2Composition qualitative et quantitative
ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable
Un flacon contient 44 mg d’elranatamab dans 1,1 mL (40 mg/mL).
ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable
Un flacon contient 76 mg d’elranatamab dans 1,9 mL (40 mg/mL).
L’elranatamab est un anticorps bispécifique IgG2 kappa dérivé de deux anticorps monoclonaux (AcM). L’elranatamab est produit à partir de deux lignées cellulaires recombinantes issues d’ovaires de hamster chinois (CHO).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3Forme pharmaceutique
Solution injectable (injection).
Solution limpide à légèrement opalescente, incolore à brunâtre pâle, d’un pH de 5,8 et d’une osmolarité d’environ 301 mOsm/L.
4Informations cliniques
4.1Indications thérapeutiques
ELREXFIO est indiqué en monothérapie pour le traitement des patients adultes atteints de myélome multiple en rechute et réfractaire, ayant reçu au moins trois traitements antérieurs, incluant un agent immunomodulateur, un inhibiteur du protéasome et un anticorps anti-CD38, et dont la maladie a progressé pendant le dernier traitement.
4.2Posologie et mode d'administration
Le traitement doit être instauré et supervisé par des médecins expérimentés dans le traitement du myélome multiple.
ELREXFIO doit être administré par injection sous-cutanée par un professionnel de santé disposant du personnel médical formé de manière adéquate et du matériel médical approprié pour prendre en charge les réactions sévères, comprenant le syndrome de relargage des cytokines (SRC) et le syndrome de neurotoxicité associé aux cellules effectrices immunitaires (ICANS) (voir rubrique 4.4).
Avant de débuter le traitement, il convient d’effectuer une numération formule sanguine. Il est nécessaire d’écarter toute possibilité d’infections actives et/ou de grossesse chez les femmes en âge de procréer (voir rubriques 4.4 et 4.6).
Posologie
Schéma posologique recommandé Les doses recommandées sont des doses croissantes (phase d’escalade de dose) de 12 mg le jour 1 et de 32 mg le jour 4, suivies de doses complètes de 76 mg une fois par semaine, de la Semaine 2 à la Semaine 24 (voir tableau 1).
Pour les patients ayant reçu au moins 24 semaines de traitement et ayant obtenu une réponse, l’intervalle entre chaque dose doit passer à toutes les deux semaines. Pour les patients ayant reçu au moins 24 semaines de traitement selon le schéma d’administration de toutes les deux semaines et ayant maintenu la réponse, l’intervalle entre chaque dose doit passer à toutes les quatre semaines.
ELREXFIO doit être administré selon le schéma posologique d’escalade de doses du tableau 1 afin de réduire l’incidence et la sévérité des SRC et des ICANS. En raison du risque de SRC et d’ICANS, les patients doivent faire l’objet d’une surveillance des signes et symptômes de SRC et d’ICANS pendant 48 heures après l’administration de chacune des 2 escalades de dose et il doit leur être demandé de rester à proximité d’un établissement de santé (voir rubrique 4.4).
Tableau 1. Schéma posologique d’ELREXFIO
Schéma posologique Semaine/jour Dose
Semaine 1 : jour 1 1ère escalade de dose 12 mg
Escalade de dosesa,b nde
Semaine 1 : jour 4 2 escalade de dose 32 mg
Administration Dose complète de 76 mg une fois par
Semaines 2 à 24 : jour 1
hebdomadairea,c,d traitement semaine
Administration toutes les Dose complète de 76 mg une fois toutes les
Semaines 25 à 48 : jour 1
2 semainesd,e traitement deux semaines
Administration toutes les À partir de la Dose complète de 76 mg une fois toutes les
4 semainesd,f,g Semaine 49 : jour 1 traitement quatre semaines
a. Une prémédication doit être administrée avant les trois premières doses d’ELREXFIO.
b. Un délai minimum de 2 jours doit être respecté entre la 1ère (12 mg) et la 2nde (32 mg) escalade de dose.
c. Un délai minimum de 3 jours doit être respecté entre la 2nde escalade de dose (32 mg) et la première dose complète de
traitement (76 mg).
d. Un délai minimum de 6 jours doit être respecté entre les doses.
e. Pour les patients ayant obtenu une réponse.
f. Pour les patients ayant reçu au moins 24 semaines de traitement avec le schéma posologique toutes les deux semaines.
g. Pour les patients ayant maintenu la réponse.
Remarque : Voir tableau 5 pour les recommandations de reprise du traitement par ELREXFIO après des reports de dose.
Prémédication recommandée Afin de réduire le risque de SRC, la prémédication suivante doit être administrée environ 1 heure avant les trois premières doses d’ELREXFIO, qui comprend la première escalade de dose, la seconde escalade de dose et la première dose complète de traitement, comme décrit dans le tableau 1 (voir rubrique 4.4) :
500 mg de paracétamol par voie orale (ou équivalent) 20 mg de dexaméthasone par voie orale ou intraveineuse (ou équivalent) 25 mg de diphénhydramine par voie orale (ou équivalent)
Les antimicrobiens et les antiviraux prophylactiques doivent être envisagés conformément aux recommandations de prise en charge locales (voir rubrique 4.4).
Modifications posologiques en cas de toxicité
Il n’est pas recommandé de réduire la dose d’ELREXFIO. Des reports de dose peuvent être nécessaires pour gérer les toxicités (voir rubrique 4.4).
Les tableaux 2 et 3 présentent, respectivement, les mesures recommandées en cas d’effets indésirables de SRC et d’ICANS.
Le tableau 4 présente les mesures recommandées en cas d’autres effets indésirables.
Syndrome de relargage des cytokines (SRC) Les SRC doivent être identifiés à partir de manifestations cliniques (voir rubrique 4.4). Les patients doivent être évalués et traités pour les autres causes de fièvre, d’hypoxie et d’hypotension. Les soins de support nécessaires à la prise en charge d’un SRC (incluant, mais sans s’y limiter, les agents antipyrétiques, l’administration de solutés de remplissage par voie intraveineuse, les vasopresseurs, les inhibiteurs de l’IL-6 ou du récepteur de l’IL-6, l’oxygène d’appoint, etc.) doivent être administrés de manière appropriée. Des analyses biologiques visant à surveiller la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD), les paramètres hématologiques, ainsi que les fonctions pulmonaire, cardiaque, rénale et hépatique doivent être envisagées.
Tableau 2. Recommandations relatives à la prise en charge d’un SRC Gradea Symptômes actuels Mesures Grade 1 Température ≥ 38 °Cb Suspendre le traitement jusqu’à la résolution du
SRC.c Instaurer des soins de support.
Grade 2 Température ≥ 38 °C avec soit : Suspendre le traitement jusqu’à la résolution du
Hypotension répondant à SRC.c
l’hydratation et ne nécessitant Instaurer des soins de support.
pas de vasopresseurs, et/ou Surveiller les patients quotidiennement pendant
Besoins en oxygène par canule 48 heures après l’administration de la dose
nasale à faible débitd ou suivante d’ELREXFIO. Demander aux patients de
insufflateur rester à proximité d’un établissement de santé.
