1Dénomination du médicament
Quofenix 300 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion
2Composition qualitative et quantitative
Chaque flacon contient 300 mg de délafloxacine, sous forme de sel de méglumine. Après reconstitution, chaque mL contient 25 mg de délafloxacine.
Excipient(s) à effet notoire Chaque flacon contient 2 480 mg de sulfobutyle bétadex de sodium. Chaque flacon contient 175 mg de sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3Forme pharmaceutique
Poudre pour solution à diluer pour perfusion (poudre à diluer). Jaune clair à brun clair, qui peut présenter des fissures et des rétractions et de légères variations de texture et de couleur.
4Informations cliniques
4.1Indications thérapeutiques
Quofenix est indiqué dans le traitement des infections suivantes chez l’adulte :
- bactériennes aiguës de la peau et des tissus mous (IBAPTM)
- pneumonies communautaires (PC)
lorsque les autres antibiotiques habituellement recommandés en première intention dans le traitement de ces infections sont jugés inappropriés (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.
4.2Posologie et mode d'administration
Posologie
La dose recommandée est de 300 mg de délafloxacine administrés toutes les 12 heures en perfusion intraveineuse de 60 minutes. Le traitement initial par voie intraveineuse peut être poursuivi par voie orale avec des comprimés de 450 mg de délafloxacine administrés toutes les 12 heures, selon l’avis médical. La durée totale du traitement est de 5 à 14 jours pour les IBAPTM et de 5 à 10 jours pour les PC.
Populations particulières
Patients âgés Aucune adaptation posologique n’est requise. Comme avec les autres médicaments de la classe des fluoroquinolones, les patients âgés de plus de 60 ans présentent un risque accru de tendinopathies graves, dont des ruptures de tendons (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance rénale Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (ClCr ≥ 30 ml/min). Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 ml/min), la posologie doit être diminuée à 200 mg par voie intraveineuse toutes les
12 heures ; ces patients peuvent également recevoir 450 mg de délafloxacine par voie orale toutes les 12 heures (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Quofenix est déconseillé chez les patients présentant une insuffisance rénale terminale.
Insuffisance hépatique Aucune adaptation posologique n’est nécessaire (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique Quofenix est contre-indiqué chez les enfants et les adolescents (voir rubrique 4.3).
Mode d’administration
Voie intraveineuse. Pour les instructions concernant la reconstitution et la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
4.3Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Hypersensibilité à tout antibiotique de la famille des quinolones ou des fluoroquinolones. Antécédents de tendinopathies liées à l’administration d’une fluoroquinolone. Grossesse, femmes en âge de procréer n’utilisant pas de moyen de contraception et allaitement (voir rubrique 4.6). Enfants et adolescents en période de croissance âgés de moins de 18 ans (voir rubrique 4.2).
4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
L’utilisation de la délafloxacine doit être évitée chez les patients qui ont déjà présenté des effets indésirables graves lors de l’utilisation de quinolones ou de fluoroquinolones (voir rubrique 4.8). Chez ces patients, le traitement par délafloxacine ne doit être instauré qu’en l’absence d’alternatives thérapeutiques, après une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque (voir également rubrique 4.3).
Contraception
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser un moyen de contraception efficace pendant le traitement (voir rubrique 4.6).
Anévrisme et dissection aortiques et régurgitation/incompétence des valves cardiaques
Les études épidémiologiques font état d’un risque accru d’anévrisme et de dissection aortiques, en particulier chez les personnes âgées, ainsi que de régurgitation de la valve aortique et la valve mitrale après la prise de fluoroquinolones. Des cas d'anévrisme et de dissection aortiques, parfois compliqués par une rupture (y compris fatale), et de régurgitation/incompétence de l'une des valves cardiaques ont été signalés chez des patients recevant des fluoroquinolones (voir rubrique 4.8). Par conséquent, les fluoroquinolones ne doivent être utilisées qu'après une évaluation attentive des bénéfices potentiels et des risques encourus, et qu’après avoir envisagé d'autres options thérapeutiques en cas d’antécédents familiaux confirmés d'anévrisme ou de valvulopathie cardiaque congénitale, ou en cas d’anévrisme aortique et/ou de dissection aortique ou encore de valvulopathie cardiaque préexistant(e) diagnostiqué(e), ou en présence d'autres facteurs de risque ou conditions prédisposant
- à la fois à l'anévrisme ou la dissection aortique et à la régurgitation/l’incompétence des valves
cardiaques (par exemple, troubles du tissu conjonctif tels que syndrome de Marfan ou syndrome d'Ehlers-Danlos, syndrome de Turner, maladie de Behçet, l’hypertension artérielle, polyarthrite rhumatoïde) ou encore
- à l'anévrisme et la dissection aortiques (par ex. les troubles vasculaires tels que l'artérite de Takayasu
ou l'artérite à cellules géantes [maladie de Horton], l'athérosclérose connue, ou le syndrome de Sjögren) ou encore
- à la régurgitation/l’incompétence des valves cardiaques (par ex. endocardite infectieuse).
