1Dénomination du médicament
Recarbrio 500 mg/500 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion
2Composition qualitative et quantitative
Chaque flacon contient de l’imipénème monohydraté équivalent à 500 mg d’imipénème, de la cilastatine sodique équivalent à 500 mg de cilastatine, et du relebactam monohydraté équivalent à 250 mg de relebactam.
Excipient(s) à effet notoire La quantité totale de sodium dans chaque flacon est de 37,5 mg (1,6 mmol).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3Forme pharmaceutique
Poudre pour solution pour perfusion.
Poudre de couleur blanche à jaune pâle.
4Informations cliniques
4.1Indications thérapeutiques
Recarbrio est indiqué chez les adultes et les patients pédiatriques dès la naissance dans :
- Le traitement des pneumonies nosocomiales (PN), dont les pneumonies acquises sous ventilation mécanique (PAVM) (voir rubriques 4.4 et 5.1).
- Le traitement d’une bactériémie associée, ou suspectée d’être associée à une PN ou une PAVM.
- Le traitement des infections dues à des bactéries aérobies à Gram négatif pour qui les options thérapeutiques sont limitées (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.1).
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.
4.2Posologie et mode d'administration
Il est recommandé que Recarbrio soit utilisé pour traiter des infections dues à des bactéries aérobies à Gram négatif chez des patients pour qui les options thérapeutiques sont limitées, uniquement après avis d’un médecin expérimenté dans la prise en charge des maladies infectieuses.
Posologie
Le Tableau 1 indique la posologie recommandée pour l’administration intraveineuse chez les patients adultes présentant une clairance de la créatinine (ClCr) ≥ 90 mL/min et le Tableau 2 indique la posologie recommandée pour l’administration intraveineuse chez les patients pédiatriques (de la naissance à < 18 ans) présentant une fonction rénale normale (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Tableau 1 : Posologies recommandées pour l’administration chez les patients adultes présentant une ClCr ≥ 90 mL/min*†
Dose de Recarbrio Durée de
Fréquence Durée de
Type d'infection (imipénème/ cilastatine/ perfusion
d’administration traitement
relebactam) (minutes)
Pneumonies nosocomiales, dont
pneumonies acquises 500 mg/500 mg/250 mg Toutes les 6 heures 30 7 à 14 jours sous ventilation mécanique †‡
Infections dues à des bactéries
aérobies à Gram Durée en
négatif chez des Toutes les fonction de la
500 mg/500 mg/250 mg 30
patients pour qui 6 heures localisation
les options de l’infection§
thérapeutiques sont limitées †
*Calculée selon la formule de Cockcroft-Gault. † Pour les patients présentant une PN ou une PAVM avec une ClCr > 250 mL/min, et pour les patients présentant des infections intra-abdominales compliquées (IIAc) ou des infections urinaires compliquées (IUc) dont les pyélonéphrites avec une ClCr > 150 mL/min, la dose recommandée peut ne pas être suffisante (voir rubrique 4.4). ‡ Comprend les bactériémies associées ou suspectées d’être associées à une PN ou une PAVM. § Par exemple, pour les IIAc et les IUc, la durée de traitement recommandée est de 5 à 10 jours ; le traitement peut se poursuivre jusqu’à 14 jours.
Tableau 2 : Posologies recommandées pour l’administration chez les patients pédiatriques présentant une fonction rénale normale*
Durée de
Poids Dose de Recarbrio Fréquence
Age perfusion
corporel (imipénème/cilastatine/relebactam) d’administration
(minutes)
≥ 30 kg < 18 ans 500 mg/500 mg/250 mg Toutes les 6 heures 30 37,5 mg/kg (imipénème 15 mg/kg, ≥ 3 mois à
cilastatine 15 mg/kg et relebactam Toutes les 6 heures 60 < 18 ans 7,5 mg/kg) 2 kg à
De la 37,5 mg/kg (imipénème 15 mg/kg, < 30 kg
naissance à cilastatine 15 mg/kg et relebactam Toutes les 8 heures 60
< 3 mois 7,5 mg/kg)
*Mesuré par le débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) calculé selon la formule de Schwartz.
La durée de traitement recommandée pour les patients pédiatriques présentant une PN/PAVM est la même que pour les adultes. Pour le traitement des infections dues à des bactéries aérobies à Gram négatif chez les patients pédiatriques dont les options thérapeutiques sont limitées, la durée du traitement doit être déterminée selon l’avis du prescripteur. Voir rubrique 5.1.
Populations particulières
Insuffisance rénale Chez les patients adultes présentant une ClCr inférieure à 90 mL/min, une réduction de la dose d’imipénème/cilastatine/relebactam est nécessaire, comme indiqué dans le Tableau 3. Pour les patients ayant une fonction rénale variable, la ClCr doit être surveillée.
Les patients pédiatriques pesant au moins 30 kg avec un DFGe inférieur à 90 mL/min/1,73 m2 doivent recevoir une dose réduite d’imipénème/cilastatine/relebactam comme indiqué dans le Tableau 3.
L’imipénème/cilastatine/relebactam n’est pas recommandé chez les patients pédiatriques pesant moins de 30 kg présentant une insuffisance rénale.
Tableau 3 : Posologies recommandées pour l’administration intraveineuse chez les patients adultes présentant une ClCr < 90 mL/min et chez les patients pédiatriques (pesant au moins 30 kg) avec un DFGe < 90 mL/min/1,73 m2
Fonction rénale estimée Dose recommandée de Recarbrio (ClCr [mL/min]* ou (imipénème/cilastatine/relebactam) (mg)‡ DFGe [mL/min/1,73 m2]†)
Inférieure à 90 et supérieure ou égale à 60 400/400/200 Inférieure à 60 et supérieure ou égale à 30 300/300/150 Inférieure à 30 et supérieure ou égale à 15 200/200/100 Insuffisance rénale terminale (IRT) sous hémodialyse § 200/200/100
*ClCr calculée selon la formule de Cockroft-Gault chez les patients adultes. † DFGe calculé selon la formule de Schwartz chez les patients pédiatriques pesant ≥ 30 kg. ‡ Administration par voie intraveineuse. Voir les Tableaux 1 et 2 pour la durée de perfusion et la fréquence d’administration. § L'administration doit être prévue à la suite de l’hémodialyse. L’imipénème, la cilastatine et le relebactam sont éliminés de la circulation pendant l’hémodialyse. Recarbrio est présenté sous forme d’une association à dose fixe dans un flacon unique ; la dose de chaque composant sera ajustée dans les mêmes proportions lors de la préparation (voir rubrique 6.6).
L’imipénème/cilastatine/relebactam ne doit être administré chez les patients adultes présentant une ClCr inférieure à 15 mL/min et chez les patients pédiatriques (pesant au moins 30 kg) présentant un DFGe inférieur à 15 mL/min/1,73 m2 que si une hémodialyse est instaurée dans les 48 heures. Les données disponibles sont insuffisantes pour recommander l’utilisation d’imipénème/cilastatine/relebactam chez les patients sous dialyse péritonéale.
Insuffisance hépatique Aucune adaptation posologique n’est requise chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2).