Grade 3 Température ≥ 38 °C avec soit : Suspendre le traitement jusqu’à la résolution du
(première Hypotension nécessitant un SRC.c
occurrence) vasopresseur avec ou sans Instaurer des soins de support, pouvant inclure des
vasopressine, et/ou soins intensifs.
Besoins en oxygène par canule Administrer la prémédication recommandée avant
nasale à haut débitd, masque la dose suivante d’ELREXFIO.
facial, masque sans recycleur Surveiller les patients quotidiennement pendant
ou masque Venturi 48 heures après l’administration de la dose suivante
d’ELREXFIO. Demander aux patients de rester à proximité d’un établissement de santé.
Grade 3 Température ≥ 38 °C avec soit : Arrêter définitivement le traitement.
(récidive) Hypotension nécessitant un Instaurer des soins de support, pouvant inclure des
vasopresseur avec ou sans soins intensifs.
vasopressine, et/ou Besoins en oxygène par canule nasale à haut débitd, masque facial, masque sans recycleur ou masque Venturi
Gradea Symptômes actuels Mesures
Grade 4 Température ≥ 38 °C avec soit : Arrêter définitivement le traitement.
Hypotension nécessitant Instaurer des soins de support, pouvant inclure des
plusieurs vasopresseurs (à soins intensifs.
l’exception de la vasopressine), et/ou Besoin en oxygène par pression positive (par exemple, pression positive continue [PPC], pression positive à deux niveaux [BiPAP], intubation et ventilation mécanique).
a. D’après la classification 2019 de l’American Society for Transplantation and Cellular Therapy (ASTCT) pour le SRC.
b. Attribuée au SRC. La fièvre n’est pas toujours présente en même temps que l’hypotension ou l’hypoxie, car elle peut être masquée par des interventions telles que des antipyrétiques ou un traitement anti-cytokine.
c. Voir tableau 5 pour obtenir les recommandations relatives à la reprise du traitement par ELREXFIO après des reports de dose.
d. Le débit de la canule nasale à faible débit est ≤ 6 l/min, et celui de la canule nasale à haut débit est > 6 l/min.
Toxicités neurologiques, notamment ICANS Les autres causes de symptômes neurologiques doivent être écartées. Les patients doivent être immédiatement évalués et traités en fonction de la gravité des symptômes. En cas de toxicité neurologique grave ou pouvant engager le pronostic vital, des soins de support, pouvant inclure des soins intensifs, doivent être mis en place. Les patients ayant présenté un ICANS de grade 2 ou plus suite à une administration d’ELREXFIO doivent être informés qu’ils doivent rester à proximité d’un établissement de santé et faire l’objet d’une surveillance quotidienne des signes et symptômes neurologiques pendant les 48 heures suivant la dose suivante d’ELREXFIO.
Tableau 3. Recommandations relatives à la prise en charge de l’ICANS Gradea Symptômes actuelsb Mesures Grade 1 Score ICE de 7 – 9c Suspendre le traitement jusqu’à la résolution
de l’ICANS.e d Ou altération du niveau de conscience : Surveiller les symptômes neurologiques et
se réveille spontanément. envisager de consulter un neurologue pour une évaluation et une prise en charge plus approfondies. Envisager l’instauration de médicaments anticonvulsivants non sédatifs (par exemple, lévétiracétam) pour la prévention des crises convulsives.
Grade 2 Score ICE de 3 – 6 c Suspendre le traitement jusqu’à la résolution de l’ICANS.e d Ou altération du niveau de conscience : Administrer 10 mg de dexaméthasonef par
se réveille à la voix. voie intraveineuse toutes les 6 heures. Poursuivre l’utilisation de la dexaméthasone jusqu’à la résolution à un grade inférieur ou égal à 1, puis diminuer progressivement. Surveiller les symptômes neurologiques et envisager de consulter un neurologue et d’autres spécialistes pour une évaluation et une prise en charge plus approfondies. Envisager l’instauration de médicaments anticonvulsivants non sédatifs (par exemple, lévétiracétam) pour la prévention des crises convulsives. Surveiller les patients quotidiennement
Gradea Symptômes actuelsb Mesures pendant 48 heures après l’administration de la dose suivante d’ELREXFIO. Demander aux patients de rester à proximité d’un établissement de santé.
Grade 3 Score ICE de 0 – 2c Suspendre le traitement jusqu’à la résolution
(première de l’ICANS.e
occurrence) ou altération du niveau de conscienced : Administrer 10 mg de dexaméthasonef par
ne se réveille qu’au contact d’un voie intraveineuse toutes les 6 heures.
stimulus tactile, Poursuivre l’utilisation de la dexaméthasone
jusqu’à la résolution à un grade inférieur ou
ou crises convulsivesd, soit : égal à 1, puis diminuer progressivement.
toute crise clinique, focale ou Surveiller les symptômes neurologiques et
généralisée, qui disparaît envisager de consulter un neurologue et
rapidement, ou d’autres spécialistes pour une évaluation et
crises non convulsives à une prise en charge plus approfondies.
l’électroencéphalogramme (EEG) Envisager l’instauration de médicaments
qui disparaissent avec une anticonvulsivants non sédatifs (par exemple,
intervention, lévétiracétam) pour la prévention des crises
convulsives.
ou pression intracrânienne élevée : Instaurer des soins de support, pouvant
œdème focal/local à la neuro-imageried inclure des soins intensifs.
Surveiller les patients quotidiennement pendant 48 heures après l’administration de la dose suivante d’ELREXFIO. Demander aux patients de rester à proximité d’un établissement de santé.
Grade 3 Score ICE de 0 – 2c Arrêter définitivement le traitement.
(récidive) Administrer 10 mg de dexaméthasonef par
ou altération du niveau de conscienced : voie intraveineuse toutes les 6 heures.
ne se réveille qu’au contact d’un Poursuivre l’utilisation de la dexaméthasone
stimulus tactile, jusqu’à la résolution à un grade inférieur ou
égal à 1, puis diminuer progressivement.
ou crises convulsivesd, soit : Surveiller les symptômes neurologiques et
toute crise clinique, focale ou envisager de consulter un neurologue et
généralisée, qui disparaît d’autres spécialistes pour une évaluation et
rapidement, ou une prise en charge plus approfondies.
crises non convulsives à Envisager l’instauration de médicaments
l’électroencéphalogramme (EEG) anticonvulsivants non sédatifs (par exemple,
qui disparaissent avec une lévétiracétam) pour la prévention des crises
intervention, convulsives.
Instaurer des soins de support, pouvant
ou pression intracrânienne élevée : inclure des soins intensifs. œdème focal/local à la neuro-imageried
Grade 4 Score ICE de 0c Arrêter définitivement le traitement.
