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Tukysa 150 mg, comprimé pelliculé

tucatinibPFIZER EUROPE MA EEIG (BELGIQUE)CIS 69401038

Délivrance

4 conditions
Qui la prescrit

Prescription hospitalière

Prescription réservée aux médecins compétents en Cancerologie

Prescription réservée aux spécialistes et services Oncologie medicale

Classement

Liste I

Évaluation HAS

1 avis

02/06/2021Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR important — Le service médical rendu par TUKYSA (tucatinib) est important dans l’indication de l’AMM.

ASMR III — Compte tenu :

  • de la démonstration de la supériorité de TUKYSA (tucatinib) en association au trastuzumab et à la capécitabine par rapport au placebo en association au trastuzumab et à la capécitabine :
  • o en termes de survie sans progression (gain absolu de +2,2 mois en médiane) et de survie globale (gain absolu de +4,5 mois en médiane . HR= 0,66 . IC95% [0,50 - 0,88])
  • o dans une étude randomisée en double aveugle chez des patients ayant un cancer du sein HER2 positif localement avancé ou métastatique, incluant des patients avec des métastases cérébrales (environ 50% de l’effectif), ayant reçu précédemment au moins 2 traitements anti-HER2
  • Et malgré :
  • le profil de tolérance du tucatinib en association au trastuzumab et à la capécitabine jugé acceptable mais marqué par des diarrhées et des syndromes main-pied ayant conduit à des adaptations posologiques voire des interruptions de traitement et
  • l’absence de donnée robuste sur la qualité de vie
  • la Commission de la Transparence considère que TUKYSA (tucatinib) en association au trastuzumab et à la capécitabine apporte une amélioration du service médical rendu modérée (ASMR III) par rapport à l’association trastuzumab plus capécitabine utilisée seule.

Alternatives

2 options

Même molécule, autre présentation

Dosage ou forme différents : à apprécier selon la prescription

Même molécule, autre présentation
Tukysa 50 mg, comprimé pelliculé

Même sous-classe ATC

Inhibiteurs de tyrosine kinase HER2 L01EH

Autre molécule, avec l’accord du prescripteur : alternative si disponible

Documents officiels

Mis à jour le 06/05/2025Texte reconstruit depuis le PDF européenVersion officielleUn passage copié emporte sa source

1Dénomination du médicament

TUKYSA 50 mg comprimés pelliculés TUKYSA 150 mg comprimés pelliculés

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2Composition qualitative et quantitative
TUKYSA 50 mg comprimés pelliculés

Chaque comprimé pelliculé contient 50 mg de tucatinib.

TUKYSA 150 mg comprimés pelliculés

Chaque comprimé pelliculé contient 150 mg de tucatinib.

Excipients à effet notoire Chaque comprimé pelliculé de 150 mg contient 27,64 mg de sodium et 30,29 mg de potassium. Une dose de 300 mg de TUKYSA contient 55,3 mg de sodium et 60,6 mg de potassium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

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3Forme pharmaceutique

Comprimé pelliculé (comprimé).

TUKYSA 50 mg comprimés pelliculés

Comprimé pelliculé rond, jaune, portant l’inscription « TUC » marquée en creux sur une face et « 50 » sur l’autre face. Le comprimé de 50 mg a un diamètre d’environ 8 mm.

TUKYSA 150 mg comprimés pelliculés

Comprimé pelliculé de forme ovale, jaune, portant l’inscription « TUC » marquée en creux sur une face et « 150 » sur l’autre face. Le comprimé de 150 mg a une longueur de 17 mm et une largeur de 7 mm environ.

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4Informations cliniques

4.1Indications thérapeutiques

TUKYSA est indiqué, en association avec le trastuzumab et la capécitabine, pour le traitement des patients adultes atteints de cancer du sein HER2 positif localement avancé ou métastatique ayant reçu précédemment au moins 2 lignes de traitements anti-HER2.

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4.2Posologie et mode d'administration

Le traitement par TUKYSA doit être instauré et supervisé par un médecin expérimenté en matière d’administration de médicaments contre le cancer.

Posologie

La dose recommandée est de 300 mg de tucatinib (deux comprimés de 150 mg) à prendre en continu, deux fois par jour, en association avec le trastuzumab et la capécitabine, aux doses indiquées dans le tableau 1. Pour plus d’informations, voir le Résumé des caractéristiques du produit (RCP) du

trastuzumab et de la capécitabine co-administrés. Les différentes composantes du traitement peuvent être administrées dans n’importe quel ordre.

Tableau 1 : posologies recommandées

         Traitement                     Dose                        Jours de traitement       Distance des repas
                             300 mg par voie orale                                           Au cours ou en
 Tucatinib                                                         En continu
                             deux fois par jour                                              dehors des repas
                             1 000 mg/m2 par voie orale            Jours 1 à 14 tous les     Dans les 30 minutes

Capécitabine

deux fois par jour 21 jours suivant un repas Trastuzumab Par voie intraveineuse

      Dose initiale          8 mg/kg par voie
                                 intraveineuse                     Jour 1
      Doses suivantes        6 mg/kg par voie                      Tous les 21 jours

Sans objet intraveineuse OU

   Par voie sous-cutanée     600 mg par voie sous-
                                 cutanée                           Tous les 21 jours

Le traitement par TUKYSA doit être poursuivi jusqu’à la progression de la maladie ou l’apparition d’une toxicité inacceptable.

Dose oubliée En cas d’oubli d’une dose, le patient devra prendre la dose suivante à l’heure habituelle.

Modification de la dose Les modifications de dose recommandées pour le tucatinib en cas d’effets indésirables (voir rubrique 4.8) sont indiquées dans les tableaux 2 et 3. Voir le RCP du trastuzumab et de la capécitabine co-administrés pour connaître les modifications de dose recommandées en cas de toxicités suspectées dues à ces traitements.

Tableau 2 : réductions de la dose de tucatinib recommandées en cas d’effets indésirables

 Palier de dose                                   Dose de tucatinib
 Dose initiale recommandée                        300 mg deux fois par jour
    Première réduction de la dose                         250 mg deux fois par jour
    Deuxième réduction de la dose                         200 mg deux fois par jour
    Troisième réduction de la dose                        150 mg deux fois par jour1

1 Le traitement par TUKYSA doit être définitivement arrêté si la dose orale de 150 mg deux fois par jour n’est pas tolérée.

Tableau 3 : modifications de la dose de tucatinib recommandées en cas d’effets indésirables

 Effet indésirable Sévérité1                            Modification de la posologie du tucatinib
 Diarrhée                                               Aucune modification de la dose n’est

Grades 1 et 2 nécessaire.