Population âgée Aucune adaptation posologique n’est requise chez les patients âgés (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique La sécurité et l'efficacité de l'imipénème/cilastatine/relebactam n'ont pas été établies chez les enfants pesant moins de 30 kg présentant une insuffisance rénale, chez les enfants pesant moins de 2 kg, ou chez les nourrissons prématurés (moins de 37 semaines d’âge post-menstruel). Aucune donnée n’est disponible.
Mode d'administration
Pour perfusion intraveineuse.
Pour les instructions sur la reconstitution et la dilution du médicament avant administration, voir rubrique 6.6.
4.3Contre-indications
Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Hypersensibilité à tout autre antibiotique de la classe des carbapénèmes.
Hypersensibilité sévère (par exemple, réaction anaphylactique, réaction cutanée sévère) à tout autre antibiotique de la famille des bêta-lactamines (par exemple, pénicillines, céphalosporines ou monobactames) (voir rubrique 4.4).
4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Réactions d'hypersensibilité
Des réactions d’hypersensibilité (anaphylactiques) graves et parfois fatales ont été rapportées chez des patients traités par des bêta-lactamines (voir rubriques 4.3 et 4.8).
Ces réactions surviennent plus fréquemment chez des patients ayant des antécédents de réactions d’hypersensibilité à plusieurs allergènes. Avant d’instaurer un traitement par imipénème/cilastatine/relebactam, un interrogatoire attentif doit rechercher des antécédents de réaction d’hypersensibilité aux carbapénèmes, aux pénicillines, aux céphalosporines, à d’autres bêta-lactamines et à d’autres allergènes.
La survenue d’une réaction allergique à l’imipénème/cilastatine/relebactam impose l’arrêt immédiat du traitement. Les réactions anaphylactiques graves nécessitent l’instauration immédiate d’un traitement d’urgence.
Fonction hépatique
La fonction hépatique doit être étroitement surveillée pendant le traitement par imipénème/cilastatine/relebactam en raison du risque de toxicité hépatique (tel qu’une augmentation des transaminases, une insuffisance hépatique et une hépatite fulminante) (voir rubrique 4.8).
Utilisation chez les patients présentant une maladie hépatique : les patients ayant des troubles hépatiques préexistants doivent faire l'objet d'une surveillance de la fonction hépatique pendant le traitement par imipénème/cilastatine/relebactam. Aucune adaptation posologique n’est requise (voir rubrique 4.2).
Système nerveux central (SNC)
Des effets indésirables sur le SNC, tels que des convulsions, des états confusionnels et une activité myoclonique ont été rapportés lors du traitement par imipénème/cilastatine, en particulier en cas d’administration d’imipénème à des doses supérieures aux doses recommandées. Ces cas ont été rapportés plus fréquemment chez les patients présentant des troubles du SNC (par exemple lésions cérébrales ou antécédents de convulsions) et/ou une altération de la fonction rénale.
Une attention particulière doit être accordée aux symptômes neurologiques ou aux convulsions chez les enfants présentant des facteurs de risque connus de crises convulsives, ou recevant un traitement concomitant par des médicaments abaissant le seuil épileptogène.
Augmentation du risque de convulsion liée à l’interaction avec l'acide valproïque
L’administration concomitante d’imipénème/cilastatine/relebactam et d’acide valproïque/valproate de sodium est déconseillée. Des antibiotiques n'appartenant pas à la famille des carbapénèmes doivent être envisagés pour le traitement des infections chez les patients dont les crises convulsives sont bien contrôlées sous acide valproïque ou valproate de sodium. Si l’administration de ce médicament est nécessaire, un traitement anticonvulsivant supplémentaire doit être envisagé (voir rubrique 4.5).
Diarrhée associée à Clostridioides difficile (DACD)
Une diarrhée associée à Clostridioides difficile (DACD) a été rapportée avec l’imipénème/cilastatine/relebactam. La sévérité d'une DACD peut varier d’une forme légère à la mise en jeu du pronostic vital. Ce diagnostic de DACD doit être envisagé chez tous les patients présentant une diarrhée pendant ou après l’administration d’imipénème/cilastatine/relebactam (voir rubrique 4.8). Un examen attentif des antécédents médicaux est nécessaire dans la mesure où il a été rapporté une survenue de DACD plus de deux mois après l’administration d’antibiotiques.
En cas de DACD suspectée ou confirmée, l’arrêt du traitement par imipénème/cilastatine/relebactam et l’administration d’un traitement spécifique vis-à-vis de C. difficile doivent être envisagés. Les médicaments inhibant le péristaltisme ne doivent pas être administrés.
Patients présentant une ClCr ≥ 150 mL/min
Sur la base de l’analyse de la relation pharmacocinétique/pharmacodynamique, la dose d’imipénème/cilastatine/relebactam recommandée chez les patients présentant une ClCr ≥ 90 mL/min peut ne pas être suffisante pour traiter les patients présentant une PN ou une PAVM et une ClCr > 250 mL/min., ou les patients présentant une IIAc ou IUc et une ClCr > 150 mL/min. Il conviendrait d’envisager l’utilisation d’alternatives thérapeutiques pour ces patients.
Insuffisance rénale
Une adaptation posologique est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2). Les données disponibles sont insuffisantes pour recommander l’utilisation d’imipénème/cilastatine/relebactam chez les patients sous dialyse péritonéale.
Limites des données cliniques
Les patients immunodéprimés, y compris ceux présentant une neutropénie, ont été exclus des études cliniques.
Pneumonies nosocomiales, dont les pneumonies acquises sous ventilation mécanique Dans une étude unique menée dans les pneumonies nosocomiales, dont les pneumonies acquises sous ventilation mécanique, 6,2 % (33/535) des patients présentaient une bactériémie à l’inclusion.
Patients pour qui les options thérapeutiques sont limitées L’utilisation d’imipénème/cilastatine/relebactam pour traiter des patients présentant des infections dues à des bactéries aérobies à Gram négatif pour qui les options thérapeutiques sont limitées est basée sur l’expérience avec l’imipénème/cilastatine, l’analyse de la relation pharmacocinétique/pharmacodynamique de l’imipénème/cilastatine/relebactam, et sur des données limitées issues d’une étude clinique randomisée dans laquelle 21 patients évaluables ont été traités par imipénème/cilastatine/relebactam et 10 patients évaluables ont été traités par la colistine et l’imipénème/cilastatine pour des infections causées par des bactéries non sensibles à l’imipénème.
Limites du spectre d’activité antibactérienne
L’imipénème n’exerce aucune activité contre Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) et Staphylococcus epidermidis résistant à la méticilline (SERM) ou contre Enterococcus faecium. Des antibiotiques différents ou additionnels doivent être utilisés si ces pathogènes sont connus ou suspectés d’être impliqués dans l’infection.
