoporphy rie, érythème polymorphe, psoriasis, éruption d’origine médicamente use
Affections dorsalgie Arthrite, musculosqu périostite*
elettiques et du tissu conjonctif
Affections insuffisance nécrose tubulaire du rein et rénale aiguë, rénale, protéinurie, des voies hématurie néphrite
urinaires
Troubles fièvre douleurs réaction au site généraux et thoraciques, d’injection, anomalies œdème syndrome pseudo- au site facial11, asthénie, grippal d’administra frissons
tion
Investigatio augmentation de augmentation de
ns la créatinine l’urée sérique,
sérique augmentation du
taux de cholestérol * Effets indésirables rapportés au cours de l’expérience post-commercialisation. ** La catégorie de fréquence est basée sur une étude observationnelle utilisant des données en conditions réelles provenant de sources de données secondaires en Suède. 1 Y compris neutropénie fébrile et neutropénie. 2 Y compris purpura thrombopénique immun. 3 Y compris raideur de la nuque et tétanie. 4 Y compris encéphalopathie hypoxique-ischémique et encéphalopathie métabolique.
Y compris akathisie et parkinsonisme. Voir section « Atteintes visuelles » à la rubrique 4.8. 7 Des cas de névrite optique prolongée ont été rapportés au cours de l’expérience post-commercialisation. Voir rubrique 4.4. 8 Voir rubrique 4.4. 9 Y compris dyspnée et dyspnée d’effort. 10 Y compris lésion hépatique d’origine médicamenteuse, hépatite toxique, lésion hépatocellulaire et hépatotoxicité. 11 Y compris œdème péri-orbitaire, œdème de la lèvre et œdème buccal.
Description de certains effets indésirables
Atteintes visuelles Dans les essais cliniques, les atteintes visuelles (y compris vision trouble, photophobie, chloropsie, chromatopsie, daltonisme, cyanopsie, trouble de l’œil, halo coloré, cécité nocturne, oscillopsie, photopsie, scotome scintillant, baisse de l’acuité visuelle, brillance visuelle, défaut du champ visuel, corps flottants du vitré et xanthopsie) survenues avec le voriconazole ont été très fréquentes. Ces atteintes visuelles étaient transitoires et totalement réversibles, la majorité d’entre elles ont disparu spontanément en 60 minutes et aucun effet visuel à long terme cliniquement significatif n’a été observé. Des preuves d’atténuation ont été observées en cas d’administration répétée de voriconazole. Les atteintes visuelles étaient généralement d’intensité légère ; elles n’ont que rarement entraîné un arrêt du traitement et n’ont pas été associées à des séquelles à long terme. Les atteintes visuelles peuvent être dues à des concentrations plasmatiques et/ou à des doses plus élevées.
Le mécanisme d’action est inconnu, bien que le site d’action se trouve vraisemblablement dans la rétine. Au cours d’une étude chez des volontaires sains portant sur l’effet du voriconazole sur la fonction rétinienne, le voriconazole a entraîné une diminution de l’amplitude de l’onde de l’électrorétinogramme (ERG). L’ERG mesure les courants électriques dans la rétine. Les modifications de l’ERG n’ont pas progressé pendant les 29 jours de traitement et ont été complètement réversibles à l’arrêt du voriconazole.
Des cas d’événements indésirables visuels prolongés ont été rapportés au cours de l’expérience post- commercialisation (voir rubrique 4.4).
Réactions dermatologiques Les réactions dermatologiques étaient très fréquentes chez les patients traités par voriconazole dans les essais cliniques. Toutefois, ces patients souffraient d’affections sous-jacentes graves et recevaient de nombreux médicaments simultanément. La plupart de ces éruptions étaient d’intensité légère à modérée. Des effets indésirables cutanés sévères ont été observés sous voriconazole, incluant un syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) (peu fréquent), une nécrolyse épidermique toxique (NET) (rare), une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) (rare) et un érythème polymorphe (rare) (voir rubrique 4.4).
Le patient qui développe un rash doit être étroitement surveillé et le traitement par Voriconazole Hikma interrompu si les lésions progressent. Des réactions de photosensibilité telles qu’éphélides, lentigo et kératose actinique ont été rapportées, en particulier lors des traitements à long terme (voir rubrique 4.4).
Des cas de carcinomes épidermoïdes cutanés (y compris CEC in situ ou maladie de Bowen) ont été rapportés chez les patients traités par voriconazole à long terme ; le mécanisme d’action n’a pas été établi (voir rubrique 4.4).
Tests de la fonction hépatique Au cours du programme clinique portant sur le voriconazole, l’incidence globale des élévations des transaminases > 3 x LSN (non nécessairement associées à un événement indésirable) était de 18,0 % (319/1 768) chez les adultes et de 25,8 % (73/283) chez les sujets pédiatriques ayant reçu du voriconazole dans le cadre d’une utilisation thérapeutique ou prophylactique. Les anomalies des tests de la fonction hépatique peuvent être dues à des concentrations plasmatiques et/ou à des doses plus élevées. La majorité de ces tests anormaux a été résolue au cours du traitement, soit sans adaptation posologique,
soit après adaptation posologique ou après arrêt du traitement.
Chez des patients présentant d’autres affections sous-jacentes graves, le voriconazole a été impliqué dans des cas de toxicité hépatique grave, y compris des cas d’ictère, d’hépatite et d’insuffisance hépatique ayant entraîné la mort (voir rubrique 4.4).
Réactions liées à la perfusion Lors de la perfusion de voriconazole par voie intraveineuse chez des sujets sains, des réactions de type anaphylactoïde, incluant bouffées congestives, fièvre, transpiration, tachycardie, oppression thoracique, dyspnée, évanouissement, nausées, prurit et rash, ont été observées. Les symptômes sont apparus dès la mise en place de la perfusion (voir rubrique 4.4).
Prophylaxie Dans une étude multicentrique, comparative, en ouvert, comparant le voriconazole à l’itraconazole dans la prophylaxie primaire chez des adultes et des adolescents receveurs d’une GCSH allogénique sans antécédents d’IFI prouvée ou probable, l’arrêt définitif du voriconazole du fait de la survenue d’EI a été rapporté chez 39,3 % des sujets, contre 39,6 % des sujets dans le bras traité par itraconazole. Les EI hépatiques apparus sous traitement ont conduit à l’arrêt définitif du médicament à l’étude chez 50 sujets (21,4 %) traités par voriconazole et chez 18 sujets (7,1 %) traités par itraconazole.