                    Grade 3 sans traitement             Instaurer ou intensifier le traitement médical
                    anti-diarrhéique                    approprié. Suspendre le tucatinib jusqu’au

retour à un grade ≤ 1, puis reprendre le tucatinib à la même dose.

                    Grade 3 avec traitement             Instaurer ou intensifier le traitement médical
                    anti-diarrhéique                    approprié. Suspendre le tucatinib jusqu’au

retour à un grade ≤ 1, puis reprendre le tucatinib au palier de dose immédiatement inférieur.

                    Grade 4                             Arrêter définitivement le tucatinib.
 Élévation des      Grade 1 pour la bilirubine (> LSN Aucune modification de la dose n’est
 taux d’ALAT,       à 1,5 × LSN)                        nécessaire.
 d’ASAT ou de       Grade 2 pour la bilirubine (> 1,5 à Suspendre le tucatinib jusqu’au retour à un
 bilirubine totale2 3 × LSN)                            grade ≤ 1, puis reprendre le tucatinib au même

palier de dose.

                    Grade 3 pour l’ALAT ou l’ASAT       Suspendre le tucatinib jusqu’au retour à un
                    (> 5 à 20 × LSN)                    grade ≤ 1, puis reprendre le tucatinib au palier
                    OU                                  de dose immédiatement inférieur.

Grade 3 pour la bilirubine (> 3 à 10 × LSN)

Grade 4 pour l’ALAT ou l’ASAT Arrêter définitivement le tucatinib. (> 20 × LSN) OU Grade 4 pour la bilirubine (> 10 × LSN)

ALAT ou ASAT > 3 × LSN Arrêter définitivement le tucatinib. ET Bilirubine > 2 × LSN

 Autres effets      Grades 1 et 2                       Aucune modification de la dose n’est
 indésirables                                           nécessaire.
                    Grade 3                             Suspendre le tucatinib jusqu’au retour à un

grade ≤ 1, puis reprendre le tucatinib au palier de dose immédiatement inférieur.

Grade 4 Arrêter définitivement le tucatinib. 1. Grades établis sur la base des critères communs de terminologie pour les événements indésirables du National Cancer Institute (NCI-CTCAE), version 4.03 2. Abréviations : LSN = limite supérieure de la normale ; ALAT = alanine aminotransférase ; ASAT = aspartate aminotransférase

Administration en concomitance avec des inhibiteurs du CYP2C8 L’utilisation du médicament en concomitance avec de puissants inhibiteurs du CYP2C8 doit être évitée. Si l’administration concomitante d’un puissant inhibiteur du CYP2C8 ne peut être évitée, la dose initiale de tucatinib doit être réduite à 100 mg deux fois par jour par voie orale. Après l’arrêt du puissant inhibiteur du CYP2C8 sur une durée correspondant à 3 demi-vies d’élimination, le tucatinib devra être repris à la dose utilisée avant l’instauration de l’inhibiteur (voir rubrique 4.4 et rubrique 4.5). La toxicité de TUKYSA devra faire l’objet d’une surveillance accrue en cas d’utilisation d’inhibiteurs modérés du CYP2C8.

Populations particulières

Personnes âgées Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients âgés de ≥ 65 ans (voir rubrique 5.2). Le tucatinib n’a pas été étudié chez les patients âgés de plus de 80 ans.

Insuffisance rénale Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère, modérée ou sévère (voir rubrique 5.2).

Insuffisance hépatique Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients atteints d’insuffisance hépatique légère ou modérée (voir rubrique 5.2). Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C), il est recommandé de réduire la dose initiale à 200 mg deux fois par jour par voie orale.

Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de TUKYSA chez les patients pédiatriques n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration

TUKYSA doit être administré par voie orale. Les comprimés doivent être avalés entiers et ne doivent pas être mâchés, écrasés ou coupés avant d’être avalés (voir rubrique 5.2).

Les doses de TUKYSA doivent être prises à 12 heures d’intervalle environ, à heure fixe chaque jour, au cours ou en dehors des repas. TUKYSA peut être pris en même temps que la capécitabine.

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4.3Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

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4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Analyses biologiques

Élévation des taux d’ALAT, d’ASAT et de bilirubine Des élévations des taux d’ALAT, d’ASAT et de bilirubine ont été signalées durant le traitement par le tucatinib (voir rubrique 4.8). Les taux d’ALAT, d’ASAT et de bilirubine totale devront être contrôlés toutes les trois semaines ou si le tableau clinique le justifie. Selon la sévérité de l’effet indésirable, il conviendra de suspendre le traitement par le tucatinib, puis de réduire la dose ou d’arrêter définitivement le traitement (voir rubrique 4.2).

Augmentation de la créatinine sans altération de la fonction rénale Une augmentation de la créatinine sérique (augmentation moyenne de 30 %) a été observée en raison de l’inhibition du transport tubulaire rénal de la créatinine, sans atteinte de la fonction glomérulaire (voir rubrique 4.8). L’utilisation de marqueurs alternatifs, tels que l’azote uréique sanguin (BUN), la cystatine C ou le débit de filtration glomérulaire (DFG) calculé, qui ne sont pas basés sur la créatinine, pourra être envisagée pour déterminer si la fonction rénale est altérée.

Diarrhée

Des cas de diarrhée, dont certains associés à des événements sévères tels qu’une déshydratation, une hypotension, des lésions rénales aiguës et le décès, ont été signalés durant le traitement par le tucatinib (voir rubrique 4.8). Si une diarrhée survient, des anti-diarrhéiques doivent être administrés si le tableau clinique le justifie. En cas de diarrhée de grade ≥ 3, il conviendra de suspendre le traitement par le tucatinib, puis de réduire la dose ou d’arrêter définitivement le traitement (voir rubrique 4.2). Un traitement médical doit être rapidement instauré en cas de diarrhée de grade 2 persistante s’accompagnant de nausées et/ou de vomissements de grade ≥ 2. Des examens diagnostiques devront être effectués si le tableau clinique le justifie afin d’exclure des causes infectieuses en cas de diarrhée

de grade 3 ou 4 ou de diarrhée de tout grade associée à des complications (déshydratation, fièvre, neutropénie).

Toxicité embryo-fœtale

Compte tenu des résultats des études effectuées chez l’animal et au vu de son mécanisme d’action, le tucatinib pourrait provoquer des effets délétères chez le fœtus lorsqu’il est administré pendant la grossesse. Dans les études sur les fonctions de reproduction chez l’animal, l’administration de tucatinib à des lapines gravides durant l’organogenèse a entraîné des anomalies fœtales à des niveaux d’exposition maternelle similaires à l’exposition clinique à la dose recommandée.