Administrer 10 mg de dexaméthasonef par
ou altération du niveau de conscienced voie intraveineuse toutes les 6 heures.
soit : Poursuivre l’utilisation de la dexaméthasone
le patient ne peut pas être réveillé jusqu’à la résolution à un grade inférieur ou
ou a besoin de stimuli tactiles égal à 1, puis diminuer progressivement.
vigoureux ou répétitifs pour se Une autre solution consiste à envisager
réveiller, ou l’administration de 1 000 mg de
stupeur ou coma, méthylprednisolone par jour par voie
intraveineuse pendant 3 jours.
ou crises convulsivesd, soit : Surveiller les symptômes neurologiques et envisager de consulter un neurologue et
Gradea Symptômes actuelsb Mesures
crise convulsive (> 5 minutes) d’autres spécialistes pour une évaluation et
pouvant engager le pronostic vital, une prise en charge plus approfondies.
ou Envisager l’instauration de médicaments
crises cliniques ou électriques anticonvulsivants non sédatifs (par exemple,
répétitives sans retour aux valeurs lévétiracétam) pour la prévention des crises
initiales entre chaque, convulsives.
Instaurer des soins de support, pouvant
ou troubles moteursd : inclure des soins intensifs. faiblesse motrice focale profonde telle qu’une hémiparésie ou une paraparésie,
ou pression intracrânienne élevée/œdème cérébrald, avec signes/symptômes tels que : œdème cérébral diffus à la neuro- imagerie, ou posture décérébrée ou décortiquée, ou paralysie du nerf crânien VI, ou œdème papillaire, ou triade de Cushing Abréviations = encéphalopathie associée aux cellules effectrices immunitaires (ICE).
a. D’après la classification 2019 de l’American society for transplantation and cellular therapy (ASTCT) pour l’ICANS. b. La prise en charge est déterminée par l’événement le plus sévère, non imputable à une autre cause. c. Si le patient peut être réveillé et est capable d’effectuer l’examen ICE, évaluer les éléments suivants :
orientation (année, mois, ville, hôpital = 4 points) ; dénomination (nommer 3 objets, par exemple, montrer une horloge, un stylo, un bouton = 3 points) ; suivre des instructions (par exemple, « montrez-moi 2 doigts » ou « fermez les yeux et tirez la langue » = 1 point) ; écriture (capacité à écrire une phrase standard = 1 point) ; et attention (compter à rebours à partir de 100 par dix = 1 point). Si le patient ne peut pas être réveillé et n’est pas en mesure d’effectuer l’examen ICE (ICANS de grade 4) = 0 point.
d. Non imputable à une autre cause. e. Voir tableau 5 pour obtenir les recommandations sur la reprise du traitement par ELREXFIO après des reports de dose. f. Toutes les références à l’administration de dexaméthasone concernent la dexaméthasone ou des médicaments équivalents.
Tableau 4. Recommandations en cas d’autres effets indésirables Effets indésirables Sévérité Mesures Effets indésirables Numération absolue des neutrophiles Suspendre le traitement hématologiques inférieure à 0,5 × 109/L jusqu’à ce que la numération (voir rubrique 4.8) absolue des neutrophiles soit
égale ou supérieure à 0,5 × 109/L.b
Neutropénie fébrile Suspendre le traitement jusqu’à ce que la numération absolue des neutrophiles soit égale ou supérieure à 1 × 109/L et que la fièvre disparaisse.b
Hémoglobine inférieure à 8 g/dL Suspendre le traitement jusqu’à ce que le taux d’hémoglobine soit égal ou supérieur à 8 g/dL.b
Numération plaquettaire inférieure à Suspendre le traitement
25 000/µL jusqu’à ce que la numération
plaquettaire soit égale ou supérieure à 25 000/µL et
Effets indésirables Sévérité Mesures
Numération plaquettaire comprise qu’il n’y ait aucun signe de
entre 25 000/µL et 50 000/µL avec saignement.b
saignement
Autres* effets Grade 3 ou 4 Suspendre le traitement indésirables non jusqu’à rétablissement de hématologiquesa grade 1 ou moins ou retour (voir rubrique 4.8) aux valeurs initiales.b Arrêter définitivement le
traitement en l’absence de rétablissement.
a. D’après les critères de terminologie communs pour les événements indésirables (CTCAE), version 5.0 du National cancer institute (NCI).
b. Voir tableau 5 pour obtenir les recommandations relatives à la reprise du traitement par ELREXFIO après des reports de dose (voir rubrique 4.2).
* Autres que le SRC et l’ICANS.
Reprise d’ELREXFIO après un report de dose
Si l’administration d’une dose est reportée, le traitement doit être repris sur la base des recommandations listées dans le tableau 5, et selon le schéma posologique (voir tableau 1). Une prémédication doit être administrée comme indiqué dans le tableau 5.
Tableau 5. Recommandations relatives à la reprise du traitement par ELREXFIO après un report de dose
Dernière dose Durée du report par rapport à la Mesure
administrée dernière dose administrée
Première 2 semaines ou moins (≤ 14 jours) Reprendre à la seconde escalade de
escalade de dose (32 mg).a Si toléré, augmenter à 76 mg
dose (12 mg) 4 jours plus tard.
Plus de 2 semaines (> 14 jours) Reprendre à la première escalade de
dose (12 mg).a
Seconde 2 semaines ou moins (≤ 14 jours) Reprendre à la dose de 76 mg. escalade de
dose (32 mg) Entre plus de 2 semaines et Reprendre à la seconde escalade de
4 semaines (entre 15 jours et dose (32 mg).a Si toléré, augmenter à 76 mg
≤ 28 jours) 1 semaine plus tard.
Plus de 4 semaines (> 28 jours) Reprendre à la première escalade de dose
(12 mg).a
Toute dose 12 semaines ou moins (≤ 84 jours) Reprendre à la dose de 76 mg. complète de
traitement Plus de 12 semaines (> 84 jours) Reprendre à la première escalade de (76 mg) dose (12 mg).a Si toléré, augmenter à 76 mg
1 semaine plus tard.
a. Administrer la prémédication recommandée avant la dose d’ELREXFIO.
Durée du traitement Le traitement doit être poursuivi jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable.
Oubli d’une dose En cas d’oubli d’une dose, la dose suivante doit être administrée dès que possible et, si nécessaire, le schéma posologique doit être ajusté pour maintenir l’intervalle entre les doses (voir tableau 1).
Populations particulières
Personnes âgées Aucune adaptation posologique n’est nécessaire (voir rubriques 5.1 et 5.2).
Insuffisance rénale Aucune adaptation posologique n’est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (débit de filtration glomérulaire estimé [DFGe] > 30 mL/min/1,73 m2). Des données limitées sont disponibles concernant les patients présentant une insuffisance rénale sévère, voir rubrique 5.2.
Insuffisance hépatique Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (bilirubine totale > 1 à 1,5 × LSN et toute AST, ou bilirubine totale ≤ LSN et AST > LSN, voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique Il n’existe pas d’utilisation justifiée d’ELREXFIO dans la population pédiatrique pour le traitement du myélome multiple.
Mode d’administration
ELREXFIO doit uniquement être administré par injection sous-cutanée et doit être administré par un professionnel de santé.