Le risque d'anévrisme et de dissection aortiques, ainsi que de rupture des valves aortiques peut également être augmenté chez les patients traités simultanément par des corticostéroïdes systémiques. En cas de douleurs abdominales, thoraciques ou dorsales soudaines, il doit être conseillé aux patients de consulter un médecin dans un service d'urgence. Il convient de conseiller aux patients de consulter immédiatement un médecin en cas de dyspnée aiguë, d'apparition de nouvelles palpitations cardiaques ou du développement d'un oedème de l'abdomen ou des membres inférieurs.
Tendinites et ruptures des tendons
Des tendinites et des ruptures de tendons (affectant particulièrement mais pas uniquement le tendon d’Achille), parfois bilatérales, peuvent survenir dès les premières 48 heures de traitement par les quinolones et fluoroquinolones, et leur survenue a été rapportée jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt du traitement. Le risque de tendinites et de ruptures de tendons est augmenté chez les patients âgés, les patients présentant une insuffisance rénale, les patients ayant reçu des greffes d’organes solides, ou les patients traités simultanément par corticoïdes. Par conséquent, l’utilisation concomitante de corticoïdes doit être évitée. Aux premiers signes de tendinite (par exemple, gonflement douloureux, inflammation), le traitement par la délafloxacine doit être interrompu, et le recours à un autre traitement doit être envisagé. Le ou les membres atteints doivent être traités de manière appropriée (par exemple, immobilisation). Les corticoïdes ne doivent pas être utilisés si des signes de tendinopathie apparaissent (voir rubrique 4.8).
Neuropathie périphérique
Des cas de polyneuropathies sensorielles ou sensitivo-motrices se traduisant par des paresthésies, des hypoesthésies, des dysesthésies ou une faiblesse musculaire, ont été rapportés chez des patients traités par des quinolones et des fluoroquinolones. Afin de prévenir une évolution vers un état potentiellement irréversible, les patients traités par la délafloxacine doivent être invités à contacter leur médecin avant de poursuivre le traitement si des symptômes de neuropathie tels que des douleurs, une sensation de brûlure, des picotements, un engourdissement ou une faiblesse musculaire apparaissent (voir rubrique 4.8).
Effets sur le système nerveux central
Les fluoroquinolones ont été associées à une augmentation du risque de survenue d’effets touchant le système nerveux central (SNC), notamment : convulsions et augmentation de la pression intracrânienne (y compris syndrome d’hypertension intra-crânienne bénigne) et psychose toxique. Ces effets sur le SNC dus aux fluoroquinolones peuvent également se traduire par une nervosité, une agitation, une insomnie, une anxiété, des cauchemars, une paranoïa, des sensations vertigineuses, une confusion, des tremblements, des hallucinations, une dépression et des pensées ou des gestes suicidaires. Ces effets indésirables peuvent survenir dès la première administration. S’ils apparaissent chez des patients traités par la délafloxacine, le traitement doit être immédiatement interrompu et des mesures appropriées mises en place. La délafloxacine doit être utilisée lorsque les bénéfices du traitement sont supérieurs aux risques chez les patients atteints de troubles du SNC connus ou suspectés (par exemple, artériosclérose cérébrale grave, épilepsie) ou en présence d’autres facteurs de risques susceptibles de prédisposer à des crises convulsives ou d’abaisser le seuil épileptogène .
Exacerbation d’une myasthénie
Les fluoroquinolones ont une activité de blocage neuromusculaire et peuvent exacerber la faiblesse musculaire chez les personnes atteintes de myasthénie. Des effets indésirables graves survenus après la commercialisation, incluant des décès et le recours à une assistance respiratoire, ont été associés à
l’utilisation des fluoroquinolones chez les personnes atteintes de myasthénie. L’utilisation de la délafloxacine est déconseillée chez les personnes ayant des antécédents connus de myasthénie.