Le relebactam est un inhibiteur des bêta-lactamases de classe A (notamment les bêta-lactamases à spectre étendu (BLSE) et les carbapénémases de Klebsiella pneumoniae (KPC)) et les bêta-lactamases de classe C dont la céphalosporinase produite par Pseudomonas (PDC). Le relebactam n’inhibe pas les carbapénémases de classe D telles que l’oxacillinase-48 (OXA-48) ou les métallo-bêta-lactamases de classe B telles que la New Delhi métallo-bêta-lactamase (NDM) et la Verona Integron métallo-bêta- lactamase (VIM) (voir rubrique 5.1).
Micro-organismes non sensibles
L’utilisation d’imipénème/cilastatine/relebactam peut favoriser la prolifération de micro-organismes non sensibles, ce qui peut nécess iter l’interruption du traitement ou d’autres mesures appropriées.
Séroconversion du test à l’antiglobuline (test de Coombs)
Un test de Coombs direct ou indirect peut devenir positif au cours du traitement par l'imipénème/cilastatine/relebactam (voir rubrique 4.8).
Excipients à effet notoire
Sodium Chaque flacon contient au total 37,5 mg de sodium (1,6 mmol), ce qui équivaut à 1,9 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) de 2 g de sodium par adulte. Ceci doit être pris en compte lors de l’administration de Recarbrio à des patients qui suivent un régime hyposodé.
4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Ganciclovir
Des convulsions généralisées ont été rapportées chez des patients qui recevaient de façon concomitante du ganciclovir et de l’imipénème/cilastatine. Le ganciclovir ne doit être administré de façon concomitante avec l’imipénème/cilastatine/relebactam que si le bénéfice potentiel est supérieur aux risques.
Acide valproïque
Des cas rapportés dans la littérature ont montré que, chez des patients recevant de l’acide valproïque ou du valproate de sodium, l’administration concomitante de carbapénèmes, y compris d’imipénème/cilastatine, entraîne une diminution des concentrations d’acide valproïque . Les concentrations d’acide valproïque peuvent diminuer à des valeurs inférieures à l’intervalle thérapeutique du fait de cette interaction, ce qui augmente par conséquent le risque de crises convulsives. Bien que le mécanisme de cette interaction soit inconnu, les données d’études menées in vitro et chez l’animal suggèrent que les carbapénèmes peuvent inhiber l’hydrolyse du métabolite glucuronide de l’acide valproïque (VPA-g) pour reformer l’acide valproïque, diminuant ainsi les concentrations sériques d’acide valproïque. L’administration concomitante d’imipénème/cilastatine/relebactam et d’acide valproïque/valproate de sodium est déconseillée (voir rubrique 4.4).
Anticoagulants oraux
L’administration simultanée d’antibiotiques avec la warfarine peut augmenter les effets anticoagulants de cette dernière. Il est recommandé de contrôler l’INR de façon appropriée pendant et juste après l’administration concomitante d’antibiotiques et d’anticoagulants oraux.
Études cliniques d’interaction médicamenteuse
Une étude clinique d’interaction médicamenteuse a montré que l’exposition à l’imipénème et au relebactam n’augmente pas de façon cliniquement significative lorsque l’imipénème/cilastatine/relebactam est administré de façon concomitante avec le probénécide, inhibiteur d’OAT, ce qui indique l’absence d’interactions médicamenteuses cliniquement significatives médiées par les OAT. L’administration concomitante d’imipénème/cilastatine et de probénécide a augmenté la concentration plasmatique et la demi-vie de la cilastatine, toutefois pas de façon cliniquement significative. Par conséquent, ce médicament peut être administré de façon concomitante avec des inhibiteurs d’OAT.
4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n’a pas été mené d’études appropriées et bien contrôlées concernant l’utilisation d’imipénème, de cilastatine ou de relebactam chez la femme enceinte.
Les études menées chez l’animal avec l’imipénème/cilastatine ont montré une toxicité sur la reproduction chez les singes (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel chez l’Homme n’est pas connu. Les études menées chez l’animal avec le relebactam n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects au regard de la toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Recarbrio ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel l’emporte sur le risque potentiel pour le fœtus.
Allaitement
L’imipénème et la cilastatine sont excrétés en faibles quantités dans le lait maternel.
On ne sait pas si le relebactam est excrété dans le lait maternel. Des données disponibles chez l’animal ont montré que le relebactam est excrété dans le lait de rates (voir rubrique 5.3 pour plus de détails).
Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons allaités ne peut être exclu. Une décision doit être prise soit d’interrompre l’allaitement soit d’interrompre le traitement avec Recarbrio en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Aucune donnée n’est disponible chez l’Homme concernant les effets potentiels de imipénème/cilastatine ou relebactam sur la fertilité masculine ou féminine. Les études menées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères de l’imipénème/cilastatine ou du relebactam sur la fertilité (voir rubrique 5.3).
4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Recarbrio a une influence modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des effets indésirables sur le SNC, tels que des convulsions, des états confusionnels et une activité myoclonique, ont été rapportés lors du traitement par imipénème/cilastatine, en particulier en cas d’administration d’imipénème à des doses supérieures aux doses recommandées (voir rubrique 4.4). Par conséquent, la prudence s’impose en cas de conduite de véhicules ou d’utilisation de machines.
4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
L’effet indésirable le plus fréquent (≥ 2 %) survenu chez les patients adultes recevant l’imipénème/cilastatine plus relebactam dans les études de phase II groupés menées dans les infections intra-abdominales compliquées (IIAc) et les infections urinaires compliquées (IUc), dont les pyélonéphrites (N = 431) a été la diarrhée. Les effets indésirables les plus fréquents (≥ 2 %) survenus chez les patients recevant Recarbrio dans une étude de phase III menée dans la PN ou la PAVM (N = 266) ont été la diarrhée, l’augmentation de l'alanine aminotransférase et l’augmentation de l'aspartate aminotransférase.
Résumé des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été rapportés au cours des études cliniques de phase II (imipénème/cilastatine plus relebactam incluant 431 patients) et de phase III (Recarbrio incluant 266
patients) dans le cadre des études cliniques avec imipénème/cilastatine ou depuis la commercialisation de l’imipénème/cilastatine (voir Tableau 4).