Les femmes enceintes doivent être informées du risque potentiel pour le fœtus. Les femmes en âge de procréer doivent être informées qu’elles doivent utiliser une contraception efficace durant le traitement et pendant au moins une semaine après la dernière dose du traitement (voir rubrique 4.6). Les patients de sexe masculin dont la partenaire est en âge de procréer doivent également être informés qu’ils doivent utiliser une méthode de contraception efficace durant le traitement et pendant au moins une semaine après la dernière dose du traitement.

Substrats sensibles du CYP3A

Le tucatinib est un puissant inhibiteur du CYP3A. Par conséquent, le tucatinib est susceptible d’interagir avec les médicaments métabolisés par le CYP3A, ce qui peut conduire à une augmentation des concentrations plasmatiques de ces autres produits (voir rubrique 4.5). Lorsque le tucatinib est administré en concomitance avec d’autres médicaments, le RCP de ces médicaments doit être consulté afin de connaître les recommandations relatives à la co-administration d’inhibiteurs du CYP3A. Le traitement concomitant par le tucatinib et les substrats du CYP3A devra être évité lorsque des modifications minimes de la concentration de ces substrats peuvent entraîner des effets indésirables graves ou engageant le pronostic vital. Si l’utilisation concomitante ne peut être évitée, la posologie du substrat du CYP3A devra être réduite conformément aux instructions du RCP du médicament co-administré.

Substrats de la P-gp

L’utilisation concomitante du tucatinib et d’un substrat de la P-gp a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques du substrat de la P-gp, ce qui peut augmenter la toxicité associée au substrat de la P-gp. Une réduction de la dose des substrats de la P‑gp (y compris les substrats intestinaux sensibles tels que le dabigatran) devra être envisagée conformément aux instructions du RCP du médicament utilisé en concomitance. Les substrats de la P‑gp devront être administrés avec prudence lorsque des modifications minimes de la concentration de ces substrats peuvent entraîner des toxicités graves ou engageant le pronostic vital.

Puissants inducteurs du CYP3A/inducteurs modérés du CYP2C8

L’utilisation concomitante du tucatinib et d’un puissant inducteur du CYP3A ou d’un inducteur modéré du CYP2C8 a entraîné une diminution des concentrations du tucatinib, ce qui peut réduire l’activité du tucatinib. L’utilisation du tucatinib en concomitance avec un puissant inducteur du CYP3A ou un inducteur modéré du CYP2C8 doit être évitée.

Inhibiteurs puissants/modérés du CYP2C8

L’utilisation concomitante du tucatinib et d’un puissant inhibiteur du CYP2C8 a entraîné une augmentation des concentrations du tucatinib, ce qui peut augmenter le risque de toxicité du tucatinib. L’utilisation du tucatinib en concomitance avec de puissants inhibiteurs du CYP2C8 doit être évitée (voir rubrique 4.2).

On ne dispose d’aucune donnée clinique sur les conséquences de l’utilisation concomitante d’inhibiteurs modérés du CYPC8 sur les concentrations du tucatinib. La toxicité du tucatinib devra faire l’objet d’une surveillance accrue en cas d’utilisation avec des inhibiteurs modérés du CYP2C8.

Informations concernant les excipients

Ce médicament contient 55,3 mg de sodium par dose de 300 mg. Cela équivaut à 2,75 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé de sodium pour un adulte.

Ce médicament contient 60,6 mg de potassium par dose de 300 mg. Cela doit être pris en compte chez les patients présentant une insuffisance rénale ou qui contrôlent leur apport alimentaire en potassium (régime alimentaire pauvre en potassium).

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4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Le tucatinib est principalement métabolisé par le CYP2C8. Le tucatinib induit une inactivation du CYP3A basée sur son métabolisme et inhibe les transporteurs rénaux de la metformine et de la créatinine. Le tucatinib est un substrat de la P–gp.

Effets des autres médicaments sur le tucatinib

Inducteurs du CYP3A/CYP2C8 Une étude clinique d’interaction médicamenteuse a montré que l’administration d’une dose unique de 300 mg de tucatinib en concomitance avec la rifampicine (un inducteur puissant du CYP3A et un inducteur modéré du CYP2C8) entraînait une réduction des concentrations du tucatinib (d’un facteur 0,6 pour la Cmax [IC à 90 % : 0,5 ; 0,8] et d’un facteur 0,5 pour l’ASC [IC à 90 % : 0,4 ; 0,6]). L’administration du tucatinib en concomitance avec de puissants inducteurs du CYP3A ou des inducteurs modérés du CYP2C8 tels que la rifampicine, la phénytoïne, le millepertuis ou la carbamazépine doit être évitée car elle pourrait entraîner une diminution de l’activité du tucatinib (voir rubrique 4.4).

Inhibiteurs du CYP2C8 Une étude clinique d’interaction médicamenteuse a montré que l’administration d’une dose unique de 300 mg de tucatinib en concomitance avec le gemfibrozil (un inhibiteur puissant du CYP2C8) entraînait une augmentation des concentrations du tucatinib (d’un facteur 1,6 pour la Cmax [IC à 90 % : 1,5 ; 1,8] et d’un facteur 3,0 pour l’ASC [IC à 90 % : 2,7 ; 3,5]). L’administration du tucatinib en concomitance avec de puissants inhibiteurs du CYP2C8 tels que le gemfibrozil doit être évitée car elle pourrait augmenter le risque de toxicité du tucatinib (voir rubrique 4.4).

Inhibiteurs du CYP3A Une étude clinique d’interaction médicamenteuse a montré que l’administration d’une dose unique de 300 mg de tucatinib en concomitance avec l’itraconazole (un inhibiteur puissant du CYP3A) entraînait une augmentation des concentrations du tucatinib (d’un facteur 1,3 pour la Cmax [IC à 90 % : 1,2 ; 1,4] et d’un facteur 1,3 pour l’ASC [IC à 90 % : 1,3 ; 1,4]). Aucun ajustement posologique n’est nécessaire.

Inhibiteurs de la pompe à protons D’après les études cliniques d’interactions médicamenteuses menées avec le tucatinib, aucune interaction médicamenteuse n’a été observée lorsque le tucatinib a été associé à l’oméprazole (un inhibiteur de la pompe à protons). Aucun ajustement posologique n’est nécessaire.

