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Pecfent 400 microgrammes/pulvérisation, solution pour pulvérisation nasale

citrate de fentanyl, fentanylGRUNENTHALCIS 66332028

Délivrance

4 conditions
Ordonnance

Prescription en toutes lettres sur ordonnance sécurisée

Durée

Prescription limitée à 4 semaines

Fractionnement

Délivrance fractionnée de 7 jours

Classement

Stupéfiants

Évaluation HAS

1 avis

16/02/2011Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR important — Le service médical rendu par ces spécialités est important.

ASMR V — Pecfent n'apporte pas d'amélioration de service médical rendu (ASMR V) par rapport aux morphiniques d'action rapide indiqués dans la prise en charge des accès douloureux paroxystiques chez les patients adultes utilisant des morphiniques pour traiter des douleurs chroniques d'origine cancéreuse.

Alternatives

4 options

Même molécule, autre présentation

Dosage ou forme différents : à apprécier selon la prescription

Même molécule, autre présentation
Instanyl 100 microgrammes/dose, solution pour pulvérisation nasale-DoseGuard
Instanyl 200 microgrammes/dose, solution pour pulvérisation nasale-DoseGuard
Instanyl 50 microgrammes/dose, solution pour pulvérisation nasale-DoseGuard
Pecfent 100 microgrammes/pulvérisation, solution pour pulvérisation nasaleparabens
86 écartés, avec la raison
Spécialités écartées et raison
Abstral 100 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Abstral 200 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Abstral 300 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Abstral 400 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Abstral 600 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Abstral 800 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Actiq 1200 microgrammes, comprimé avec applicateur buccalVoie différente (respiratoire contre orale)
Actiq 1600 microgrammes, comprimé avec applicateur buccalVoie différente (respiratoire contre orale)
Actiq 200 microgrammes, comprimé avec applicateur buccalVoie différente (respiratoire contre orale)
Actiq 400 microgrammes, comprimé avec applicateur buccalVoie différente (respiratoire contre orale)
Actiq 600 microgrammes, comprimé avec applicateur buccalVoie différente (respiratoire contre orale)
Actiq 800 microgrammes, comprimé avec applicateur buccalVoie différente (respiratoire contre orale)
Breakyl 200 microgrammes, film orodispersibleVoie différente (respiratoire contre orale)
Breakyl 400 microgrammes, film orodispersibleVoie différente (respiratoire contre orale)
Durogesic 100 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Durogesic 12 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Durogesic 25 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Durogesic 50 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Durogesic 75 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Effentora 100 microgrammes, comprimés buccogingivauxVoie différente (respiratoire contre orale)
Effentora 200 microgrammes, comprimés buccogingivauxVoie différente (respiratoire contre orale)
Effentora 400 microgrammes, comprimés buccogingivauxVoie différente (respiratoire contre orale)
Effentora 600 microgrammes, comprimés buccogingivauxVoie différente (respiratoire contre orale)
Effentora 800 microgrammes, comprimés buccogingivauxVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Arrow 100 microgrammes, comprimé buccogingivalVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Arrow 100 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Arrow 200 microgrammes, comprimé buccogingivalVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Arrow 25 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Arrow 50 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Arrow 75 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl BGR 100 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl BGR 12 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl BGR 25 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl BGR 50 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl BGR 75 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Biogaran 100 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Biogaran 200 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Biogaran 300 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Biogaran 400 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Biogaran 600 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Biogaran 800 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl EG 100 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl EG 12 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl EG 25 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl EG 50 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl EG 75 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Piramal 100 microgrammes/2 ml, solution injectable en ampouleVoie différente (respiratoire contre parenterale)
Fentanyl Piramal 500 microgrammes/10 ml, solution injectable en ampouleVoie différente (respiratoire contre parenterale)
Fentanyl Renaudin 50 microgrammes/mL, solution injectable en ampoule (IV et péridurale)Voie différente (respiratoire contre parenterale)
Fentanyl Sandoz 100 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Sandoz 100 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Sandoz 12 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Sandoz 200 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Sandoz 25 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Sandoz 300 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Sandoz 400 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Sandoz 50 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Sandoz 600 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Fentanyl Sandoz 75 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Teva Santé 100 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Teva Santé 12 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Teva Santé 25 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Teva Santé 50 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Teva Santé 75 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Viatris 100 microgrammes/2 ml, solution injectable en ampouleVoie différente (respiratoire contre parenterale)
Fentanyl Viatris 100 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Viatris 12 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Viatris 25 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Viatris 50 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Viatris 500 microgrammes/10 ml, solution injectable en ampouleVoie différente (respiratoire contre parenterale)
Fentanyl Viatris 75 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Zentiva 100 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Zentiva 12 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Zentiva 25 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Zentiva 50 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Fentanyl Zentiva 75 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Matrifen 100 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Matrifen 12 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Matrifen 25 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Matrifen 50 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Matrifen 75 microgrammes/heure, dispositif transdermiqueVoie différente (respiratoire contre cutanee)
Recivit 133 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Recivit 267 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Recivit 400 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Recivit 533 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)
Recivit 800 microgrammes, comprimé sublingualVoie différente (respiratoire contre orale)

Documents officiels

Mis à jour le 06/05/2025Texte reconstruit depuis le PDF européenVersion officielleUn passage copié emporte sa source

1Dénomination du médicament

PecFent 100 microgrammes/pulvérisation, solution pour pulvérisation nasale PecFent 400 microgrammes/pulvérisation, solution pour pulvérisation nasale

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2Composition qualitative et quantitative

PecFent 100 microgrammes/pulvérisation, solution pour pulvérisation nasale Chaque ml de solution contient 1 000 microgrammes de fentanyl (sous forme de citrate). 1 pulvérisation (100 microlitres) contient 100 microgrammes de fentanyl (sous forme de citrate).

Les flacons contiennent : 0,95 ml (950 microgrammes de fentanyl) – flacon de 2 pulvérisations ou 1,55 ml (1 550 microgrammes de fentanyl) – flacon de 8 pulvérisations

PecFent 400 microgrammes/pulvérisation, solution pour pulvérisation nasale Chaque ml de solution contient 4 000 microgrammes de fentanyl (sous forme de citrate). 1 pulvérisation (100 microlitres) contient 400 microgrammes de fentanyl (sous forme de citrate).

Chaque flacon contient 1,55 ml (6 200 microgrammes de fentanyl).

Excipient(s) à effet notoire : Chaque pulvérisation contient 0,02 mg de parahydroxybenzoate de propyle (E216). Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

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3Forme pharmaceutique

Solution pour pulvérisation nasale (flacon pulvérisateur).

Solution aqueuse limpide ou quasiment limpide, incolore.

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4Informations cliniques

4.1Indications thérapeutiques

PecFent est indiqué dans le traitement des accès douloureux paroxystiques (ADP) chez l’adulte recevant déjà un traitement de fond opioïde pour des douleurs chroniques d’origine cancéreuse. Un accès douloureux paroxystique est une exacerbation passagère d’une douleur chronique par ailleurs contrôlée par un traitement de fond.