Les effets indésirables sont présentés par classes de systèmes d’organes MedDRA et par fréquence. Les catégories de fréquence sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau 4 : Liste tabulée des effets indésirables
Classes de Fréquence
systèmes Fréquent Peu fréquent Rare Très rare indéterminée d’organes Colite pseudomembraneuse Infections et
* Gastro-entérite* infestations
Candidose* Pancytopénie*
Neutropénie*
Affections Anémie
hématologiques et Leucopénie* hémolytique*
Éosinophilie* Agranulocytose*
du système
lymphatique Thrombocytopénie Aplasie médullaire* *
Thrombocytose* Affections du Réactions système anaphylactiques* immunitaire Convulsions*
Hallucinations* Encéphalopathie* Etats Aggravation d’une
confusionnels* Paresthésies* Agitation* Affections du myasthénie grave*
système nerveux
Activité Tremblement focal* Dyskinésie* Céphalées* myoclonique* Dysgueusie* Etourdissements*
Somnolence*
Affections de Vertiges* l'oreille et du Perte d’audition* labyrinthe Acouphènes*
Cyanose*
Affections Tachycardie* cardiaques
Palpitations*
Affections Bouffées
Thrombophlébite* Hypotension*
vasculaires vasomotrices*
Dyspnée* Affections respiratoires, Hyperventilation* thoraciques et médiastinales Douleur pharyngée*
Classes de Fréquence
systèmes Fréquent Peu fréquent Rare Très rare indéterminée d’organes Colite hémorragique*
Douleurs abdominales* Diarrhée†* Pyrosis*
Affections gastro- Coloration des dents Nausées†*
intestinales et/ou de la langue* Glossite* Vomissements†* Hypertrophie des papilles linguales*
Hypersalivation* Elévation de l’alanine
aminotransférase†* Insuffisance Affections hépatique*
Hépatite fulminante * Ictère*
hépatobiliaires Elévation de
l’aspartate Hépatite*
aminotransférase†* Nécrolyse épidermique toxique *
Angio-œdème * Hyperhidrose*
Affections de la Eruption cutanée (par Urticaire* Syndrome de
peau et du tissu exemple,
Stevens-Johnson * Modifications de la
sous-cutané exanthématheux)* Prurit*
texture de la peau * Erythème multiforme*
Dermatite exfoliative* Affections Polyarthralgies* musculo- squelettiques et Dorsalgies* systémiques Insuffisance rénale aigüe*
Oligurie/anurie*
Affections du rein Augmentations du Polyurie*
et des voies taux de créatinine urinaires sérique*
Coloration anormale des urines (anodine et ne devant pas être confondue avec une hématurie)* Affections des organes de Prurit vulvaire* reproduction et du sein Fièvre*
Troubles généraux Gêne thoracique* et anomalies au site Douleur locale et d’administration induration au site Asthénie/ faiblesse*
d’injection*
Classes de Fréquence
systèmes Fréquent Peu fréquent Rare Très rare indéterminée d’organes Test de Coombs positif*
Allongement du temps de
prothrombine* Elévation du
Elévations des taux sanguin de
Investigations phosphatases Diminution de lactate
alcalines sériques* l’hémoglobine* déshydrogénase
* Elévation de la bilirubinémie*
Elévation de l’urée sanguine* *Effets rapportés avec l’imipénème/cilastatine dans le cadre des études cliniques ou depuis la commercialisation de l’imipénème/cilastatine † Effets rapportés avec l’imipénème/cilastatine plus relebactam au cours des études de phase II (N = 431) et de phase III (N = 266)
Population pédiatrique
La sécurité de l’imipénème/cilastatine/relebactam a été évaluée dans une étude clinique de phase II/III chez des patients pédiatriques de la naissance à moins de 18 ans (voir rubrique 5.1). Quatre-vingt-cinq patients ont été inclus et traités dans le bras imipénème/cilastatine/relebactam parmi lesquels il y avait 10 adolescents, 31 enfants âgés de 6 ans à moins de 12 ans, 21 âgés de 2 ans à moins de 6 ans, 15 âgés de 3 mois à moins de 2 ans, et 8 de la naissance (à terme) à moins de 3 mois. Sur la base de ces données, les effets indésirables étaient généralement comparables à ceux observés chez les adultes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
4.9Surdosage
En cas de surdosage, arrêter Recarbrio, traiter les symptômes et initier un traitement d’appoint. L’imipénème, la cilastatine et le relebactam peuvent être éliminés par hémodialyse. Aucune information clinique n'est disponible sur l’utilisation de l'hémodialyse pour traiter un surdosage.
5Propriétés pharmacologiques
5.1Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antibactériens à usage systémique, carbapénèmes, code ATC : J01DH56
Mécanisme d’action
L’imipénème exerce une activité bactéricide en inhibant la synthèse du peptidoglycane de la paroi cellulaire bactérienne par fixation aux protéines de liaison aux pénicillines (PLP).
La cilastatine limite le métabolisme rénal de l’imipénème et ne possède pas d’activité antibactérienne.
Le relebactam est un inhibiteur non bêta-lactame des bêta-lactamases de classes A et C de Ambler, dont les carbapénémases de Klebsiella pneumoniae (KPC) et les bêta-lactamases à spectre étendu (BLSE) de classe A, et les bêta-lactamases de classe C (de type AmpC) dont la céphalosporinase
produite par Pseudomonas (PDC). Le relebactam n’inhibe pas les enzymes de classe B (métallo-bêta- lactamases) ou les carbapénémases de classe D. Le relebactam n’a pas d’activité antibactérienne.
Résistance
Les mécanismes de résistance chez les bactéries à Gram négatif connus pour affecter l’imipénème/relebactam comprennent la production de métallo-bêta-lactamases ou d’oxacillinases avec une activité de carbapénémase.
L’expression de certains allèles de la bêta-lactamase à spectre étendu GES (Guiana extended- spectrum-bêta-lactamase) de classe A ou la surexpression de PDC couplées à une perte de porine OprD, voie d’entrée de l’imipénème, peuvent conférer une résistance à l’imipénème/relebactam chez P. aeruginosa. L’expression de pompes à efflux chez P. aeruginosa n'a d’incidence ni sur l'activité de l’imipénème, ni sur celle du relebactam. Les mécanismes de résistance bactérienne des Enterobacterales susceptibles de diminuer l’activité antibactérienne de l’imipénème/relebactam incluent des mutations de porines affectant la perméabilité de la membrane externe.
Activité antibactérienne en association avec d’autres antibiotiques
Des études in vitro n’ont pas montré d’antagonisme entre l’imipénème/relebactam et l’amikacine, l’azithromycine, l’aztréonam, la colistine, la gentamicine, la lévofloxacine, le linézolide, la tigécycline, la tobramycine, ou la vancomycine.
Concentrations critiques
Les critères d’interprétation des concentrations minimales inhibitrices (CMI) pour les tests de sensibilité ont été établis par le Comité européen des antibiogrammes (EUCAST) pour l’imipénème - relebactam et sont énumérés ci-dessous : https://www.ema.europa.eu/documents/other/minimum- inhibitory-concentration-mic-breakpoints_en.xlsx. Relation pharmacocinétique/pharmacodynamique
Il a été démontré que le pourcentage de temps pendant lequel les concentrations plasmatiques d’imipénème sous forme libre se situent au-dessus de la concentration minimale inhibitrice de l’imipénème/relebactam (% fT > CMI) est le paramètre le mieux corrélé à l’efficacité. Il a été déterminé que le rapport de l’ASC du relebactam sous forme libre dans le plasma à 24 heures sur la CMI de l’imipénème/relebactam (fASC/CMI) est l’index qui prédit le mieux l’activité du relebactam.
