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Elrexfio 40 mg/mL, solution injectable

elranatamabPFIZER EUROPE MA EEIG (BELGIQUE)CIS 65312065

Délivrance

7 conditions
Où elle se délivre

Réservé à l'usage Hospitalier

Qui la prescrit

Prescription réservée aux médecins compétents en Cancerologie

Prescription réservée aux médecins compétents en maladie du sang

Prescription réservée aux spécialistes et services Hematologie

Prescription réservée aux spécialistes et services Oncologie medicale

Classement

Liste I

Suivi

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement

Évaluation HAS

1 avis

24/04/2024Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR important — Le service médical rendu par ELREXFIO (elranatamab), solution injectable au dosage de 40 mg/mL, est important en monothérapie pour le traitement des patients adultes atteints de myélome multiple en rechute et réfractaire, ayant reçu au moins trois traitements antérieurs, incluant un agent immunomodulateur, un inhibiteur du protéasome et un anticorps anti-CD38, et dont la maladie a progressé pendant le dernier traitement.

ASMR V — ELREXFIO (elranatamab) en monothérapie n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) dans la stratégie thérapeutique des patients adultes atteints d’un myélome multiple en rechute et réfractaire, ayant reçu au moins trois traitements antérieurs, incluant un agent immunomodulateur, un inhibiteur du protéasome et un anticorps anti-CD38, et dont la maladie a progressé pendant le dernier traitement.

Documents officiels

Mis à jour le 06/05/2025Texte reconstruit depuis le PDF européenVersion officielleUn passage copié emporte sa source

1Dénomination du médicament

ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable

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2Composition qualitative et quantitative

ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable

Un flacon contient 44 mg d’elranatamab dans 1,1 mL (40 mg/mL).

ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable

Un flacon contient 76 mg d’elranatamab dans 1,9 mL (40 mg/mL).

L’elranatamab est un anticorps bispécifique IgG2 kappa dérivé de deux anticorps monoclonaux (AcM). L’elranatamab est produit à partir de deux lignées cellulaires recombinantes issues d’ovaires de hamster chinois (CHO).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

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3Forme pharmaceutique

Solution injectable (injection).

Solution limpide à légèrement opalescente, incolore à brunâtre pâle, d’un pH de 5,8 et d’une osmolarité d’environ 301 mOsm/L.

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4Informations cliniques

4.1Indications thérapeutiques

ELREXFIO est indiqué en monothérapie pour le traitement des patients adultes atteints de myélome multiple en rechute et réfractaire, ayant reçu au moins trois traitements antérieurs, incluant un agent immunomodulateur, un inhibiteur du protéasome et un anticorps anti-CD38, et dont la maladie a progressé pendant le dernier traitement.

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4.2Posologie et mode d'administration

Le traitement doit être instauré et supervisé par des médecins expérimentés dans le traitement du myélome multiple.

ELREXFIO doit être administré par injection sous-cutanée par un professionnel de santé disposant du personnel médical formé de manière adéquate et du matériel médical approprié pour prendre en charge les réactions sévères, comprenant le syndrome de relargage des cytokines (SRC) et le syndrome de neurotoxicité associé aux cellules effectrices immunitaires (ICANS) (voir rubrique 4.4).

Avant de débuter le traitement, il convient d’effectuer une numération formule sanguine. Il est nécessaire d’écarter toute possibilité d’infections actives et/ou de grossesse chez les femmes en âge de procréer (voir rubriques 4.4 et 4.6).

Posologie

Schéma posologique recommandé Les doses recommandées sont des doses croissantes (phase d’escalade de dose) de 12 mg le jour 1 et de 32 mg le jour 4, suivies de doses complètes de 76 mg une fois par semaine, de la Semaine 2 à la Semaine 24 (voir tableau 1).

Pour les patients ayant reçu au moins 24 semaines de traitement et ayant obtenu une réponse, l’intervalle entre chaque dose doit passer à toutes les deux semaines. Pour les patients ayant reçu au moins 24 semaines de traitement selon le schéma d’administration de toutes les deux semaines et ayant maintenu la réponse, l’intervalle entre chaque dose doit passer à toutes les quatre semaines.

ELREXFIO doit être administré selon le schéma posologique d’escalade de doses du tableau 1 afin de réduire l’incidence et la sévérité des SRC et des ICANS. En raison du risque de SRC et d’ICANS, les patients doivent faire l’objet d’une surveillance des signes et symptômes de SRC et d’ICANS pendant 48 heures après l’administration de chacune des 2 escalades de dose et il doit leur être demandé de rester à proximité d’un établissement de santé (voir rubrique 4.4).

Tableau 1.   Schéma posologique d’ELREXFIO
    Schéma posologique         Semaine/jour                                                          Dose
                                       Semaine 1 : jour 1                1ère escalade de dose           12 mg
          Escalade de dosesa,b                                            nde
                                       Semaine 1 : jour 4                2      escalade de dose         32 mg
             Administration                                              Dose complète de                76 mg une fois par

Semaines 2 à 24 : jour 1

            hebdomadairea,c,d                                            traitement                      semaine
     Administration toutes les                                           Dose complète de                76 mg une fois toutes les

Semaines 25 à 48 : jour 1

         2 semainesd,e                                                   traitement                      deux semaines
     Administration toutes les         À partir de la                    Dose complète de                76 mg une fois toutes les
         4 semainesd,f,g               Semaine 49 : jour 1               traitement                      quatre semaines
    a.    Une prémédication doit être administrée avant les trois premières doses d’ELREXFIO.
    b.    Un délai minimum de 2 jours doit être respecté entre la 1ère (12 mg) et la 2nde (32 mg) escalade de dose.
    c.    Un délai minimum de 3 jours doit être respecté entre la 2nde escalade de dose (32 mg) et la première dose complète de

traitement (76 mg).

    d.    Un délai minimum de 6 jours doit être respecté entre les doses.
    e.    Pour les patients ayant obtenu une réponse.
    f.    Pour les patients ayant reçu au moins 24 semaines de traitement avec le schéma posologique toutes les deux semaines.
    g.    Pour les patients ayant maintenu la réponse.

Remarque : Voir tableau 5 pour les recommandations de reprise du traitement par ELREXFIO après des reports de dose.

Prémédication recommandée Afin de réduire le risque de SRC, la prémédication suivante doit être administrée environ 1 heure avant les trois premières doses d’ELREXFIO, qui comprend la première escalade de dose, la seconde escalade de dose et la première dose complète de traitement, comme décrit dans le tableau 1 (voir rubrique 4.4) :

500 mg de paracétamol par voie orale (ou équivalent)
        20 mg de dexaméthasone par voie orale ou intraveineuse (ou équivalent)
        25 mg de diphénhydramine par voie orale (ou équivalent)

Les antimicrobiens et les antiviraux prophylactiques doivent être envisagés conformément aux recommandations de prise en charge locales (voir rubrique 4.4).

Modifications posologiques en cas de toxicité

Il n’est pas recommandé de réduire la dose d’ELREXFIO. Des reports de dose peuvent être nécessaires pour gérer les toxicités (voir rubrique 4.4).

Les tableaux 2 et 3 présentent, respectivement, les mesures recommandées en cas d’effets indésirables de SRC et d’ICANS.

Le tableau 4 présente les mesures recommandées en cas d’autres effets indésirables.