Effets du tucatinib sur les autres médicaments

Substrats du CYP3A Le tucatinib est un puissant inhibiteur du CYP3A. Une étude clinique d’interaction médicamenteuse a montré que la co-administration de tucatinib et de midazolam (un substrat sensible du CYP3A) entraînait une augmentation des concentrations du midazolam (d’un facteur 3,0 pour la Cmax [IC à 90 % : 2,6 ; 3,4] et d’un facteur 5,7 pour l’ASC [IC à 90 % : 5,0 ; 6,5]). L’administration du tucatinib

en concomitance avec des substrats sensibles du CYP3A tels que l’alfentanil, l’avanafil, la buspirone, la darifénacine, le darunavir, l’ébastine, l’évérolimus, l’ibrutinib, le lomitapide, la lovastatine, le midazolam, le naloxégol, le saquinavir, la simvastatine, le sirolimus, le tacrolimus, le tipranavir, le triazolam et le vardénafil pourrait augmenter l’exposition systémique à ces substances, ce qui pourrait augmenter la toxicité associée au substrat du CYP3A. L’utilisation concomitante du tucatinib et de substrats du CYP3A doit être évitée lorsque des modifications minimes de la concentration de ces substrats peuvent entraîner des toxicités graves ou engageant le pronostic vital. Si l’utilisation concomitante ne peut être évitée, la posologie du substrat du CYP3A devra être réduite conformément aux instructions du RCP du médicament co-administré.

Substrats de la P-gp Une étude clinique d’interaction médicamenteuse a montré que l’administration concomitante de tucatinib et de digoxine (un substrat sensible de la P-gp) entraînait une augmentation des concentrations de la digoxine (d’un facteur 2,4 pour la Cmax [IC à 90 % : 1,9 ; 2,9] et d’un facteur 1,5 pour l’ASC [IC à 90 % : 1,3 ; 1,7]). L’utilisation concomitante du tucatinib et d’un substrat de la P-gp pourrait augmenter les concentrations plasmatiques du substrat de la P-gp, ce qui peut augmenter la toxicité associée au substrat de la P-gp. Une réduction de la dose des substrats de la P‑gp (y compris les substrats intestinaux sensibles tels que le dabigatran) devra être envisagée conformément aux instructions du RCP du médicament utilisé en concomitance et les substrats de la P‑gp devront être administrés avec prudence lorsque des variations minimes de la concentration de ces substrats peuvent entraîner des toxicités graves ou engageant le pronostic vital (voir rubrique 4.4).

Substrats du CYP2C8 Une étude clinique d’interaction médicamenteuse a montré que l’administration concomitante de tucatinib et de répaglinide (un substrat du CYP2C8) entraînait une augmentation des concentrations du répaglinide (d’un facteur 1,7 pour la Cmax [IC à 90 % : 1,4 ; 2,1] et d’un facteur 1,7 pour l’ASC [IC à 90 % : 1,5 ; 1,9]). Aucun ajustement posologique n’est nécessaire.

Substrats de MATE1/2K Une étude clinique d’interaction médicamenteuse a montré que l’administration concomitante de tucatinib et de metformine (un substrat de MATE1/2-K) entraînait une augmentation des concentrations de la metformine (d’un facteur 1,1 pour la Cmax [IC à 90 % : 1,0 ; 1,2] et d’un facteur 1,4 pour l’ASC [IC à 90 % : 1,2 ; 1,5]). Le tucatinib a réduit la clairance rénale de la metformine sans affecter le DFG tel que mesuré d’après la clairance de l’iohexol et la concentration sérique de la cystatine C. Aucun ajustement posologique n’est nécessaire.

Substrats du CYP2C9 D’après les études cliniques d’interactions médicamenteuses menées avec le tucatinib, aucune interaction médicamenteuse n’a été observée lorsque le tucatinib a été associé au tolbutamide (un substrat sensible du CYP2C9). Aucun ajustement posologique n’est nécessaire.

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4.6Fertilité, grossesse et allaitement

Femmes en âge de procréer/contraception chez les hommes et les femmes

Compte tenu des résultats observés chez l’animal, le tucatinib pourrait provoquer des effets pharmacologiques délétères lorsqu’il est administré aux femmes pendant la grossesse et/ou chez le fœtus ou le nouveau-né. Les femmes en âge de procréer doivent être informées qu’elles doivent éviter de débuter une grossesse et qu’elles doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et pendant au moins une semaine après l’arrêt du traitement. Les patients de sexe masculin dont la partenaire est en âge de procréer doivent également être informés qu’ils doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et pendant au moins une semaine après l’arrêt du traitement (voir rubrique 4.4).

Voir également la rubrique 4.6 du RCP du trastuzumab et de la capécitabine.

Grossesse

Il n’existe pas de données sur l’utilisation du tucatinib chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). TUKYSA ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que la situation clinique de la patiente ne justifie le traitement avec le tucatinib. La présence éventuelle d’une grossesse doit être vérifiée chez les femmes en âge de procréer avant d’instaurer le traitement par le tucatinib. Si la patiente débute une grossesse pendant le traitement, le risque potentiel pour le fœtus/nouveau-né doit être expliqué à la patiente.

Allaitement

On ne sait pas si le tucatinib /métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. L’allaitement doit être interrompu au cours du traitement avec TUKYSA. L’allaitement pourra être repris 1 semaine après l’arrêt du traitement.

Fertilité

Aucune étude n’a été réalisée concernant la fertilité chez les hommes ou les femmes. Compte tenu des résultats des études chez l’animal, le tucatinib pourrait altérer la fertilité chez les femmes en âge de procréer (voir rubrique 5.3).

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4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

TUKYSA n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. L’état clinique du patient doit être pris en compte au moment d’évaluer son aptitude à effectuer des tâches faisant appel à des capacités motrices, cognitives ou de jugement.

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4.8Effets indésirables
Résumé du profil d’innocuité

Les effets indésirables de grades 3 et 4 les plus fréquents (≥ 5 %) durant le traitement étaient la diarrhée (13 %), l’élévation du taux d’ALAT (6 %) et l’élévation du taux d’ASAT (5 %).

Des effets indésirables graves sont survenus chez 29 % des patients traités par le tucatinib et ces effets incluaient la diarrhée (4 %), les vomissements (3 %) et les nausées (2 %).

Des effets indésirables ayant entraîné l’arrêt de TUKYSA sont survenus chez 6 % des patients ; les effets indésirables les plus fréquents ayant entraîné l’arrêt du traitement étaient la diarrhée (1 %) et l’élévation du taux d’ALAT (1 %). Des effets indésirables ayant conduit à une réduction de la dose de TUKYSA sont survenus chez 23 % des patients ; les effets indésirables les plus fréquents ayant conduit à une réduction de la dose étaient la diarrhée (6 %), l’élévation du taux d’ALAT (5 %) et l’élévation du taux d’ASAT (4 %).