Infections associées à Clostridioides difficile
Des infections associées à Clostridioides difficile, d’une sévérité allant d’une forme de diarrhée légère jusqu’à la colite mettant en jeu le pronostic vital, ont été rapportées avec l’utilisation de presque tous les antibiotiques systémiques. Le diagnostic d’une infection associée à Clostridioides difficile doit être envisagé chez tous les patients qui présentent une diarrhée. Si une infection associée à Clostridioides difficile est suspectée ou confirmée, le traitement par la délafloxacine doit être arrêté et des mesures thérapeutiques appropriées ainsi qu’un traitement antibactérien spécifique de C. difficile doivent être envisagés. Les médicaments inhibant le péristaltisme sont contre-indiqués en cas de suspicion d’une infection associée à Clostridioides difficile.
Réactions d’hypersensibilité
Les patients qui présentent une hypersensibilité connue à la délafloxacine ou à d’autres fluoroquinolones ne doivent pas prendre Quofenix (voir rubrique 4.3). Des réactions d’hypersensibilité (anaphylactiques) graves et parfois fatales ont été rapportées chez les patients traités par des antibiotiques de la famille des fluoroquinolones. Avant d’instaurer le traitement par la délafloxacine, il convient de s’assurer que le patient n’a jamais présenté de réactions d’hypersensibilité à d’autres antibiotiques de la famille des quinolones ou des fluoroquinolones. En cas de réaction anaphylactique à la délafloxacine, il faut arrêter immédiatement l’administration du médicament et mettre en place un traitement approprié.
Patients présentant une insuffisance rénale
Une adaptation posologique est requise chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.2). La sécurité et l’efficacité des recommandations pour une adaptation posologique chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère n’ont pas été évaluées cliniquement et sont basées sur des données de modélisation de la pharmacocinétique. La délafloxacine doit être utilisée chez ces patients seulement lorsqu’on estime que le bénéfice clinique attendu est supérieur au risque potentiel. La réponse clinique au traitement et la fonction rénale doivent être étroitement surveillées chez ces patients. Une accumulation de sulfobutyle bétadex de sodium, le véhicule intraveineux, survient chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère ; le taux de créatinine sérique doit donc faire l’objet d’une surveillance attentive chez ces patients et, en cas d’augmentation de ce taux, une poursuite du traitement avec des comprimés de 450 mg de délafloxacine pris toutes les 12 heures doit être envisagé. Quofenix est déconseillé chez les patients présentant une ’insuffisance rénale terminale.
Limitations des données cliniques
Dans les deux principaux essais sur les IBAPTM, les infections traitées se limitaient à des cellulites/érysipèles, des abcès et des infections de plaies. Aucun autre type d’infections cutanées n’a été évalué. Aucun patient présentant un choc toxique ou une neutropénie (numération des neutrophiles < 500 cellules/mm3) ou sévèrement immunodéprimé n’a été inclus dans ces études. On dispose d’une expérience limitée chez les patients âgés de plus de 75 ans. Cependant, la population étudiée dans les pneumonies communautaires était plus âgée que celle étudiée dans les IBAPTM (48,3% des sujets ≥ 65 ans et 23, 9% ≥ 75 ans). Dans la population PC, 90.7% des patients avaient un score de sévérité de pneumonie CURB-65 ≤ 2. Cependant 69,3% ont été catégorisés en score PORT de classe III et 30,7% des patients avait un score PORT > III.
Effets indésirables graves, durables, invalidants et potentiellement irréversibles
De très rares cas d’effets indésirables graves, persistants (durant plusieurs mois ou années), invalidants et potentiellement irréversibles, portant sur différents organes, parfois avec atteintes multiples (musculo-squelettiques, nerveux, psychiatriques et sensoriels), ont été rapportés chez des patients traités par des quinolones ou des fluoroquinolones, indépendamment de leur âge et des facteurs de risque préexistants. L’administration de la délafloxacine doit être arrêtée dès les premiers signes ou symptômes d’un effet indésirable grave, et les patients doivent être invités à contacter leur médecin pour un avis médical.
Surinfection
Lors d’utilisation de la délafloxacine, des microorganismes non sensibles aux fluoroquinolones peuvent provoquer une surinfection. Si une infection secondaire survient pendant le traitement, des mesures appropriées doivent être prises.
Troubles de la glycémie
Comme avec toutes les quinolones, des perturbations de la glycémie (incluant l’hypoglycémie et l’hyperglycémie) ont été rapportées (voir rubrique 4.8), principalement chez des patients diabétiques recevant un traitement concomitant par un hypoglycémiant oral (par exemple, glibenclamide) ou par insuline. Des cas de coma hypoglycémique ont été rapportés. Chez les patients diabétiques, une surveillance étroite de la glycémie est recommandée. Il n’y a pas de données disponibles concernant la survenue de cas graves d’hypoglycémie entraînant un coma ou un décès après l’utilisation de la délafloxacine.