Syndrome de relargage des cytokines (SRC) Les SRC doivent être identifiés à partir de manifestations cliniques (voir rubrique 4.4). Les patients doivent être évalués et traités pour les autres causes de fièvre, d’hypoxie et d’hypotension. Les soins de support nécessaires à la prise en charge d’un SRC (incluant, mais sans s’y limiter, les agents antipyrétiques, l’administration de solutés de remplissage par voie intraveineuse, les vasopresseurs, les inhibiteurs de l’IL-6 ou du récepteur de l’IL-6, l’oxygène d’appoint, etc.) doivent être administrés de manière appropriée. Des analyses biologiques visant à surveiller la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD), les paramètres hématologiques, ainsi que les fonctions pulmonaire, cardiaque, rénale et hépatique doivent être envisagées.

Tableau 2.      Recommandations relatives à la prise en charge d’un SRC
 Gradea         Symptômes actuels                   Mesures
 Grade 1        Température ≥ 38 °Cb                 Suspendre le traitement jusqu’à la résolution du

SRC.c  Instaurer des soins de support.

 Grade 2        Température ≥ 38 °C avec soit :      Suspendre le traitement jusqu’à la résolution du
                 Hypotension répondant à               SRC.c

l’hydratation et ne nécessitant  Instaurer des soins de support.

                   pas de vasopresseurs, et/ou       Surveiller les patients quotidiennement pendant
                 Besoins en oxygène par canule         48 heures après l’administration de la dose
                   nasale à faible débitd ou            suivante d’ELREXFIO. Demander aux patients de
                   insufflateur                         rester à proximité d’un établissement de santé.
 Grade 3        Température ≥ 38 °C avec soit :      Suspendre le traitement jusqu’à la résolution du
 (première       Hypotension nécessitant un          SRC.c
 occurrence)       vasopresseur avec ou sans         Instaurer des soins de support, pouvant inclure des
                   vasopressine, et/ou                soins intensifs.

 Besoins en oxygène par canule  Administrer la prémédication recommandée avant

                   nasale à haut débitd, masque       la dose suivante d’ELREXFIO.
                   facial, masque sans recycleur     Surveiller les patients quotidiennement pendant
                   ou masque Venturi                  48 heures après l’administration de la dose suivante

d’ELREXFIO. Demander aux patients de rester à proximité d’un établissement de santé.

 Grade 3        Température ≥ 38 °C avec soit :     Arrêter définitivement le traitement.
 (récidive)      Hypotension nécessitant un        Instaurer des soins de support, pouvant inclure des
                   vasopresseur avec ou sans         soins intensifs.

vasopressine, et/ou  Besoins en oxygène par canule nasale à haut débitd, masque facial, masque sans recycleur ou masque Venturi

 Gradea           Symptômes actuels                    Mesures
 Grade 4          Température ≥ 38 °C avec soit :      Arrêter définitivement le traitement.
                   Hypotension nécessitant            Instaurer des soins de support, pouvant inclure des
                     plusieurs vasopresseurs (à         soins intensifs.

l’exception de la vasopressine), et/ou  Besoin en oxygène par pression positive (par exemple, pression positive continue [PPC], pression positive à deux niveaux [BiPAP], intubation et ventilation mécanique).

a. D’après la classification 2019 de l’American Society for Transplantation and Cellular Therapy (ASTCT) pour le SRC.

b. Attribuée au SRC. La fièvre n’est pas toujours présente en même temps que l’hypotension ou l’hypoxie, car elle peut être masquée par des interventions telles que des antipyrétiques ou un traitement anti-cytokine.

c. Voir tableau 5 pour obtenir les recommandations relatives à la reprise du traitement par ELREXFIO après des reports de dose.

d. Le débit de la canule nasale à faible débit est ≤ 6 l/min, et celui de la canule nasale à haut débit est > 6 l/min.

Toxicités neurologiques, notamment ICANS Les autres causes de symptômes neurologiques doivent être écartées. Les patients doivent être immédiatement évalués et traités en fonction de la gravité des symptômes. En cas de toxicité neurologique grave ou pouvant engager le pronostic vital, des soins de support, pouvant inclure des soins intensifs, doivent être mis en place. Les patients ayant présenté un ICANS de grade 2 ou plus suite à une administration d’ELREXFIO doivent être informés qu’ils doivent rester à proximité d’un établissement de santé et faire l’objet d’une surveillance quotidienne des signes et symptômes neurologiques pendant les 48 heures suivant la dose suivante d’ELREXFIO.

Tableau 3.       Recommandations relatives à la prise en charge de l’ICANS
 Gradea            Symptômes actuelsb                      Mesures
 Grade 1           Score ICE de 7 – 9c                      Suspendre le traitement jusqu’à la résolution

de l’ICANS.e d Ou altération du niveau de conscience :  Surveiller les symptômes neurologiques et

se réveille spontanément. envisager de consulter un neurologue pour une évaluation et une prise en charge plus approfondies.  Envisager l’instauration de médicaments anticonvulsivants non sédatifs (par exemple, lévétiracétam) pour la prévention des crises convulsives.

Grade 2 Score ICE de 3 – 6 c  Suspendre le traitement jusqu’à la résolution de l’ICANS.e d Ou altération du niveau de conscience :  Administrer 10 mg de dexaméthasonef par

se réveille à la voix. voie intraveineuse toutes les 6 heures. Poursuivre l’utilisation de la dexaméthasone jusqu’à la résolution à un grade inférieur ou égal à 1, puis diminuer progressivement.  Surveiller les symptômes neurologiques et envisager de consulter un neurologue et d’autres spécialistes pour une évaluation et une prise en charge plus approfondies.  Envisager l’instauration de médicaments anticonvulsivants non sédatifs (par exemple, lévétiracétam) pour la prévention des crises convulsives.  Surveiller les patients quotidiennement

Gradea Symptômes actuelsb Mesures pendant 48 heures après l’administration de la dose suivante d’ELREXFIO. Demander aux patients de rester à proximité d’un établissement de santé.

Grade 3       Score ICE de 0 – 2c                         Suspendre le traitement jusqu’à la résolution
(première                                                   de l’ICANS.e
occurrence)   ou altération du niveau de conscienced :    Administrer 10 mg de dexaméthasonef par
              ne se réveille qu’au contact d’un             voie intraveineuse toutes les 6 heures.
              stimulus tactile,                             Poursuivre l’utilisation de la dexaméthasone

jusqu’à la résolution à un grade inférieur ou

              ou crises convulsivesd, soit :                égal à 1, puis diminuer progressivement.
               toute crise clinique, focale ou           Surveiller les symptômes neurologiques et
                  généralisée, qui disparaît                envisager de consulter un neurologue et
                  rapidement, ou                            d’autres spécialistes pour une évaluation et
               crises non convulsives à                    une prise en charge plus approfondies.
                  l’électroencéphalogramme (EEG)          Envisager l’instauration de médicaments
                  qui disparaissent avec une                anticonvulsivants non sédatifs (par exemple,
                  intervention,                             lévétiracétam) pour la prévention des crises

convulsives.

              ou pression intracrânienne élevée :         Instaurer des soins de support, pouvant
              œdème focal/local à la neuro-imageried        inclure des soins intensifs.

 Surveiller les patients quotidiennement pendant 48 heures après l’administration de la dose suivante d’ELREXFIO. Demander aux patients de rester à proximité d’un établissement de santé.