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Les données résumées dans cette rubrique reflètent l’exposition à TUKYSA chez 431 patients atteints de cancer du sein HER2 positif métastatique ou localement avancé non résécable ayant reçu TUKYSA en association avec le trastuzumab et la capécitabine dans deux études, HER2CLIMB et ONT-380-005 (voir rubrique 5.1). La durée médiane d’exposition à TUKYSA dans ces études a été de 7,4 mois (intervalle : < 0,1 ; 43,6).

Les effets indésirables observés durant le traitement sont présentés dans cette rubrique par catégorie de fréquence. Les catégories de fréquence sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 4 : effets indésirables

 Classes de systèmes d’organes       Fréquence             Effets indésirables
 Affections respiratoires,           Très fréquent         Épistaxis

thoraciques et médiastinales

 Affections gastro-intestinales      Très fréquent         Diarrhée, nausées, vomissements, stomatite1
 Affections de la peau et du         Très fréquent         Éruption cutanée2

tissus sous-cutané

Affections musculo- Très fréquent Arthralgie squelettiques et systémiques

Investigations Très fréquent Élévation du taux d’ASAT, élévation du taux d’ALAT, élévation de la bilirubine sanguine3, perte de poids

1. Le terme de « stomatite » inclut : stomatite, douleur oropharyngée, ulcération buccale, douleur buccale, ulcération labiale, glossodynie, phlyctènes linguales, phlyctènes labiales, dysesthésies buccales, ulcération linguale, ulcère aphteux

2. Le terme d’« éruption » inclut : éruption cutanée maculo-papuleuse, éruption cutanée, dermatite acnéiforme, érythème, éruption cutanée maculeuse, éruption cutanée papuleuse, éruption cutanée pustuleuse, éruption cutanée prurigineuse, éruption cutanée érythémateuse, exfoliation cutanée, urticaire, dermatite allergique, érythème palmaire, érythème plantaire et toxicité cutanée

3. Les termes « élévation de la bilirubine sanguine » incluent également l’hyperbilirubinémie

Description de certains effets indésirables particuliers

Élévation des taux d’ALAT, d’ASAT ou de bilirubine Dans l’étude HER2CLIMB, une élévation des taux d’ALAT, d’ASAT ou de bilirubine est survenue chez 41 % des patients traités par le tucatinib en association avec le trastuzumab et la capécitabine. Des événements de grade 3 et plus se sont produits chez 9 % des patients. L’élévation des taux d’ALAT, d’ASAT ou de bilirubine a conduit à une réduction de la dose chez 9 % des patients et à l’arrêt du traitement chez 1,5 % des patients. Le délai médian d’apparition des élévations du taux d’ALAT, d’ASAT ou de bilirubine, tous grades confondus, a été de 37 jours ; 84 % des événements se sont résolus, avec un délai médian de résolution de 22 jours. Une surveillance du patient et une modification de la dose (y compris un arrêt du traitement) doivent être envisagées (voir rubrique 4.2 et 4.4).

Diarrhée Dans l’étude HER2CLIMB, une diarrhée est survenue chez 82 % des patients traités par le tucatinib en association avec le trastuzumab et la capécitabine. Une diarrhée de grade 3 ou plus est survenue chez 13 % des patients. Deux patients ayant développé une diarrhée de grade 4 sont ensuite décédés, la diarrhée ayant contribué au décès. La diarrhée a conduit à une réduction de la dose chez 6 % des patients et à l’arrêt du traitement chez 1 % des patients. Le délai médian d’apparition de la diarrhée, tous grades confondus, a été de 12 jours ; 81 % des cas de diarrhée se sont résolus, avec un délai médian de résolution de 8 jours. L’utilisation prophylactique d’anti-diarrhéiques n’a pas été nécessaire. Des médicaments anti-diarrhéiques ont été utilisés pendant moins de la moitié des cycles de traitement durant lesquels des cas de diarrhée étaient rapportés. La durée médiane d’utilisation des anti-diarrhéiques a été de 3 jours par cycle (voir rubrique 4.4).

Augmentation de la créatinine sans altération de la fonction rénale Une augmentation de la créatinine sérique a été observée chez des patients traités par le tucatinib en raison de l’inhibition du transport tubulaire rénal de la créatinine, sans que la fonction glomérulaire n’ait été affectée. Dans les études cliniques, les augmentations de la créatinine sérique (augmentation moyenne de 30 %) se sont produites durant le premier cycle de traitement par le tucatinib ; les taux sont ensuite restés élevés mais stables tout au long du traitement et l’augmentation a été réversible à l’arrêt du traitement.

Populations particulières

Personnes âgées Dans l’étude HER2CLIMB, 82 patients ayant reçu le tucatinib étaient âgés de ≥ 65 ans, dont 8 étaient âgés de ≥ 75 ans. L’incidence des effets indésirables graves a été de 34 % chez les patients âgés de ≥ 65 ans, contre 28 % chez les patients âgés de < 65 ans. Les patients âgés de ≥ 75 ans étaient trop peu nombreux pour que les différences de sécurité d’emploi puissent être évaluées.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

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4.9Surdosage

Il n’existe aucun antidote spécifique, et le bénéfice de l’hémodialyse pour le traitement du surdosage du tucatinib n’est pas connu. En cas de surdosage, le traitement par le tucatinib doit être suspendu et des soins de support doivent être administrés.

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5Propriétés pharmacologiques

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : antinéoplasiques, inhibiteurs des protéines kinases ; code ATC : L01EH03.

Mécanisme d’action

Le tucatinib est un inhibiteur réversible, puissant et sélectif de tyrosine kinase ciblant l’HER2. Dans les tests de signalisation cellulaire, le tucatinib se montre > 1 000 fois plus sélectif vis-à-vis de l’HER2, par comparaison avec le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR). In vitro, le tucatinib inhibe la phosphorylation de l’HER2 et de l’HER3, entraînant en aval une inhibition de la signalisation cellulaire et de la prolifération cellulaire, et induit la mort des cellules tumorales stimulées par l’HER2. In vivo, le tucatinib inhibe la croissance des tumeurs stimulées par l’HER2 et l’association de tucatinib et de trastuzumab a montré une activité anti-tumorale plus importante in vitro et in vivo par comparaison avec chacun des médicaments utilisé seul.

Effets pharmacodynamiques

Électrophysiologie cardiaque L’administration répétée de 300 mg de tucatinib deux fois par jour n’a pas eu d’effet sur l’intervalle QTc lors d’une étude TQT (étude approfondie de l’intervalle QT) chez des sujets en bonne santé.