Les patients sous traitement opioïde de fond sont ceux prenant au moins 60 mg par jour de morphine par voie orale, au moins 25 microgrammes par heure de fentanyl transdermique, au moins 30 mg par jour d’oxycodone, au moins 8 mg par jour d’hydromorphone par voie orale ou une dose équianalgésique d’un autre opioïde depuis au moins une semaine.

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4.2Posologie et mode d'administration

Le traitement doit être instauré et suivi par un médecin ayant l’expérience de la prise en charge des traitements opioïdes chez les patients atteints d’un cancer. Les médecins doivent prendre en considération le risque potentiel d’utilisation abusive du fentanyl.

Posologie La posologie de PecFent doit être augmentée jusqu’à obtention d’une dose « efficace » (phase de titration) assurant une analgésie suffisante avec un minimum d’effets indésirables (ou intolérables) sur deux traitements consécutifs d’épisodes d’accès douloureux paroxystiques. L’efficacité d’une dose donnée doit être évaluée sur la période de 30 minutes suivant son administration.

Les patients doivent être surveillés étroitement jusqu’à l’obtention de la dose efficace.

PecFent est disponible en deux dosages : 100 microgrammes/pulvérisation et 400 microgrammes/pulvérisation.

Une dose de PecFent peut comprendre l’administration de 1 pulvérisation (doses de 100 microgrammes ou 400 microgrammes) ou de 2 pulvérisations (doses de 200 microgrammes ou de 800 microgrammes) du même dosage (soit le dosage à 100 microgrammes, soit celui à 400 microgrammes).

Les patients ne doivent pas utiliser plus de 4 doses par jour. Les patients doivent attendre au moins 4 heures après une dose avant de traiter un autre accès douloureux paroxystique par PecFent.

PecFent peut délivrer des doses de 100, 200, 400 ou 800 microgrammes comme suit :

Dose requise                     Dosage du produit          Quantité
(microgrammes)                   (microgrammes)
             100                          100               Une pulvérisation dans une seule narine
             200                          100               Une pulvérisation dans chaque narine
             400                          400               Une pulvérisation dans une seule narine
             800                          400               Une pulvérisation dans chaque narine

Dose initiale

  • La dose initiale de PecFent pour traiter les épisodes d’accès douloureux paroxystiques est toujours de 100 microgrammes (une pulvérisation), y compris chez les patients traités jusqu’alors avec d’autres produits à base de fentanyl dans cette même indication.
  • Les patients doivent attendre au moins 4 heures avant de traiter un autre accès douloureux paroxystique par PecFent.
Méthode de titration
  • Pour les besoins de la titration initiale, il devra être prescrit au patient un flacon (2 pulvérisations ou 8 pulvérisations) de PecFent 100 microgrammes/pulvérisation.
  • Dans les cas où la dose initiale prescrite de 100 microgrammes procure une analgésie insuffisante, il pourra être demandé au patient de procéder à deux pulvérisations de 100 microgrammes (une dans chaque narine) lors du prochain accès douloureux paroxystique. Si cette dose reste sans effet, on pourra prescrire au patient un flacon de PecFent 400 microgrammes/pulvérisation en recommandant une pulvérisation de 400 microgrammes lors de l’épisode douloureux suivant. Si l’analgésie demeure insuffisante, la dose pourra être augmentée à deux pulvérisations de 400 microgrammes (une dans chaque narine).
  • Dès l’instauration du traitement, les patients doivent être suivis étroitement et la dose augmentée jusqu’à l’obtention de la dose efficace, confirmée sur deux épisodes consécutifs d’accès douloureux paroxystiques traités.

Titration chez les patients changeant de produit à base de fentanyl à libération immédiate Les profils pharmacocinétiques des médicaments à base de fentanyl à libération immédiate peuvent présenter des différences notables, pouvant être à l’origine de différences d’absorption du fentanyl (vitesse et quantité) importantes sur le plan clinique.

Par conséquent, lors du relais entre deux médicaments contenant du fentanyl et indiqués dans le traitement de la douleur paroxystique, y compris les formulations nasales, il est crucial de recommencer la titration avec le nouveau médicament et de ne pas remplacer le médicament en gardant la même dose (même nombre de microgrammes).

Traitement d’entretien Une fois la dose efficace établie pendant la phase de titration, les patients doivent continuer à prendre cette dose sans dépasser la posologie maximale de 4 doses par jour.

Réajustement de la dose En règle générale, la dose d’entretien de PecFent ne doit être augmentée que si la dose utilisée n’apporte pas un soulagement de la douleur satisfaisant lors de plusieurs accès consécutifs.

Il peut être nécessaire d’ajuster la posologie du traitement opioïde de fond si les patients présentent régulièrement plus de quatre accès douloureux paroxystiques par 24 heures.

En l’absence de contrôle adéquat de la douleur, la possibilité d’hyperalgésie, de tolérance et de progression de la maladie sous-jacente doit être envisagée (voir rubrique 4.4).

En cas d’effets indésirables intolérables ou persistants, la dose doit être réduite ou le traitement par PecFent remplacé par un autre analgésique.

Durée et objectifs du traitement Avant l’instauration du traitement par PecFent, une stratégie thérapeutique comprenant la durée et les objectifs du traitement, doivent être convenus avec le patient, conformément aux lignes directrices relatives à la prise en charge de la douleur. Pendant le traitement, des contacts fréquents doivent avoir lieu entre le médecin et le patient afin d’évaluer la nécessité de poursuivre le traitement, d’envisager l’arrêt du traitement et d’ajuster les doses si nécessaire. En l’absence d’un contrôle adéquat de la douleur, la possibilité d’hyperalgésie, de tolérance et de progression de la maladie sous-jacente doit être envisagée (voir rubrique 4.4). PecFent ne doit pas être utilisé plus longtemps que nécessaire.

Arrêt du traitement PecFent doit être arrêté immédiatement si le patient ne présente plus d’accès douloureux paroxystiques. Le traitement de la douleur chronique de fond doit être maintenu tel que prescrit. Si l’arrêt de tous les traitements opioïdes s’avère nécessaire, le patient doit être surveillé étroitement par le médecin, une diminution progressive du traitement opioïde étant nécessaire pour éviter le risque d’apparition de symptômes liés à un sevrage brutal.

Populations particulières

Sujets âgés (de plus de 65 ans) Dans le programme d’essais cliniques de PecFent, 104 (26,1 %) patients étaient âgés de plus de 60 ans, 67 (16,8 %) de plus de 65 ans et 15 (3,8 %) de plus de 75 ans. Rien n’indiquait que chez les patients âgés la dose efficace tendait à être plus faible ou que les effets indésirables aient été plus nombreux. Néanmoins, étant donné l’importance des fonctions rénale et hépatique dans le métabolisme et la clairance du fentanyl, des précautions supplémentaires s’imposent lors de l’utilisation de PecFent chez les sujets âgés. Aucune donnée sur la pharmacocinétique de PecFent chez les patients âgés n’est disponible.