La dose requise doit être injectée dans le tissu sous-cutané de l’abdomen (site d’injection privilégié). Il peut également être injecté dans le tissu sous-cutané de la cuisse.
ELREXFIO ne doit pas être injecté dans des zones où la peau est rouge, contusionnée, sensible, dure ou dans des zones présentant des cicatrices.
Pour les instructions concernant la manipulation du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
4.3Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Traçabilité
Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du médicament administré doivent être clairement enregistrés.
Syndrome de relargage des cytokines (SRC)
Un SRC, incluant des réactions pouvant engager le pronostic vital ou d’issue fatale, peut survenir chez les patients recevant ELREXFIO. Les signes et symptômes cliniques du SRC peuvent inclure, sans s’y limiter, une fièvre, une hypoxie, des frissons, une hypotension, une tachycardie, des céphalées et une élévation des enzymes hépatiques (voir rubrique 4.8).
Le traitement doit être instauré selon le schéma posologique d’escalade de dose afin de réduire le risque de SRC et les patients doivent être surveillés en conséquence suite à l’administration d’ELREXFIO. Une prémédication doit être administrée avant les trois premières doses afin de réduire le risque de SRC (voir rubrique 4.2).
Il convient de conseiller aux patients de consulter d’urgence un médecin en cas d’apparition de signes ou symptômes de SRC.
Dès le premier signe de SRC, le traitement par ELREXFIO doit être interrompu et les patients doivent être immédiatement évalués en vue d’une hospitalisation. Le SRC doit être pris en charge conformément aux recommandations de la rubrique 4.2, et une prise en charge supplémentaire doit être envisagée conformément aux recommandations de prise en charge locales. Les soins de support nécessaires à la prise en charge d’un SRC (incluant, mais sans s’y limiter, les agents antipyrétiques, l’administration de solutés de remplissage par voie intraveineuse, les vasopresseurs, les inhibiteurs de l’IL-6 ou du récepteur de l’IL-6, l’oxygène d’appoint, etc.) doivent être administrés de manière appropriée. Des analyses biologiques visant à surveiller la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD), les paramètres hématologiques, ainsi que les fonctions pulmonaire, cardiaque, rénale et hépatique doivent être envisagées.
Toxicités neurologiques, y compris l’ICANS
Des toxicités neurologiques graves ou pouvant engager le pronostic vital, y compris l’ICANS, peuvent survenir après le traitement par ELREXFIO (voir rubrique 4.8). Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance en vue de détecter tout signe ou symptôme (par exemple, diminution du niveau de conscience, convulsions et/ou faiblesse motrice) de toxicité neurologique pendant le traitement.
Il convient de conseiller aux patients de consulter d’urgence un médecin en cas d’apparition de signes ou symptômes de toxicité neurologique.
Dès le premier signe de toxicité neurologique, y compris d’ICANS, l’administration d’ELREXFIO doit être suspendue et une évaluation neurologique doit être envisagée. La prise en charge générale de la toxicité neurologique (par exemple, ICANS) est résumée dans le tableau 3 (voir rubrique 4.2).
En raison du risque d’ICANS, il doit être conseillé aux patients de ne pas conduire ou d’utiliser des machines lourdes ou potentiellement dangereuses le jour de la première et de la seconde escalade de dose et 48 heures après chacune des 2 escalades de doses et en cas de nouvelle apparition de tout symptôme neurologique (voir rubriques 4.2 et 4.7).
Infections
Des infections sévères, pouvant engager le pronostic vital ou d’issue fatale, ont été rapportées chez des patients recevant ELREXFIO (voir rubrique 4.8). Des infections virales nouvelles ou réactivées sont survenues au cours du traitement par ELREXFIO, y compris de nouvelles ou une réactivation d’infections à cytomégalovirus. Une leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP), dont l’issue peut être fatale, est également survenue au cours du traitement par ELREXFIO.
Le traitement ne doit pas être instauré chez les patients présentant des infections actives. Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance afin de détecter tout signe ou symptôme d’infection avant et pendant le traitement par ELREXFIO et être traités de manière appropriée. Le traitement par ELREXFIO doit être suspendu selon la gravité de l’infection, comme indiqué dans le tableau 4 pour les autres effets indésirables non hématologiques (voir rubrique 4.2).
Les traitements antimicrobiens (par exemple, prévention de la pneumonie à Pneumocystis jirovecii) et les antiviraux (par exemple, prévention de la réactivation du zona) prophylactiques doivent être administrés conformément aux recommandations de prise en charge locales.
Neutropénie
Des cas de neutropénie et de neutropénie fébrile ont été rapportés chez des patients recevant ELREXFIO (voir rubrique 4.8).
La numération formule sanguine doit être contrôlée au début du traitement et régulièrement pendant le traitement. Le traitement par ELREXFIO doit être interrompu comme indiqué dans le tableau 4 (voir rubrique 4.2). Les patients présentant une neutropénie doivent faire l’objet d’une surveillance pour détecter tout signe d’infection. Les soins de support doivent être mis en place conformément aux recommandations de prise en charge locales.
Hypogammaglobulinémie
Des cas d’hypogammaglobulinémie ont été rapportés chez des patients recevant ELREXFIO (voir rubrique 4.8).
Les taux d’immunoglobulines doivent être surveillés pendant le traitement. Un traitement par immunoglobulines sous-cutanées ou intraveineuses (IgIV) doit être envisagé si les taux d’IgG sont inférieurs à 400 mg/dL et les patients doivent être traités conformément aux recommandations de prise en charge locales, incluant les recommandations contre les infections et la prophylaxie antimicrobienne.
Utilisation concomitante de vaccins à virus vivant
La sécurité de l’immunisation par des vaccins à virus vivant pendant ou après un traitement par ELREXFIO n’a pas été étudiée. La vaccination par des vaccins à virus vivant n’est pas recommandée dans les 4 semaines précédant l’administration de la première dose, pendant le traitement, et au moins 4 semaines après le traitement.
Excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude d’interaction n’a été réalisée avec ELREXFIO.
Le relargage initial des cytokines en début de traitement par ELREXFIO peut inhiber les enzymes du cytochrome (CYP) P450. Le risque d’interaction le plus élevé est attendu pendant et jusqu’à 14 jours après le schéma posologique d’escalade de dose d’ELREXFIO ainsi que pendant et jusqu’à 14 jours après un SRC. Pendant cette période, la toxicité ou les concentrations du médicament doivent être surveillées chez les patients qui reçoivent en même temps des substrats sensibles du CYP ayant un index thérapeutique étroit (par exemple, la ciclosporine, la phénytoïne, le sirolimus et la warfarin). La dose du médicament concomitant doit être ajustée si nécessaire.
4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer/Contraception
Un test de grossesse doit être réalisé chez les femmes en âge de procréer avant l’instauration du traitement par ELREXFIO.
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace durant le traitement par ELREXFIO et pendant 6 mois après l’administration de la dernière dose.