Réactions cutanées bulleuses graves
Des cas de réactions cutanées bulleuses telles qu’un syndrome de Stevens-Johnson ou une nécrolyse épidermique toxique ont été rapportés avec d’autres fluoroquinolones. Les patients doivent être informés de la nécessité de contacter immédiatement leur médecin avant de continuer le traitement si surviennent des réactions au niveau de la peau et/ou des muqueuses.
Patients présentant un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase
Les patients ayant des antécédents familiaux, ou présentant un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase, peuvent être sujets à des réactions hémolytiques lors d’un traitement avec d’autres quinolones. Par conséquent, la délafloxacine doit être utilisée avec prudence chez ces patients.
Excipients
Ce médicament contient du bétadex de sulfobutyléther sodique. Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère, une accumulation de cyclodextrines peut se produire.
Ce médicament contient 175 mg de sodium par flacon, ce qui équivaut à 8,8% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2g de sodium par adulte.
4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Effet d’autres médicaments sur la délafloxacine
Aucune donnée n’est disponible sur les effets spécifiques d’autres médicaments sur la délafloxacine. Les interactions potentielles connues avec les fluoroquinolones doivent être prises en compte.
Effet de la délafloxacine sur d’autres médicaments
Substance active chélatrice : antiacides, sucralfate, cations métalliques, multivitamines
Aucune donnée n’est disponible concernant une éventuelle interaction de la délafloxacine intraveineuse avec des multivitamines, la didanosine ou des cations métalliques. La délafloxacine ne doit toutefois pas être administrée en association avec une solution contenant des cations multivalents, comme du magnésium, dans la même ligne de perfusion (voir rubriques 4.2 et 6.2).
4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser un moyen de contraception efficace pendant le traitement par la délafloxacine.
Grossesse
Il n’existe pas de données ou il existe des données limitées sur l’utilisation de la délafloxacine chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). En l’absence de données chez l’Homme et de résultats issus d’études non cliniques évaluant des expositions thérapeutiques chez l’Homme, la délafloxacine est contre- indiquée pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer qui n’utilisent aucun moyen de contraception (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Allaitement
On ne sait pas si la délafloxacine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Les données pharmacodynamiques/toxicologiques disponibles chez l’animal ont mis en évidence l’excrétion de la délafloxacine et ses métabolites dans le lait (voir rubrique 5.3). Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. L’allaitement est contre-indiqué pendant le traitement par délafloxacine.
Fertilité
Les effets de la délafloxacine sur la fertilité humaine n’ont pas été étudiés. Les études non cliniques menées sur la délafloxacine chez des rats n’ont pas mis en évidence d’effets délétères sur la fertilité ni sur les performances de reproduction (voir rubrique 5.3).
4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Quofenix a une influence modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Certains effets indésirables (par exemple, sensations vertigineuses, céphalées, troubles de la vision) peuvent compromettre l’aptitude à se concentrer et à réagir, et donc entraîner un risque lorsque le patient conduit un véhicule, utilise une machine ou pratique d’autres activités exigeant vigilance et coordination.
4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquents rapportés dans les IBAPTM (études de phase 2 et 3) et PC (étude de phase 3 ) exposés à une forme intraveineuse ou orale de délafloxacine ont été des diarrhées, des nausées et une augmentation des transaminases (5,86%, 5,47% and 2,85% respectivement) qui ont été d’intensité légère à modérée.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables suivants, classés par terme préférentiel et classe de systèmes d’organes ainsi que par fréquence, ont été identifiés dans quatre études comparatives de phases 2 et 3 menées sur les IBAPTM et dans une étude de phase 3 dans les PC. Les fréquences sont définies comme suit : très
fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).