Insuffisance hépatique ou rénale PecFent doit être administré avec prudence chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique modérée ou grave (voir rubrique 4.4).

Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de PecFent chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies.

Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration Voie nasale uniquement.

Le flacon ne doit être sorti de l’emballage extérieur avec sécurité enfant qu’au moment de l’utilisation et le capuchon de protection doit être retiré. Avant la première utilisation, le flacon pulvérisateur doit être amorcé en le tenant en position verticale et en pressant et relâchant plusieurs fois les ailettes repose-doigt situées de chaque côté de l’embout nasal jusqu’à l’apparition d’une barre verte dans la fenêtre du compteur de doses (normalement visible après quatre pulvérisations).

Flacon de 2 pulvérisations : Le flacon de 2 pulvérisations ne peut pas être réamorcé et lorsque les deux doses ont été utilisées ou s’il s’est écoulé plus de 5 jours depuis l’amorçage, le flacon et le contenu doivent être éliminés comme il est expliqué à la rubrique 6.6.

Flacon de 8 pulvérisations : Si le produit n’a pas été utilisé pendant 5 jours, le flacon doit être réamorcé en effectuant une pulvérisation. Il doit être recommandé au patient d’inscrire la date de première utilisation à l’emplacement prévu à cet effet sur l’étiquette de l’emballage extérieur avec sécurité enfant.

Pour administrer PecFent, introduire l’embout nasal dans la narine, à environ 1 cm de distance de l’entrée de la narine et en l’orientant vers la racine du nez. Une pulvérisation est ensuite administrée en pressant puis relâchant les ailettes repose-doigt de part et d’autre de l’embout nasal. Un « clic » se fera alors entendre et le nombre affiché par le compteur de doses augmentera d’une unité.

Les patients doivent être avertis qu’ils peuvent ne pas sentir l’administration de la pulvérisation et qu’ils doivent donc se fier au clic sonore et à la modification de l’affichage du compteur pour avoir confirmation de la délivrance effective d’une pulvérisation.

La brume de gouttelettes produite par le pulvérisateur de PecFent forme un gel à la surface de la muqueuse nasale. Il est recommandé aux patients de ne pas se moucher immédiatement après l’administration de PecFent.

Le capuchon de protection doit être remis en place après chaque utilisation et le flacon replacé dans l’emballage extérieur avec sécurité enfant pour une conservation adéquate et sans risque.

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4.3Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Patients non traités par un traitement de fond morphinique, en raison d’un risque accru de dépression respiratoire.

Dépression respiratoire sévère ou bronchopneumopathie obstructive sévère.

Traitement de la douleur aiguë autre que les accès douloureux paroxystiques. Patients traités avec des médicaments contenant de l’oxybate de sodium.

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4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

En raison des risques, associés à l’exposition accidentelle, au mésusage et à l’abus, pouvant avoir une issue fatale les patients et leurs aidants doivent être informés qu’ils doivent conserver PecFent dans un endroit sûr et sécurisé, inaccessible à d’autres personnes.

Il est impératif d’informer les patients et leurs aidants que PecFent contient une substance active en quantité susceptible d’être fatale pour un enfant.

Afin de réduire au minimum les risques d’effets indésirables associés aux opioïdes et de déterminer la dose efficace, il est impératif que les patients soient surveillés étroitement par des professionnels de santé durant la phase de titration.

Il est important que le traitement de fond de la douleur chronique du patient par un opioïde à action prolongée soit stabilisé avant d’instaurer le traitement par PecFent.

Hyperalgésie Comme avec les autres opioïdes, en cas de contrôle insuffisant de la douleur en réponse à une dose plus élevée de fentanyl, la possibilité d’hyperalgésie induite par les opioïdes doit être envisagée. Une réduction de la dose de fentanyl, l’arrêt du traitement par le fentanyl ou une réévaluation du traitement peuvent être indiqués.

Dépression respiratoire Il existe un risque de dépression respiratoire cliniquement significative associé à l’utilisation du fentanyl. Les patients douloureux sous traitement opioïde chronique développent une tolérance à la dépression respiratoire, ce qui réduit le risque de survenue de cet effet chez ces patients. L’utilisation concomitante de dépresseurs du système nerveux central peut accroître le risque de dépression respiratoire (voir rubrique 4.5).

Pathologie pulmonaire chronique Chez les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive, le fentanyl peut entraîner des effets indésirables plus graves. Chez ces patients, les opioïdes peuvent diminuer la commande respiratoire et accroître la résistance des voies aériennes.

Augmentation de la pression intracrânienne PecFent ne doit être administré qu’avec une extrême prudence chez les patients qui pourraient être particulièrement sensibles aux effets intracrâniens de l’hypercapnie, notamment ceux présentant des signes d’hypertension intracrânienne ou des troubles de la conscience. Les opioïdes peuvent masquer l’évolution clinique des patients présentant un traumatisme crânien et ne doivent être utilisés qu’en cas de nécessité clinique.

Pathologie cardiaque Le fentanyl peut provoquer une bradycardie. PecFent doit donc être utilisé avec prudence chez les patients présentant des antécédents de bradyarythmie ou une bradyarythmie préexistante.

Insuffisance rénale ou hépatique PecFent doit également être administré avec prudence aux patients insuffisants hépatiques ou rénaux. L’influence de l’insuffisance hépatique ou rénale sur la pharmacocinétique du médicament n’a pas été étudiée ; cependant, lorsque le fentanyl est administré par voie intraveineuse, sa clairance est modifiée en cas d’insuffisance hépatique ou rénale en raison d’une altération de la clairance métabolique et de la liaison aux protéines plasmatiques. Par conséquent, des précautions particulières s’imposent pendant la phase de titration chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique modérée ou sévère.

Hypovolémie et hypotension Une attention particulière doit être portée aux patients présentant une hypovolémie et une hypotension.

Tolérance et troubles liés à l’utilisation d’opioïdes (abus et dépendance) Une accoutumance (tolérance) et une dépendance physique et/ou psychologique peuvent apparaître lors de l’administration répétée d’opioïdes comme le fentanyl.

L’utilisation répétée de PecFent peut conduire à un trouble lié à l’utilisation d’opioïdes (TUO). Une dose plus élevée et une durée plus longue du traitement par opioïdes peuvent augmenter le risque de développer un TUO. L’abus ou le mésusage intentionnel de PecFent peut entraîner un surdosage et/ou le décès. Le risque de développement d’un TUO est accru chez les patients ayant des antécédents

personnels ou familiaux (parents ou fratrie) de troubles liés à l’utilisation de substances addictogènes (y compris de troubles liés à la consommation d’alcool), en cas de tabagisme actif ou chez les patients ayant des antécédents personnels d’autres troubles de la santé mentale (par exemple dépression majeure, troubles anxieux et troubles de la personnalité).