Grade 3       Score ICE de 0 – 2c                         Arrêter définitivement le traitement.
(récidive)                                                Administrer 10 mg de dexaméthasonef par
              ou altération du niveau de conscienced :      voie intraveineuse toutes les 6 heures.
              ne se réveille qu’au contact d’un             Poursuivre l’utilisation de la dexaméthasone
              stimulus tactile,                             jusqu’à la résolution à un grade inférieur ou

égal à 1, puis diminuer progressivement.

              ou crises convulsivesd, soit :              Surveiller les symptômes neurologiques et
               toute crise clinique, focale ou             envisager de consulter un neurologue et
                  généralisée, qui disparaît                d’autres spécialistes pour une évaluation et
                  rapidement, ou                            une prise en charge plus approfondies.
               crises non convulsives à                  Envisager l’instauration de médicaments
                  l’électroencéphalogramme (EEG)            anticonvulsivants non sédatifs (par exemple,
                  qui disparaissent avec une                lévétiracétam) pour la prévention des crises
                  intervention,                             convulsives.

 Instaurer des soins de support, pouvant

ou pression intracrânienne élevée : inclure des soins intensifs. œdème focal/local à la neuro-imageried

Grade 4       Score ICE de 0c                               Arrêter définitivement le traitement.
                                                            Administrer 10 mg de dexaméthasonef par
              ou altération du niveau de conscienced         voie intraveineuse toutes les 6 heures.
              soit :                                         Poursuivre l’utilisation de la dexaméthasone
               le patient ne peut pas être réveillé         jusqu’à la résolution à un grade inférieur ou
                   ou a besoin de stimuli tactiles           égal à 1, puis diminuer progressivement.
                   vigoureux ou répétitifs pour se          Une autre solution consiste à envisager
                   réveiller, ou                             l’administration de 1 000 mg de
               stupeur ou coma,                             méthylprednisolone par jour par voie

intraveineuse pendant 3 jours.

ou crises convulsivesd, soit :  Surveiller les symptômes neurologiques et envisager de consulter un neurologue et

 Gradea                Symptômes actuelsb                                     Mesures
                        crise convulsive (> 5 minutes)                          d’autres spécialistes pour une évaluation et
                          pouvant engager le pronostic vital,                    une prise en charge plus approfondies.
                          ou                                                   Envisager l’instauration de médicaments
                        crises cliniques ou électriques                         anticonvulsivants non sédatifs (par exemple,
                          répétitives sans retour aux valeurs                    lévétiracétam) pour la prévention des crises
                          initiales entre chaque,                                convulsives.

 Instaurer des soins de support, pouvant

ou troubles moteursd : inclure des soins intensifs.  faiblesse motrice focale profonde telle qu’une hémiparésie ou une paraparésie,

ou pression intracrânienne élevée/œdème cérébrald, avec signes/symptômes tels que :  œdème cérébral diffus à la neuro- imagerie, ou  posture décérébrée ou décortiquée, ou  paralysie du nerf crânien VI, ou  œdème papillaire, ou  triade de Cushing Abréviations = encéphalopathie associée aux cellules effectrices immunitaires (ICE).

  a.     D’après la classification 2019 de l’American society for transplantation and cellular therapy (ASTCT) pour l’ICANS.
  b.     La prise en charge est déterminée par l’événement le plus sévère, non imputable à une autre cause.
  c.     Si le patient peut être réveillé et est capable d’effectuer l’examen ICE, évaluer les éléments suivants :

orientation (année, mois, ville, hôpital = 4 points) ; dénomination (nommer 3 objets, par exemple, montrer une horloge, un stylo, un bouton = 3 points) ; suivre des instructions (par exemple, « montrez-moi 2 doigts » ou « fermez les yeux et tirez la langue » = 1 point) ; écriture (capacité à écrire une phrase standard = 1 point) ; et attention (compter à rebours à partir de 100 par dix = 1 point). Si le patient ne peut pas être réveillé et n’est pas en mesure d’effectuer l’examen ICE (ICANS de grade 4) = 0 point.

  d.     Non imputable à une autre cause.
  e.     Voir tableau 5 pour obtenir les recommandations sur la reprise du traitement par ELREXFIO après des reports de dose.
  f.     Toutes les références à l’administration de dexaméthasone concernent la dexaméthasone ou des médicaments équivalents.
Tableau 4.      Recommandations en cas d’autres effets indésirables
 Effets indésirables     Sévérité                                Mesures
 Effets indésirables     Numération absolue des neutrophiles  Suspendre le traitement
 hématologiques          inférieure à 0,5 × 109/L                   jusqu’à ce que la numération
 (voir rubrique 4.8)                                                absolue des neutrophiles soit

égale ou supérieure à 0,5 × 109/L.b

Neutropénie fébrile  Suspendre le traitement jusqu’à ce que la numération absolue des neutrophiles soit égale ou supérieure à 1 × 109/L et que la fièvre disparaisse.b

Hémoglobine inférieure à 8 g/dL  Suspendre le traitement jusqu’à ce que le taux d’hémoglobine soit égal ou supérieur à 8 g/dL.b

                         Numération plaquettaire inférieure à     Suspendre le traitement
                         25 000/µL                                  jusqu’à ce que la numération

plaquettaire soit égale ou supérieure à 25 000/µL et

 Effets indésirables              Sévérité                                        Mesures
                                  Numération plaquettaire comprise                   qu’il n’y ait aucun signe de
                                  entre 25 000/µL et 50 000/µL avec                  saignement.b

saignement

 Autres* effets                   Grade 3 ou 4                                        Suspendre le traitement
 indésirables non                                                                      jusqu’à rétablissement de
 hématologiquesa                                                                       grade 1 ou moins ou retour
 (voir rubrique 4.8)                                                                   aux valeurs initiales.b
                                                                                      Arrêter définitivement le

traitement en l’absence de rétablissement.

a. D’après les critères de terminologie communs pour les événements indésirables (CTCAE), version 5.0 du National cancer institute (NCI).

b. Voir tableau 5 pour obtenir les recommandations relatives à la reprise du traitement par ELREXFIO après des reports de dose (voir rubrique 4.2).

* Autres que le SRC et l’ICANS.

Reprise d’ELREXFIO après un report de dose

Si l’administration d’une dose est reportée, le traitement doit être repris sur la base des recommandations listées dans le tableau 5, et selon le schéma posologique (voir tableau 1). Une prémédication doit être administrée comme indiqué dans le tableau 5.

Tableau 5. Recommandations relatives à la reprise du traitement par ELREXFIO après un report de dose

Dernière dose Durée du report par rapport à la Mesure

 administrée              dernière dose administrée
 Première            2 semaines ou moins (≤ 14 jours)              Reprendre à la seconde escalade de
 escalade de                                                       dose (32 mg).a Si toléré, augmenter à 76 mg
 dose (12 mg)                                                      4 jours plus tard.
                     Plus de 2 semaines (> 14 jours)               Reprendre à la première escalade de

dose (12 mg).a

Seconde 2 semaines ou moins (≤ 14 jours) Reprendre à la dose de 76 mg. escalade de

 dose (32 mg)        Entre plus de 2 semaines et                   Reprendre à la seconde escalade de
                     4 semaines (entre 15 jours et                 dose (32 mg).a Si toléré, augmenter à 76 mg
                     ≤ 28 jours)                                   1 semaine plus tard.
                     Plus de 4 semaines (> 28 jours)               Reprendre à la première escalade de dose

(12 mg).a

Toute dose 12 semaines ou moins (≤ 84 jours) Reprendre à la dose de 76 mg. complète de

 traitement          Plus de 12 semaines (> 84 jours)              Reprendre à la première escalade de
 (76 mg)                                                           dose (12 mg).a Si toléré, augmenter à 76 mg

1 semaine plus tard.

a. Administrer la prémédication recommandée avant la dose d’ELREXFIO.