Efficacité clinique vis-à-vis de bactéries pathogènes spécifiques
L’efficacité a été démontrée dans des études cliniques vis-à-vis de bactéries pathogènes listées selon l’indication, celles-ci étant sensibles in vitro à l’imipénème et au relebactam :
Pneumonies nosocomiales, dont les pneumonies acquises sous ventilation mécanique Bactéries à Gram négatif
- Escherichia coli
- Haemophilus influenzae
- Klebsiella pneumoniae
- Pseudononas aeruginosa
- Serratia marcescens
Les études in vitro suggèrent que les pathogènes suivants seraient sensibles à l’imipénème et au relebactam en l’absence de mécanismes de résistance acquis :
Bactéries aérobies à Gram négatif
- complexe Acinetobacter baumannii-calcoaceticus
- Citrobacter spp. (dont C. freundii et C. koseri)
- Enterobacter spp. (dont E. asburiae et E. cloacae)
- Escherichia coli
- Klebsiella spp. (dont K. aerogenes, K. oxytoca et K. pneumoniae)
- Pseudomonas aeruginosa
- Serratia marcescens
Bactéries anaérobies à Gram négatif
- Bacteroides spp. (dont B. fragilis)
- Fusobacterium spp. (dont F. nucleatum et F. necrophorum)
- Prevotella spp. (dont P. melaninogenica, P. bivia et P. buccae)
Bactéries aérobies à Gram positif
- Enterococcus faecalis
- Staphylococcus aureus (seulement les isolats sensibles à la méticilline)
- Streptocoques du groupe viridans (dont S. anginosus et S. constellatus)
Des études in vitro indiquent que les espèces suivantes ne sont pas sensibles à l’imipénème et au relebactam :
Bactéries aérobies à Gram négatif
- Legionella spp.
- Stenotrophomonas maltophilia
Population pédiatrique
Recarbrio a été évalué dans une étude clinique de phase II/III, menée en ouvert, randomisée, contrôlée versus traitement actif chez 115 patients pédiatriques de la naissance (à terme) à moins de 18 ans présentant une PN/PAVM (n=6), une IUc (n=55) ou une IIAc (n=54), qui incluait un total de 85 patients traités par imipénème/cilastatine/relebactam et 28 patients traités par comparateur actif. La durée minimale du traitement antibiotique était de 5 jours pour les IIAc et IUc ou de 7 jours pour la PN/PAVM, jusqu’à un maximum de 14 jours. Pour les patients présentant une IUc ou IIAc dans le bras imipénème/cilastatine/relebactam, un relais optionnel de désescalade par traitement oral était autorisé après avoir reçu au moins 3 jours de traitement intraveineux par imipénème/cilastatine/relebactam. L’objectif principal était la sécurité et la tolérance, et toutes les analyses statistiques étaient descriptives. L'efficacité dans la population pédiatrique est établie sur la base de l'obtention d'expositions systémiques similaires à celles des adultes.
Lors de la visite de suivi précoce (EFU), 7 à 14 jours après la fin du traitement, 70,6 % (60/85) des patients pédiatriques dans le bras imipénème/cilastatine/relebactam ont obtenu une réponse clinique favorable (guérison ou guérison durable), contre 75 % (21/28) dans le bras comparateur (population en Intention de Traiter modifiée (ITT)). Une réponse clinique favorable a été obtenue à la visite de suivi tardif (LFU), 7 à 14 jours après la visite d’EFU chez 69,4 % (59/85) et 75,0 % (21/28) des patients, respectivement.
5.2Propriétés pharmacocinétiques
Les paramètres pharmacocinétiques à l’état d'équilibre de l’imipénème, la cilastatine et le relebactam chez des adultes sains avec une fonction rénale normale (ClCr égale ou supérieure à 90 mL/min), après plusieurs perfusions intraveineuses de 30 minutes de 500 mg d’imipénème/500 mg de cilastatine + 250 mg de relebactam administrées toutes les 6 heures sont résumés dans le Tableau 5. Les paramètres pharmacocinétiques à l’état d’équilibre de l’imipénème et du relebactam chez des patients présentant une IIAc ou une IUc et une PN ou une PAVM avec une fonction rénale normale (90 mL/min ≤ ClCr < 150 mL/min) après plusieurs perfusions intraveineuses de 30 minutes de 500 mg d’imipénème/500 mg de cilastatine + 250 mg de relebactam administrées toutes les 6 heures sont résumés dans les Tableaux 6 et 7, respectivement. Les paramètres pharmacocinétiques étaient similaires pour l’administration à dose unique et répétée en raison d’une faible accumulation.
La Cmax et l’ASC de l'imipénème, la cilastatine et le relebactam augmentent proportionnellement à la dose. Les demi-vies d'élimination (t½) de l'imipénème, la cilastatine et le relebactam sont indépendantes de la dose.
Tableau 5 : Moyennes géométriques (coefficient de variation géométrique en %) des paramètres pharmacocinétiques plasmatiques à l’état d'équilibre pour l’imipénème, la cilastatine et le relebactam après plusieurs perfusions intraveineuses de 30 minutes de 500 mg d’imipénème/500 mg de cilastatine/250 mg de relebactam toutes les 6 heures chez des adultes sains
Imipénème (n = 6) Cilastatine (n = 6) Relebactam (n = 6) ASC0-6 h (μM-h) 138,0 (17,8) 98,0 (17,0) 81,6 (17,8) Cmax (μM) 106,0 (26,8) 96,4 (21,8) 48,3 (24,9) Cl (L/h) 12,0 (17,8) 14,2 (17,0) 8,8 (17,8) t ½ (h)* 1,1 (± 0,1) 1,0 (± 0,1) 1,7 (± 0,2)
*Moyenne arithmétique (écart type) rapportée pour t ½ ASC0-6 h = aire sous la courbe de la concentration en fonction du temps de 0 à 6 heures ; Cmax = concentration maximale ; Cl = clairance plasmatique ; t ½= demi-vie d'élimination
Tableau 6 : Modèle pharmacocinétique de population sur la base de la moyenne géométrique (coefficient de variation géométrique en %) des paramètres pharmacocinétiques plasmatiques à l’état d'équilibre pour l’imipénème et le relebactam après plusieurs perfusions intraveineuses de 30 minutes de Recarbrio (500 mg d’imipénème/500 mg de cilastatine/250 mg de relebactam) toutes les 6 heures chez des patients adultes présentant une IIAc ou une IUc avec une ClCr égale ou supérieure à 90 mL/min
Imipénème Relebactam ASC0-24 h (μM-h) 500,0 (56,3) 390,5 (44,5) Cmax (µM) 88,9 (62,1) 58,5 (44,9) Cl (L/h) 13,4 (56,3) 7,4 (44,5) t ½ (h)* 1,0 (± 0,5) 1,2 (± 0,7)
*Moyenne arithmétique (écart type) rapportée pour t ½ ASC0-24 h = aire sous la courbe de la concentration en fonction du temps de 0 à 24 heures ; Cmax = concentration maximale ; Cl = clairance plasmatique ; t ½ = demi-vie d'élimination
Tableau 7 : Modèle pharmacocinétique de population sur la base de la moyenne géométrique (coefficient de variation géométrique en %) des paramètres pharmacocinétiques plasmatiques à l’état d'équilibre pour l’imipénème et le relebactam après plusieurs perfusions intraveineuses de 30 minutes de Recarbrio (500 mg d’imipénème/500 mg de cilastatine/250 mg de relebactam) toutes les 6 heures chez des patients adultes présentant une PN ou une PAVM avec une ClCr égale ou supérieure à 90 mL/min
Imipénème Relebactam ASC0 - 24 h (μM-h) 812,2 (59,4) 655,2 (47,9) Cmax (µM) 159,1 (62,3) 87,6 (43,8) Cl (L/h) 8,2 (59,4) 4,4 (47,9)
ASC0 - 24 h = aire sous la courbe de la concentration en fonction du temps de 0 à 24 heures ; Cmax = concentration maximale ; Cl = clairance plasmatique
Distribution
La liaison de l’imipénème et de la cilastatine aux protéines plasmatiques humaines est d’environ 20 % et 40 % respectivement. La liaison du relebactam aux protéines plasmatiques humaines est d’environ 22 % et est indépendante de la concentration.