Avant l’instauration du traitement par PecFent et pendant le traitement, les objectifs du traitement et un plan d’arrêt doivent être convenus en accord avec le patient (voir rubrique 4.2). Avant et pendant le traitement, le patient doit également être informé des risques et des signes de TUO. En cas d’apparition de ces signes, les patients doivent être invités à contacter leur médecin.

Les patients devront être surveillés afin de détecter tout signe de recherche compulsive du produit (par exemple demande de renouvellement trop précoce de la prescription). Dans ce cadre, les médicaments psychoactifs (tels que les benzodiazépines) et opioïdes utilisés en concomitance devront être passés en revue. Pour les patients présentant des signes et symptômes de TUO, une consultation auprès d’un addictologue devra être envisagée.

Les athlètes doivent être informés que le traitement par le fentanyl peut induire des résultats positifs lors des contrôles antidopage.

Syndrome sérotoninergique Il est conseillé de faire preuve de prudence lorsque PecFent est administré en association avec des médicaments qui affectent les systèmes de neurotransmission sérotoninergique.

Un syndrome sérotoninergique, susceptible de mettre en jeu le pronostic vital, peut se développer lors de l'utilisation concomitante de médicaments sérotoninergiques tels que des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), ainsi qu’avec des médicaments qui altèrent le métabolisme de la sérotonine (y compris les inhibiteurs de la monoamine oxydase [IMAO]). Cela peut se produire aux doses recommandées (voir rubrique 4.5).

Le syndrome sérotoninergique peut s’accompagner d’altérations de l'état mental (p. ex. agitation, hallucinations, coma), d’une instabilité du système nerveux autonome (p. ex. tachycardie, pression artérielle labile, hyperthermie), de troubles neuromusculaires (p. ex. hyperréflexie, incoordination, rigidité) et/ou de symptômes gastro-intestinaux (p. ex. nausées, vomissements, diarrhée).

En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, il convient d’arrêter le traitement par PecFent.

Voie d’administration PecFent est destiné à être administré uniquement par voie nasale, à l’exclusion de toute autre voie. En raison des propriétés physico-chimiques des excipients inclus dans la formulation, l’injection intraveineuse ou intra-artérielle doit notamment être évitée.

État de la muqueuse nasale Si le patient présente des épisodes récurrents d’épistaxis ou de gêne au niveau du nez lors de l’administration de PecFent, il convient d’envisager un autre mode d’administration pour le traitement des accès douloureux paroxystiques.

Troubles respiratoires liés au sommeil Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil incluant une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxémie liée au sommeil. L’utilisation d’opioïdes augmente de façon dose-dépendante le risque d’ACS. Chez les patients présentant une ACS, une diminution de la dose totale d’opioïdes doit être envisagée.

Utilisation concomitante avec des sédatifs L’utilisation concomitante de PecFent et de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces médicaments sédatifs doit être réservée

aux patients pour lesquels il n’existe pas d’alternatives thérapeutiques. S’il est décidé de prescrire PecFent avec des médicaments sédatifs, la dose minimale efficace doit être utilisée et la durée de traitement doit être la plus courte possible.

Les patients doivent être étroitement surveillés afin que des signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation puissent être détectés.

À cet égard, il est fortement recommandé d’informer les patients et leurs aidants afin qu’ils prennent conscience de ces symptômes (voir rubrique 4.5).

Excipients de PecFent PecFent contient du parahydroxybenzoate de propyle (E216). Peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées) et, exceptionnellement, des bronchospasmes (si le médicament n’est pas administré correctement).

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4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

L’utilisation concomitante de fentanyl avec des médicaments contenant de l’oxybate de sodium est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). Le traitement par l’oxybate de sodium doit être arrêté avant de débuter le traitement avec PecFent.

Chez l’homme, le fentanyl est métabolisé principalement par le système isoenzymatique 3A4 du cytochrome P450 (CYP3A4) ; des interactions potentielles peuvent donc survenir en cas d’administration concomitante de PecFent avec des médicaments ayant un effet sur l’activité du CYP3A4. L’administration concomitante de médicaments ayant un effet inducteur sur l’activité du CYP3A4 peut réduire l’efficacité de PecFent. L’administration concomitante de PecFent et d’inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple ritonavir, kétoconazole, itraconazole, troléandomycine, clarithromycine et nelfinavir) ou d’inhibiteurs modérés du CYP3A4 (amprénavir, aprépitant, diltiazem, érythromycine, fluconazole, fosamprénavir, jus de pamplemousse et vérapamil, par exemple) est susceptible d’entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques du fentanyl, ce qui pourrait induire des effets indésirables graves, y compris une dépression respiratoire potentiellement fatale. Les patients recevant PecFent en même temps que des inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A4 doivent faire l’objet d’une surveillance étroite pendant une période prolongée. L’augmentation posologique doit être réalisée avec prudence.

Dépresseurs du SNC L’administration concomitante d’autres dépresseurs du système nerveux central (autres opioïdes, antitussifs ou traitements de substitution, antihistaminiques H1, barbituriques, anxiolytiques (par ex. benzodiazépines), neuroleptiques, clonidine, sédatifs ou hypnotiques, anesthésiques généraux, phénothiazines, tranquillisants, myorelaxants, gabapentinoïdes (gabapentine et prégabaline), antihistaminiques sédatifs et alcool) peut augmenter les effets dépresseurs du SNC, augmenter le risque de sédation, de dépression respiratoire, d’hypotension, de coma et de décès en raison de l’effet dépresseur additif sur le SNC. La dose minimale efficace du médicament sédatif doit être utilisée et la durée d’utilisation concomitante doit être limitée (voir rubrique 4.4).

Médicaments sérotoninergiques L’administration concomitante de fentanyl et d’un médicament sérotoninergique, tel qu’un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS), un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO), peut augmenter le risque de syndrome sérotoninergique, une pathologie pouvant mettre en jeu le pronostic vital.

L’utilisation de PecFent n’est pas recommandée chez les patients ayant reçu des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) dans les 14 jours précédant la prise de PecFent, une potentialisation sévère et imprévisible ayant été décrite lors de l’administration concomitante d’IMAO et d’antalgiques opioïdes.

L’utilisation concomitante d’antalgiques agonistes/antagonistes opioïdes partiels (buprénorphine, nalbuphine, pentazocine, par exemple) n’est pas recommandée. Ils possèdent une forte affinité pour les récepteurs opioïdes avec une activité intrinsèque relativement faible et, par conséquent, ils antagonisent partiellement l’effet analgésique du fentanyl pouvant ainsi induire un syndrome de sevrage chez les patients dépendants aux opioïdes.