Grossesse
Il n’existe pas de données humaines ou animales permettant d’évaluer le risque lié à l’utilisation de l’elranatamab pendant la grossesse. On sait que l’immunoglobuline (IgG) humaine traverse le placenta après le premier trimestre de la grossesse. De par son mécanisme d’action, l’elranatamab peut être
nocif pour le fœtus lorsqu’il est administré à une femme enceinte et, par conséquent, l’utilisation d’ELREXFIO n’est pas recommandée pendant la grossesse.
ELREXFIO étant associé à une hypogammaglobulinémie, il convient d’envisager une évaluation des taux d’immunoglobuline chez les nouveau-nés de mères traitées par ELREXFIO.
Allaitement
On ne sait pas si l’elranatamab est excrété dans le lait humain ou animal, s’il affecte les nourrissons allaités ou s’il affecte la production de lait. On sait que les IgG humaines sont excrétées dans le lait maternel. Un risque pour l’enfant allaité ne peut être exclu. Par conséquent, l’allaitement n’est pas recommandé pendant le traitement par ELREXFIO et pendant 6 mois après l’administration de la dernière dose.
Fertilité
Il n’existe pas de données concernant les effets de l’elranatamab sur la fertilité humaine. Les effets de l’elranatamab sur la fertilité mâle et femelle n’ont pas été évalués dans les études menées chez l’animal.
4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
ELREXFIO a une influence importante sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
En raison du risque d’ICANS, les patients recevant ELREXFIO présentent un risque d’altération du niveau de conscience (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être informés qu’ils doivent s’abstenir de conduire des véhicules ou d’utiliser des machines lourdes ou potentiellement dangereuses le jour de la première et de la seconde escalade de dose et 48 heures après chacune des 2 escalades de doses et en cas de nouvelle apparition d’une toxicité neurologique jusqu’à la résolution de tout symptôme neurologique (voir rubriques 4.2 et 4.4).
4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquents sont le SRC (57,9 %), l’anémie (54,1 %), la neutropénie (45,9 %), la fatigue (44,8 %), l’infection des voies aériennes supérieures (43,2 %), la réaction au site d’injection (38,3 %), la diarrhée (42,1 %), la pneumonie (38,3 %), la thrombopénie (36,6 %), la lymphopénie (30,1 %), la diminution de l’appétit (27,3 %), la fièvre (29,0 %), le rash (27,9 %), l’arthralgie (26,8 %), l’hypokaliémie (23,5 %), les nausées (21,9 %), la sécheresse cutanée (21,9 %) et la dyspnée (20,8 %).
Les effets indésirables graves sont la pneumonie (31,7 %), le sepsis (15,8 %), le SRC (12,6 %), l’anémie (5,5 %), l’infection des voies aériennes supérieures (5,5 %), l’infection des voies urinaires (3,8 %), la neutropénie fébrile (3,3 %), la diarrhée (2,7 %), la dyspnée (2,7 %) et la fièvre (2,2 %).
Tableau listant les effets indésirables
Le tableau 6 récapitule les effets indésirables rapportés chez les patients ayant reçu ELREXFIO selon le schéma posologique recommandé (N=183 comprenant 64 patients ayant précédemment reçu un conjugué anticorps-médicament (CAM) ou un traitement par lymphocytes T à récepteurs antigéniques chimériques (CAR) ciblant le BCMA [cohorte de soutien B]). La durée médiane du traitement était de 4,1 (intervalle : 0,03 à 35,9) mois. Les données de sécurité d’ELREXFIO ont également été évaluées dans l’ensemble de la population traitée (N = 265) et aucun autre effet indésirable n’a été identifié.
Les effets indésirables sont répertoriés selon la classification des systèmes d’organes MedDRA et par fréquence. Les catégories de fréquence sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés, le cas échéant, suivant un ordre décroissant de gravité.
Tableau 6. Effets indésirables observés chez les patients atteints de myélome multiple traités par ELREXFIO, au cours de l’étude MagnetisMM-3, à la dose recommandée
Classe de systèmes Effet indésirable Fréquence N = 183
d’organes (Tous grades Tous Grade 3
confondus) grades ou 4 (%)
confondus (%)
Infections et infestations Pneumoniea Très fréquent 38,3 25,7
Sepsisb Très fréquent 18,6 13,1
Infection des voies Très fréquent 43,2 6,0
aériennes supérieures
Infection des voies Très fréquent 13,7 6,0 urinaires
Infection à Fréquent 9,3 2,2 cytomégalovirusc
Leucoencéphalopathie Peu fréquent 0,5* 0 multifocale progressive
Affections Neutropénie Très fréquent 45,9 44,3
hématologiques et du Anémie Très fréquent 54,1 42,6
système lymphatique Thrombopénie Très fréquent 36,6 26,2
Lymphopénie Très fréquent 30,1 27,9
Leucopénie Très fréquent 18,6 13,1
Neutropénie fébrile Fréquent 3,3 3,3
Affections du système Syndrome de relargage des Très fréquent 57,9 0,5
immunitaire cytokines
Hypogammaglobulinémie Très fréquent 16,9 2,7
Troubles du métabolisme Diminution de l’appétit Très fréquent 27,3 1,1
et de la nutrition Hypokaliémie Très fréquent 23,5 9,3
Hypophosphatémie Fréquent 6,6 0,5
Affections du système Neuropathie périphériqued Très fréquent 17,5 1,1
nerveux Maux de tête Très fréquent 19,7 0
Syndrome de neurotoxicité Fréquent 3,3 1,1
associée aux cellules effectrices immunitaires (ICANS)
Affections respiratoires, Dyspnée Très fréquent 20,8 4,9 thoraciques et médiastinales
Affections gastro- Diarrhée Très fréquent 42,1 2,7 intestinales Nausées Très fréquent 21,9 0 Affections de la peau et Rashe Très fréquent 27,9 0 du tissu sous-cutané Sécheresse cutanée Très fréquent 21,9 0 Affections Arthralgie Très fréquent 26,8 1,6
musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Troubles généraux et Réaction au site Très fréquent 38,3 0
anomalies au site d’injection
d’administration Pyrexie Très fréquent 29,0 3,3
Fatigue Très fréquent 44,8 6,0
Investigations Elévation des Très fréquent 17,5 5,5 Transaminases
* Cas d’issue fatale (Grade 5) signalé. a. Pneumonie comprend aspergillose bronchopulmonaire, infection bactérienne des voies aériennes inférieures,
infection des voies aériennes inférieures, infection fongique des voies aériennes inférieures, pneumonie, pneumonie à adénovirus, pneumonie à coronavirus, pneumonie à cytomégalovirus, pneumonie à haemophilus, pneumonie à pneumocoque, pneumonie à Pneumocystis jirovecii, pneumonie à Pseudomonas, pneumonie atypique, pneumonie bactérienne, pneumonie COVID-19, pneumonie fongique, pneumonie grippale, pneumonie respiratoire syncytiale virale, pneumonie virale, pneumopathie d’inhalation.