Durée du traitement Le traitement doit être poursuivi jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable.

Oubli d’une dose En cas d’oubli d’une dose, la dose suivante doit être administrée dès que possible et, si nécessaire, le schéma posologique doit être ajusté pour maintenir l’intervalle entre les doses (voir tableau 1).

Populations particulières

Personnes âgées Aucune adaptation posologique n’est nécessaire (voir rubriques 5.1 et 5.2).

Insuffisance rénale Aucune adaptation posologique n’est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (débit de filtration glomérulaire estimé [DFGe] > 30 mL/min/1,73 m2). Des données limitées sont disponibles concernant les patients présentant une insuffisance rénale sévère, voir rubrique 5.2.

Insuffisance hépatique Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (bilirubine totale > 1 à 1,5 × LSN et toute AST, ou bilirubine totale ≤ LSN et AST > LSN, voir rubrique 5.2).

Population pédiatrique Il n’existe pas d’utilisation justifiée d’ELREXFIO dans la population pédiatrique pour le traitement du myélome multiple.

Mode d’administration

ELREXFIO doit uniquement être administré par injection sous-cutanée et doit être administré par un professionnel de santé.

La dose requise doit être injectée dans le tissu sous-cutané de l’abdomen (site d’injection privilégié). Il peut également être injecté dans le tissu sous-cutané de la cuisse.

ELREXFIO ne doit pas être injecté dans des zones où la peau est rouge, contusionnée, sensible, dure ou dans des zones présentant des cicatrices.

Pour les instructions concernant la manipulation du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

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4.3Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

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4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Traçabilité

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du médicament administré doivent être clairement enregistrés.

Syndrome de relargage des cytokines (SRC)

Un SRC, incluant des réactions pouvant engager le pronostic vital ou d’issue fatale, peut survenir chez les patients recevant ELREXFIO. Les signes et symptômes cliniques du SRC peuvent inclure, sans s’y limiter, une fièvre, une hypoxie, des frissons, une hypotension, une tachycardie, des céphalées et une élévation des enzymes hépatiques (voir rubrique 4.8).

Le traitement doit être instauré selon le schéma posologique d’escalade de dose afin de réduire le risque de SRC et les patients doivent être surveillés en conséquence suite à l’administration d’ELREXFIO. Une prémédication doit être administrée avant les trois premières doses afin de réduire le risque de SRC (voir rubrique 4.2).

Il convient de conseiller aux patients de consulter d’urgence un médecin en cas d’apparition de signes ou symptômes de SRC.

Dès le premier signe de SRC, le traitement par ELREXFIO doit être interrompu et les patients doivent être immédiatement évalués en vue d’une hospitalisation. Le SRC doit être pris en charge conformément aux recommandations de la rubrique 4.2, et une prise en charge supplémentaire doit être envisagée conformément aux recommandations de prise en charge locales. Les soins de support nécessaires à la prise en charge d’un SRC (incluant, mais sans s’y limiter, les agents antipyrétiques, l’administration de solutés de remplissage par voie intraveineuse, les vasopresseurs, les inhibiteurs de l’IL-6 ou du récepteur de l’IL-6, l’oxygène d’appoint, etc.) doivent être administrés de manière appropriée. Des analyses biologiques visant à surveiller la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD), les paramètres hématologiques, ainsi que les fonctions pulmonaire, cardiaque, rénale et hépatique doivent être envisagées.

Toxicités neurologiques, y compris l’ICANS

Des toxicités neurologiques graves ou pouvant engager le pronostic vital, y compris l’ICANS, peuvent survenir après le traitement par ELREXFIO (voir rubrique 4.8). Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance en vue de détecter tout signe ou symptôme (par exemple, diminution du niveau de conscience, convulsions et/ou faiblesse motrice) de toxicité neurologique pendant le traitement.

Il convient de conseiller aux patients de consulter d’urgence un médecin en cas d’apparition de signes ou symptômes de toxicité neurologique.

Dès le premier signe de toxicité neurologique, y compris d’ICANS, l’administration d’ELREXFIO doit être suspendue et une évaluation neurologique doit être envisagée. La prise en charge générale de la toxicité neurologique (par exemple, ICANS) est résumée dans le tableau 3 (voir rubrique 4.2).

En raison du risque d’ICANS, il doit être conseillé aux patients de ne pas conduire ou d’utiliser des machines lourdes ou potentiellement dangereuses le jour de la première et de la seconde escalade de dose et 48 heures après chacune des 2 escalades de doses et en cas de nouvelle apparition de tout symptôme neurologique (voir rubriques 4.2 et 4.7).

Infections

Des infections sévères, pouvant engager le pronostic vital ou d’issue fatale, ont été rapportées chez des patients recevant ELREXFIO (voir rubrique 4.8). Des infections virales nouvelles ou réactivées sont survenues au cours du traitement par ELREXFIO, y compris de nouvelles ou une réactivation d’infections à cytomégalovirus. Une leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP), dont l’issue peut être fatale, est également survenue au cours du traitement par ELREXFIO.

Le traitement ne doit pas être instauré chez les patients présentant des infections actives. Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance afin de détecter tout signe ou symptôme d’infection avant et pendant le traitement par ELREXFIO et être traités de manière appropriée. Le traitement par ELREXFIO doit être suspendu selon la gravité de l’infection, comme indiqué dans le tableau 4 pour les autres effets indésirables non hématologiques (voir rubrique 4.2).

Les traitements antimicrobiens (par exemple, prévention de la pneumonie à Pneumocystis jirovecii) et les antiviraux (par exemple, prévention de la réactivation du zona) prophylactiques doivent être administrés conformément aux recommandations de prise en charge locales.

Neutropénie

Des cas de neutropénie et de neutropénie fébrile ont été rapportés chez des patients recevant ELREXFIO (voir rubrique 4.8).

La numération formule sanguine doit être contrôlée au début du traitement et régulièrement pendant le traitement. Le traitement par ELREXFIO doit être interrompu comme indiqué dans le tableau 4 (voir rubrique 4.2). Les patients présentant une neutropénie doivent faire l’objet d’une surveillance pour détecter tout signe d’infection. Les soins de support doivent être mis en place conformément aux recommandations de prise en charge locales.

Hypogammaglobulinémie

Des cas d’hypogammaglobulinémie ont été rapportés chez des patients recevant ELREXFIO (voir rubrique 4.8).

Les taux d’immunoglobulines doivent être surveillés pendant le traitement. Un traitement par immunoglobulines sous-cutanées ou intraveineuses (IgIV) doit être envisagé si les taux d’IgG sont inférieurs à 400 mg/dL et les patients doivent être traités conformément aux recommandations de prise en charge locales, incluant les recommandations contre les infections et la prophylaxie antimicrobienne.

Utilisation concomitante de vaccins à virus vivant

La sécurité de l’immunisation par des vaccins à virus vivant pendant ou après un traitement par ELREXFIO n’a pas été étudiée. La vaccination par des vaccins à virus vivant n’est pas recommandée dans les 4 semaines précédant l’administration de la première dose, pendant le traitement, et au moins 4 semaines après le traitement.