L’utilisation concomitante d’oxymétazoline administrée par voie nasale s’est avérée réduire l’absorption de PecFent (voir rubrique 5.2). L’utilisation concomitante de décongestionnants vasoconstricteurs nasaux pendant la phase de titration n’est donc pas recommandée car elle peut conduire le patient à déterminer une dose plus forte que nécessaire. Le traitement d’entretien par PecFent peut également être moins efficace chez les patients présentant une rhinite lorsqu’il est administré en même temps qu’un décongestionnant vasoconstricteur. Dans ce cas, il est recommandé de conseiller aux patients d’interrompre le traitement avec le décongestionnant nasal.

L’utilisation concomitante de PecFent et d’autres médicaments (autres que l’oxymétazoline) administrés par voie nasale n’a pas été évaluée dans le cadre d’essais cliniques. Il convient d’éviter les autres traitements administrés par voie nasale dans les 15 minutes suivant l’administration de PecFent.

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4.6Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse Il n’existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l’utilisation de fentanyl chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel en clinique n’est pas connu. PecFent ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins d’une nécessité absolue.

Après un traitement prolongé, le fentanyl peut provoquer un syndrome de sevrage chez le nouveau-né. Il est recommandé de ne pas utiliser le fentanyl pendant le travail et l’accouchement (y compris en cas de césarienne) car le fentanyl franchit la barrière placentaire et peut provoquer une dépression respiratoire chez le fœtus. En cas d’administration de PecFent, un antidote pour l’enfant doit être disponible immédiatement.

Allaitement Le fentanyl est excrété dans le lait maternel et peut entraîner une sédation et une dépression respiratoire chez le nourrisson allaité. Le fentanyl ne doit pas être utilisé par la femme allaitante et un délai minimum de 5 jours doit impérativement être respecté entre la dernière administration de fentanyl et la reprise de l’allaitement.

Fertilité Il n’existe aucune donnée clinique concernant les effets du fentanyl sur la fertilité.

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4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les analgésiques opioïdes peuvent altérer les capacités mentales et/ou physiques nécessaires à la conduite de véhicules et à l’utilisation de machines.

Il est recommandé aux patients de ne pas conduire ni utiliser de machines s’ils présentent une somnolence, des vertiges ou des troubles de la vision ou d’autres effets indésirables susceptibles d’altérer leur aptitude à conduire ou à utiliser des machines.

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4.8Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables attendus avec PecFent sont les effets typiques des opioïdes. Le plus souvent, ils cesseront ou diminueront d’intensité avec la poursuite du traitement, une fois la titration réalisée avec succès. Cependant, les effets indésirables les plus graves sont la dépression respiratoire (pouvant

conduire à une apnée ou un arrêt respiratoire), la dépression circulatoire, l’hypotension et l’état de choc ; l’apparition éventuelle de ces effets doit être surveillée chez tous les patients.

Les études cliniques menées avec PecFent ayant été conçues pour évaluer l’efficacité et la sécurité du produit dans le traitement des accès douloureux paroxystiques, tous les patients recevaient également d’autres opioïdes (morphine à libération prolongée ou fentanyl par voie transdermique) en traitement de fond de leur douleur chronique. Par conséquent, il n’est pas possible d’isoler avec certitude les effets de PecFent seul.

Liste tabulée des effets indésirables Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec PecFent et/ou d’autres médicaments contenant du fentanyl au cours des essais cliniques ou en post-marketing fréquences définies comme : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

                              Fréquent          Peu fréquent                        Fréquence indéterminée
 Infections et                                  Pneumonie
 infestations                                   Rhinopharyngite

Pharyngite Rhinite

Affections du système Hypersensibilité immunitaire

 Troubles du métabolisme                        Anorexie
 et de la nutrition                             Déshydratation

Hyperglycémie Perte de l’appétit

 Affections psychiatriques Désorientation       Délire                              Insomnie
                                                Rêves anormaux                      Pharmacodépendance
                                                Hallucination                       (addiction) Utilisation
                                                Syndrome confusionnel               abusive

Dépression Paranoïa Trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité Anxiété Humeur euphorique Dysphorie Nervosité Labilité émotionnelle

 Affections du système        Dysgueusie        Perte de conscience Diminution
 nerveux                      Étourdissements   du niveau de conscience
                              Somnolence        Convulsions
                              Céphalées         Agueusie Anosmie

Troubles de la mémoire Parosmie Troubles de la parole Sédation Léthargie Tremblements Troubles du sommeil

 Affections oculaires                           Vision trouble
 Affections de l’oreille et                     Vertiges

du labyrinthe

 Affections cardiaques                          Cyanose
 Affections vasculaires                         Hypotension                         Rougeur de la face

Bouffées vasomotrices

                             Fréquent              Peu fréquent                    Fréquence indéterminée
 Affections respiratoires,   Épistaxis             Obstruction des voies           Dépression respiratoire
 thoraciques et              Rhinorrhée            aériennes supérieures
 médiastinales               Inconfort nasal       Douleur laryngopharyngée
                             (par exemple          Rhinalgie
                             sensation de          Affection de la muqueuse nasale
                             « brûlure nasale »)   Toux Dyspnée

Éternuement Congestion des voies respiratoires supérieures Congestion nasale Hypoesthésie intranasale Irritation de la gorge Écoulement pharyngé postérieur Sécheresse nasale

 Affections gastro-          Vomissements          Perforation intestinale
 intestinales                Nausées               Péritonite Hypoesthésie
                             Constipation          buccale Paresthésie

buccale Diarrhée Haut-le-cœur Douleur abdominale Affection de la langue Ulcération buccale Dyspepsie Gêne de l’estomac Sécheresse buccale Iléus Distension abdominale Flatulence Retard de la vidange gastrique

 Affections de la peau       Prurit                Hyperhidrose
 et du tissu sous-cutané                           Urticaire

Rash

 Affections                                        Arthralgie
 musculosquelettiques                              Fasciculations musculaires

et systémiques

 Affections du rein et des                       Rétention
 voies urinaires                                 urinaire

Anurie Dysurie Protéinurie Hésitation mictionnelle

  Troubles généraux et                           Douleur thoracique d’origine         Syndrome de sevrage*
  anomalies au site                              extra-cardiaque                      Syndrome de sevrage
  d’administration                               Asthénie                             néonatal, tolérance au
                                                 Frissons                             médicament

Œdème de la face Œdème périphérique Trouble de la marche Pyrexie Fatigue Malaise Soif

  Lésions, intoxications                         Chute
  et complications liées                         Mésusage délibéré du
  aux procédures                                 médicament

* Des symptômes de sevrage des opioïdes tels que nausées, vomissements, diarrhée, anxiété, frissons, tremblement et hypersudation ont été observés avec le fentanyl administré par voie transmuqueuse.

Description de certains effets indésirables

Tolérance La tolérance peut se développer lors d’une utilisation répétée.