Classe de Fréquent Peu fréquent Rare systèmes d’organes
Infections et Infection fongique Infection à Infection des voies
infestations Clostridioides difficile urinaires
(voir rubrique 4.4) Sinusite
Affections Anémie Thrombopénie hématologiques et Leucopénie Neutropénie du système INR augmenté
lymphatique
Affections du Hypersensibilité (voir Allergie saisonnière système rubrique 4.4)
immunitaire
Troubles du Hyperglycémie (voir Hypoglycémie (voir métabolisme et de rubrique 4.4) rubrique 4.4) la nutrition Diminution de l’appétit Hyperuricémie
Hypokaliémie Potassium sanguin augmenté
Affections Insomnie Hallucinations auditives psychiatriques* Anxiété
Rêves anormaux État confusionnel
Affections du Céphalées Neuropathie Présyncope système nerveux* périphérique Somnolence
(dont paresthésie et hypoesthésie) (voir rubrique 4.4) Sensations vertigineuses Dysgueusie
Affections Vision floue Sécheresse oculaire oculaires*
Affections de Vertiges
l’oreille et du Acouphènes
labyrinthe* Trouble vestibulaire
Affections Palpitations Tachycardie sinusale
cardiaques** Bradycardie
Affections Hypertension Thrombose veineuse
vasculaires** Hypotension profonde
Bouffée congestive Phlébite
Affections Dyspnée Toux respiratoires, Gorge sèche
thoraciques et médiastinales
Classe de Fréquent Peu fréquent Rare systèmes d’organes
Affections gastro- Diarrhée Stomatite Gastrite érosive
intestinales Vomissements Douleurs abdominales Reflux gastro-
Nausées Dyspepsie œsophagien
Bouche sèche Paresthésie orale
Flatulences Hypoesthésie buccale
Constipation Glossodynie
Altération de la couleur des fèces
Affections Augmentation des Augmentation des Diminution de hépatobiliaires transaminases phosphatases alcalines l’albuminémie
Augmentation de la gamma- glutamyltransférase
Affections de la Prurit Dermatite allergique Alopécie peau et du tissu Urticaire Sueurs froides sous-cutané Éruption cutanée Sueurs nocturnes
Hyperhidrose
Affections Arthralgie Arthrite réactionnelle musculo- Myalgie Myosite squelettiques et Tendinite (voir Spasme musculaire systémiques* rubrique 4.4)
Douleur musculo- squelettique (par ex. extrémités douloureuses, dorsalgie, cervicalgie), faiblesse musculaire. Augmentation de la créatine phosphokinase dans le sang
Affections du rein Atteinte de la fonction Hématurie et des voies rénale Présence de cristaux urinaires urinaires Troubles Réaction au point de Fièvre Œdème périphérique généraux et perfusion Tuméfaction locale Frissons anomalies au site Fatigue Complication liée au d’administration* dispositif médical Lésions, Complication de plaie
intoxications et complications liées aux procédures
Description des effets indésirables sélectionnés
*De très rares cas d’effets indésirables graves, persistants (durant plusieurs mois ou années), invalidants et potentiellement irréversibles, portant sur différents organes, parfois avec atteintes multiples (telles que tendinites, ruptures de tendons, arthralgies, douleurs dans les extrémités, anomalie de la démarche, neuropathies associées à une paresthésie et névralgie, fatigue, troubles psychiatriques (incluant troubles du sommeil, anxiété, attaques de panique, dépression et idées suicidaires), troubles de la mémoire et de la concentration, et altération de l’audition, de la vision, du goût ou de l’odorat), ont été rapportés lors d’utilisation de quinolones ou de fluoroquinolones, indépendamment de facteurs de risque préexistants (voir rubrique 4.4).
** Des cas d'anévrisme et de dissection aortique, parfois compliqués par une rupture (y compris fatale), et de régurgitation/incompétence de l'une des valves cardiaques ont été signalés chez des patients recevant des fluoroquinolones (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
4.9Surdosage
La dose intraveineuse quotidienne la plus élevée administrée au cours des études cliniques était de 1 200 mg ; les patients qui l’ont reçue n’ont pas présenté d’effet indésirable ni d’anomalies aux tests de biologie clinique pendant l’étude. Le traitement d’un surdosage à la délafloxacine implique la surveillance du patient et l’instauration d’un traitement symptomatique.
5Propriétés pharmacologiques
5.1Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antibactériens à usage systémique, fluoroquinolones, code ATC : J01MA23
Mécanisme d’action
La délafloxacine inhibe la topoisomérase IV et l’ADN gyrase (topoisomérase II) bactériennes, enzymes nécessaires à la réplication, la transcription, la réparation et la recombinaison de l’ADN bactérien.
Résistance
La résistance aux fluoroquinolones, dont la délafloxacine, peut survenir par mutations dans des enzymes cibles, la topoisomérase IV et l’ADN gyrase, dans des régions définies portant ces mutations (Quinolone-Resistance Determining Regions, QRDR), ou par d’autres mécanismes de résistance, comme les mécanismes d’efflux.
Une résistance croisée entre la délafloxacine et d’autres fluoroquinolones peut être observée, bien que certains isolats résistants à d’autres fluoroquinolones puissent rester sensibles à la délafloxacine.