Le volume de distribution à l’état d’équilibre de l’imipénème, la cilastatine et le relebactam est respectivement de 24,3 L, 13,8 L et 19,0 L chez des sujets après plusieurs administrations par perfusion de 30 minutes toutes les 6 heures.
La pénétration dans le liquide du revêtement épithélial (LRE) pulmonaire exprimé sous la forme du rapport du liquide de revêtement épithélial/l’exposition plasmatique libre était de 55 % et 54 % pour l’imipénème et le relebactam respectivement.
Biotransformation
Lorsqu’il est administré seul, l’imipénème est métabolisé dans les reins par la déhydropeptidase-I, donnant lieu à de faibles taux d’imipénème (en moyenne 15 à 20 % de la dose) retrouvés dans les urines chez l’Homme. La cilastatine, un inhibiteur de cette enzyme, inhibe efficacement le métabolisme rénal ; de sorte que lorsque l’imipénème est administré concomitamment à la cilastatine, des concentrations adéquates d’imipénème (environ 70 % de la dose) sont atteintes dans les urines pour permettre une activité antibactérienne.
La cilastatine est principalement excrétée dans les urines sous forme inchangée (environ 70 à 80 % de la dose) et 10 % de la dose sont retrouvés sous forme d’un métabolite N-acétyl, doté d'une activité inhibitrice contre la déhydropeptidase-I comparable à celle de la molécule mère.
Le relebactam est principalement éliminé par excrétion rénale sous forme inchangée (plus de 90 % de la dose) et est peu métabolisé. Le relebactam sous forme inchangée est la seule composante du médicament détectée dans le plasma humain.
Élimination
L’imipénème, la cilastatine et le relebactam sont principalement excrétés par les reins.
Après administration de doses répétées de 500 mg d’imipénème, 500 mg de cilastatine et 250 mg de relebactam à des hommes sains, environ 63 % de la dose d’imipénème administrés et 77 % de la dose de cilastatine administrés sont retrouvés sous forme inchangée dans les urines. L’excrétion rénale de l’imipénème et de la cilastatine implique à la fois la filtration glomérulaire et la sécrétion tubulaire active. Plus de 90 % de la dose de relebactam administrée est excrétée sous forme inchangée dans les urines chez l’Homme. La clairance rénale moyenne du relebactam est de 135 mL/min, proche de la clairance plasmatique (148 mL/min), ce qui indique une élimination pratiquement complète du relebactam par voie rénale. La clairance rénale du relebactam sous forme libre est supérieure au taux de filtration glomérulaire, ce qui suggère que, outre la filtration glomérulaire, la sécrétion tubulaire active participe à l’élimination rénale, représentant ~ 30 % de la clairance totale.
Linéarité/non-linéarité
La pharmacocinétique du relebactam est linéaire sur l’intervalle de doses allant de 25 mg à 1 150 mg étudié avec une administration intraveineuse unique, et sur l’intervalle de doses allant de 50 mg à 625 mg étudié avec une administration intraveineuse de plusieurs doses toutes les 6 heures pendant 7 jours au maximum. Une accumulation minimale d’imipénème, de cilastatine ou de relebactam a été observée après plusieurs perfusions intraveineuses de 30 minutes de relebactam (50 à 625 mg) administrés de façon concomitante avec 500 mg d’imipénème/500 mg de cilastatine toutes les 6 heures pendant 7 jours au maximum chez des hommes adultes sains ayant une fonction rénale normale.
Enzymes métabolisant le médicament
Aucune étude n’a été menée pour évaluer le potentiel d’interaction de l’imipénème ou de la cilastatine avec les enzymes du CYP450.
A des concentrations pertinentes en clinique, le relebactam n’inhibe pas les CYP1A2, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9, CYP2C19, CYP2D6 ou CYP3A4 in vitro dans des microsomes hépatiques
humains. Le relebactam n’a présenté aucun potentiel d’induction in vitro des CYP1A2, CYP2B6 et CYP3A4 dans des hépatocytes humains. Le relebactam est donc peu susceptible de causer des interactions médicamenteuses cliniques par le biais de voies médiées par le CYP.
L’imipénème, la cilastatine et le relebactam sont tous principalement éliminés par excrétion rénale sous forme inchangée, la biotransformation constituant une voie d'élimination mineure. Recarbrio est donc peu susceptible d’être sujet à des interactions médicamenteuses en cas d'administration concomitante avec des inhibiteurs ou des inducteurs du CYP.
Transporteurs membranaires
Le relebactam n’inhibe pas les transporteurs hépatiques et rénaux suivants in vitro à des concentrations cliniquement pertinentes : OATP1B1, OATP1B3, OAT1, OAT3, OCT2, P-gp, BCRP, MATE1, MATE2K, ou BSEP.
Le relebactam est activement excrété dans les urines. Il n’est pas un substrat des transporteurs OAT1, OCT2, P-gp, BCRP, MRP2 ou MRP4, mais en est un pour les transporteurs OAT3, OAT4, MATE1 et MATE2K. La sécrétion tubulaire active ne représentant qu’environ 30 % de la clairance totale du relebactam, il est attendu par conséquent, que l’ampleur de l’interaction médicamenteuse liée à l’inhibition des transporteurs tubulaires n’ait qu’un impact clinique minimal, ce qui a été confirmé lors d'une étude clinique d'interactions médicamenteuses avec le probénécide et Recarbrio (voir rubrique 4.5).
Populations particulières
Insuffisance rénale Dans une étude de pharmacocinétique clinique et une analyse de pharmacocinétique de population, des différences d’exposition (ASC) cliniquement significatives ont été observées pour l’imipénème, la cilastatine et le relebactam en fonction du degré d'insuffisance rénale.
Dans l'étude clinique menée chez des adultes, les moyennes géométriques de l’ASC de l’imipénème étaient jusqu'à 1,4 fois, 1,5 fois et 2,5 fois plus élevées chez les patients présentant respectivement une insuffisance rénale légère, modérée et sévère, par rapport aux sujets sains ayant une fonction rénale normale. Les moyennes géométriques respectives de l’ASC de la cilastatine étaient jusqu’à 1,6 fois, 1,9 fois et 5,6 fois plus élevées. Les moyennes géométriques de l’ASC du relebactam étaient jusqu'à 1,6 fois, 2,2 fois et 4,9 fois plus élevées chez les patients présentant respectivement une insuffisance rénale légère, modérée et sévère, par rapport aux sujets sains ayant une fonction rénale normale. Chez les patients présentant une insuffisance rénale terminale (IRT) sous hémodialyse, l’imipénème, la cilastatine et le relebactam sont efficacement éliminés par l’hémodialyse.