Pharmacodépendance L’utilisation répétée de PecFent peut entraîner une dépendance aux médicaments (pharmacodépendance), même à des doses thérapeutiques. Le risque de pharmacodépendance aux médicaments peut varier selon les facteurs de risque propres au patient, de la posologie et de la durée du traitement par opioïdes (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

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4.9Surdosage

Symptômes et signes Les symptômes attendus d’un surdosage de fentanyl par voie nasale devraient être de même nature que ceux du fentanyl par voie intraveineuse et des autres opioïdes. Ils résultent de son action pharmacologique, les effets majeurs les plus graves étant l’altération de l’état de conscience, la perte de connaissance, le coma, l’arrêt cardiorespiratoire, la dépression respiratoire, la détresse respiratoire et l’insuffisance respiratoire, pouvant entraînerle décès.

Des cas de respiration de Cheyne-Stokes ont été observés lors d’un surdosage en fentanyl, en particulier chez les patients ayant des antécédents d’insuffisance cardiaque.

Une leucoencéphalopathie toxique a également été observée lors d’un surdosage en fentanyl.

Mesures à prendre La conduite à tenir devant un surdosage par opioïdes consiste à prendre immédiatement les mesures suivantes : maintien de la perméabilité des voies aériennes, stimulation physique et verbale du patient, évaluation du niveau de conscience ainsi que du statut ventilatoire et circulatoire et, si nécessaire, mise en œuvre d’une ventilation assistée (assistance respiratoire).

Pour le traitement du surdosage (ingestion accidentelle) chez un sujet n’ayant jamais reçu d’opioïdes, une voie d’abord veineuse peut être mise en place et de la naloxone ou d’autres antagonistes spécifiques des opioïdes doivent être administrés selon la situation clinique. La durée de la dépression respiratoire due au surdosage peut être plus longue que les effets de l’antagoniste opioïde (p. ex. la demi-vie de la naloxone varie entre 30 et 81 minutes) et une administration répétée peut s’avérer nécessaire. Se reporter au résumé des caractéristiques du produit de l’antagoniste opioïde concernépour obtenir des informations détaillées sur son utilisation dans ce cadre.

Pour le traitement du surdosage chez des patients recevant un traitement opioïde de fond, une voie d’abord veineuse peut être mise en place. L’utilisation judicieuse de naloxone ou d’un autre antagoniste morphinique peut être justifiée dans certaines situations, mais on tiendra compte du risque de survenue d’un syndrome de sevrage aigu.

Il convient de noter que bien qu’une augmentation statistiquement significative de la Cmax ait été observée après administration d’une seconde dose de PecFent une ou deux heures après la dose initiale, l’ampleur de cette augmentation n’apparaît pas suffisante pour qu’une accumulation ou une surexposition cliniquement préoccupante puisse survenir, ce qui constitue une marge de sécurité assez importante pour l’intervalle de quatre heures recommandé entre les doses.

En cas d’hypotension sévère ou persistante, une hypovolémie doit être envisagée et traitée par une administration parentérale appropriée de liquides.

Le fentanyl et d’autres opioïdes ont été associés à une rigidité musculaire interférant avec la respiration. Dans cette situation, une intubation endotrachéale, l’instauration d’une ventilation assistée ou contrôlée et l’administration d’un antagoniste des opioïdes ainsi que d’un myorelaxant, peuvent être nécessaires.

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5Propriétés pharmacologiques

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Analgésiques, opioïdes, dérivés de la phénylpipéridine, Code ATC : N02AB03.

Mécanisme d’action Le fentanyl est un analgésique opioïde, interagissant essentiellement avec le récepteur morphinique µ. Ses principaux effets thérapeutiques sont l’analgésie et la sédation. Les effets pharmacologiques secondaires sont : dépression respiratoire, bradycardie, hypothermie, constipation, myosis, dépendance physique et euphorie.

Les opioïdes peuvent agir sur les axes hypothalamo-hypophyso-surrénalien ou gonadotrope. Certaines modifications qui peuvent être observées sont notamment une augmentation de la prolactinémie et des diminutions des taux plasmatiques de cortisol et de testostérone. Des signes et symptômes cliniques dus à ces modifications hormonales peuvent être manifestes.

Effets pharmacodynamiques Une étude croisée, randomisée en double aveugle versus placebo, a été menée. Au cours de cette étude, 114 patients présentant en moyenne 1 à 4 épisodes quotidiens d’accès douloureux paroxystiques (ADP) sous traitement de fond opioïde ont été inclus dans une phase initiale de titration en ouvert afin de déterminer la dose efficace de PecFent (étude CP043). Les patients entrant dans la phase en double aveugle ont traité de façon aléatoire jusqu’à 10 épisodes d’ADP avec PecFent (7 épisodes) ou un placebo (3 épisodes).

Parmi les patients entrant dans la phase de titration, pour seulement 7 (6,1 %) d’entre eux la dose efficace n’a pu être déterminée pour cause d’absence d’efficacité et 6 (5,3 %) autres sont sortis de l’étude pour cause d’événements indésirables.

Le critère de jugement principal consistait en une comparaison des sommes des différences d’intensité de la douleur 30 minutes après l’administration (SPID30), lesquelles s’élevaient respectivement à 6,57 pour les épisodes traités par PecFent et 4,45 pour le placebo (p < 0,0001). Le score SPID des épisodes traités par PecFent était également apparu significativement différent de celui du placebo 10, 15, 45 et 60 minutes après l’administration.

Les scores moyens d’intensité de la douleur (73 patients) pour tous les accès douloureux paroxystiques traités par PecFent (459 épisodes) étaient significativement inférieurs à ceux des patients sous placebo (200 épisodes) 5, 10, 15, 30, 45 et 60 minutes après l’administration (voir Figure 1).

Figure 1 : Moyenne des scores d’intensité de la douleur moyens (± écart-type) à chaque point de mesure (population en ITT modifiée)

La supériorité de l’efficacité de PecFent sur celle du placebo a été confirmée par les données issues des critères de jugement secondaires, dont le nombre d’épisodes d’ADP avec un soulagement de la douleur cliniquement satisfaisant, défini par une réduction d’au moins 2 du score d’intensité de la douleur (Figure 2).

Figure 2 : Soulagement de la douleur cliniquement satisfaisant – PecFent contre placebo : % d’épisodes chez les patients avec une réduction  2 points de l’intensité de la douleur

Episodes (%)

**p = 0,011 contre placebo Temps écoulé depuis l’administration (minutes) ***p < 0,0001 contre placebo

Une étude comparative randomisée en double aveugle versus substance active (étude 044), dont le plan expérimental était similaire à celui de l’étude 043, a été menée chez des patients accoutumés aux

opioïdes, présentant des accès douloureux paroxystiques d’origine cancéreuse et utilisant régulièrement des doses stables d’opioïdes. Dans cette étude, PecFent s’est montré supérieur au sulfate de morphine à libération immédiate, supériorité qu’a démontrée le critère de jugement principal, à savoir la différence d’intensité de la douleur à 15 minutes avec un score de 3,02 sous PecFent versus 2,69 sous sulfate de morphine à libération immédiate (p = 0,0396).