b. Sepsis comprend bactériémie, bactériémie à Campylobacter, bactériémie à Escherichia, bactériémie à staphylocoque, bactériémie liée à un dispositif, choc septique, sepsis, sepsis à Escherichia, sepsis à Klebsiella, sepsis à Pseudomonas, sepsis à staphylocoque, sepsis à streptocoque, sepsis lié à un dispositif, sepsis urinaire.
c. Infection à cytomégalovirus comprend choriorétinite à cytomégalovirus, gastroentérite à cytomégalovirus, infection à cytomégalovirus, réactivation d’une infection à cytomégalovirus, virémie à cytomégalovirus.
d. Neuropathie périphérique comprend dysesthésie, hypoesthésie, neuropathie motrice périphérique, neuropathie périphérique, neuropathie périphérique sensitive, neuropathie sensitivomotrice périphérique, névralgie, paresthésie, polyneuropathie, syndrome de Guillain-Barré.
e. Rash comprend dermatite exfoliatrice, dermatite exfoliatrice généralisée, épidermolyse, érythème, exanthème médicamenteux symétrique intertrigineux et des plis de flexion, rash, rash érythémateux, rash maculeux, rash maculopapuleux, rash pustuleux, syndrome d’érythrodysesthésie palmoplantaire.
Description de certains effets indésirables
Syndrome de relargage des cytokines (SRC) Un SRC a été observé chez 57,9 % des patients ayant reçu ELREXFIO selon le schéma posologique recommandé, avec un SRC de grade 1 chez 43,7 %, de grade 2 chez 13,7 % et de grade 3 chez 0,5 % des patients. La plupart des patients ont présenté un SRC après la première escalade de dose (43,2 %) ou la seconde escalade de dose (19,1 %), 7,1 % des patients ont présenté un SRC après la première dose complète de traitement et 1,6 % des patients après une dose ultérieure. Une récidive de SRC a été observée chez 13,1 % des patients. Le délai médian d’apparition d’un SRC était de 2 (intervalle : 1 à
- jours après la dose la plus récente, avec une durée médiane de 2 (intervalle : 1 à 19) jours.
Parmi les patients ayant développé un SRC, les symptômes associés comprenaient la fièvre (98,1 %), l’hypotension (20,8 %), l’hypoxie (11,3 %). 34,0 % des patients ont reçu du tocilizumab (ou du siltuximab) et 15,1 % des patients ont reçu des corticostéroïdes pour le traitement du SRC.
Syndrome de neurotoxicité associée aux cellules effectrices immunitaires (ICANS) Un ICANS a été observé chez 3,3 % des patients après un traitement par ELREXFIO selon le schéma posologique recommandé, avec un ICANS de grade 1 chez 0,5 %, de grade 2 chez 1,6 % et de grade 3 chez 1,1 % des patients. La majorité des patients ont présenté un ICANS après la première escalade de dose (2,7 %), 1 (0,5 %) patient a présenté un ICANS après la seconde escalade de dose et 1 (0,5 %) patient a présenté un ICANS après une dose ultérieure. Une récidive d’ICANS a été observée chez 1,1 % des patients. Le délai médian d’apparition était de 3 (intervalle : 1 à 4) jours après la dose la plus récente, avec une durée médiane de 2 (intervalle : 1 à 18) jours.
La survenue d’un ICANS peut être concomitante à un SRC, ou ultérieure à la résolution d’un SRC ou peut être indépendant de la survenue SRC. Les symptômes les plus fréquents de l’ICANS sont une altération du niveau de conscience et des scores d’encéphalopathie associée aux cellules effectrices immunitaires (ICE) de grade 1 ou de grade 2 (voir tableau 3). Parmi les patients ayant développé un ICANS, 66,7 % ont reçu des corticostéroïdes, 33,3 % du tocilizumab (ou du siltuximab), 33,3 % du lévétiracétam et 16,7 % de l’anakinra pour le traitement de l’ICANS.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
4.9Surdosage
Symptômes et signes
Peu de cas de surdosage ont été rapportés au cours des études cliniques. La dose maximale tolérée d’elranatamab n’a pas été déterminée. Au cours des études cliniques, des doses allant jusqu’à 76 mg 1 fois par semaine ont été administrées.
Traitement
En cas de surdosage, le patient doit faire l’objet d’une surveillance afin de détecter tout signe ou symptôme d’effet indésirable et un traitement de support approprié doit être mis en place immédiatement.
5Propriétés pharmacologiques
5.1Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Anticorps monoclonaux et conjugués anticorps-médicaments, Code ATC : L01FX32
Mécanisme d’action
L’elranatamab est un anticorps bispécifique engageant les lymphocytes T qui se lie au CD3-epsilon sur les lymphocytes T et à l’antigène de maturation des lymphocytes B (BCMA) exprimé sur les plasmocytes, les plasmablastes et les cellules myélomateuses. La liaison de l’elranatamab au BCMA exprimé sur les cellules tumorales et au CD3 exprimé sur les lymphocytes T est indépendante de la spécificité du récepteur des lymphocytes T (TCR) natif ou de la dépendance aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) de classe 1. L’elranatamab a activé les lymphocytes T, entraîné la relargage des cytokines pro-inflammatoires et provoqué la lyse des cellules du myélome multiple.
Effets pharmacodynamiques
Immunogénicité Au cours du traitement par elranatamab à la dose recommandée pendant l’étude MagnetisMM-3, des anticorps anti-médicament (AAM) ont été détectés chez 9,5 % des participants. Aucune preuve d’un impact des AAM n’a été observée sur la pharmacocinétique, l’efficacité ou la sécurité ; toutefois les données sont encore limitées.
Efficacité et sécurité cliniques
Myélome multiple en rechute ou réfractaire L’efficacité d’ELREXFIO en monothérapie a été évaluée chez des patients atteints de myélome multiple en rechute ou réfractaire dans le cadre d’une étude de phase II en ouvert, non randomisée et multicentrique (MagnetisMM-3). L’étude incluait des patients réfractaires à au moins un inhibiteur du protéasome (IP), un agent immunomodulateur (IMiD) et un anticorps monoclonal anti-CD38. L’étude MagnetisMM-3 a inclus 123 patients naïfs de traitement antérieur ciblant le BCMA (cohorte pivot A). Les patients présentaient une maladie mesurable selon les critères de l’International myeloma working group (IMWG) au moment du recrutement. Pour être inclus dans l’étude les patients devaient présenter un score ECOG ≤ 2, une fonction médullaire adéquate à l’inclusion (numération absolue des neutrophiles ≥ 1,0 × 109/L, numération plaquettaire ≥ 25 × 109/L, taux d’hémoglobine ≥ 8 g/dL), une fonction rénale (ClCr ≥ 30 mL/min) et hépatique [aspartate aminotransférase (AST) et alanine transaminase (ALT) ≤ 2,5 × limite supérieure de la normale (LSN)], bilirubine totale ≤ 2 × LSN) adéquates, et une fraction d’éjection ventriculaire gauche ≥ 40 %. Les patients atteints de myélome multiple indolent, de leucémie à plasmocytes active, d’amyloïdose, de POEMS (syndrome de
polyneuropathie, organomégalie, endocrinopathie, trouble des cellules plasmatiques monoclonales et altérations cutanées), ou ayant reçu une greffe de cellules souches dans les 12 semaines précédant l’inclusion, soufrant d’infections actives, de neuropathies et de maladies cardiovasculaires cliniquement significatives n’ont pas été inclus dans l’étude.