Afin de maintenir des expositions systémiques similaires à celles obtenues chez les sujets ayant une fonction rénale normale, une adaptation posologique est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale. Les patients présentant une IRT sous hémodialyse doivent recevoir Recarbrio après la séance d’hémodialyse (voir rubrique 4.2).
Insuffisance hépatique L’imipénème, la cilastatine et le relebactam sont principalement éliminés par voie rénale ; par conséquent, l’insuffisance hépatique ne devrait pas avoir d’effet sur l’exposition à Recarbrio (voir rubrique 4.2).
Personnes âgées/sexe Dans une étude des effets en fonction de l’âge et du sexe et une analyse de pharmacocinétique de population, aucune différence d’exposition (ASC) cliniquement significative n’a été observée pour l’imipénème, la cilastatine et le relebactam en fonction de l’âge ou du sexe, en dehors de l’effet de la fonction rénale (voir rubrique 4.2).
Origine ethnique
Seul un nombre limité de patients non blancs ont été inclus dans les études cliniques, mais aucun effet majeur de l’origine ethnique sur la pharmacocinétique de l’imipénème, de la cilastatine et du relebactam n’est attendu.
Population pédiatrique Les paramètres pharmacocinétiques à l’état d’équilibre de l’imipénème et du relebactam chez les patients pédiatriques (de la naissance à moins de 18 ans) présentant une PN/PAVM, une IUc ou une IIAc suivant les schémas posologiques pédiatriques recommandés sont résumés dans le Tableau 8.
Les analyses pharmacocinétiques de population et les simulations pour atteindre l’objectif chez les patients pédiatriques présentant une PN/PAVM, une IUc ou une IIAc ont montré que les schémas posologiques pédiatriques recommandés pour les patients de la naissance à moins de 18 ans ayant une fonction rénale normale entraînaient généralement des expositions systémiques similaires à celles observées chez les adultes ayant une fonction rénale normale et recevant 1,25 g d’imipénème/cilastatine/relebactam. Ces analyses, incluant l’hypothèse d’effets proportionnels de l’insuffisance rénale chez les adultes et les patients pédiatriques , prévoient également que les adaptations posologiques recommandées pour les patients pesant au moins 30 kg avec un DFGe inférieur à 90 mL/min/1,73 m2 entraînent des expositions systémiques similaires à celles observées chez les patients adultes (voir rubrique 4.2).
Des adaptations posologiques sont recommandées pour les patients pédiatriques de la naissance à moins de 18 ans pesant au moins 30 kg avec un DFGe inférieur à 90 mL/min/1,73 m2 (voir rubrique 4.2). Les informations sont insuffisantes pour recommander une adaptation posologique chez les patients pédiatriques pesant moins de 30 kg présentant une insuffisance rénale.
Tableau 8 : Modèle pharmacocinétique de population sur la base de la moyenne géométrique (coefficient de variation géométrique en %) des paramètres pharmacocinétiques plasmatiques à l’état d’équilibre
Imipénème Relebactam Poids
Age ASC0-24h Cmax t1/2 CL ASC0-24h Cmax t1/2 CL corporel
(µM.h) (µM) (h) (L/h/kg) (µM.h) (µM) (h) (L/h/kg)
<18 ans 662 116 1,67 0,235 428 61,1 1,85 0,156 ≥30 kg
(N=38) (38,8) (23,3) (26,6) (25,9) (45) (27,2) (26,3) (28,7)
≥3 mois et
715 104 1,37 0,28 474 57,2 1,57 0,182
<30 kg <18 ans
(27,4) (15,1) (19,6) (24,2) (49,9) (23,2) (29,2) (32,8)
(N=66)
De la
naissance 749 111 1,55 0,201 545 59,9 2,09 0,119 <30 kg
à <3 mois (21,6) (13,2) (20,3) (20,1) (44,5) (21,6) (39,4) (35,3) (N=27) ASC0 - 24h=aire sous la courbe de la concentration en fonction du temps de 0 à 24 heures ; Cmax =concentration maximale ; t1/2=demi-vie d’élimination ; CL=clairance plasmatique normalisée en fonction du poids corporel
5.3Données de sécurité préclinique
Imipénème/cilastatine
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, de toxicologie en administration répétée et de génotoxicité n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme. Les études chez l’animal ont montré que la toxicité induite par l’imipénème, sous forme de molécule unique, était limitée au rein. La co-administration de cilastatine avec l’imipénème selon un rapport 1 : 1 a prévenu les effets néphrotoxiques de l’imipénème chez les lapins et les singes. Les données
disponibles suggèrent que la cilastatine prévient la néphrotoxicité en empêchant l’entrée de l’imipénème dans les cellules tubulaires.
Dans une étude de tératogenèse chez la femelle singe cynomolgus gravide, l’administration d’imipénème/cilastatine sodique à la dose de 40/40 mg/kg/jour (injection intraveineuse en bolus) a entraîné une toxicité maternelle, incluant vomissements, manque d’appétit, perte de poids, diarrhée, avortements spontanés et mort dans certains cas. Lorsque des doses d’imipénème/cilastatine sodique (approximativement de 100/100 mg/kg/jour, soit environ 3 fois la dose intraveineuse quotidienne recommandée en clinique) ont été administrées à des femelles singes cynomolgus gravides, à une vitesse de perfusion intraveineuse simulant l’utilisation clinique chez l’Homme, l’intolérance maternelle a été minimale (vomissements occasionnels), sans mortalité maternelle ni signes de tératogénicité, mais il a été observé une augmentation de la perte embryonnaire par rapport aux groupes témoins (voir rubrique 4.6).
Il n’a pas été mené d’études à long terme chez l’animal pour évaluer le potentiel carcinogène de l’imipénème/cilastatine.
Relebactam
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, de toxicologie en administration répétée, de toxicité sur la reproduction ou de génotoxicité n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme. Aucune étude de cancérogénèse n'a été conduite avec le relebactam.
Le relebactam administré par voie intraveineuse à des rates allaitantes à une dose de 450 mg/kg/jour (JG (Jour de Gestation) 6 à JL (Jour de Lactation) 14), était excrété dans le lait à une concentration d’environ 5 % des concentrations plasmatiques maternelles.
Les études chez l’animal montrent que le relebactam administré seul a causé une dégénérescence des tubules rénaux chez des singes à une exposition plasmatique 7 fois supérieure à celle de l’exposition plasmatique chez l’Homme à la dose maximale recommandée (DMRH). La dégénérescence des tubules rénaux s’est montrée réversible après arrêt du traitement. Il n’y avait aucun signe de néphrotoxicité à des expositions plasmatiques inférieures ou égales à 3 fois l’exposition plasmatique chez l’Homme à la DMRH.
6Données pharmaceutiques
6.2Incompatibilités
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
6.3Durée de conservation
Poudre sèche
30 mois.