Efficacité et sécurité cliniques

L’efficacité du tucatinib en association avec le trastuzumab et la capécitabine a été évaluée dans une étude internationale randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo, avec comparateur actif (HER2CLIMB). Les patients inclus présentaient un cancer du sein HER2 positif localement avancé non résécable ou métastatique, avec ou sans métastases cérébrales, et avaient reçu précédemment un traitement par le trastuzumab, le pertuzumab et le trastuzumab emtansine (T-DM1), séparément ou en association, à titre néoadjuvant, adjuvant ou en situation métastatique. La surexpression ou l’amplification de l’HER2 a été confirmée par l’analyse du laboratoire central.

Les patients présentant des métastases cérébrales, y compris ceux présentant des lésions non traitées

ou en cours de progression, étaient éligibles dans l’étude sous réserve qu’ils soient neurologiquement stables et qu’une radiothérapie ou une chirurgie ne soit pas immédiatement nécessaire pour le traitement des métastases cérébrales. Les patients ayant besoin d’une intervention localisée immédiate pouvaient recevoir le traitement localisé et être ensuite inclus dans l’étude. L’étude a inclus des patients présentant des métastases cérébrales non traitées et des patients présentant des métastases cérébrales traitées qui étaient soit stables soit en progression depuis la dernière radiothérapie ou chirurgie cérébrale. Les patients n’étaient pas autorisés à participer à l’étude s’ils avaient reçu une corticothérapie systémique (dose quotidienne totale de dexaméthasone ou équivalent ≥ 2 mg) pour le contrôle des symptômes des métastases du SNC < 28 jours avant la première dose du traitement de l’étude. En cas d’atteinte leptoméningée, la participation des patients à l’étude était également exclue. Les patients précédemment traités par des inhibiteurs de tyrosine kinase ciblant l’HER2 n’étaient pas autorisés à participer, à l’exception des patients ayant reçu du lapatinib pendant ≤ 21 jours et ayant arrêté pour d’autres raisons qu’une progression de la maladie ou une toxicité sévère. Pour les patients dont la tumeur était positive aux récepteurs hormonaux, l’endocrinothérapie n’était pas autorisée en tant que traitement concomitant, à l’exception des agonistes de l’hormone de libération des gonadotrophines utilisés pour inhiber l’activité ovarienne chez les femmes en préménopause.

Au total, 612 patients ont été randomisés selon un ratio de 2/1 en vue de recevoir le tucatinib en association avec le trastuzumab et la capécitabine (N = 410) ou le placebo en association avec le trastuzumab et la capécitabine (N = 202). La randomisation a été stratifiée en fonction de la présence ou des antécédents de métastases cérébrales (oui vs non), de l’indice de performance ECOG (Eastern Cooperative Oncology Group) (0 vs 1) et de la région (États-Unis, Canada ou reste du monde).

Les caractéristiques démographiques des patients étaient équilibrées entre les bras de traitement. L’âge médian était de 54 ans (intervalle : 25 à 82) ; 116 patients (19 %) étaient âgés de 65 ans ou plus. 444 patients étaient blancs (73 %) et 607 étaient de sexe féminin (99 %). 314 patients (51 %) avaient un indice de performance ECOG de 1 et 298 patients (49 %) avaient un indice de performance ECOG de 0. Chez 60 % des patients, la maladie était positive aux récepteurs des œstrogènes et/ou de la progestérone. Chez 48 % des patients, il existait une présence ou des antécédents de métastases cérébrales, dont 23 % présentant des métastases cérébrales non traitées, 40 % des métastases traitées et stables, et 37 % des métastases cérébrales traitées mais en progression d’après la radiographie. Par ailleurs, 49 % des patients présentaient des métastases pulmonaires, 35 % des métastases hépatiques et 14 % des métastases cutanées. Les patients avaient reçu précédemment un nombre médian de 4 (intervalle : 2 à 17) lignes de traitement systémique et un nombre médian de 3 (intervalle : 1 à 14) lignes de traitement systémique en situation métastatique. Tous les patients avaient reçu précédemment des traitements à base de trastuzumab et du trastuzumab emtansine, tandis que tous les patients sauf deux avaient reçu précédemment un traitement à base de pertuzumab.

Le tucatinib ou le placebo, à 300 mg deux fois par jour par voie orale, a été administré jusqu’à la progression de la maladie ou l’apparition d’une toxicité inacceptable. Le trastuzumab a été administré par voie intraveineuse à une dose de charge de 8 mg/kg le jour 1 du cycle 1, puis à une dose d’entretien de 6 mg/kg le jour 1 de chaque cycle suivant de 21 jours. Le trastuzumab pouvait également être administré à la dose fixe de 600 mg par voie sous-cutanée le jour 1 de chaque cycle de 21 jours. La capécitabine, à 1 000 mg/m2 deux fois par jour par voie orale, a été administrée les jours 1 à 14 de chaque cycle de 21 jours.

Le critère d’évaluation principal était la survie sans progression (SSP) d’après l’évaluation centralisée, indépendante, réalisée en aveugle (BICR, Blinded Independent Central Review) chez les 480 premiers patients randomisés. Au sein de cette population, la durée médiane d’exposition au tucatinib a été de 7,3 mois (intervalle : < 0,1 ; 35,1) chez les patients du bras tucatinib + trastuzumab + capécitabine contre 4,4 mois (intervalle : < 0,1 ; 24,0) d’exposition au placebo chez les patients du bras placebo + trastuzumab + capécitabine. Des différences similaires ont été observées pour l’exposition au trastuzumab et à la capécitabine. Les critères d’évaluation secondaires ont été évalués chez tous les patients randomisés (N = 612) et comprenaient la survie globale (SG), la SSP parmi les patients avec antécédents ou présence de métastases cérébrales (SSPMC) et le taux de réponses objectives (TRO) confirmées.

Les résultats obtenus pour le critère d’évaluation principal et les principaux critères secondaires ont été cohérents dans les différents sous-groupes prédéfinis : statut des récepteurs hormonaux, présence ou antécédents de métastases cérébrales, indice de performance ECOG et région. La SSP déterminée par l’investigateur a été cohérente par rapport à la SSP déterminée par la BICR.

Les résultats relatifs à l’efficacité issus de l’analyse primaire sont résumés dans le tableau 5 et sur les figures 1 à 2.