Dans une étude de la sécurité au long cours en ouvert (étude 045), 355 patients sont entrés dans la phase thérapeutique de 16 semaines durant laquelle 42 227 épisodes d’accès douloureux paroxystiques d’origine cancéreuse ont été traités par PecFent. Cent de ces patients ont continué le traitement sur une durée pouvant atteindre 26 mois dans le cadre d’une extension d’étude. Parmi les 355 patients traités dans la phase thérapeutique en ouvert, 90 % n’ont pas eu besoin d’augmenter la dose.

Lors de l’étude randomisée, comparative contre placebo (CP043), 9,4 % des 459 épisodes d’ADP traités par PecFent chez 73 patients ont nécessité le recours à d’autres médicaments (de secours) dans les 60 minutes suivant l’administration. Lors de l’étude en ouvert à plus long terme (CP045), ce chiffre s’élevait à 6,0 % des 42 227 épisodes chez 355 patients traités par PecFent pendant au plus 159 jours de traitement.

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5.2Propriétés pharmacocinétiques

Introduction générale Le fentanyl est une substance fortement lipophile qui peut être absorbée très rapidement à travers la muqueuse nasale et plus lentement par voie gastro-intestinale. Le fentanyl subit un effet de premier passage hépatique et un métabolisme intestinal, ses métabolites ne participant pas aux effets thérapeutiques du fentanyl.

PecFent utilise la technologie PecSys de pulvérisation nasale pour moduler la délivrance et l’absorption du fentanyl. La technologie PecSys permet au produit d’être vaporisé dans la zone antérieure de la cavité nasale en une fine brume de gouttelettes qui forment un gel au contact des ions calcium présents dans la muqueuse nasale.

Le fentanyl diffuse à partir du gel et est absorbé à travers la muqueuse nasale ; cette absorption de fentanyl modulée par le gel limite la concentration plasmatique maximale (Cmax) tout en permettant d’atteindre ce pic (Tmax) rapidement.

Absorption Dans une étude pharmacocinétique comparant PecFent (100, 200, 400 et 800 microgrammes) au citrate de fentanyl oral transmuqueux (OTFC, 200 microgrammes), le fentanyl a été rapidement absorbé après administration intranasale d’une dose unique de PecFent, avec un Tmax médian de 15 à 21 minutes (le Tmax de l’OTFC était d’environ 90 minutes). La pharmacocinétique du fentanyl a fait preuve d’une extrême variabilité après traitement tant avec PecFent qu’avec l’OFTC. La biodisponibilité relative du fentanyl libéré par PecFent comparée à celle de l’OFTC 200 microgrammes était d’environ 120 %.

Les principaux paramètres pharmacocinétiques sont indiqués dans le tableau suivant. Paramètres pharmacocinétiques chez les sujets adultes recevant PecFent et l’OFTC

Paramètres                                   PecFent                                    OTFC
pharmaco-        100 micro-       200 micro-       400 micro-       800 micro-       200 micro-
cinétiques        grammes          grammes          grammes          grammes          grammes

(moyenne [CV]) Tmax (heures)* 0,33 (0,08-1,50) 0,25 (0,17-1,60) 0,35 (0,25-0,75) 0,34 (0,17-3,00) 1,50 (0,50-8,00)

Cmax (pg/ml)     351,5 (51,3)     780,8 (48,4)    1 552,1 (26,2) 2 844,0 (56,0)      317,4 (29,9)
ASC (pg.h/ml)   2 460,5 (17,9    4 359,9 (29,8) 7 513,4 (26,7) 17 272 (48,9) 3 735,0 (32,8)
t1/2 (heures)     21,9 (13,6)      24,9 (51,3)      15,0 (24,7)      24,9 (92,5)      18,6 (31,4)

* Données pour le Tmax présentées sous forme de médiane (plage) – CV = coefficient de variation

Les courbes pour chaque niveau de dose ont une forme similaire, l’augmentation des niveaux de dose produisant une augmentation des taux plasmatiques de fentanyl. La proportionnalité à la dose a été démontrée pour Cmax et l’aire sous la courbe (ASC) sur l’éventail de doses de 100 microgrammes à 800 microgrammes (voir Figure 3). En cas de substitution de PecFent à une autre forme de fentanyl dans le traitement des accès douloureux paroxystiques, il est nécessaire de réaliser indépendamment une titration de la dose avec PecFent, car la biodisponibilité diffère significativement d’un produit à l’autre.

Figure 3 : Concentrations plasmatiques moyennes de fentanyl après administration de doses uniques de PecFent et d’OFTC chez des sujets sains

4500

4000

3500 PecFent à la dose de 100 µg

3000

Fentanyl plasmatique (pg/ml) PecFent à la dose de 200 µg
PecFent à la dose de 400 µg

2500 PecFent à la dose de 800 µg

2000 OTFC à la dose de 200 µg

1500

1000

500

0

0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 Temps (heures)

Une étude pharmacocinétique a été menée afin d’évaluer l’absorption et la sécurité d’une dose unique de PecFent chez des patients présentant une rhinite allergique saisonnière d’origine pollinique, par comparaison de trois états : absence de provocation, rhinite aiguë provoquée et rhinite aiguë provoquée suivie d’un traitement par oxymétazoline.

La comparaison de l’absence de provocation et de la rhinite aiguë provoquée montre que la rhinite aiguë n’a aucun effet cliniquement significatif sur la Cmax, le Tmax ou l’exposition globale au fentanyl. Après traitement par oxymétazoline de la rhinite aiguë, une diminution de la Cmax et de l’exposition ainsi qu’un allongement du Tmax statistiquement et possiblement cliniquement significatifs ont été observés.

Distribution Le fentanyl est fortement lipophile et est bien distribué à partir du compartiment vasculaire, avec un grand volume de distribution apparent. Les données obtenues chez l’animal ont montré que l’absorption du fentanyl est suivie d’une distribution rapide dans le cerveau, le cœur, les poumons, les reins et la rate, puis d’une redistribution plus lente dans les muscles et la graisse.

La liaison du fentanyl aux protéines plasmatiques est de l’ordre de 80 à 85 %. La principale protéine de liaison est l’alpha-1 glycoprotéine acide (AGP), mais l’albumine et les lipoprotéines contribuent également dans une certaine mesure. La fraction libre du fentanyl augmente avec l’acidose.

Biotransformation Les voies métaboliques après l’administration nasale de PecFent n’ont pas été caractérisées dans le cadre d’études cliniques. Le fentanyl est métabolisé dans le foie en norfentanyl par l’isoforme

CYP3A4 du cytochrome. Le norfentanyl n’est pas pharmacologiquement actif dans les études menées chez l’animal. Il est éliminé à plus de 90 % par biotransformation en métabolites N-désalkylés et hydroxylés inactifs.

Élimination L’élimination du fentanyl après l’administration nasale de PecFent n’a pas été caractérisée dans une étude d’équilibre de masse. Moins de 7 % de la dose administrée de fentanyl sont excrétés sous forme inchangée dans l’urine et seulement environ 1 % est excrété sous forme inchangée dans les fèces. Les métabolites sont essentiellement excrétés dans l’urine, tandis que l’excrétion fécale est moins importante.