Seuils des tests de sensibilité Les critères d’interprétation des concentrations minimales inhibitrices (CMI) pour les tests de sensibilité ont été établis par le Comité européen des antibiogrammes (EUCAST) pour la délafloxacine et sont énumérés ci-dessous : https://www.ema.europa.eu/documents/other/minimum- inhibitory-concentration-mic-breakpoints_en.xlsx Relation pharmacocinétique/pharmacodynamique
Comme pour d’autres antibiotiques de la famille des quinolones, le rapport ASC24 de la fraction libre/CMI s’est avéré être le paramètre pharmacocinétique/pharmacodynamique le plus prédictif de l’efficacité de la délafloxacine.
Efficacité clinique vis-à-vis de bactéries pathogènes spécifiques
L'efficacité a été démontrée dans des études cliniques contre des bactéries pathogènes sensibles in vitro à la délafloxacine et listées ci-après sous chaque indication.
Infections bactériennes aiguës de la peau et des tissus mous
Bactéries à Gram positif :
- Staphylococcus aureus (y compris résistant à la méticilline [SARM])
- Staphylococcus haemolyticus
- Staphylococcus hominis
- Staphylococcus lugdunensis
- Streptococcus agalactiae
- Groupe de Streptococcus anginosus (y compris Streptococcus anginosus, Streptococcus intermedius et Streptococcus constellatus)
- Streptococcus dysgalactiae
- Groupe de Streptococcus mitis (y compris Streptococcus cristatus, Streptococcus gordonii, Streptococcus oralis, Streptococcus mitis et Streptococcus sanguinis)
- Streptococcus pyogenes
- Enterococcus faecalis
Bactéries à Gram négatif :
- Escherichia coli
- Enterobacter cloacae
- Klebsiella pneumoniae
- Pseudomonas aeruginosa
Pneumonies communautaires
Bactéries à Gram positif :
- Streptococcus pneumoniae
- Staphylococcus aureus (SASM)
Bactéries à Gram négatif :
- Haemophilus influenzae
- Escherichia coli
Atypiques :
- Chlamydia pneumoniae
- Legionella pneumophila
- Mycoplasma pneumoniae
L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Quofenix dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement des infections bactériennes aiguës de la peau et des tissus mous et des pneumonies communautaires (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).
5.2Propriétés pharmacocinétiques
Après l’administration intraveineuse de 300 mg de délafloxacine toutes les 12 heures, la concentration à l’état d’équilibre est atteinte approximativement en 3 à 5 jours, avec une accumulation de 10 % environ après plusieurs administrations. La demi-vie de la délafloxacine administrée par voie IV est de l’ordre de 10 heures. La pharmacocinétique de la délafloxacine est comparable chez les patients présentant des IBAPTM ou des PC et chez les volontaires sains.
Absorption
La concentration plasmatique maximale de délafloxacine est atteinte à la fin de la perfusion intraveineuse d’une heure. La formulation IV de 300 mg et les comprimés de 450 mg sont bioéquivalents pour l’exposition totale (ASC).
Distribution
Le volume de distribution de la délafloxacine à l’état d’équilibre est d’environ 40 L, soit un volume comparable à la quantité totale d’eau contenue dans l’organisme. La liaison aux protéines plasmatiques de la délafloxacine avoisine 84 % ; elle se lie principalement à l’albumine. La liaison aux protéines plasmatiques de la délafloxacine n’est pas influencée significativement par le degré d’insuffisance rénale. Après administration IV de 7 doses de 300 mg de délafloxacine à 30 volontaires sains, l’ASC0-12 moyenne de la délafloxacine (3,6 h*µg/mL) dans les macrophages alvéolaires a été de 83% de l’ASC0-12 du plasma libre et l’ASC0-12 moyenne de la délafloxacine (2,8 h* µg/mL) du fluide endo- alvéolaire a été de 65% de l’ASC0-12 du plasma libre.
Biotransformation
La glucuronidation est la principale voie métabolique de la délafloxacine, moins de 1 % de la dose administrée subissant un métabolisme oxydatif. La glucuronidation de la délafloxacine est principalement médiée par les isoenzymes UGT1A1, UGT1A3 et UGT2B15. Le médicament mère inchangé est le principal composant retrouvé dans le plasma. Il n’y a pas de métabolite circulant significatif (moyenne = 9,6 %) chez l’Homme. Les données in vitro indiquent qu’aux concentrations cliniquement pertinentes , la délafloxacine n’inhibe pas les cytochromes P450 CYP1A2, CYP2A6, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9, CYP2C19, CYP2D6, CYP2E1 et CYP3A4/5, ni les isoenzymes des UDP-glucuronosyltransférases UGT1A1 et UGT2B7. La délafloxacine ne provoque pas d’induction des CYP1A2, CYP2B6, CYP2C9, CYP2C8, CYP2C19 et CYP3A4/5. De même, aux concentrations cliniquement pertinentes, la délafloxacine n’inhibe pas les transporteurs MDR1, BCRP, OAT1, OAT3, OCT1, OCT2, OATP1B1, OATP1B3, MATE1, MATE2K et BSEP. La délafloxacine est un substrat probable de la BCRP.