Population pédiatrique La sécurité du voriconazole a été étudiée au cours d’essais cliniques menés chez 288 patients pédiatriques âgés de 2 à < 12 ans (169) et de 12 à < 18 ans (119) qui ont reçu le voriconazole dans le cadre d’un usage prophylactique (183) et thérapeutique (105). La sécurité du voriconazole a également été étudiée chez 158 patients pédiatriques supplémentaires âgés de 2 à < 12 ans dans le cadre de programmes d’usage compassionnel. Globalement, le profil de sécurité du voriconazole dans la population pédiatrique était similaire à celui des adultes. Toutefois, une tendance à l’augmentation de la fréquence des élévations des enzymes hépatiques, rapportées comme événements indésirables dans les essais cliniques, a été observée chez les patients pédiatriques en comparaison avec les adultes (14,2 % d’élévations des transaminases chez les patients pédiatriques contre 5,3 % chez les adultes). Les données post-commercialisation suggèrent que les réactions cutanées (particulièrement les érythèmes) pourraient être plus fréquentes dans la population pédiatrique que chez les adultes. Chez 22 patients âgés de moins de 2 ans ayant reçu du voriconazole dans le cadre d’un programme d’usage compassionnel, les effets indésirables suivants (pour lesquels une relation avec le voriconazole ne pouvait être exclue) ont été rapportés : réaction de photosensibilité (1), arythmie (1), pancréatite (1), augmentation de la bilirubine sanguine (1), élévation des enzymes hépatiques (1), rash (1) et œdème papillaire (1). Depuis la commercialisation, des cas de pancréatite ont été rapportés chez des patients pédiatriques.
Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
4.9Surdosage
Au cours des essais cliniques, 3 cas de surdosage accidentel ont été observés. Les 3 cas se sont produits chez des patients pédiatriques, qui ont reçu des doses allant jusqu’à cinq fois la dose recommandée de voriconazole par voie intraveineuse. Un seul cas de photophobie d’une durée de 10 minutes a été rapporté.
Il n’existe pas d’antidote connu pour le voriconazole.
Le voriconazole est hémodialysé à une clairance de 121 mL/min. Le véhicule intraveineux, le SBECD, est hémodialysé à une clairance de 55 mL/min. En cas de surdosage, l’hémodialyse peut favoriser l’élimination du voriconazole et du SBECD de l’organisme.
5Propriétés pharmacologiques
5.1Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antimycosiques à usage systémique ; dérivés triazolés, Code ATC : J02AC03
Mode d’action
Le voriconazole est un antifongique triazolé. Le mode d’action principal du voriconazole est l’inhibition de la déméthylation du 14 alpha-lanostérol médiée par le cytochrome P450 fongique, phase essentielle de la biosynthèse de l’ergostérol fongique. L’accumulation de 14 alpha-méthyl stérol est corrélée à la perte conséquente d’ergostérol dans la membrane cellulaire fongique et peut être responsable de l’activité antifongique du voriconazole. Le voriconazole a montré une plus grande sélectivité pour les enzymes du cytochrome P450 fongiques que pour les autres systèmes enzymatiques du cytochrome P450 mammifères.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Dans 10 études thérapeutiques, la médiane des concentrations plasmatiques moyennes et maximales chez les sujets pris individuellement était respectivement de 2 425 ng/mL (intervalle interquartile : 1 193 à 4 380 ng/mL) et de 3 742 ng/mL (intervalle interquartile : 2 027 à 6 302 ng/mL). Aucune relation positive n’a été observée entre les concentrations plasmatiques moyennes, maximales ou minimales du voriconazole et son efficacité dans les études thérapeutiques et cette relation n’a pas été étudiée dans les études sur la prophylaxie.
Les analyses pharmacocinétique/pharmacodynamique des données issues des essais cliniques ont permis d’établir une relation positive entre les concentrations plasmatiques de voriconazole et les anomalies des tests de la fonction hépatique ainsi que les troubles visuels. Les adaptations posologiques n’ont pas été étudiées dans les études sur la prophylaxie.
Efficacité et sécurité cliniques
In vitro, le voriconazole présente une activité antifongique à large spectre et son activité est puissante contre les espèces de Candida (y compris C. krusei résistant au fluconazole, et les souches résistantes de C. glabrata et C. albicans) ; il a une activité fongicide contre toutes les espèces d’Aspergillus testées. En outre, le voriconazole a une activité fongicide in vitro contre les champignons pathogènes émergents, y compris Scedosporium et Fusarium, qui ne sont que partiellement sensibles aux antifongiques existants.
L’efficacité clinique du voriconazole (définie comme une réponse partielle ou complète) a été démontrée sur Aspergillus spp., y compris A. flavus, A. fumigatus, A. terreus, A. niger et A. nidulans ; Candida spp., y compris C. albicans, C. glabrata, C. krusei, C. parapsilosis et C. tropicalis ; et un nombre limité de C. dubliniensis, C. inconspicua et C. guillermondii, Scedosporium spp., y compris S. apiospermum, S. prolificans ; et Fusarium spp.
Les autres infections fongiques traitées (souvent avec une réponse partielle ou complète) ont inclus des cas isolés d’infections à Alternaria spp., Blastomyces dermatitidis, Blastoschizomyces capitatus, Cladosporium spp., Coccidioides immitis, Conidiobolus coronatus, Cryptococcus neoformans, Exserohilum rostratum, Exophiala spinifera, Fonsecaea pedrosoi, Madurella mycetomatis, Paecilomyces lilacinus, Penicillium spp. y compris P. marneffei, Phialophora richardsiae, Scopulariopsis brevicaulis et Trichosporon spp., y compris les infections à T. beigelii.
In vitro, l’activité du voriconazole a été mise en évidence sur des isolats d’Acremonium spp., Alternaria spp., Bipolaris spp., Cladiophialophora spp. et Histoplasma capsulatum, la plupart des souches étant inhibées à des concentrations de voriconazole de l’ordre de 0,05 à 2 μg/mL.
Une activité in vitro a été mise en évidence contre les pathogènes suivants, mais la signification clinique de ces résultats est inconnue : Curvularia spp., et Sporothrix spp.