Excipients

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

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4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée avec ELREXFIO.

Le relargage initial des cytokines en début de traitement par ELREXFIO peut inhiber les enzymes du cytochrome (CYP) P450. Le risque d’interaction le plus élevé est attendu pendant et jusqu’à 14 jours après le schéma posologique d’escalade de dose d’ELREXFIO ainsi que pendant et jusqu’à 14 jours après un SRC. Pendant cette période, la toxicité ou les concentrations du médicament doivent être surveillées chez les patients qui reçoivent en même temps des substrats sensibles du CYP ayant un index thérapeutique étroit (par exemple, la ciclosporine, la phénytoïne, le sirolimus et la warfarin). La dose du médicament concomitant doit être ajustée si nécessaire.

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4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer/Contraception

Un test de grossesse doit être réalisé chez les femmes en âge de procréer avant l’instauration du traitement par ELREXFIO.

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace durant le traitement par ELREXFIO et pendant 6 mois après l’administration de la dernière dose.

Grossesse

Il n’existe pas de données humaines ou animales permettant d’évaluer le risque lié à l’utilisation de l’elranatamab pendant la grossesse. On sait que l’immunoglobuline (IgG) humaine traverse le placenta après le premier trimestre de la grossesse. De par son mécanisme d’action, l’elranatamab peut être

nocif pour le fœtus lorsqu’il est administré à une femme enceinte et, par conséquent, l’utilisation d’ELREXFIO n’est pas recommandée pendant la grossesse.

ELREXFIO étant associé à une hypogammaglobulinémie, il convient d’envisager une évaluation des taux d’immunoglobuline chez les nouveau-nés de mères traitées par ELREXFIO.

Allaitement

On ne sait pas si l’elranatamab est excrété dans le lait humain ou animal, s’il affecte les nourrissons allaités ou s’il affecte la production de lait. On sait que les IgG humaines sont excrétées dans le lait maternel. Un risque pour l’enfant allaité ne peut être exclu. Par conséquent, l’allaitement n’est pas recommandé pendant le traitement par ELREXFIO et pendant 6 mois après l’administration de la dernière dose.

Fertilité

Il n’existe pas de données concernant les effets de l’elranatamab sur la fertilité humaine. Les effets de l’elranatamab sur la fertilité mâle et femelle n’ont pas été évalués dans les études menées chez l’animal.

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4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

ELREXFIO a une influence importante sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

En raison du risque d’ICANS, les patients recevant ELREXFIO présentent un risque d’altération du niveau de conscience (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être informés qu’ils doivent s’abstenir de conduire des véhicules ou d’utiliser des machines lourdes ou potentiellement dangereuses le jour de la première et de la seconde escalade de dose et 48 heures après chacune des 2 escalades de doses et en cas de nouvelle apparition d’une toxicité neurologique jusqu’à la résolution de tout symptôme neurologique (voir rubriques 4.2 et 4.4).

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4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquents sont le SRC (57,9 %), l’anémie (54,1 %), la neutropénie (45,9 %), la fatigue (44,8 %), l’infection des voies aériennes supérieures (43,2 %), la réaction au site d’injection (38,3 %), la diarrhée (42,1 %), la pneumonie (38,3 %), la thrombopénie (36,6 %), la lymphopénie (30,1 %), la diminution de l’appétit (27,3 %), la fièvre (29,0 %), le rash (27,9 %), l’arthralgie (26,8 %), l’hypokaliémie (23,5 %), les nausées (21,9 %), la sécheresse cutanée (21,9 %) et la dyspnée (20,8 %).

Les effets indésirables graves sont la pneumonie (31,7 %), le sepsis (15,8 %), le SRC (12,6 %), l’anémie (5,5 %), l’infection des voies aériennes supérieures (5,5 %), l’infection des voies urinaires (3,8 %), la neutropénie fébrile (3,3 %), la diarrhée (2,7 %), la dyspnée (2,7 %) et la fièvre (2,2 %).

Tableau listant les effets indésirables

Le tableau 6 récapitule les effets indésirables rapportés chez les patients ayant reçu ELREXFIO selon le schéma posologique recommandé (N=183 comprenant 64 patients ayant précédemment reçu un conjugué anticorps-médicament (CAM) ou un traitement par lymphocytes T à récepteurs antigéniques chimériques (CAR) ciblant le BCMA [cohorte de soutien B]). La durée médiane du traitement était de 4,1 (intervalle : 0,03 à 35,9) mois. Les données de sécurité d’ELREXFIO ont également été évaluées dans l’ensemble de la population traitée (N = 265) et aucun autre effet indésirable n’a été identifié.

Les effets indésirables sont répertoriés selon la classification des systèmes d’organes MedDRA et par fréquence. Les catégories de fréquence sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés, le cas échéant, suivant un ordre décroissant de gravité.

Tableau 6. Effets indésirables observés chez les patients atteints de myélome multiple traités par ELREXFIO, au cours de l’étude MagnetisMM-3, à la dose recommandée

  Classe de systèmes            Effet indésirable            Fréquence                N = 183
  d’organes                                                  (Tous grades        Tous       Grade 3
                                                             confondus)         grades      ou 4 (%)

confondus (%)

  Infections et infestations    Pneumoniea                    Très fréquent      38,3         25,7
                                Sepsisb                       Très fréquent      18,6         13,1
                                Infection des voies           Très fréquent      43,2          6,0

aériennes supérieures

Infection des voies Très fréquent 13,7 6,0 urinaires

Infection à Fréquent 9,3 2,2 cytomégalovirusc

Leucoencéphalopathie Peu fréquent 0,5* 0 multifocale progressive

  Affections                    Neutropénie                   Très fréquent      45,9         44,3
  hématologiques et du          Anémie                        Très fréquent      54,1         42,6
  système lymphatique           Thrombopénie                  Très fréquent      36,6         26,2
                                Lymphopénie                   Très fréquent      30,1         27,9
                                Leucopénie                    Très fréquent      18,6         13,1
                                Neutropénie fébrile           Fréquent            3,3          3,3
  Affections du système         Syndrome de relargage des Très fréquent          57,9          0,5
  immunitaire                   cytokines
                                Hypogammaglobulinémie         Très fréquent      16,9          2,7
  Troubles du métabolisme Diminution de l’appétit             Très fréquent      27,3          1,1
  et de la nutrition            Hypokaliémie                  Très fréquent      23,5          9,3
                                Hypophosphatémie              Fréquent            6,6          0,5
  Affections du système         Neuropathie périphériqued     Très fréquent      17,5          1,1
  nerveux                       Maux de tête                  Très fréquent      19,7           0
                                Syndrome de neurotoxicité       Fréquent          3,3          1,1

associée aux cellules effectrices immunitaires (ICANS)

Affections respiratoires, Dyspnée Très fréquent 20,8 4,9 thoraciques et médiastinales

  Affections gastro-            Diarrhée                      Très fréquent      42,1          2,7
  intestinales                  Nausées                       Très fréquent      21,9           0
  Affections de la peau et      Rashe                         Très fréquent      27,9           0
  du tissu sous-cutané          Sécheresse cutanée            Très fréquent      21,9           0
  Affections                    Arthralgie                    Très fréquent      26,8          1,6

musculosquelettiques et du tissu conjonctif

  Troubles généraux et          Réaction au site              Très fréquent      38,3           0
  anomalies au site             d’injection
  d’administration              Pyrexie                       Très fréquent      29,0          3,3
                                Fatigue                       Très fréquent      44,8          6,0

Investigations Elévation des Très fréquent 17,5 5,5 Transaminases

*       Cas d’issue fatale (Grade 5) signalé.
a.      Pneumonie comprend aspergillose bronchopulmonaire, infection bactérienne des voies aériennes inférieures,

infection des voies aériennes inférieures, infection fongique des voies aériennes inférieures, pneumonie, pneumonie à adénovirus, pneumonie à coronavirus, pneumonie à cytomégalovirus, pneumonie à haemophilus, pneumonie à pneumocoque, pneumonie à Pneumocystis jirovecii, pneumonie à Pseudomonas, pneumonie atypique, pneumonie bactérienne, pneumonie COVID-19, pneumonie fongique, pneumonie grippale, pneumonie respiratoire syncytiale virale, pneumonie virale, pneumopathie d’inhalation.

b. Sepsis comprend bactériémie, bactériémie à Campylobacter, bactériémie à Escherichia, bactériémie à staphylocoque, bactériémie liée à un dispositif, choc septique, sepsis, sepsis à Escherichia, sepsis à Klebsiella, sepsis à Pseudomonas, sepsis à staphylocoque, sepsis à streptocoque, sepsis lié à un dispositif, sepsis urinaire.

c. Infection à cytomégalovirus comprend choriorétinite à cytomégalovirus, gastroentérite à cytomégalovirus, infection à cytomégalovirus, réactivation d’une infection à cytomégalovirus, virémie à cytomégalovirus.

d. Neuropathie périphérique comprend dysesthésie, hypoesthésie, neuropathie motrice périphérique, neuropathie périphérique, neuropathie périphérique sensitive, neuropathie sensitivomotrice périphérique, névralgie, paresthésie, polyneuropathie, syndrome de Guillain-Barré.

e. Rash comprend dermatite exfoliatrice, dermatite exfoliatrice généralisée, épidermolyse, érythème, exanthème médicamenteux symétrique intertrigineux et des plis de flexion, rash, rash érythémateux, rash maculeux, rash maculopapuleux, rash pustuleux, syndrome d’érythrodysesthésie palmoplantaire.

Description de certains effets indésirables

Syndrome de relargage des cytokines (SRC) Un SRC a été observé chez 57,9 % des patients ayant reçu ELREXFIO selon le schéma posologique recommandé, avec un SRC de grade 1 chez 43,7 %, de grade 2 chez 13,7 % et de grade 3 chez 0,5 % des patients. La plupart des patients ont présenté un SRC après la première escalade de dose (43,2 %) ou la seconde escalade de dose (19,1 %), 7,1 % des patients ont présenté un SRC après la première dose complète de traitement et 1,6 % des patients après une dose ultérieure. Une récidive de SRC a été observée chez 13,1 % des patients. Le délai médian d’apparition d’un SRC était de 2 (intervalle : 1 à

  • jours après la dose la plus récente, avec une durée médiane de 2 (intervalle : 1 à 19) jours.

Parmi les patients ayant développé un SRC, les symptômes associés comprenaient la fièvre (98,1 %), l’hypotension (20,8 %), l’hypoxie (11,3 %). 34,0 % des patients ont reçu du tocilizumab (ou du siltuximab) et 15,1 % des patients ont reçu des corticostéroïdes pour le traitement du SRC.

Syndrome de neurotoxicité associée aux cellules effectrices immunitaires (ICANS) Un ICANS a été observé chez 3,3 % des patients après un traitement par ELREXFIO selon le schéma posologique recommandé, avec un ICANS de grade 1 chez 0,5 %, de grade 2 chez 1,6 % et de grade 3 chez 1,1 % des patients. La majorité des patients ont présenté un ICANS après la première escalade de dose (2,7 %), 1 (0,5 %) patient a présenté un ICANS après la seconde escalade de dose et 1 (0,5 %) patient a présenté un ICANS après une dose ultérieure. Une récidive d’ICANS a été observée chez 1,1 % des patients. Le délai médian d’apparition était de 3 (intervalle : 1 à 4) jours après la dose la plus récente, avec une durée médiane de 2 (intervalle : 1 à 18) jours.

La survenue d’un ICANS peut être concomitante à un SRC, ou ultérieure à la résolution d’un SRC ou peut être indépendant de la survenue SRC. Les symptômes les plus fréquents de l’ICANS sont une altération du niveau de conscience et des scores d’encéphalopathie associée aux cellules effectrices immunitaires (ICE) de grade 1 ou de grade 2 (voir tableau 3). Parmi les patients ayant développé un ICANS, 66,7 % ont reçu des corticostéroïdes, 33,3 % du tocilizumab (ou du siltuximab), 33,3 % du lévétiracétam et 16,7 % de l’anakinra pour le traitement de l’ICANS.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

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4.9Surdosage
Symptômes et signes

Peu de cas de surdosage ont été rapportés au cours des études cliniques. La dose maximale tolérée d’elranatamab n’a pas été déterminée. Au cours des études cliniques, des doses allant jusqu’à 76 mg 1 fois par semaine ont été administrées.

Traitement

En cas de surdosage, le patient doit faire l’objet d’une surveillance afin de détecter tout signe ou symptôme d’effet indésirable et un traitement de support approprié doit être mis en place immédiatement.

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5Propriétés pharmacologiques

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Anticorps monoclonaux et conjugués anticorps-médicaments, Code ATC : L01FX32

Mécanisme d’action

L’elranatamab est un anticorps bispécifique engageant les lymphocytes T qui se lie au CD3-epsilon sur les lymphocytes T et à l’antigène de maturation des lymphocytes B (BCMA) exprimé sur les plasmocytes, les plasmablastes et les cellules myélomateuses. La liaison de l’elranatamab au BCMA exprimé sur les cellules tumorales et au CD3 exprimé sur les lymphocytes T est indépendante de la spécificité du récepteur des lymphocytes T (TCR) natif ou de la dépendance aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) de classe 1. L’elranatamab a activé les lymphocytes T, entraîné la relargage des cytokines pro-inflammatoires et provoqué la lyse des cellules du myélome multiple.

Effets pharmacodynamiques

Immunogénicité Au cours du traitement par elranatamab à la dose recommandée pendant l’étude MagnetisMM-3, des anticorps anti-médicament (AAM) ont été détectés chez 9,5 % des participants. Aucune preuve d’un impact des AAM n’a été observée sur la pharmacocinétique, l’efficacité ou la sécurité ; toutefois les données sont encore limitées.

Efficacité et sécurité cliniques

Myélome multiple en rechute ou réfractaire L’efficacité d’ELREXFIO en monothérapie a été évaluée chez des patients atteints de myélome multiple en rechute ou réfractaire dans le cadre d’une étude de phase II en ouvert, non randomisée et multicentrique (MagnetisMM-3). L’étude incluait des patients réfractaires à au moins un inhibiteur du protéasome (IP), un agent immunomodulateur (IMiD) et un anticorps monoclonal anti-CD38. L’étude MagnetisMM-3 a inclus 123 patients naïfs de traitement antérieur ciblant le BCMA (cohorte pivot A). Les patients présentaient une maladie mesurable selon les critères de l’International myeloma working group (IMWG) au moment du recrutement. Pour être inclus dans l’étude les patients devaient présenter un score ECOG ≤ 2, une fonction médullaire adéquate à l’inclusion (numération absolue des neutrophiles ≥ 1,0 × 109/L, numération plaquettaire ≥ 25 × 109/L, taux d’hémoglobine ≥ 8 g/dL), une fonction rénale (ClCr ≥ 30 mL/min) et hépatique [aspartate aminotransférase (AST) et alanine transaminase (ALT) ≤ 2,5 × limite supérieure de la normale (LSN)], bilirubine totale ≤ 2 × LSN) adéquates, et une fraction d’éjection ventriculaire gauche ≥ 40 %. Les patients atteints de myélome multiple indolent, de leucémie à plasmocytes active, d’amyloïdose, de POEMS (syndrome de

polyneuropathie, organomégalie, endocrinopathie, trouble des cellules plasmatiques monoclonales et altérations cutanées), ou ayant reçu une greffe de cellules souches dans les 12 semaines précédant l’inclusion, soufrant d’infections actives, de neuropathies et de maladies cardiovasculaires cliniquement significatives n’ont pas été inclus dans l’étude.

Les patients ont reçu une administration sous-cutanée d’ELREXFIO à des doses croissantes (phase d’escalade de dose) de 12 mg au Jour 1 et de 32 mg au Jour 4 du traitement, suivies de la première dose complète d’ELREXFIO (76 mg) au Jour 8 du traitement. Par la suite, les patients ont reçu 76 mg d’ELREXFIO une fois par semaine. Après 24 semaines, chez les patients ayant obtenu une réponse partielle ou meilleure, comme définie selon les critères de l’IMWG, et persistante pendant au moins 2 mois, l’intervalle d’administration a été modifié de toutes les semaines à toutes les 2 semaines, puis de toutes les 2 semaines à toutes les 4 semaines après au moins 24 semaines de traitement à la dose de 76 mg administrée toutes les 2 semaines (voir rubrique 4.2).

Parmi les 123 patients traités dans la cohorte pivot A, l’âge médian était de 68 ans (intervalle : 36 à 89) ans, avec 19,5 % de patients âgés de ≥ 75 ans. 44,7 % des patients étaient des femmes ; 58,5 % étaient blancs, 13 % étaient asiatiques, 8,9 % étaient hispaniques/latino-américains et 7,3 % étaient noirs. Le stade de la maladie (R-ISS) à l’entrée dans l’étude était de 22,8 % au stade I, 55,3 % au stade II et 15,4 % au stade III. Le délai médian entre le diagnostic initial de myélome multiple et l’inclusion dans l’étude était de 72,9 (intervalle : 16 à 228) mois. Les patients avaient reçu une médiane de 5 lignes de traitement antérieures (intervalle : 2 à 22) ; 96,0 % d’entre eux avaient reçu ≥ 3 lignes de traitement antérieures. 96,7 % étaient triple-réfractaires et 95,9 % étaient réfractaires à leur dernière ligne de traitement. 68,3 % ont reçu une greffe de cellules souches autologues antérieure et 5,7 % une greffe de cellules souches allogéniques antérieure. 25,2 % des patients présentaient une anomalie cytogénétique à haut risque [t(4;14), t(14;16) ou del(17p)]. 31,7 % des patients présentaient une maladie extramédullaire (présence d’un plasmocytome [extramédullaire et/ou paramédullaire] avec une composante des tissus mous) à l’inclusion selon le comité indépendant de relecture centralisée en aveugle (BICR, Blinded Independent Central Review).

Les résultats d’efficacité étaient basés sur le taux de réponse et la durée de la réponse (DR), tels qu’évalués par le BICR comme définie selon les critères de l’IMWG. Les résultats d’efficacité de la cohorte pivot A sont présentés dans le tableau 7. Chez les patients répondeurs, la médiane (intervalle) de suivi à partir de la dose initiale était de 27,9 (3,6 ; 36,8) mois.

Tableau 7. Résultats d’efficacité de l’étude MagnetisMM-3 dans la cohorte pivot A Patients naïfs de traitement ciblant le BCMA (cohorte pivot A) Tous les patients traités (N = 123)

 Taux de réponse objective (TRO : RCs+RC+TBRP+RP), n (%) (IC à                 75 (61,0 %)
 95 %)                                                                         (51,8 ; 69,6)
       Réponse complète stringente (RCs)                                       20 (16,3 %)
       Réponse complète (RC)                                                   26 (21,1 %)
       Très bonne réponse partielle (TBRP)                                     23 (18,7 %)
       Réponse partielle (RP)                                                    6 (4,9 %)
 Taux de réponse complète (RCs+RC), n (%)                                      46 (37,4 %)
 (IC à 95 %)                                                                   (28,8 ; 46,6)

Délai jusqu’à la première réponse (mois)

       Nombre de répondeurs                                                          75
       Médiane                                                                      1,22
       Intervalle                                                               (0,9 ; 7,4)

Durée de la réponse (DR) (mois)

       Nombre de répondeurs                                                          75
       Médiane (IC à 95 %)                                                    NE (NE ; NE)

Patients naïfs de traitement ciblant le BCMA (cohorte pivot A) Tous les patients traités (N = 123)

       Taux de patients maintenant la réponse à 12 mois (IC à 95 %)                               73,4 (61,4 ; 82,1)
       Taux de patients maintenant la réponse à 24 mois (IC à 95 %)                               66,9 (54,4 ; 76,7)

Taux de négativité de la MRMa chez les patients ayant obtenu une RC ou une RCs et dont la MRM pouvait être évaluée (31 des 46 patients ayant atteint une RC/RCs ont pu être évalués pour la MRM)

 n (%)                                                                                                 28 (90,3 %)
 IC à 95 % (%)                                                                                         (74,2 ; 98,0)

Abréviations : IC = intervalle de confiance ; NE = non estimable ; MRM = maladie résiduelle minimale.

a. Par seuil de 10-5, test clonoSEQ de séquençage de nouvelle génération (Adaptive Biotechnologies).

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec ELREXFIO dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement du myélome multiple (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

Une autorisation de mise sur le marché « conditionnelle » a été délivrée pour ce médicament. Cela signifie que des preuves supplémentaires concernant ce médicament sont attendues.

L’Agence européenne des médicaments réévaluera toute nouvelle information sur ce médicament au moins chaque année et, si nécessaire, ce RCP sera mis à jour.

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5.2Propriétés pharmacocinétiques

Les paramètres pharmacocinétiques sont présentés sous forme de moyenne géométrique (coefficient de variation [CV] en %) pour l’elranatamab non lié, sauf indication contraire. La concentration maximale (Cmax) et l’aire sous la courbe (ASCtau) de l’elranatamab après la première administration sous-cutanée ont augmenté de manière proportionnelle à la dose dans l’intervalle de doses évaluées administrées par voie sous-cutanée (~ 6 à 76 mg). Le rapport d’accumulation médiane après 24 semaines d’administration hebdomadaire par rapport à la première dose sous-cutanée d’elranatamab de 76 mg pour la Cmax et l’ASCtau était de 6,6 et 11,2, respectivement. La Cmoy, la Cmax, et la Crésid (concentration résiduelle) attendues ainsi que la Crésid observée de l’elranatamab sont présentées dans le tableau 8.

Tableau 8. Paramètres pharmacocinétiques de l’elranatamab selon la dose recommandée Paramètres Temps d’évaluation

                                               Attendus                        Observés
                                    Cmoy          Cmax           Crésid          Crésidd
                                  (µg/mL)       (µg/mL)        (µg/mL)         (µg/mL)

A la fin de l’administration

32,0 (46 %) 33,0 (46 %) 30,5 (48 %) 32,2 (71 %) hebdomadaire (Semaine 24)a État d’équilibre

(administration toutes les deux 17,7 (53 %) 19,5 (51 %) 15,1 (60 %) 16,5 (59 %) semaines)a,b État d’équilibre

(administration toutes les 8,8 (58 %) 11,5 (54 %) 5,9 (78 %) 6,7 (76 %) quatre semaines)a,c

 a.      Les paramètres pharmacocinétiques attendus sont présentés pour les patients ayant obtenu une réponse.
 b.      L’exposition attendue à l’état d’équilibre de la dose d’elranatamab administrée toutes les deux semaines est

estimée à la Semaine 48.

c. L’exposition attendue à l’état d’équilibre de la dose d’elranatamab administrée toutes les quatre semaines est estimée à la Semaine 72.

d. La Crésid observée de l’elranatamab est présentée sous forme de moyenne géométrique (CV en %). Les concentrations avant administration de la dose des Cycle 7 Jour 1 (n = 40), Cycle 13 Jour 1 (n = 23) et Cycle 25 Jour 1 (n = 10) représentent la Crésid à l’état d’équilibre pour le schéma posologique toutes les semaines, toutes les 2 semaines et toutes les 4 semaines, respectivement.

Absorption

La biodisponibilité moyenne attendue de l’elranatamab était de 56,2 % lorsqu’il était administré par voie sous-cutanée. Le Tmax médian après l’administration d’elranatamab par voie SC, toutes doses confondues, était compris entre 3 et 7 jours.

Distribution

D’après le modèle pharmacocinétique de population, le volume moyen de distribution de l’elranatamab non lié était de 4,78 l, 69 % (CV) pour le compartiment central et de 2,83 L pour le compartiment périphérique.

Élimination

La demi-vie moyenne géométrique attendue de l’elranatamab est de 22, 64 % (CV) jours à la semaine 24 après les doses hebdomadaires de 76 mg. D’après le modèle pharmacocinétique de population, la clairance moyenne attendue de l’elranatamab est de 0,324 l/jour, 100 % (CV).

Populations particulières

Aucune différence cliniquement pertinente n’a été observée dans la pharmacocinétique de l’elranatamab en fonction de l’âge (36 à 89 ans), du sexe (167 hommes, 154 femmes), de l’origine ethnique (193 Blancs, 49 Asiatiques, 29 Noirs) et du poids corporel (37 à 160 kg).

Insuffisance rénale Aucune étude n’a été menée sur l’elranatamab chez des patients présentant une insuffisance rénale. Les résultats des analyses pharmacocinétiques de population indiquent qu’une insuffisance rénale légère (60 mL/min/1,73 m2 ≤ DFGe < 90 mL/min/1,73 m2) ou une insuffisance rénale modérée (30 mL/min/1,73 m2 ≤ DFGe < 60 mL/min/1,73 m2) n’a pas influencé de manière significative la pharmacocinétique de l’elranatamab. Les données disponibles concernant les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe inférieur à 30 mL/min/1,73 m2) sont limitées.

Insuffisance hépatique Aucune étude n’a été menée sur l’elranatamab chez des patients présentant une insuffisance hépatique. Les résultats des analyses pharmacocinétiques de population indiquent qu’une insuffisance hépatique légère (bilirubine totale > 1 à 1,5 × LSN et toute AST, ou bilirubine totale ≤ LSN et AST > LSN) n’a pas influencé de manière significative la pharmacocinétique de l’elranatamab. Aucune donnée n’est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (bilirubine totale > 1,5 à 3,0 × LSN et toute AST) ou sévère (bilirubine totale > 3,0 × LSN et toute AST).

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5.3Données de sécurité préclinique
Cancérogénicité et mutagénicité

Aucune étude n’a été menée chez l’animal pour évaluer le potentiel cancérogène ou génotoxique de l’elranatamab.

Toxicité pour la reproduction et fertilité

Aucune étude n’a été menée chez l’animal pour évaluer les effets de l’elranatamab sur la fertilité, la reproduction et le développement fœtal.

Au cours d’une étude de toxicité à doses répétées de 13 semaines chez des singes cynomolgus sexuellement matures, aucun effet notable n’a été observé sur les organes reproducteurs mâles et femelles après l’administration sous-cutanée de doses allant jusqu’à 6 mg/kg/semaine (environ 6,5 fois la dose maximale recommandée chez l’homme, sur la base de l’exposition tenant compte de l’ASC).

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6Données pharmaceutiques

6.1Liste des excipients

Édétate disodique L-histidine Chlorhydrate de L-histidine monohydraté Polysorbate 80 Saccharose Eau pour préparations injectables

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6.2Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

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6.3Durée de conservation
Flacon non ouvert

3 ans.

Après ouverture

La stabilité physico-chimique après ouverture du flacon, y compris en cas de conservation du produit dans des seringues, a été démontrée pendant 7 jours à une température comprise entre 2 °C et 8 °C, et pendant 24 heures à une température pouvant atteindre 30 °C.

D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation avant utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 °C et 8 °C, à moins que la préparation ait eu lieu dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.

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6.4Précautions particulières de conservation

À conserver au réfrigérateur (2 °C à 8 °C). Ne pas congeler. À conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière. Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.

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6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur

ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable

1,1 mL de solution en flacon (verre de type 1) muni d’un bouchon (caoutchouc butyle) et d’un joint en aluminium avec capuchon rabattable contenant 44 mg d’elranatamab. Conditionnement de 1 flacon.

ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable

1,9 mL de solution en flacon (verre de type 1) muni d’un bouchon (caoutchouc butyle) et d’un joint en aluminium avec capuchon rabattable contenant 76 mg d’elranatamab. Conditionnement de 1 flacon.

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6.6Précautions particulières d’élimination et manipulation

ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable se présente sous la forme d’une solution prête à l’emploi qui ne nécessite aucune dilution avant administration. Ne pas agiter.

ELREXFIO est une solution limpide à légèrement opalescente, et incolore à brun pâle. La solution ne doit pas être administrée si elle présente une coloration anormale ou si elle contient des particules.

Une technique aseptique doit être utilisée pour préparer et administrer ELREXFIO.

Instructions relatives à la préparation

Les flacons d’ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable sont à usage unique exclusivement.

ELREXFIO doit être préparé selon les instructions mentionnées ci-dessous (voir tableau 9), en fonction de la dose requise. Il est suggéré d’utiliser un flacon unidose de 44 mg/1,1 mL (40 mg/mL) pour chacune des doses de la phase d’escalade de doses.

 Tableau 9.     Instructions relatives à la préparation d’ELREXFIO
 Dose requise                         Volume de dose
 12 mg (première escalade de dose)    0,3 mL
 32 mg (seconde escalade de dose)     0,8 mL
 76 mg (dose complète de              1,9 mL

traitement)

Élimination

Le flacon et le contenu restant doivent être éliminés après un usage unique. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

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7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché

Pfizer Europe MA EEIG Boulevard de la Plaine 17 1050 Bruxelles Belgique

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8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché

EU/1/23/1770/001 EU/1/23/1770/002

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9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 7 décembre 2023 Date du dernier renouvellement : 08 septembre 2025

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10Date de mise à jour du texte

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

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Références

Ce produit ailleurs