Les patients ont reçu une administration sous-cutanée d’ELREXFIO à des doses croissantes (phase d’escalade de dose) de 12 mg au Jour 1 et de 32 mg au Jour 4 du traitement, suivies de la première dose complète d’ELREXFIO (76 mg) au Jour 8 du traitement. Par la suite, les patients ont reçu 76 mg d’ELREXFIO une fois par semaine. Après 24 semaines, chez les patients ayant obtenu une réponse partielle ou meilleure, comme définie selon les critères de l’IMWG, et persistante pendant au moins 2 mois, l’intervalle d’administration a été modifié de toutes les semaines à toutes les 2 semaines, puis de toutes les 2 semaines à toutes les 4 semaines après au moins 24 semaines de traitement à la dose de 76 mg administrée toutes les 2 semaines (voir rubrique 4.2).
Parmi les 123 patients traités dans la cohorte pivot A, l’âge médian était de 68 ans (intervalle : 36 à 89) ans, avec 19,5 % de patients âgés de ≥ 75 ans. 44,7 % des patients étaient des femmes ; 58,5 % étaient blancs, 13 % étaient asiatiques, 8,9 % étaient hispaniques/latino-américains et 7,3 % étaient noirs. Le stade de la maladie (R-ISS) à l’entrée dans l’étude était de 22,8 % au stade I, 55,3 % au stade II et 15,4 % au stade III. Le délai médian entre le diagnostic initial de myélome multiple et l’inclusion dans l’étude était de 72,9 (intervalle : 16 à 228) mois. Les patients avaient reçu une médiane de 5 lignes de traitement antérieures (intervalle : 2 à 22) ; 96,0 % d’entre eux avaient reçu ≥ 3 lignes de traitement antérieures. 96,7 % étaient triple-réfractaires et 95,9 % étaient réfractaires à leur dernière ligne de traitement. 68,3 % ont reçu une greffe de cellules souches autologues antérieure et 5,7 % une greffe de cellules souches allogéniques antérieure. 25,2 % des patients présentaient une anomalie cytogénétique à haut risque [t(4;14), t(14;16) ou del(17p)]. 31,7 % des patients présentaient une maladie extramédullaire (présence d’un plasmocytome [extramédullaire et/ou paramédullaire] avec une composante des tissus mous) à l’inclusion selon le comité indépendant de relecture centralisée en aveugle (BICR, Blinded Independent Central Review).
Les résultats d’efficacité étaient basés sur le taux de réponse et la durée de la réponse (DR), tels qu’évalués par le BICR comme définie selon les critères de l’IMWG. Les résultats d’efficacité de la cohorte pivot A sont présentés dans le tableau 7. Chez les patients répondeurs, la médiane (intervalle) de suivi à partir de la dose initiale était de 27,9 (3,6 ; 36,8) mois.
Tableau 7. Résultats d’efficacité de l’étude MagnetisMM-3 dans la cohorte pivot A Patients naïfs de traitement ciblant le BCMA (cohorte pivot A) Tous les patients traités (N = 123)
Taux de réponse objective (TRO : RCs+RC+TBRP+RP), n (%) (IC à 75 (61,0 %)
95 %) (51,8 ; 69,6)
Réponse complète stringente (RCs) 20 (16,3 %)
Réponse complète (RC) 26 (21,1 %)
Très bonne réponse partielle (TBRP) 23 (18,7 %)
Réponse partielle (RP) 6 (4,9 %)
Taux de réponse complète (RCs+RC), n (%) 46 (37,4 %)
(IC à 95 %) (28,8 ; 46,6)
Délai jusqu’à la première réponse (mois)
Nombre de répondeurs 75
Médiane 1,22
Intervalle (0,9 ; 7,4)
Durée de la réponse (DR) (mois)
Nombre de répondeurs 75
Médiane (IC à 95 %) NE (NE ; NE)
Patients naïfs de traitement ciblant le BCMA (cohorte pivot A) Tous les patients traités (N = 123)
Taux de patients maintenant la réponse à 12 mois (IC à 95 %) 73,4 (61,4 ; 82,1)
Taux de patients maintenant la réponse à 24 mois (IC à 95 %) 66,9 (54,4 ; 76,7)
Taux de négativité de la MRMa chez les patients ayant obtenu une RC ou une RCs et dont la MRM pouvait être évaluée (31 des 46 patients ayant atteint une RC/RCs ont pu être évalués pour la MRM)
n (%) 28 (90,3 %) IC à 95 % (%) (74,2 ; 98,0)
Abréviations : IC = intervalle de confiance ; NE = non estimable ; MRM = maladie résiduelle minimale.
a. Par seuil de 10-5, test clonoSEQ de séquençage de nouvelle génération (Adaptive Biotechnologies).
Population pédiatrique
L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec ELREXFIO dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement du myélome multiple (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).
Une autorisation de mise sur le marché « conditionnelle » a été délivrée pour ce médicament. Cela signifie que des preuves supplémentaires concernant ce médicament sont attendues.
L’Agence européenne des médicaments réévaluera toute nouvelle information sur ce médicament au moins chaque année et, si nécessaire, ce RCP sera mis à jour.
5.2Propriétés pharmacocinétiques
Les paramètres pharmacocinétiques sont présentés sous forme de moyenne géométrique (coefficient de variation [CV] en %) pour l’elranatamab non lié, sauf indication contraire. La concentration maximale (Cmax) et l’aire sous la courbe (ASCtau) de l’elranatamab après la première administration sous-cutanée ont augmenté de manière proportionnelle à la dose dans l’intervalle de doses évaluées administrées par voie sous-cutanée (~ 6 à 76 mg). Le rapport d’accumulation médiane après 24 semaines d’administration hebdomadaire par rapport à la première dose sous-cutanée d’elranatamab de 76 mg pour la Cmax et l’ASCtau était de 6,6 et 11,2, respectivement. La Cmoy, la Cmax, et la Crésid (concentration résiduelle) attendues ainsi que la Crésid observée de l’elranatamab sont présentées dans le tableau 8.