Élimination
Après l’administration intraveineuse d’une dose unique de délafloxacine marquée au 14C, 65 % de la radioactivité est excrétée dans les urines et 28 % dans les selles. La délafloxacine est excrétée dans les urines à la fois inchangée et sous forme de métabolites glucuronides. La radioactivité retrouvée dans les selles est due à la délafloxacine inchangée.
Patients obèses (IMC ≥ 30 kg/m2)
Les paramètres pharmacocinétiques ne sont pas altérés chez les patients obèses (IMC ≥ 30 kg/m2).
Insuffisance hépatique
Aucun changement cliniquement significatif de la Cmax et de l’ASC∞ de la délafloxacine n’a été observé après l’administration intraveineuse d’une dose unique de 300 mg de délafloxacine à des patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée ou sévère (classes A, B et C de Child- Pugh) en comparaison à des sujets sains contrôles ayant des caractéristiques similaires.
Insuffisance rénale
Après l’administration intraveineuse d’une dose unique de 300 mg à des patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée ou sévère ou une insuffisance rénale terminale traitée par hémodialyse, avec et sans hémodialyse après l’administration, l’exposition totale (ASCt) moyenne était respectivement 1,3 ; 1,7 ; 2,1 ; 3,5 et 4,1 fois plus élevée que chez des sujets contrôles ayant des caractéristiques similaires. Les concentrations maximales chez les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée étaient similaires à celles des sujets sains, tandis qu’elles étaient respectivement 2,1 ; 5,9 et 6,4 fois plus élevées chez les patients présentant une insuffisance rénale
sévère ou une insuffisance rénale terminale traitée par hémodialyse, avec et sans hémodialyse après l’administration. Une accumulation de sufobutyle bétadex de sodium, le véhicule intraveineux, survient chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère ou une insuffisance rénale terminale traitée par hémodialyse. L’exposition systémique (ASC) moyenne augmentait respectivement de 2,2 ; 5,3 ; 8,5 et 29,8 fois chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée, une insuffisance rénale sévère ou une insuffisance rénale terminale, avec et sans hémodialyse après l’administration, par rapport au groupe témoin sain. L’exposition maximale (Cmax) moyenne était augmentée respectivement d’environ 2, 5 et 7 fois chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère ou une insuffisance rénale terminale, avec et sans hémodialyse après l’administration, par rapport au groupe témoin sain. Les adaptations posologiques requises lors d’insuffisance rénale sont décrites à la rubrique 4.2.
Patients âgés
L’âge n’a pas d’effet significatif sur la pharmacocinétique de la délafloxacine, et il n’est donc pas nécessaire d’adapter la posologie en fonction de l’âge.
Population pédiatrique
Aucun essai clinique n’a été mené chez des patients pédiatriques recevant de la délafloxacine.
Sexe
Aucune différence cliniquement significative de la pharmacocinétique de la délafloxacine liée au sexe n’a été observée chez des sujets sains ou chez des patients présentant des IBAPTM ou des PC. Aucune adaptation posologique n’est recommandée en fonction du sexe.
5.3Données de sécurité préclinique
Des études de toxicité à doses répétées menées chez des rats et des chiens ont principalement mis en évidence des effets gastro-intestinaux, dont une dilatation du cæcum (administration orale uniquement), des selles anormales et une diminution de la prise alimentaire et/ou une perte de poids chez les rats, et des vomissements, une salivation et des selles anormales/une diarrhée chez les chiens. En outre, dans l’étude pivot IV de 4 semaines réalisée chez des chiens, des augmentations des taux sériques d’ALAT et de PA et des diminutions des taux de protéines totales et des globulines ont été rapportées à la fin de la période de traitement chez des animaux recevant la dose la plus élevée (75 mg/kg). Il est important de noter que les effets gastro-intestinaux et la légère augmentation des enzymes hépatiques chez les chiens n’étaient pas associés à des changements histopathologiques des tissus gastro-intestinaux et annexes (pancréas, foie). Aucun effet indésirable n’a été observé chez des rats à une exposition environ deux fois supérieure à l’exposition humaine, ni chez des chiens à une exposition comparable à celle de l’Homme. Dans des études sur le développement embryofœtal menées chez des rats et des lapins, la délafloxacine n’a pas montré d’effets tératogènes, mais a causé un retard de croissance fœtale et des retards d’ossification à des doses provoquant une toxicité maternelle. Chez les rats, des effets sont survenus chez des foetus à un niveau d’exposition (basée sur l’ASC) plus de deux fois supérieur environ à celui observé chez l’Homme ; chez les lapins, une espèce connue pour être extrêmement sensible à la toxicité maternelle des antibactériens, des effets ont en revanche été rapportés chez des fœtus à des niveaux d’exposition nettement inférieurs à ceux observés chez l’Homme. La délafloxacine étant excrétée dans le lait, une toxicité sévère a été rapportée chez des rats nouveau- nés allaités dont la mère avait reçu de la délafloxacine pendant la gestation et l’allaitement à une dose produisant une exposition systémique environ cinq fois supérieure à celle observée chez l’Homme. Néanmoins, aucun effet de ce type ni aucune autre anomalie du développement n’est survenu dans la progéniture de mères soumises à une exposition atteignant approximativement deux fois celle observée chez l’Homme. Aucun effet n’a été détecté sur la fertilité de rats mâles et femelles à un niveau d’exposition environ cinq fois supérieur à celui observé chez l’Homme.