Après reconstitution et dilution
Les solutions diluées doivent être utilisées immédiatement. L’intervalle de temps entre le début de la reconstitution et la fin de la perfusion intraveineuse ne doit pas dépasser 2 heures.
6.4Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation liées à la température.
Conserver les flacons dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution et dilution, voir rubrique 6.3.
6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon en verre de 20 mL, fermé par un bouchon en caoutchouc de 20 mm et serti avec une capsule en aluminium.
Le médicament est présenté en boîtes de 25 flacons.
6.6Précautions particulières d’élimination et manipulation
Recarbrio se présente sous forme de poudre sèche en flacon à dose unique devant être reconstituée puis diluée en utilisant une technique aseptique avant perfusion intraveineuse, comme décrit ci-dessous :
Patients adultes
Afin de préparer la solution pour perfusion, le contenu du flacon doit être transféré dans 100 mL d'une solution pour perfusion appropriée (voir rubriques 6.2 et 6.3) : chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %). Dans des cas exceptionnels où le chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) ne peut pas être utilisé pour des raisons cliniques, le glucose à 5 % peut être utilisé en remplacement. Veuillez noter que les poches de perfusion pré-remplies sont sur-remplies et, pour obtenir une concentration correcte, il est important de s'assurer qu’exactement 100 mL de solvant sont utilisés à cette étape lorsqu'une partie du contenu de la poche de perfusion est administrée (par exemple, dans le cas d'une posologie pédiatrique basée sur le poids).
- Prélever 20 mL (2 x 10 mL) de solvant dans une poche pour perfusion appropriée et en introduire 10 mL dans le flacon. La suspension reconstituée ne doit pas être administrée directement par perfusion intraveineuse.
- Après reconstitution, bien agiter le flacon et transférer la suspension obtenue dans les 80 mL restant dans la poche de perfusion.
- Ajouter les 10 mL de solvant pour perfusion restants dans le flacon et bien agiter afin de s’assurer que le contenu du flacon soit complètement transféré ; répéter le transfert de la suspension obtenue dans la solution pour perfusion avant l’administration. Agiter le mélange obtenu jusqu’à ce qu’il soit limpide.
Patients adultes présentant une insuffisance rénale et patients pédiatriques pesant au moins 30 kg présentant une insuffisance rénale
Une dose réduite de Recarbrio sera administrée en fonction de la ClCr ou du DFGe du patient, comme indiqué dans le Tableau 9
- Préparer 100 mL de solution pour perfusion comme indiqué ci-dessus pour les patients adultes.
- Sélectionner le volume (mL) de solution pour perfusion finale nécessaire pour la dose appropriée de Recarbrio comme indiqué dans le Tableau 9.
Patients pédiatriques pesant de 2 kg à moins de 30 kg présentant une fonction rénale normale
- Préparer 100 mL de solution pour perfusion comme indiqué ci-dessus pour les patients adultes.
- Le volume de la solution pour perfusion finale (à une concentration de 12,5 mg/mL) à administrer est calculé en fonction du poids du patient comme suit : o Volume de perfusion (mL) = (Poids (kg) x 37,5 mg/kg) / 12,5 mg/mL
- Remarque : l’intégralité du volume de la poche de perfusion (100 mL) ne sera pas nécessaire.
- Transférer le volume calculé de perfusion à partir de la solution préparée de 100 mL dans une poche de perfusion ou une seringue de perfusion de taille adéquate.
- Le volume de perfusion sera administré en 60 minutes par perfusion ou à l’aide d’un pousse- seringue.
Tableau 9 : Préparation de Recarbrio solution pour perfusion intraveineuse chez les patients adultes et pédiatriques (pesant au moins 30 kg)
Posologie (mg) de Volume (mL) de solution
Fonction rénale estimée Volume (mL) de solution à
Recarbrio pour perfusion finale
(ClCr [mL/min]* ou prélever et à éliminer de la
(imipénème/cilastatine/rele nécessaire pour
DFGe [mL/min/1,73 m2]†) préparation
bactam) l’administration
Supérieure ou égale à 90 500/500/250 N/A 100
Inférieure à 90 et
400/400/200 20 80 supérieure ou égale à 60 Inférieure à 60 et
300/300/150 40 60 supérieure ou égale à 30 Inférieure à 30 et
supérieure ou égale à 15 200/200/100 60 40 ou IRT sous hémodialyse *ClCr calculée selon la formule de Cockcroft-Gault pour les patients adultes DFGe calculé selon la formule de Schwartz pour les patients pédiatriques pesant ≥ 30 kg †
Les solutions reconstituées de Recarbrio varient d’incolore à jaune. Les variations de couleur dans cette gamme n’affectent pas l’activité du produit. Les médicaments pour administration parentérale doivent être contrôlés visuellement afin de vérifier l'absence de particules et de coloration anormale avant l’administration, dès lors que la solution et son contenant le permettent. Jeter la solution en cas de coloration anormale ou de particules visibles.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Médicaments compatibles
La compatibilité physique de Recarbrio avec certains médicaments injectables a été évaluée dans deux solvants d’utilisation courante au niveau d’un site de perfusion en Y. Les médicaments compatibles avec le solvant compatible correspondant (c’est-à-dire solution injectable de dextrose à 5 % ou de chlorure de sodium à 0,9 %) sont listés ci-dessous. Recarbrio ne doit pas être administré de façon concomitante au moyen de la même ligne intraveineuse (ou canule) que d'autres médicaments non listés ci-dessous car aucune donnée sur la compatibilité n’est disponible. Consulter respectivement les informations sur l’utilisation du (ou des) médicament(s) administré(s) de façon concomitante pour vérifier la compatibilité en vue d’une administration simultanée. Ce médicament ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés ci-dessous.
Liste des médicaments injectables compatibles pour utilisation avec un solvant injectable de dextrose à 5 % ou de chlorure de sodium à 0,9 %
- dexmédétomidine
- dopamine
- adrénaline
- fentanyl
- héparine
- midazolam
- noradrénaline
- phényléphrine
Matériaux de poches et kits pour perfusion intraveineuse compatibles
Recarbrio est compatible avec les matériaux des poches et kits pour perfusion intraveineuse suivants. Tout matériau de poche ou kit pour perfusion intraveineuse non listé ci-dessous ne doit pas être utilisé.
Matériaux de poches pour perfusion intraveineuse Polychlorure de vinyl (PVC) et polyoléfine (polypropylène et polyéthylène)
Matériaux de kits pour perfusion intraveineuse (avec tubulure) PVC + Di-(2-éthylhéxyl)phtalate (DEHP) et PVC avec un revêtement en polyéthylène (PE)
Médicaments incompatibles
Recarbrio pour solution pour perfusion est physiquement incompatible avec le propofol dans du dextrose (également appelé glucose) à 5 % ou du chlorure de sodium à 0,9 %.
7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
Merck Sharp & Dohme B.V. Waarderweg 39 2031 BN Haarlem Pays-Bas
9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE
L’AUTORISATION
Date de première autorisation : 13 Février 2020 Date du dernier renouvellement : 19 Septembre 2024
10Date de mise à jour du texte
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.