Tableau 8. Paramètres pharmacocinétiques de l’elranatamab selon la dose recommandée Paramètres Temps d’évaluation
Attendus Observés
Cmoy Cmax Crésid Crésidd
(µg/mL) (µg/mL) (µg/mL) (µg/mL)
A la fin de l’administration
32,0 (46 %) 33,0 (46 %) 30,5 (48 %) 32,2 (71 %) hebdomadaire (Semaine 24)a État d’équilibre
(administration toutes les deux 17,7 (53 %) 19,5 (51 %) 15,1 (60 %) 16,5 (59 %) semaines)a,b État d’équilibre
(administration toutes les 8,8 (58 %) 11,5 (54 %) 5,9 (78 %) 6,7 (76 %) quatre semaines)a,c
a. Les paramètres pharmacocinétiques attendus sont présentés pour les patients ayant obtenu une réponse. b. L’exposition attendue à l’état d’équilibre de la dose d’elranatamab administrée toutes les deux semaines est
estimée à la Semaine 48.
c. L’exposition attendue à l’état d’équilibre de la dose d’elranatamab administrée toutes les quatre semaines est estimée à la Semaine 72.
d. La Crésid observée de l’elranatamab est présentée sous forme de moyenne géométrique (CV en %). Les concentrations avant administration de la dose des Cycle 7 Jour 1 (n = 40), Cycle 13 Jour 1 (n = 23) et Cycle 25 Jour 1 (n = 10) représentent la Crésid à l’état d’équilibre pour le schéma posologique toutes les semaines, toutes les 2 semaines et toutes les 4 semaines, respectivement.
Absorption
La biodisponibilité moyenne attendue de l’elranatamab était de 56,2 % lorsqu’il était administré par voie sous-cutanée. Le Tmax médian après l’administration d’elranatamab par voie SC, toutes doses confondues, était compris entre 3 et 7 jours.
Distribution
D’après le modèle pharmacocinétique de population, le volume moyen de distribution de l’elranatamab non lié était de 4,78 l, 69 % (CV) pour le compartiment central et de 2,83 L pour le compartiment périphérique.
Élimination
La demi-vie moyenne géométrique attendue de l’elranatamab est de 22, 64 % (CV) jours à la semaine 24 après les doses hebdomadaires de 76 mg. D’après le modèle pharmacocinétique de population, la clairance moyenne attendue de l’elranatamab est de 0,324 l/jour, 100 % (CV).
Populations particulières
Aucune différence cliniquement pertinente n’a été observée dans la pharmacocinétique de l’elranatamab en fonction de l’âge (36 à 89 ans), du sexe (167 hommes, 154 femmes), de l’origine ethnique (193 Blancs, 49 Asiatiques, 29 Noirs) et du poids corporel (37 à 160 kg).
Insuffisance rénale Aucune étude n’a été menée sur l’elranatamab chez des patients présentant une insuffisance rénale. Les résultats des analyses pharmacocinétiques de population indiquent qu’une insuffisance rénale légère (60 mL/min/1,73 m2 ≤ DFGe < 90 mL/min/1,73 m2) ou une insuffisance rénale modérée (30 mL/min/1,73 m2 ≤ DFGe < 60 mL/min/1,73 m2) n’a pas influencé de manière significative la pharmacocinétique de l’elranatamab. Les données disponibles concernant les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe inférieur à 30 mL/min/1,73 m2) sont limitées.
Insuffisance hépatique Aucune étude n’a été menée sur l’elranatamab chez des patients présentant une insuffisance hépatique. Les résultats des analyses pharmacocinétiques de population indiquent qu’une insuffisance hépatique légère (bilirubine totale > 1 à 1,5 × LSN et toute AST, ou bilirubine totale ≤ LSN et AST > LSN) n’a pas influencé de manière significative la pharmacocinétique de l’elranatamab. Aucune donnée n’est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (bilirubine totale > 1,5 à 3,0 × LSN et toute AST) ou sévère (bilirubine totale > 3,0 × LSN et toute AST).
5.3Données de sécurité préclinique
Cancérogénicité et mutagénicité
Aucune étude n’a été menée chez l’animal pour évaluer le potentiel cancérogène ou génotoxique de l’elranatamab.
Toxicité pour la reproduction et fertilité
Aucune étude n’a été menée chez l’animal pour évaluer les effets de l’elranatamab sur la fertilité, la reproduction et le développement fœtal.
Au cours d’une étude de toxicité à doses répétées de 13 semaines chez des singes cynomolgus sexuellement matures, aucun effet notable n’a été observé sur les organes reproducteurs mâles et femelles après l’administration sous-cutanée de doses allant jusqu’à 6 mg/kg/semaine (environ 6,5 fois la dose maximale recommandée chez l’homme, sur la base de l’exposition tenant compte de l’ASC).
6Données pharmaceutiques
6.1Liste des excipients
Édétate disodique L-histidine Chlorhydrate de L-histidine monohydraté Polysorbate 80 Saccharose Eau pour préparations injectables
6.2Incompatibilités
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.
6.3Durée de conservation
Flacon non ouvert
3 ans.
Après ouverture
La stabilité physico-chimique après ouverture du flacon, y compris en cas de conservation du produit dans des seringues, a été démontrée pendant 7 jours à une température comprise entre 2 °C et 8 °C, et pendant 24 heures à une température pouvant atteindre 30 °C.
D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation avant utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 °C et 8 °C, à moins que la préparation ait eu lieu dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.
6.4Précautions particulières de conservation
À conserver au réfrigérateur (2 °C à 8 °C). Ne pas congeler. À conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière. Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur
ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable
1,1 mL de solution en flacon (verre de type 1) muni d’un bouchon (caoutchouc butyle) et d’un joint en aluminium avec capuchon rabattable contenant 44 mg d’elranatamab. Conditionnement de 1 flacon.
ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable
1,9 mL de solution en flacon (verre de type 1) muni d’un bouchon (caoutchouc butyle) et d’un joint en aluminium avec capuchon rabattable contenant 76 mg d’elranatamab. Conditionnement de 1 flacon.
6.6Précautions particulières d’élimination et manipulation
ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable se présente sous la forme d’une solution prête à l’emploi qui ne nécessite aucune dilution avant administration. Ne pas agiter.
ELREXFIO est une solution limpide à légèrement opalescente, et incolore à brun pâle. La solution ne doit pas être administrée si elle présente une coloration anormale ou si elle contient des particules.
Une technique aseptique doit être utilisée pour préparer et administrer ELREXFIO.
Instructions relatives à la préparation
Les flacons d’ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable sont à usage unique exclusivement.
ELREXFIO doit être préparé selon les instructions mentionnées ci-dessous (voir tableau 9), en fonction de la dose requise. Il est suggéré d’utiliser un flacon unidose de 44 mg/1,1 mL (40 mg/mL) pour chacune des doses de la phase d’escalade de doses.
Tableau 9. Instructions relatives à la préparation d’ELREXFIO Dose requise Volume de dose 12 mg (première escalade de dose) 0,3 mL 32 mg (seconde escalade de dose) 0,8 mL 76 mg (dose complète de 1,9 mL
traitement)
Élimination
Le flacon et le contenu restant doivent être éliminés après un usage unique. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
Pfizer Europe MA EEIG Boulevard de la Plaine 17 1050 Bruxelles Belgique
9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE
L’AUTORISATION
Date de première autorisation : 7 décembre 2023 Date du dernier renouvellement : 08 septembre 2025
10Date de mise à jour du texte
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.