Concentrations critiques
Des échantillons doivent être obtenus pour réaliser une culture fongique et d’autres tests de laboratoire appropriés (sérologie, histopathologie), avant de débuter le traitement afin d’isoler et d’identifier les micro-organismes responsables. Le traitement peut commencer avant que les résultats des cultures et des tests de laboratoire soient connus. Toutefois, dès que ces résultats sont disponibles, le traitement anti-infectieux doit être modifié en conséquence.
Les espèces les plus fréquemment responsables d’infections chez l’être humain sont C. albicans, C. parapsilosis, C. tropicalis, C. glabrata et C. krusei, toutes présentant habituellement des concentrations minimales inhibitrices (CMI) au voriconazole inférieures à 1 mg/L.
Cependant, l’activité in vitro du voriconazole sur les espèces de Candida n’est pas uniforme. Pour C. glabrata particulièrement, les CMI au voriconazole sont proportionnellement plus élevées pour les isolats résistants au fluconazole que pour les isolats sensibles au fluconazole. Il est donc fortement recommandé d’identifier l’espèce de Candida. Si un test de sensibilité à l’antifongique est disponible, les résultats des CMI peuvent être interprétés en utilisant les concentrations critiques établies par l’EUCAST (European Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing).
Concentrations critiques de l’EUCAST
Espèces de Candida et Aspergillus Concentration Minimale Inhibitrice (CMI) critique (mg/L)
≤ S (Sensible) > R (Résistant) Candida albicans1 0,06 0,25 Candida dubliniensis1 0,06 0,25 Candida glabrata Données insuffisantes DI
(DI)
Candida krusei DI DI Candida parapsilosis1 0,125 0,25 Candida tropicalis1 0,125 0,25 Candida guilliermondii2 DI DI Points de rupture non liés à l’espèce pour DI DI
Candida3
Aspergillus fumigatus4 1 1 Aspergillus nidulans4 1 1 Aspergillus flavus DI5 DI5 Aspergillus niger DI5 DI5 Aspergillus terreus DI5 DI5 Points d’arrêt non liés à l’espèce6 DI DI
1 Les souches avec des valeurs de CMI au-dessus de la concentration critique Sensible/Intermédiaire (S/I) sont rares, ou pas encore rapportées. L’identification et les tests de sensibilité aux antifongiques sur de tels isolats doivent être répétés et, si le résultat est confirmé, l’isolat doit être envoyé à un laboratoire de référence. Jusqu’à ce que des preuves soient obtenues concernant la réponse clinique pour les isolats confirmés avec une CMI au-dessus de la concentration critique de résistance actuelle, ils doivent être déclarés résistants. Une réponse clinique de 76 % a été obtenue dans les infections causées par les espèces mentionnées ci-dessous lorsque les CMI étaient inférieures ou égales aux seuils
épidémiologiques. Par conséquent, les populations de type sauvage de C. albicans, C. dubliniensis, C. parapsilosis et C. tropicalis sont considérées comme sensibles. Les valeurs seuils épidémiologiques de ces espèces sont en général plus élevées que celles pour C. albicans. 3 Les concentrations critiques non liées à l’espèce ont été déterminées principalement sur la base des données PK/PD et sont indépendantes des distributions de CMI des espèces spécifiques de Candida. Elles sont destinées à être utilisées uniquement pour les organismes ne présentant pas de concentrations critiques spécifiques. 4 La zone d’incertitude technique (ZIT) est 2. Signaler comme R avec le commentaire suivant : « Dans certaines situations cliniques (formes d’infections non invasives), le voriconazole peut être utilisé à condition qu’une exposition suffisante soit assurée ». 5 Les valeurs seuils épidémiologiques pour ces espèces sont en général une dilution deux fois plus élevée que pour A. fumigatus. 6 Les concentrations critiques non liées à l’espèce n’ont pas été déterminées.
Expérience clinique
Dans cette rubrique, le succès clinique est défini par une réponse complète ou partielle.
Infections à Aspergillus — efficacité chez les patients présentant une infection à Aspergillus et à pronostic défavorable Le voriconazole présente une activité fongicide in vitro contre Aspergillus spp. L’efficacité du voriconazole et son bénéfice en termes de survie par rapport à l’amphotéricine B conventionnelle dans le traitement de première intention de l’aspergillose invasive aiguë ont été démontrés dans une étude en ouvert, randomisée, multicentrique chez 277 patients immunodéprimés traités pendant 12 semaines. Le voriconazole était administré par voie intraveineuse avec une dose de charge de 6 mg/kg toutes les 12 heures pendant les premières 24 heures suivie par une dose d’entretien de 4 mg/kg toutes les 12 heures pendant au minimum 7 jours. Le relais par la forme orale pouvait alors se faire avec une dose de 200 mg toutes les 12 heures. La durée médiane du traitement par voriconazole IV était de 10 jours (intervalle : 2–85 jours). Après le traitement par voriconazole IV, la durée médiane de traitement par voriconazole par voie orale était de 76 jours (intervalle : 2–232 jours).
Une réponse globale satisfaisante (résolution partielle ou complète de toute la symptomatologie associée et de toutes les anomalies radiographiques et bronchoscopiques présentes à l’inclusion) a été observée chez 53 % des patients recevant le voriconazole versus 31 % des patients recevant le comparateur. Le taux de survie à 84 jours sous voriconazole était plus élevé de manière statistiquement significative par rapport au comparateur, et un bénéfice cliniquement et statistiquement significatif a été observé en faveur du voriconazole à la fois pour le délai jusqu’au décès et le délai jusqu’à l’arrêt du traitement dû à la toxicité.
Cette étude a confirmé les observations d’une étude prospective antérieure où une issue positive a été observée chez des sujets présentant des facteurs de risque de pronostic défavorable, y compris une réaction du greffon contre l’hôte et, en particulier, des infections cérébrales (généralement associées à une mortalité d’environ 100 %).
Les études incluaient les aspergilloses cérébrales, sinusales, pulmonaires et disséminées chez des patients ayant subi une greffe de moelle osseuse ou d’organes, souffrant d’hémopathies malignes, de cancer ou porteurs du SIDA.
Candidémies chez les patients non neutropéniques L’efficacité du voriconazole, par rapport au schéma amphotéricine B suivie de fluconazole dans le traitement des candidémies, a été démontrée au cours d’une étude comparative en ouvert. Trois cent soixante-dix patients non neutropéniques (âgés de plus de 12 ans) présentant une candidémie documentée ont été inclus dans l’étude, parmi lesquels 248 traités par voriconazole. Neuf sujets inclus dans le groupe voriconazole et 5 inclus dans le groupe amphotéricine B suivie de fluconazole présentaient également une infection fongique profonde documentée. Les patients insuffisants rénaux n'ont pas été inclus dans l’étude. La durée médiane du traitement a été de 15 jours dans les deux bras de
traitement. Dans l’analyse principale, la réponse favorable évaluée en aveugle, par un comité indépendant (Data Review Committee) était définie comme étant la résolution ou l’amélioration de tous les signes et symptômes cliniques de l’infection avec éradication de Candida du sang et des sites profonds infectés, 12 semaines après la fin du traitement (FT). Les patients pour lesquels aucune évaluation n’a été réalisée 12 semaines après la FT ont été comptabilisés comme des échecs. Dans cette analyse, une réponse favorable a été observée chez 41 % des patients inclus dans les deux bras de traitement.
Dans une analyse secondaire, pour laquelle ont été utilisées les évaluations réalisées par le comité indépendant au dernier temps d’évaluation (FT, 2, 6, ou 12 semaines après la FT), le voriconazole et le schéma amphotéricine B suivie de fluconazole ont montré des taux de réponse favorable de 65 % et 71 %, respectivement.
Les évaluations des réponses favorables réalisées par l’investigateur à chacun de ces temps d’évaluation sont indiquées dans le tableau suivant.
Temps d’évaluation Voriconazole Amphotéricine B → fluconazole
(N = 248) (N = 122)
FT 178 (72 %) 88 (72 %)
2 semaines après la FT 125 (50 %) 62 (51 %)
6 semaines après la FT 104 (42 %) 55 (45 %)
12 semaines après la FT 104 (42 %) 51 (42 %)
Infections réfractaires graves à Candida : L’étude incluait 55 patients atteints d’infections systémiques réfractaires graves à Candida (incluant candidémie, candidose disséminée et autre candidose invasive) pour lesquelles un traitement antifongique antérieur, en particulier le fluconazole, s’était révélé inefficace. Une réponse favorable a été observée chez 24 patients (15 réponses complètes, 9 réponses partielles). Chez les espèces non albicans résistantes au fluconazole, une réponse positive a été obtenue dans 3/3 des cas d’infections à C. krusei (réponses complètes) et dans 6/8 des cas d’infections à C. glabrata (5 réponses complètes, 1 réponse partielle). Des données limitées de sensibilité ont étayé les données d’efficacité clinique.
Infections à Scedosporium et Fusarium Le voriconazole s’est révélé efficace contre les champignons pathogènes rares suivants :
Scedosporium spp. : une réponse positive au traitement sous voriconazole a été observée chez 16 patients sur 28 (6 réponses complètes, 10 réponses partielles) présentant une infection à S. apiospermum et chez 2 patients sur 7 (2 réponses partielles) présentant une infection à S. prolificans. En outre, une réponse positive a été observée chez 1 patient sur 3 présentant des infections dues à plus d’un organisme y compris Scedosporium spp.
Fusarium spp. : 7 patients sur 17 (3 réponses complètes, 4 réponses partielles) ont été traités avec succès par voriconazole. Parmi ces 7 patients, 3 présentaient une infection oculaire, 1 une infection sinusale et 3 une infection disséminée. Quatre autres patients présentant une fusariose avaient une infection causée par plusieurs micro-organismes. Chez deux d’entre eux, le traitement a permis une issue favorable.
La plupart des patients traités par voriconazole contre les infections rares décrites ci-dessus s’étaient montrés intolérants ou réfractaires au traitement antifongique antérieur.
Prophylaxie primaire des infections fongiques invasives – Efficacité chez les receveurs d’une GCSH sans antécédents d’IFI prouvée ou probable
Le voriconazole a été comparé à l’itraconazole en prophylaxie primaire dans une étude multicentrique, comparative, en ouvert et portant sur des adultes et des adolescents receveurs d’une GCSH allogénique
sans antécédents d’IFI prouvée ou probable. Le succès était défini comme la capacité à poursuivre la prophylaxie par le médicament à l’étude pendant 100 jours après la GCSH (sans interruption > 14 jours) et la survie sans IFI prouvée ou probable pendant 180 jours après la GCSH. Le groupe en intention de traiter modifiée (ITTm) incluait 465 receveurs d’une GCSH allogénique, dont 45 % de patients présentant une LAM. Sur l’ensemble des patients, 58 % avaient reçu un conditionnement myéloablatif. La prophylaxie par le médicament à l’étude a été démarrée immédiatement après la GCSH : 224 patients ont reçu du voriconazole et 241 patients ont reçu de l’itraconazole. La durée médiane de la prophylaxie par le médicament à l’étude était de 96 jours pour le voriconazole et de 68 jours pour l’itraconazole dans le groupe ITTm.
Les taux de réussite et les critères d’évaluation secondaires sont présentés dans le tableau ci-dessous :
Critères d’évaluation de l’étude Voriconazole Itraconazole Différence de Valeur de
N = 224 N = 241 proportions et P
intervalle de confiance (IC) à 95%
Succès au Jour 180* 109 (48,7 %) 80 (33,2 %) 16,4 % (7,7 %, 25,1 %)** 0,0002** Succès au Jour 100 121 (54,0 %) 96 (39,8 %) 15,4 % (6,6 %, 24,2 %)** 0,0006** Prophylaxie par le médicament à 120 (53,6 %) 94 (39,0 %) 14,6 % (5,6 %, 23,5 %) 0,0015
l’étude pendant au moins 100 jours
Survie au Jour 180 jours 184 (82,1 %) 197 (81,7 %) 0,4 % (-6,6 %, 7,4 %) 0,9107 IFI prouvée ou probable 3 (1,3 %) 5 (2,1 %) -0,7 % (-3,1 %, 1,6 %) 0,5390
développée jusqu’au Jour 180
IFI prouvée ou probable 2 (0,9 %) 4 (1,7 %) -0,8 % (-2,8 %, 1,3 %) 0,4589 développée jusqu’au Jour 100
IFI prouvée ou probable 0 3 (1,2 %) -1,2 % (-2,6 %, 0,2 %) 0,0813 développée pendant le traitement avec le médicament à l’étude * Critère d’évaluation principal de l’étude ** Différence de proportions, IC à 95 % et valeurs de p obtenues après ajustement pour la randomisation
Les taux d’IFI apparues jusqu’au Jour 180 et le critère d’évaluation principal de l’étude, c’est-à-dire le succès de la prophylaxie au Jour 180, pour les patients présentant une LAM ou sous conditionnement myéloablatif, respectivement, sont présentés dans le tableau ci-dessous :
LAM
Critères d’évaluation de Voriconazole Itraconazole Différence de proportions et l’étude (N = 98) (N = 109) intervalle de confiance (IC) à
95 %
Taux d’IFI apparues – Jour 180 1 (1,0 %) 2 (1,8 %) -0,8 % (-4,0 % ; 2,4 %) **
Succès au Jour 180* 55 (56,1 %) 45 (41,3 %) 14,7 % (1,7 % ; 27,7 %)*** * Critère d’évaluation principal de l’étude ** Avec une marge de 5 %, la non-infériorité est démontrée ***Différence de proportions, IC à 95 % obtenu après ajustement pour la randomisation
Conditionnement myéloablatif
Critères de l’étude Voriconazole Itraconazole Différence de proportions et
(N = 125) (N = 143) intervalle de confiance (IC) à
95 %
Taux d’IFI apparues – Jour 180 2 (1,6 %) 3 (2,1 %) -0,5 % (-3,7 % ; 2,7 %) **
Succès au Jour 180 * 70 (56,0 %) 53 (37,1 %) 20,1 % (8,5 % ; 31,7 %)*** * Critère principal de l’étude ** Avec une marge de 5 %, la non-infériorité est démontrée *** Différence de proportions, IC à 95 % obtenu après ajustement pour la randomisation
Prophylaxie secondaire des IFI – Efficacité chez les receveurs d’une GCSH avec antécédents d’IFI prouvée ou probable
Le voriconazole a été évalué dans la prophylaxie secondaire au cours d’une étude multicentrique, non comparative, en ouvert et portant sur des adultes receveurs d’une GCSH allogénique avec antécédents d’IFI prouvée ou probable. Le critère d’évaluation principal de l’étude était le taux de survenue d’IFI prouvée ou probable pendant la première année après la GCSH. Le groupe ITTm incluait 40 patients avec antécédents d’IFI, dont 31 ayant présenté une aspergillose, 5 une candidose et 4 une autre IFI. La durée médiane de la prophylaxie par le médicament à l’étude était de 95,5 jours dans le groupe ITTm.
Des IFI prouvées ou probables se sont développées chez 7,5 % (3/40) des patients pendant la première année après la GCSH incluant une candidémie, une scédosporiose (les deux étant des rechutes d’une précédente IFI) et une zygomycose. Le taux de survie était de 80,0 % (32/40) au Jour 180 et de 70,0 % (28/40) à 1 an.
Durée du traitement
Dans les essais cliniques, 705 patients ont reçu un traitement par voriconazole pendant plus de 12 semaines ; 164 patients ont reçu du voriconazole pendant plus de 6 mois.
Population pédiatrique
Cinquante-trois patients pédiatriques âgés de 2 à < 18 ans ont été traités par voriconazole lors de deux essais cliniques prospectifs, en ouvert, non comparatifs et multicentriques. Une étude a recruté 31 patients atteints d’aspergillose invasive (AI) possible, prouvée ou probable, parmi lesquels 14 patients ont présenté une AI prouvée ou probable et ont été inclus dans les analyses d’efficacité du groupe ITTm. La deuxième étude a recruté 22 patients atteints de candidose invasive incluant une candidémie (CIC) et de candidose œsophagienne (CO), nécessitant un traitement de première intention ou de rattrapage, parmi lesquels 17 ont été inclus dans les analyses d’efficacité du groupe ITTm. Chez les patients atteints d’AI, le taux de réponse globale à 6 semaines était de 64,3 % (9/14) ; le taux de réponse globale était de 40 % (2/5) chez les patients âgés de 2 à < 12 ans et de 77,8 % (7/9) chez les patients âgés de 12 à < 18 ans. Le taux de réponse globale à la FT était de 85,7 % (6/7) chez les patients atteints de CIC et de 70 % (7/10) chez les patients atteints de CO. Le taux de réponse globale (CIC et CO combinées) était de 88,9 % (8/9) chez les enfants âgés de 2 à < 12 ans, et de 62,5 % (5/8) chez ceux âgés de 12 à < 18 ans.
Études cliniques portant sur l’intervalle QTc
Une étude en cross-over, contrôlée contre placebo, randomisée, à dose unique, destinée à évaluer l’effet sur l’intervalle QTc, a été conduite chez des volontaires sains avec trois doses orales de voriconazole et de kétoconazole. Les allongements maximaux moyens du QTc, à partir de la valeur initiale, ajustés par rapport au placebo, après des doses de 800, 1 200 et 1 600 mg de voriconazole ont été respectivement de 5,1 ; 4,8 ; 8,2 ms et de 7,0 ms après une dose de 800 mg de kétoconazole. Aucun patient, quel que soit le groupe, n’a présenté d’allongement du QTc ≥ 60 ms par rapport à la valeur initiale et aucun patient n’a présenté d’intervalle dépassant la valeur seuil de 500 ms pouvant être cliniquement significative.
5.2Propriétés pharmacocinétiques
Caractéristiques pharmacocinétiques générales
Le profil pharmacocinétique du voriconazole a été établi chez des sujets sains, dans des populations
particulières ainsi que dans des populations de patients. Après administration orale de 200 ou 300 mg deux fois par jour pendant 14 jours chez des patients à risque d’aspergillose (principalement des patients présentant des néoplasmes malins des tissus lymphatiques ou hématopoïétiques), les caractéristiques pharmacocinétiques du médicament (absorption rapide et constante, accumulation et évolution non linéaire) correspondent à celles observées chez des sujets sains.
Le voriconazole a un profil pharmacocinétique non linéaire dû à une saturation de son métabolisme. L’exposition augmente de façon plus que proportionnelle à la dose. Il est estimé qu’en moyenne, une augmentation de la posologie orale de 200 mg deux fois par jour à 300 mg deux fois par jour multiplie l’exposition (ASCτ) par 2,5. La dose d’entretien de 200 mg par voie orale (ou 100 mg pour les patients de moins de 40 kg) équivaut à une exposition à une dose de 3 mg/kg de voriconazole IV. Une dose d’entretien de 300 mg par voie orale (ou 150 mg pour les patients de moins de 40 kg) équivaut à une exposition à une dose de 4 mg/kg de voriconazole IV. Après administration des doses de charge recommandées par voie intraveineuse ou orale, des concentrations plasmatiques proches de l’état d’équilibre sont atteintes dans les premières 24 heures suivant la prise. Sans la dose de charge, le voriconazole s’accumule après administrations répétées deux fois par jour ; des taux plasmatiques à l’état d’équilibre sont obtenus au Jour 6 chez la plupart des sujets.
Absorption
Le voriconazole est absorbé rapidement et presque complètement après administration orale, les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) étant atteintes 1 à 2 heures après la prise. La biodisponibilité absolue du voriconazole après administration orale est d’environ 96 %. La prise simultanée de voriconazole à des doses multiples et d’un repas riche en graisses réduit la Cmax et l’ASCτ de 34 % et 24 % respectivement. L’absorption du voriconazole n’est pas influencée par les changements du pH gastrique.
Distribution
Le volume de distribution à l’état d’équilibre du voriconazole est d’environ 4,6 L/kg, ce qui suggère une distribution importante dans les tissus. La liaison aux protéines plasmatiques est d’environ 58 %.
Au cours d’un programme compassionnel, les échantillons de liquide céphalorachidien de huit patients ont montré des concentrations détectables de voriconazole chez tous ces patients.
Biotransformation
Des études in vitro ont montré que le voriconazole était métabolisé par les isoenzymes du cytochrome hépatique P450, CYP2C19, CYP2C9 et CYP3A4.
La variabilité inter-individuelle du profil pharmacocinétique du voriconazole est importante.
Des études in vivo ont montré que le CYP2C19 jouait un rôle significatif dans le métabolisme du voriconazole. Cette enzyme est caractérisée par son polymorphisme génétique. Par exemple, 15 à 20 % des populations asiatiques sont susceptibles d’être des métaboliseurs lents. Dans les populations caucasiennes et noires, la prévalence des métaboliseurs lents est de 3 à 5 %. Les études menées chez des sujets sains issus des populations caucasiennes et japonaises ont montré que les métaboliseurs lents avaient, en moyenne, une exposition (ASCτ) au voriconazole quatre fois supérieure à celle de leurs équivalents homozygotes métaboliseurs rapides. Les métaboliseurs rapides hétérozygotes ont une exposition au voriconazole en moyenne 2 fois plus élevée que leurs équivalents homozygotes.
Le métabolite principal du voriconazole est le N-oxyde, qui représente 72 % des métabolites radio- marqués circulant dans le plasma. Ce métabolite a une activité antifongique minime, il ne contribue pas à l’efficacité globale du voriconazole.
Élimination
Le voriconazole est éliminé par métabolisation hépatique, moins de 2 % de la dose étant excrétée sous forme inchangée dans les urines.
Après administration d’une dose radio-marquée de voriconazole, environ 80 % de la radioactivité est retrouvée dans l’urine en cas d’administrations intraveineuses répétées, et environ 83 % en cas d’administrations orales répétées. La plus grande partie (> 94 %) de la radioactivité totale est excrétée dans les premières 96 heures suivant l’administration, qu’elle soit orale ou intraveineuse.
La demi-vie d’élimination terminale du voriconazole dépend de la dose administrée et est d’environ 6 heures pour une dose de 200 mg (voie orale). Le profil pharmacocinétique étant non linéaire, la demi- vie d’élimination ne permet pas de prévoir l’accumulation ou l’élimination du voriconazole.
Pharmacocinétique dans des groupes de patients particuliers
Sexe Dans une étude à administrations répétées par voie orale, la Cmax et l’ASCτ de femmes jeunes et saines étaient respectivement de 83 % et 113 % supérieures aux valeurs observées chez des hommes jeunes (18 à 45 ans) et sains. Dans la même étude, chez les sujets âgés sains (≥ 65 ans) aucune différence significative de la Cmax et de l’ASCτ n’a été observée entre les femmes et les hommes.
Dans le programme clinique, aucune adaptation posologique n’a été effectuée en fonction du sexe. Le profil de sécurité et les concentrations plasmatiques observés chez les hommes et les femmes étaient similaires. Par conséquent, aucune adaptation posologique n’est nécessaire en fonction du sexe.
Personnes âgées Dans une étude à administrations répétées par voie orale, chez des sujets masculins sains, la Cmax et l’ASCτ des hommes âgés (≥ 65 ans) étaient respectivement de 61 % et 86 % supérieures aux valeurs observées chez des hommes jeunes (18 à 45 ans). Aucune différence significative de Cmax et d’ASCτ n’a été observée chez les sujets féminins sains, que ces femmes soient âgées (≥ 65 ans) ou jeunes (18 à 45 ans).
Dans les études thérapeutiques, aucune adaptation posologique n’a été effectuée en fonction de l’âge. L’existence d’un rapport entre les concentrations plasmatiques et l’âge a été observée. Le profil de sécurité était similaire chez les patients âgés et jeunes. Par conséquent, aucune adaptation de la posologie n’est nécessaire chez les personnes âgées (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique Les doses recommandées chez les enfants et les adolescents sont basées sur les résultats d’une analyse pharmacocinétique de population réalisée chez 112 patients pédiatriques immunodéprimés âgés de 2 à < 12 ans et 26 adolescents immunodéprimés âgés de 12 à < 17 ans. Des doses intraveineuses répétées de 3, 4, 6, 7 et 8 mg/kg deux fois par jour et des doses orales répétées (utilisant la poudre pour suspension buvable) de 4 mg/kg, 6 mg/kg, et 200 mg deux fois par jour étaient étudiées dans 3 études pharmacocinétiques pédiatriques. Les doses de charge intraveineuses de 6 mg/kg IV deux fois par jour le Jour 1, suivies d’une dose intraveineuse de 4 mg/kg deux fois par jour et 300 mg en comprimés pelliculés deux fois par jour par voie orale étaient étudiées dans une étude pharmacocinétique chez des adolescents. La variabilité inter-individuelle observée chez les patients pédiatriques était plus importante par rapport aux adultes.
Une comparaison des données pharmacocinétiques des populations pédiatrique et adulte a montré que l’exposition totale prévue (ASCτ) chez les enfants recevant une dose intraveineuse de charge de 9 mg/kg était comparable à celle obtenue chez les adultes recevant une dose intraveineuse de charge de 6 mg/kg. Les expositions totales prévues chez les enfants recevant des doses intraveineuses d’entretien de 4 et 8 mg/kg deux fois par jour étaient respectivement comparables à celles obtenues chez les adultes recevant 3 et 4 mg/kg par voie intraveineuse deux fois par jour. L’exposition totale prévue chez les enfants recevant une dose orale d’entretien de 9 mg/kg (maximum de 350 mg) deux fois par jour était comparable à celle obtenue chez les adultes recevant une dose orale de 200 mg deux fois par jour. Une dose intraveineuse de 8 mg/kg conduira à une exposition au voriconazole environ 2 fois plus élevée
qu’une dose orale de 9 mg/kg.
Une dose d’entretien intraveineuse plus élevée chez les patients pédiatriques que chez les adultes reflète une capacité d’élimination plus élevée chez les enfants due à un rapport plus élevé entre la masse hépatique et la masse corporelle. La biodisponibilité orale peut toutefois être limitée chez les patients pédiatriques qui souffrent de malabsorption et qui présentent un très faible poids corporel pour leur âge. Dans ce cas, l’administration du voriconazole par voie intraveineuse est recommandée.
Les expositions au voriconazole chez la majorité des adolescents étaient comparables à celles obtenues chez les adultes recevant les mêmes posologies. Cependant, une exposition plus faible a été observée chez certains jeunes adolescents ayant un faible poids corporel, par rapport aux adultes. Il est probable que ces sujets puissent métaboliser le voriconazole de la même façon qu’un enfant. Selon une analyse pharmacocinétique de population, les adolescents âgés de 12 à 14 ans pesant moins de 50 kg doivent recevoir les doses utilisées chez les enfants (voir rubrique 4.2).
Insuffisance rénale Chez les patients présentant un dysfonctionnement rénal modéré à sévère (créatininémie > 2,5 mg/dL), il se produit une accumulation du véhicule intraveineux, le SBECD (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Insuffisance hépatique Après administration d’une dose orale unique de 200 mg de voriconazole à des patients présentant une cirrhose hépatique légère à modérée (Child-Pugh A et B), l’ASCτ était de 233 % supérieure à celle observée chez des sujets dont la fonction hépatique était normale. La liaison protéique du voriconazole n’était pas modifiée par l’altération de la fonction hépatique.
Dans une étude à administrations orales répétées, l’ASCτ était similaire chez des sujets présentant une cirrhose hépatique modérée (Child-Pugh B) recevant 100 mg deux fois par jour en dose d’entretien et chez des sujets ayant une fonction hépatique normale, recevant 200 mg deux fois par jour. Aucune donnée pharmacocinétique n’est disponible pour les patients présentant une cirrhose hépatique sévère (Child-Pugh C) (voir rubriques 4.2 et 4.4).
5.3Données de sécurité préclinique
Des études de toxicité à doses répétées de voriconazole ont montré que le foie était l’organe cible. Une hépatotoxicité est survenue lors d’expositions plasmatiques similaires à celles obtenues à des doses thérapeutiques chez l’être humain, comme avec d’autres antifongiques. Chez le rat, la souris et le chien, le voriconazole a induit également des modifications surrénaliennes minimes. Les études conventionnelles de pharmacologie, de génotoxicité ou de carcinogénicité n’ont pas mis en évidence de risque particulier pour l’être humain.
Les études de reproduction ont montré que le voriconazole était tératogène chez le rat et embryotoxique chez le lapin après des expositions systémiques équivalentes à celles obtenues chez l’être humain aux doses thérapeutiques. Dans les études de développement pré- et post-natal menées chez le rat à des expositions moindres que celles obtenues chez l’être humain aux doses thérapeutiques, le voriconazole a prolongé la durée de la gestation et du travail, a entraîné une dystocie avec une mortalité maternelle importante, et a réduit la survie périnatale des jeunes rats. Les effets sur la parturition sont probablement médiés par des mécanismes spécifiques aux espèces, impliquant une diminution des taux d’estradiol et correspondent à ceux observés avec d’autres antifongiques azolés. L’administration de voriconazole n’a pas entraîné d’altération de la fertilité des rats mâles ou femelles à des expositions similaires à celles obtenues chez l’être humain aux doses thérapeutiques.
Les données précliniques concernant le véhicule intraveineux, le SBECD, indiquent que les principaux effets observés au cours des études de toxicité à doses répétées ont été une vacuolisation de l’épithélium des voies urinaires et une activation des macrophages dans le foie et les poumons. En raison du résultat positif du test de maximisation sur le cobaye (GPMT — guinea pig maximisation test), le prescripteur doit tenir compte du risque d’hypersensibilité lié à la formulation intraveineuse. Les études standard de génotoxicité et de reproduction du SBECD n’ont révélé aucun risque spécifique chez l’être humain.
Aucune étude de carcinogénicité n’a été réalisée sur le SBECD. Une impureté, présente dans le SBECD, s’est révélée être un alkylant mutagène, avec des signes de carcinogénicité chez les rongeurs. Cette impureté doit être considérée comme une substance potentiellement carcinogène chez l’être humain. À la lumière de ces données, la durée du traitement par la formulation intraveineuse ne doit pas excéder 6 mois.
6Données pharmaceutiques
6.2Incompatibilités
Voriconazole Hikma ne doit pas être perfusé dans la même ligne ou canule en même temps que d’autres produits intraveineux. La poche doit être contrôlée pour s’assurer que la perfusion est terminée. Lorsque la perfusion de Voriconazole Hikma est terminée, la ligne peut être utilisée pour l’administration d’autres produits intraveineux.
Produits sanguins et solutions concentrées d’électrolytes en perfusion de courte durée
Les perturbations électrolytiques telles que l’hypokaliémie, l’hypomagnésemie et l’hypocalcémie doivent être corrigées avant l’instauration d’un traitement par voriconazole (voir rubriques 4.2 et 4.4). Voriconazole Hikma ne doit pas être administré en même temps qu’un produit sanguin ou qu’une solution concentrée d’électrolytes en perfusion de courte durée, même si les deux perfusions sont administrées via des lignes séparées.
Nutrition parentérale totale
Une nutrition parentérale totale (NPT) ne doit pas être interrompue quand elle est prescrite avec Voriconazole Hikma mais elle doit être perfusée via une ligne séparée. Si une perfusion est administrée via un cathéter multi-lumières, la NPT doit être administrée via une lumière différente de celle utilisée pour Voriconazole Hikma. Voriconazole Hikma ne doit pas être dilué avec une perfusion de bicarbonate de sodium à 4,2 %. La compatibilité avec des concentrations différentes n’est pas connue.
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
6.3Durée de conservation
2 ans
Après reconstitution
La stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 36 heures à une température comprise entre 2 °C et 8 °C pour la solution reconstituée.
Après dilution
La stabilité physico-chimique de la solution pour perfusion diluée a été démontrée pendant 36 heures à une température comprise entre 2 °C et 8 °C suivie d’une période de 3 heures à température ambiante.
D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement après reconstitution. S’il n’est pas utilisé immédiatement, les durées et les conditions de conservation appliquées relèvent de la responsabilité de l’utilisateur et ne doivent normalement pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 °C et 8 °C (au réfrigérateur), à moins que la dilution n’ait eu lieu dans des conditions
d’asepsie contrôlées et validées.
6.4Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température. À conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6.3.
6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon de 30 mL en verre de type I fermé par un bouchon en chlorobutyle, avec un sertissage en aluminium et un capuchon en plastique rouge. Boîte de 1 ou 5 flacons.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6Précautions particulières d’élimination et manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
La poudre est reconstituée à l’aide de 19 mL d’eau pour préparations injectables ou de 19 mL de solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %), pour obtenir un volume total utilisable de 20 mL d’une solution limpide à 10 mg/mL de voriconazole. Il est recommandé d’utiliser une seringue standard de 20 mL (non automatique) pour s’assurer que la quantité exacte (19,0 mL) d’eau pour préparations injectables ou de solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) est délivrée.
Après reconstitution avec 19 mL d’eau pour préparations injectables ou de solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %), une solution limpide est obtenue.
Ce médicament est seulement à usage unique et toute solution non utilisée doit être éliminée. Seule une solution limpide et exempte de particules doit être utilisée.
Pour l’administration, ajouter ensuite le volume nécessaire de solution à diluer reconstituée à une solution pour perfusion compatible (voir liste ci-dessous) pour obtenir la solution finale de voriconazole contenant 0,5 à 5 mg/mL.
Volumes requis de solution à diluer de Voriconazole Hikma à 10 mg/mL
Poids Volume de solution à diluer de Voriconazole Hikma (10 mg/mL) requis pour : corporel Dose de 3 mg/kg Dose de 4 mg/kg Dose de 6 mg/kg Dose de 8 mg/kg Dose de 9 mg/kg (kg)
(nombre de (nombre de (nombre de (nombre de (nombre de
flacons) flacons) flacons) flacons) flacons)
10 - 4,0 mL (1) - 8,0 mL (1) 9,0 mL (1)
15 - 6,0 mL (1) - 12,0 mL (1) 13,5 mL (1)
20 - 8,0 mL (1) - 16,0 mL (1) 18,0 mL (1)
25 - 10,0 mL (1) - 20,0 mL (1) 22,5 mL (2)
30 9,0 mL (1) 12,0 mL (1) 18,0 mL (1) 24,0 mL (2) 27,0 mL (2)
35 10,5 mL (1) 14,0 mL (1) 21,0 mL (2) 28,0 mL (2) 31,5 mL (2)
40 12,0 mL (1) 16,0 mL (1) 24,0 mL (2) 32,0 mL (2) 36,0 mL (2)
45 13,5 mL (1) 18,0 mL (1) 27,0 mL (2) 36,0 mL (2) 40,5 mL (3)
50 15,0 mL (1) 20,0 mL (1) 30,0 mL (2) 40,0 mL (2) 45,0 mL (3)
55 16,5 mL (1) 22,0 mL (2) 33,0 mL (2) 44,0 mL (3) 49,5 mL (3) 60 18,0 mL (1) 24,0 mL (2) 36,0 mL (2) 48,0 mL (3) 54,0 mL (3) 65 19,5 mL (1) 26,0 mL (2) 39,0 mL (2) 52,0 mL (3) 58,5 mL (3) 70 21,0 mL (2) 28,0 mL (2) 42,0 mL (3) - - 75 22,5 mL (2) 30,0 mL (2) 45,0 mL (3) - - 80 24,0 mL (2) 32,0 mL (2) 48,0 mL (3) - - 85 25,5 mL (2) 34,0 mL (2) 51,0 mL (3) - - 90 27,0 mL (2) 36,0 mL (2) 54,0 mL (3) - - 95 28,5 mL (2) 38,0 mL (2) 57,0 mL (3) - - 100 30,0 mL (2) 40,0 mL (2) 60,0 mL (3) - -
La solution reconstituée peut être diluée avec :
Une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) Une perfusion intraveineuse de lactate de sodium composé Une solution à 5 % de glucose et une solution de Lactate de Ringer pour perfusion intraveineuse Une solution à 5 % de glucose et 0,45 % de chlorure de sodium pour perfusion intraveineuse Une solution à 5 % de glucose pour perfusion intraveineuse Une solution à 5 % de glucose dans 20 mEq de chlorure de potassium pour perfusion intraveineuse Une solution à 0,45 % de chlorure de sodium pour perfusion intraveineuse Une solution à 5 % de glucose et à 0,9 % de chlorure de sodium pour perfusion intraveineuse
7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
Hikma Farmacêutica (Portugal), S.A. Estrada do Rio da Mó n.º 8, 8A e 8B, Fervença 2705-906 Terrugem SNT Portugal
8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché
EU/1/15/1004/001 : boîte de 1 flacon EU/1/15/1004/002 : boîte de 5 flacons
9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE
L’AUTORISATION
Date de première autorisation : 27 mai 2015 Date du dernier renouvellement : 24 mars 2020
10Date de mise à jour du texte
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu/.