Tableau 5 : données d’efficacité issues de l’étude HER2CLIMB (analyse primaire)

                                       Tucatinib + trastuzumab +            Placebo + trastuzumab +
                                               capécitabine                        capécitabine

1

 SSP                                              N = 320                             N = 160
 Nombre d’événements (%)                          178 (56)                            97 (61)

2

Hazard ratio (IC à 95 %) 0,54 (0,42 ; 0,71) 3

 Valeur de p                                                     < 0,00001
 Médiane (mois) (IC à 95 %)                   7,8 (7,5 ; 9,6)                     5,6 (4,2 ; 7,1)
 SG                                              N = 410                             N = 202
 Nombre de décès, n (%)                          130 (32)                            85 (42)

2

Hazard ratio (IC à 95 %) 0,66 (0,50 ; 0,87) 3

 Valeur de p                                                      0,00480
 SG médiane, mois (IC à 95 %)               21,9 (18,3 ; 31,0)                  17,4 (13,6 ; 19,9)

4

 SSPMC                                           N = 198                             N = 93
 Nombre d’événements (%)                        106 (53,5)                          51 (54,8)
 Hazard ratio (IC à 95 %)2                                    0,48 (0,34 ; 0,69)

3

 Valeur de p                                                     < 0,00001
 Médiane (mois) (IC à 95 %)                   7,6 (6,2 ; 9,5)                     5,4 (4,1 ; 5,7)

TRO confirmé chez les patients

présentant une maladie N = 340 N = 171 mesurable

TRO (IC à 95 %)5 40,6 (35,3 ; 46,0) 22,8 (16,7 ; 29,8) 6

 Valeur de p                                                      0,00008
 RC (%)                                           3 (0,9)                             2 (1,2)
 RP (%)                                         135 (39,7)                          37 (21,6)

DDR

DDR médiane en mois (IC à 8,3 (6,2 ; 9,7) 6,3 (5,8 ; 8,9) 95 %)7 BICR = Blinded Independent Central Review (évaluation centralisée, indépendante, en aveugle) ; IC = intervalle de confiance ; SSP = survie sans progression ; SG = survie globale ; TRO = taux de réponse objective ; RC = réponse complète ; RP = réponse partielle ; DDR = durée de réponse. 1. L’analyse primaire de la SSP a été réalisée chez les 480 premiers patients randomisés. SSP basée sur les analyses de Kaplan-Meier. 2. Le hazard ratio et les intervalles de confiance à 95 % sont basés sur le modèle de régression de Cox stratifié à risques proportionnels avec contrôle des facteurs de stratification (présence ou antécédents de métastases cérébrales, indice de performance ECOG [Eastern Cooperative Oncology Group] et région du monde) 3. Valeur de p bilatérale basée sur la procédure de re-randomisation avec contrôle des facteurs de stratification 4. L’analyse inclut les patients avec antécédents ou présence de métastases cérébrales parenchymateuses à l’inclusion, y compris les lésions cibles et non-cibles. Elle n’inclut pas les patients présentant uniquement des lésions durales. 5. Intervalle de confiance exact bilatéral à 95 %, calculé à l’aide de la méthode de Clopper-Pearson 6. Test de Cochran-Mantel-Haenszel pour le contrôle des facteurs de stratification (présence ou antécédents de métastases cérébrales, indice de performance ECOG [Eastern Cooperative Oncology Group] et région du monde)

7. Calculée à l’aide de la méthode de transformation log-log complémentaire

Figure 1 : courbes de Kaplan-Meier pour la survie sans progression (évaluation BICR)

Survie sans progression TUC+Tras+Capé

Pbo+Tras+Capé

Mois depuis la randomisation Patients à risque TUC+Tras+Capé Pbo+Tras+Capé

Figure 2 : courbes de Kaplan Meier pour la survie sans progression (évaluation BICR) chez les patients présentant des métastases cérébrales

Survie sans progression
Pbo+Tras+Capé TUC+Tras+Capé

Mois depuis la randomisation Patients à risque TUC+Tras+Capé Pbo+Tras+Capé

Tel que prévu par le protocole, environ deux ans après la randomisation du dernier patient, l’analyse finale de la SG a été réalisée sur la base de 370 événements, ce qui correspondait à un suivi médian de 29,6 mois. La SG médiane était de 24,7 mois (IC à 95 % : 21,6 ; 28,9) pour les patients du bras

tucatinib + trastuzumab + capécitabine contre 19,2 mois (IC à 95 % : 16,4 ; 21,4) pour les patients du bras placebo + trastuzumab + capécitabine (HR = 0,725 ; IC à 95 % : 0,585 ; 0,898). L’analyse finale de la SG est présente dans la Figure 3.

Figure 3 : courbes de Kaplan-Meier pour la survie globale (analyse finale)

Survie globale TUC+Tras+Capé

Pbo+Tras+Capé

Mois depuis la randomisation Patients à risque TUC+Tras+Capé Pbo+Tras+Capé

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec TUKYSA dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le cadre des tumeurs mammaires malignes (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

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5.2Propriétés pharmacocinétiques

L’exposition plasmatique au tucatinib (ASCinf et Cmax) a montré des augmentations proportionnelles à la dose à des doses orales allant de 50 à 300 mg (0,17 à 1 fois la dose recommandée). Le tucatinib a présenté une accumulation d’un facteur 1,7 s’agissant de l’ASC et d’un facteur 1,5 s’agissant de la Cmax après administration de 300 mg de tucatinib deux fois par jour pendant 14 jours. Le délai d’obtention de l’état d’équilibre a été d’environ 4 jours.

Absorption

Après administration d’une dose orale unique de 300 mg de tucatinib, le délai médian d’obtention de la concentration plasmatique maximale a été d’environ 2,0 heures (intervalle : 1,0 à 4,0 heures).

Effets des aliments Après administration d’une dose unique de tucatinib chez 11 sujets ayant pris un repas à forte teneur lipidique (environ 58 % de lipides, 26 % de glucides et 16 % de protéines), l’ASCinf moyenne a augmenté d’un facteur 1,5, le tmax est passé de 1,5 heure à 4,0 heures et la Cmax est restée inchangée.

Les effets des aliments sur la pharmacocinétique du tucatinib n’ont pas été cliniquement significatifs ; le tucatinib peut donc être administré indifféremment avec ou sans aliments.

Distribution

Le volume de distribution apparent du tucatinib a été d’environ 1 670 L chez les sujets en bonne santé après administration d’une dose unique de 300 mg. Le taux de liaison avec les protéines plasmatiques a été de 97,1 % aux concentrations cliniquement pertinentes.

Biotransformation

Le tucatinib est métabolisé principalement par le CYP2C8 et, dans une moindre mesure, via le CYP3A et l’aldéhyde oxydase.

Études d’interactions médicamenteuses in vitro Le tucatinib est un substrat du CYP2C8 et du CYP3A.

Le tucatinib est un inhibiteur réversible du CYP2C8 et du CYP3A et un inhibiteur du CYP3A dépendant du temps, aux concentrations cliniquement pertinentes.

Le tucatinib est peu susceptible d’inhiber le CYP1A2, le CYP2B6, le CYP2C9, le CYP2C19, le CYP2D6 et l’UGT1A1 aux concentrations cliniquement pertinentes.

Le tucatinib est un substrat de la P-gp et de la BCRP. Le tucatinib n’est pas un substrat des transporteurs OAT1, OAT3, OCT1, OCT2, OATP1B1, OATP1B3, MATE1, MATE2-K et BSEP.

Le tucatinib inhibe le transport de la metformine médié par MATE1/MATE2-K et le transport de la créatinine médié par OCT2/MATE1. L’augmentation de la créatinine sérique observée dans les études cliniques menées avec le tucatinib est due à l’inhibition de la sécrétion tubulaire de la créatinine via les protéines OCT2 et MATE1.

Élimination

Après administration d’une dose orale unique de 300 mg, le tucatinib est éliminé du plasma avec une demi-vie moyenne géométrique d’environ 8,5 heures et une clairance apparente de 148 L/h chez les sujets en bonne santé.

Excrétion Le tucatinib est majoritairement éliminé par voie hépatobiliaire et ne fait pas l’objet d’une élimination rénale appréciable. Après administration d’une dose orale unique de 300 mg de 14C-tucatinib, environ 85,8 % de la dose radiomarquée totale ont été retrouvés dans les selles (15,9 % de la dose administrée sous forme de tucatinib inchangé) et 4,1 % dans les urines, avec une récupération totale globale de 89,9 % dans les 312 heures après administration. Dans le plasma, environ 75,6 % de la radioactivité plasmatique ont été retrouvés sous forme inchangée, 19 % ont été imputés aux métabolites identifiés et 5 % environ n’ont pu être imputés.

Populations particulières

D’après l’analyse pharmacocinétique de population en fonction des caractéristiques démographiques, l’âge (< 65 ans [N = 211] ; ≥ 65 ans [N = 27]), l’albumine (25,0 à 52,0 g/L), la clairance de la créatinine (ClCr de 60 à 89 mL/min [N = 89] ; ClCr de 30 à 59 mL/min [N = 5]), le poids (40,7 à 138,0 kg) et l’origine ethnique (blancs [N = 168], noirs [N = 53] ou asiatiques [N = 10]) n’ont pas eu d’effet cliniquement significatif sur l’exposition au tucatinib. Aucune donnée n’est disponible concernant les sujets atteints d’insuffisance rénale sévère.

Insuffisance rénale La pharmacocinétique du tucatinib n’a pas été évaluée dans le cadre d’une étude dédiée spécifiquement à l’insuffisance rénale.

Insuffisance hépatique L’insuffisance hépatique légère (Child-Pugh A) et modérée (Child-Pugh B) n’a eu aucun effet cliniquement pertinent sur l’exposition au tucatinib. L’ASCinf du tucatinib a augmenté d’un facteur 1,6 chez les sujets atteints d’insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C) par comparaison avec les sujets présentant une fonction hépatique normale. Aucune donnée n’est disponible concernant les patients atteints de cancer du sein et présentant une insuffisance hépatique sévère.

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5.3Données de sécurité préclinique

Aucune étude de cancérogenèse n’a été réalisée avec le tucatinib.

Le tucatinib n’était pas clastogène ou mutagène lors de la batterie standard de tests de génotoxicité.

Lors des études de toxicité en administration répétée chez le rat, une diminution des corps jaunes/ kystes du corps jaune, une augmentation des cellules interstitielles de l’ovaire, une atrophie de l’utérus et une mucification du vagin ont été observées à des doses de ≥ 6 mg/kg/jour administrées deux fois par jour, équivalant à 0,09 fois l’exposition humaine sur la base de l’ASC0-12 à la dose recommandée. Aucun effet histologique n’a été observé au niveau de l’appareil reproducteur des mâles ou des femelles chez le singe cynomolgus ni au niveau de l’appareil reproducteur des mâles chez le rat à des doses conduisant à des niveaux d’exposition jusqu’à 8 fois (chez le singe) ou 13 fois (chez le rat) l’exposition humaine atteinte à la dose recommandée sur la base de l’ASC0-12.

Des études sur le développement embryo-fœtal ont été réalisées chez le lapin et le rat. Chez les lapines gravides, une augmentation des résorptions, une diminution du pourcentage de fœtus vivants et des malformations squelettiques, viscérales et externes ont été observées chez les fœtus à ≥ 90 mg/kg/jour ; à cette dose, l’exposition maternelle est à peu près équivalente à l’exposition humaine atteinte à la dose recommandée sur la base de l’ASC. Chez les rates gravides, des diminutions du poids maternel et de la prise de poids ont été observées à des doses de ≥ 90 mg/kg/jour. Une diminution du poids et un retard d’ossification ont été observés chez le fœtus à ≥ 120 mg/kg/jour ; à cette dose, l’exposition maternelle est environ 6 fois supérieure à l’exposition humaine atteinte à la dose recommandée sur la base de l’ASC.

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6Données pharmaceutiques

6.1Liste des excipients
Noyau du comprimé

Copovidone (E1208) Crospovidone (E1202) Chlorure de sodium Chlorure de potassium (E508) Hydrogénocarbonate de sodium (E500) Silice colloïdale anhydre (E551) Stéarate de magnésium Cellulose microcristalline

Pelliculage

Alcool polyvinylique (E1203) Dioxyde de titane (E171) Macrogol 4000 (E1521)

Talc (E553b) Oxyde de fer jaune (E172)

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6.2Incompatibilités

Sans objet.

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6.3Durée de conservation

3 ans.

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6.4Précautions particulières de conservation

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

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6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur

Plaquette en OPA/alu/PVC soudée par une feuille d’aluminium.

TUKYSA 50 mg comprimés pelliculés

Chaque boîte contient 88 comprimés pelliculés (11 plaquettes contenant chacune 8 comprimés).

TUKYSA 150 mg comprimés pelliculés

Chaque boîte contient 84 comprimés pelliculés (21 plaquettes contenant chacune 4 comprimés).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées

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6.6Précautions particulières d'élimination

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

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7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché

Pfizer Europe MA EEIG Boulevard de la Plaine 17 1050 Bruxelles Belgique

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8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché

TUKYSA 50 mg comprimés pelliculés : EU/1/20/1526/001 TUKYSA 150 mg comprimés pelliculés : EU/1/20/1526/002

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9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 11 février 2021 Date du dernier renouvellement : 17 septembre 2025

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10Date de mise à jour du texte

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

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Références

Ce produit ailleurs