La clairance plasmatique totale du fentanyl après administration intraveineuse est d’environ 42 l/h.

Linéarité/non-linéarité La proportionnalité à la dose a été démontrée pour la Cmax et l’ASC sur un éventail de doses de 100 microgrammes à 800 microgrammes.

L’effet de l’insuffisance rénale ou hépatique sur la pharmacocinétique de PecFent n’a pas été étudié.

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5.3Données de sécurité préclinique

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, génotoxicité et cancérogenèse n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.

Les études de toxicité sur le développement embryofœtal menées chez le rat et le lapin n’ont mis en évidence aucune malformation ou modification du développement induite par le produit lorsque celui- ci est administré durant l’organogenèse.

Dans une étude sur la fertilité et les premiers stades du développement embryonnaire chez le rat, un effet transmis par les mâles a été observé à forte dose (300 mcg/kg/jour, SC) concordant avec les effets sédatifs du fentanyl dans les études animales.

Dans les études du développement pré- et post-natal chez le rat, le taux de survie de la progéniture a été significativement diminué à des doses entraînant une toxicité maternelle sévère. D’autres résultats observés chez la progéniture de la génération F1 avec des doses maternelles toxiques consistaient en un retard du développement physique, des fonctions sensorielles, des réflexes et du comportement.

Ces effets pourraient être aussi bien indirects et imputables à une carence en soins maternels et /ou à une diminution du taux de lactation que la résultante d’un effet direct du fentanyl sur la progéniture.

Les études de cancérogenèse (test alternatif par voie cutanée chez la souris transgéniques Tg.AC durant 26 semaines ; étude de cancérogenèse par voie sous-cutanée chez le rat durant deux ans) avec le fentanyl n’ont pas révélé de résultats suggérant un potentiel oncogène. L’analyse des coupes de cerveau provenant de l’étude de cancérogenèse réalisée chez le rat a montré des lésions cérébrales chez les animaux ayant reçu des doses élevées de citrate de fentanyl. La pertinence clinique de ces résultats n’est pas connue.

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6Données pharmaceutiques

6.1Liste des excipients

Pectine (E440) Mannitol (E421) Alcool phényléthylique Parahydroxybenzoate de propyle (E216) Saccharose Acide chlorhydrique (0,36 %) ou hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH) Eau purifiée

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6.2Incompatibilités

Sans objet.

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6.3Durée de conservation

Flacon de 2 pulvérisations : 18 mois. Après amorçage, utiliser dans les 5 jours.

Flacon de 8 pulvérisations : 3 ans. Après ouverture : 60 jours.

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6.4Précautions particulières de conservation

À conserver à une température ne dépassant pas 25 °C. Ne pas congeler. Conserver le flacon dans l’emballage extérieur avec sécurité enfant à l’abri de la lumière. Toujours conserver le flacon, même vide, dans l’emballage extérieur avec sécurité enfant.

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6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacon (verre transparent de type I) muni d’une pompe doseuse avec compteur de doses sonore et capuchon de protection (capuchon blanc uni pour le flacon de 2 pulvérisations et capuchon transparent pour le flacon de 8 pulvérisations). Dans chaque cas, le produit est conditionné dans un emballage extérieur avec sécurité enfant formant une coque.

Les flacons contiennent : 0,95 ml permettant l’administration de 2 pulvérisations à pleine dose ou 1,55 ml, permettant l’administration de 8 pulvérisations à pleine dose.

Les flacons dans leur emballage extérieur avec sécurité enfant sont fournis en boîtes contenant : Pour le flacon de 2 pulvérisations : 1 flacon. Pour le flacon de 8 pulvérisations : 1, 4 ou 12 flacons.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

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6.6Précautions particulières d'élimination

Les flacons de PecFent partiellement utilisés peuvent contenir une quantité de médicament suffisante pour nuire à un enfant ou mettre sa vie en danger. Même s’il reste peu ou pas de médicament dans le flacon de PecFent, celui-ci doit être éliminé correctement, comme suit :

  • Les patients et les aidants doivent être avertis que tous les flacons de PecFent utilisés, partiellement utilisés et non utilisés doivent être éliminés correctement. Les patients doivent recevoir des instructions à cet égard.
    • S’il reste dans le flacon des doses thérapeutiques non destinées à être utilisées, le patient doit les expulser comme suit :
Flacon de 2 pulvérisations :
  • En dirigeant le pulvérisateur loin de lui (et loin d’autres personnes) et en expulsant la solution pour pulvérisation restante jusqu’à ce que le chiffre rouge « 2 » s’affiche sur le compteur de doses et qu’il ne reste plus de pulvérisations thérapeutiques à pleine dose délivrables par le flacon.
    • Une fois le compteur passé à « 2 », le patient doit continuer à presser quatre fois au total sur les ailettes repose-doigts (une légère résistance sera ressentie) afin d’expulser tout le médicament résiduel du flacon.
    • Lorsque les 2 pulvérisations thérapeutiques auront été émises, le patient n’entendra pas de clic et le compteur n’avancera pas au-delà de « 2 » ; les autres pulvérisations ne seront pas des pulvérisations à pleine dose et ne devront pas être utilisées dans un but thérapeutique.
Flacon de 8 pulvérisations :
  • En dirigeant le pulvérisateur loin de lui (et loin d’autres personnes) et en expulsant la solution pour pulvérisation restante jusqu’à ce que le chiffre « 8 » s’affiche sur le compteur de doses et qu’il ne reste plus de pulvérisations thérapeutiques à pleine dose délivrables par le flacon.
    • Une fois le compteur passé à « 8 », le patient doit continuer à presser quatre fois au total sur les ailettes repose-doigts (une légère résistance sera ressentie) afin d’expulser tout le médicament résiduel du flacon.
    • Lorsque les 8 pulvérisations thérapeutiques auront été émises, le patient n’entendra pas de clic et le compteur n’avancera pas au-delà de « 8 » ; les autres pulvérisations ne seront pas des pulvérisations à pleine dose et ne devront pas être utilisées dans un but thérapeutique.

Aussitôt que l’utilisation de PecFent n’est plus nécessaire, tous les flacons utilisés ou non utilisés doivent être systématiquement remis dans leur emballage extérieur avec sécurité enfant et jetés, conformément à la réglementation en vigueur, ou rapportés à la pharmacie.

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7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché

Grünenthal GmbH Zieglerstraße 6 52078 Aachen Allemagne

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8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché

EU/1/10/644/007

EU/1/10/644/001 EU/1/10/644/002 EU/1/10/644/005

EU/1/10/644/003 EU/1/10/644/004 EU/1/10/644/006

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9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 31 août 2010 Date du dernier renouvellement : 17 juillet 2015

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10Date de mise à jour du texte

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu.

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Références

Ce produit ailleurs