Aucune étude de cancérogénèse à long terme n’a été réalisée avec la délafloxacine.
Aucun risque de génotoxicité n’a été détecté in vitro, et ce risque n’a pas été révélé in vivo à la plus forte dose possible, à savoir ≥ 15 fois l’exposition plasmatique (basée sur l’ASC) estimée chez l’Homme.
Des études d'évaluation du risque environnemental ont montré que la délafloxacine peut présenter un risque pour le(s) milieu(x) aquatique(s).
6Données pharmaceutiques
6.1Liste des excipients
Méglumine Sulfobutyle bétadex de sodium Edetate disodique Hydroxyde de sodium (pour l’ajustement du pH) Acide chlorhydrique concentré (pour l’ajustement du pH)
6.2Incompatibilités
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments, à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
6.3Durée de conservation
5 ans.
Après reconstitution et dilution, la stabilité physico-chimique en cours d’utilisation a été démontrée pendant une période de 24 heures à une température comprise entre 20 et 25 °C ou entre 2 et 8 °C. D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement après reconstitution et dilution. S’il n’est pas administré immédiatement après reconstitution et dilution, les conditions et les durées de conservation en cours d’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur, et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8 °C, sauf en cas de reconstitution/dilution réalisées en conditions d’asepsie dûment contrôlées et validées.
Ne pas congeler.
6.4Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation. Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir la rubrique 6.3.
6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon de 20 ml en verre transparent de type I avec bouchon en caoutchouc de type I de 20 mm et opercule détachable de 20 mm.
Le médicament se présente en boîte de 10 flacons.
6.6Précautions particulières d'élimination
Quofenix doit être reconstitué dans des conditions d’asepsie en utilisant 10,5 ml d’une solution injectable de dextrose à 50 mg/ml (5 %) (G5) ou d’une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) pour chaque flacon de 300 mg.
- Le flacon doit être agité vigoureusement jusqu’à dissolution complète du contenu. Le flacon reconstitué contient 300 mg de délafloxacine dans 12 ml d’une solution de couleur jaune clair à ambre.
- La solution reconstituée doit ensuite être diluée dans une poche pour perfusion IV de 250 ml (soit solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 % ou G5) avant l’administration.
- La dose requise pour la perfusion intraveineuse est préparée en prélevant un volume de 12 ml, pour Quofenix 300 mg, ou de 8 ml, pour Quofenix 200 mg, dans le flacon reconstitué.
- La dose requise de solution reconstituée de Quofenix doit être transférée de manière aseptique du flacon dans une poche pour perfusion intraveineuse de 250 ml. (Toute solution reconstituée non utilisée doit être jetée.)
- Après reconstitution et dilution, Quofenix doit être administré par perfusion intraveineuse sur une période totale de 60 minutes.
Quofenix ne doit pas être perfusé en même temps que d’autres médicaments. Si une ligne habituelle de perfusion est utilisée pour administrer d’autres médicaments en plus de Quofenix, elle doit être rincée avant et après chaque perfusion de Quofenix avec une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) ou de G5. Ce médicament peut présenter un risque pour l'environnement (voir rubrique 5.3). Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
A. Menarini – Industrie Farmaceutiche Riunite – s.r.l. Via Sette Santi 3, 50131 Florence, Italie
9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE
L’AUTORISATION
Date de première autorisation : 16 décembre 2019 Date du dernier renouvellement : 22 août 2024
10Date de mise à jour du texte
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu.