2Composition qualitative et quantitative
Chaque flacon contient du sulfate d’amikacine correspondant à 590 mg d’amikacine sous une forme liposomale. La dose moyenne délivrée par flacon est approximativement de 312 mg d’amikacine.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3Forme pharmaceutique
Dispersion pour nébuliseur
Dispersion blanche, laiteuse et aqueuse pour nébuliseur.
4Informations cliniques
4.1Indications thérapeutiques
ARIKAYCE liposomal est indiqué dans le traitement des infections pulmonaires à Mycobactéries non tuberculeuses (MNT) causées par le complexe Mycobacterium avium (MAC) chez l’adulte dont les options de traitement sont limitées et qui ne présente pas de mucoviscidose (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.1).
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des agents antibactériens.
ARIKAYCE liposomal doit être utilisé en association avec d’autres agents antibactériens actifs contre les infections pulmonaires causées par le complexe Mycobacterium avium.
4.2Posologie et mode d'administration
Le traitement par ARIKAYCE liposomal doit être instauré et surveillé par des médecins expérimentés dans le traitement de la maladie pulmonaire non tuberculeuse due au complexe Mycobacterium avium.
Posologie
La dose recommandée est d’un flacon (590 mg) administré une fois par jour, par inhalation orale.
Durée du traitement Le traitement par amikacine liposomale inhalée, dans le cadre d’un traitement antibactérien combiné, doit être poursuivi pendant 12 mois après la conversion des cultures d’expectorations.
Le traitement par amikacine liposomale inhalée ne doit pas être poursuivi au-delà de 6 mois maximum si la conversion des cultures d’expectorations n’a pas été confirmée d’ici là.
La durée totale de traitement par amikacine liposomale inhalée ne doit pas dépasser 18 mois.
Doses oubliées En cas d’oubli d’une dose journalière d’amikacine, la prochaine dose prévue doit être administrée le jour suivant. Ne pas donner une double dose pour compenser la dose oubliée.
Patients âgés Aucune adaptation de dose n’est nécessaire.
Insuffisance hépatique L’amikacine liposomale inhalée n’a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose en cas d’insuffisance hépatique car l’amikacine n’est pas métabolisée par le foie.
Insuffisance rénale L’amikacine liposomale inhalée n’a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance rénale. Son utilisation est contre-indiquée en cas d’insuffisance rénale sévère (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de l’amikacine liposomale inhalée chez les patients pédiatriques âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Mode d’administration
Voie inhalée
L’amikacine liposomale inhalée doit être utilisée uniquement avec le système de nébulisation Lamira (nébuliseur, tête d’aérosol et contrôleur). Pour les instructions d’utilisation, voir rubrique 6.6. Elle ne doit pas être administrée par une autre voie ou à l’aide d’un autre type de système d’administration par inhalation.
La quantité délivrée dans les poumons dépend de facteurs propres au patient. Lors des essais in vitro recommandés avec la fréquence respiratoire d’un adulte (volume courant de 500 mL, 15 respirations par minute, et rapport inspiration : expiration de 1:1), la dose moyenne délivrée depuis l’embout buccal était approximativement de 312 mg d’amikacine (approximativement 53% de celle figurant sur l’étiquette) à une vitesse moyenne de libération du médicament de 22.3 mg/min sur la base d’une durée de nébulisation de 14 minutes. En moyenne, le diamètre aérodynamique médian en masse (MMAD) des gouttelettes d’aérosol nébulisées est d’approximativement 4.7 μm avec une valeur D10 de 2.4 µm et D90 de 9.0 µm tel que déterminé en utilisant la méthode par impacteur NGI (next generation impactor).
4.3Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active, aux aminosides, ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Hypersensibilité au soja.
Co-administration avec tout autre aminoside, quelle que soit la voie d’administration.
Insuffisance rénale sévère.
4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Anaphylaxie et réactions d’hypersensibilité
Des réactions d’hypersensibilité sévères et potentiellement létales, y compris des cas d’anaphylaxie ont été rapportées chez des patients prenant de l’amikacine liposomale inhalée.
Les antécédents de réactions d’hypersensibilité aux aminosides doivent être évalués avant d’instaurer le traitement par amikacine liposomale inhalée. En cas d’anaphylaxie ou de réaction
d’hypersensibilité, la prise d’amikacine liposomale inhalée doit être arrêtée et des mesures d’urgence appropriées doivent être mises en place.
Alvéolite allergique
Des cas d’alvéolite allergique et de pneumopathie ont été rapportés lors de l’utilisation d’amikacine liposomale inhalée lors des études cliniques (voir rubrique 4.8).
En cas d’alvéolite allergique, le traitement par l’amikacine liposomale inhalée doit être interrompu et les patients doivent recevoir un traitement approprié.
Bronchospasme
Des cas de bronchospasme ont été rapportés lors de l’utilisation d’amikacine liposomale inhalée dans le cadre d’études cliniques. Chez les patients ayant des antécédents d’hyperactivité bronchique, d’asthme ou de bronchospasme, l’amikacine liposomale inhalée doit être administrée après l’utilisation d’un bronchodilatateur à courte durée d’action. En cas de signes de bronchospasme dû à l’inhalation d’amikacine liposomale inhalée, le patient peut être prétraité avec des bronchodilatateurs (voir rubrique 4.8).
Exacerbation de maladie pulmonaire sous-jacente
Lors des essais cliniques, une exacerbation d’une maladie pulmonaire sous-jacente (bronchopneumopathie chronique obstructive, exacerbation infectieuse de la bronchopneumopathie chronique obstructive, exacerbation infectieuse de bronchectasie) a été rapportée avec une fréquence plus élevée chez les patients traités par l’amikacine liposomale inhalée par rapport aux patients ne recevant pas l’amikacine liposomale inhalée. Une attention particulière est requise lors de l’instauration d’un traitement par l’amikacine liposomale inhalée chez des patients présentant ces affections sous-jacentes. L’interruption du traitement par l’amikacine liposomale inhalée doit être envisagée si des signes d’exacerbation sont observés.
Ototoxicité
Lors des essais cliniques, des cas d’ototoxicité (incluant surdité, sensation vertigineuse, présyncope, acouphène et vertige) ont été rapportés plus fréquemment chez les patients traités par l’amikacine liposomale inhalée que chez ceux qui ne recevaient pas l’amikacine liposomale inhalée. L’acouphène était l’effet indésirable lié à l’ototoxicité le plus fréquemment rapporté.
La fonction auditive et vestibulaire doit être contrôlée régulièrement chez tous les patients et une surveillance fréquente est recommandée chez les patients présentant un dysfonctionnement auditif ou vestibulaire connu ou suspecté.
Si une ototoxicité se produit pendant le traitement, l’arrêt du traitement par l’amikacine liposomale inhalée devra être envisagé.
Il existe un risque accru d’ototoxicité chez les patients présentant des mutations de l’ADN mitochondrial (en particulier la substitution A par G du nucléotide 1555 dans le gène de l’ARN ribosomique 12S), même si les taux sériques d’aminoside se trouvent dans la plage recommandée pendant le traitement. D’autres approches thérapeutiques doivent être envisagées chez ces patients.
Des traitements alternatifs ou des tests génétiques avant l’administration doivent être envisagés chez les patients présentant des antécédents de mutations pertinentes ou de surdité induite par des aminosides du côté maternel.
Néphrotoxicité
Des cas de néphrotoxicité ont été rapportés lors des essais cliniques chez des patients traités par l’amikacine liposomale inhalée. La fonction rénale doit être contrôlée régulièrement chez tous les patients durant le traitement et une surveillance fréquente est recommandée chez les patients présentant un dysfonctionnement rénal préexistant. L’arrêt du traitement par l’amikacine liposomale inhalée doit être envisagé chez les patients présentant des signes de néphrotoxicité pendant le traitement.
L’utilisation est contre-indiquée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.3).
Bloc neuromusculaire
Lors des essais cliniques, des troubles neuromusculaires (décrits sous forme de faiblesse musculaire, neuropathie périphérique et trouble de l’équilibre) ont été rapportés avec l’amikacine liposomale inhalée. Les aminosides peuvent aggraver la faiblesse musculaire en raison d’un effet de type curare au niveau de la jonction neuromusculaire. L’utilisation de l’amikacine liposomale inhalée n’est pas recommandée chez les patients atteints de myasthénie. Les patients atteints de troubles neuromusculaires connus ou suspectés doivent être étroitement surveillés.
Co-administration avec d’autres médicaments
L’administration concomitante d’amikacine liposomale inhalée et d’autres aminosides est contre- indiquée (voir rubrique 4.3).
La co-administration avec tout autre médicament affectant la fonction auditive, la fonction vestibulaire ou la fonction rénale (y compris les diurétiques) n’est pas recommandée.
4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude clinique d’interaction médicamenteuse n’a été réalisée avec l’amikacine liposomale inhalée.
Interactions pharmacodynamiques
L’utilisation d’amikacine liposomale inhalée avec tout autre aminoside quelle que soit la voie d’administration, est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
L’utilisation simultanée et/ou séquentielle d’amikacine liposomale inhalée n’est pas recommandée avec d’autres médicaments présentant un potentiel neurotoxique, néphrotoxique ou ototoxique pouvant potentialiser la toxicité des aminosides (par ex. les composés diurétiques tels que l’acide éthacrynique, le furosémide ou le mannitol intraveineux) (voir rubrique 4.4).
4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n’y a pas de données sur l’utilisation de l’amikacine liposomale inhalée chez la femme enceinte. L’exposition systémique à l’amikacine, attendue après inhalation de l’amikacine liposomale inhalée, est faible par rapport à l’administration parentérale d’amikacine.
Les données concernant l’utilisation des aminosides chez la femme enceinte sont limitées. Les aminosides peuvent être nocifs pour le fœtus. Les aminosides traversent le placenta et des cas de surdité congénitale bilatérale totale et irréversible ont été rapportés chez des enfants dont les mères avaient reçu de la streptomycine pendant leur grossesse. Bien qu’aucun effet indésirable sur les fœtus ou les nouveau-nés n’ait été rapporté chez des femmes enceintes traitées avec d’autres aminosides, le
risque existe. L’amikacine inhalée n’a fait l’objet d’aucune étude de toxicité de la reproduction chez l’animal. Au cours des études de toxicité de la reproduction conduites chez la souris, le rat et le lapin avec l’amikacine administrée par voie parentérale, aucune malformation fœtale n’a été rapportée.
Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation de l’amikacine liposomale inhalée pendant la grossesse.
Allaitement
Il n’y a pas de données concernant la présence d’amikacine dans le lait maternel. Cependant, l’exposition systémique à l’amikacine, attendue après inhalation de l’amikacine liposomale inhalée est faible par rapport à l’administration parentérale d’amikacine.
Une décision doit être prise soit d’interrompre l’allaitement soit d’interrompre/de s’abstenir du traitement par l’amikacine liposomale inhalée en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Aucune étude de fertilité n’a été menée avec l’amikacine liposomale inhalée.
4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
L’amikacine a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. L’administration de l’amikacine liposomale inhalée peut provoquer des sensations vertigineuses et d’autres troubles vestibulaires (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être informés de ne pas conduire ou utiliser de machines lors du traitement par l’amikacine liposomale inhalée.
4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables respiratoires les plus fréquemment rapportés sont les suivants : dysphonie (42,6%), toux (30,9%), dyspnée (14,4%), hémoptysie (10,9%), douleurs oropharyngées (9,2%) et bronchospasme (2,2%). Les autres effets indésirables non respiratoires couramment rapportés sont les suivants : fatigue (7,2%), diarrhée (6,4%), exacerbation infectieuse de bronchectasie (6,2%) et nausée (5,9%).
Les effets indésirables graves les plus fréquents sont la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) (1,5%), l’hémoptysie (1,2%) et l’exacerbation infectieuse de la bronchectasie (1,0%).
Liste des effets indésirables sous forme de tableau
Les effets indésirables dans le tableau 1 sont présentés par classe de systèmes d’organes MedDRA, sur la base des essais cliniques et des données post-commercialisation. Dans chaque classe de systèmes d’organes, les catégories de fréquences suivantes sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau 1 − Résumé des effets indésirables
Classe de systèmes d’organes Effets indésirables Fréquence Infections et infestations Exacerbation infectieuse Fréquent
de bronchectasie
Laryngite Fréquent
Candidose orale Fréquent
Classe de systèmes d’organes Effets indésirables Fréquence
Affections du système immunitaire Réactions anaphylactiques Fréquence indéterminée
Réactions Fréquence indéterminée
d’hypersensibilité
Affections psychiatriques Anxiété Peu fréquent
Affections du système nerveux Céphalée Fréquent
Sensation vertigineuse Fréquent
Dysgueusie Fréquent
Aphonie Fréquent
Trouble de l’équilibre Fréquent
Affections oculaires Irritation oculaire* Fréquence indéterminée
Affections de l’oreille et du Acouphène Fréquent labyrinthe Surdité Fréquent
Affections respiratoires, thoraciques Dysphonie Très fréquent
et médiastinales Dyspnée Très fréquent
Toux Très fréquent
Hémoptysie Très fréquent
Douleur oropharyngée Fréquent
Alvéolite allergique Fréquent
Bronchopneumopathie Fréquent
chronique obstructive
Sibilances Fréquent
Toux productive Fréquent
Expectoration augmentée Fréquent
Bronchospasme Fréquent
Pneumopathie Fréquent
inflammatoire
Inflammation de la corde Fréquent vocale
Irritation de la gorge Fréquent
Gonflement pharyngé Fréquence indéterminée
Sécheresse nasale Fréquence indéterminée
Épistaxis Fréquence indéterminée
Rhinorrhée Fréquence indéterminée
Éternuement Fréquence indéterminée
Congestion nasale Fréquence indéterminée
Affections gastro-intestinales Diarrhée Fréquent
Nausée Fréquent
Vomissement Fréquent
Bouche sèche Fréquent
Appétit diminué Fréquent
Dysphagie Fréquence indéterminée
Glossite Fréquence indéterminée
Glossodynie Fréquence indéterminée
Ptyalisme Fréquence indéterminée
Stomatite Fréquence indéterminée
Douleur abdominale Fréquence indéterminée
Douleur abdominale haute Fréquence indéterminée
Gêne abdominale Fréquence indéterminée
Distension abdominale Fréquence indéterminée
Classe de systèmes d’organes Effets indésirables Fréquence
Affections de la peau et du tissu Rash Fréquent sous-cutané Prurit Fréquent
Affections musculo-squelettiques et Myalgie Fréquent systémiques
Arthralgie Fréquent
Affections du rein et des voies Atteinte de la fonction Fréquent
urinaires rénale
Insuffisance rénale aiguë Fréquence indéterminée
Insuffisance rénale Fréquence indéterminée
Troubles généraux et anomalies au Fatigue Fréquent
site d’administration Pyrexie Fréquent
Gêne thoracique Fréquent
Investigations Poids diminué Fréquent
Créatinine sanguine Fréquence indéterminée
augmentée
* Suite à une exposition accidentelle des yeux à l’aérosol.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.
4.9Surdosage
Des effets indésirables spécifiquement associés au surdosage de l’amikacine liposomale inhalée n’ont pas été identifiés dans les essais cliniques. Un surdosage chez des sujets présentant un trouble préexistant de la fonction rénale, une surdité ou un trouble vestibulaire, ou une altération de la transmission neuromusculaire peut entraîner une aggravation du trouble pré-existant.
En cas de surdosage, le traitement par l’amikacine liposomale inhalée doit être arrêté immédiatement. Lorsqu’une élimination rapide de l’amikacine est indiquée pour prévenir toute lésion des organes cibles, par exemple, chez les sujets atteints d’insuffisance rénale, la dialyse péritonéale ou l’hémodialyse accélèrera l’extraction de l’amikacine du sang.
5Propriétés pharmacologiques
5.1Propriétés pharmacodynamiques
Groupe pharmacothérapeutique : antibactériens à usage systémique, autres aminosides. Code ATC : J01GB06
Mécanisme d’action
L’amikacine se lie à une protéine réceptrice spécifique sur la sous-unité 30S des ribosomes bactériens et interfère avec un complexe d’initiation entre l’ARNm (ARN messager) et la sous-unité 30S, entraînant l’inhibition de la synthèse des protéines.
Résistance
Le mécanisme de résistance à l’amikacine chez les mycobactéries a été lié à des mutations du gène rrs de l’ARNr 16S.
Expérience clinique
L’efficacité de l’amikacine liposomale inhalée a été évaluée dans l’étude INS-212, une étude randomisée en ouvert chez des patients adultes atteints d’infections pulmonaires à mycobactéries non tuberculeuses causées par MAC.
Les patients qui n’avaient pas obtenu de conversion des cultures d’expectorations alors qu’ils étaient sous multithérapie depuis au moins 6 mois avant l’entrée dans l’étude ont été randomisés pour recevoir ARIKAYCE en plus de leur multithérapie ou pour poursuivre la multithérapie seule. Les patients ayant atteint une conversion des cultures d’expectorations, définie comme 3 cultures d’expectorations consécutives négatives pour MAC au 6e mois de traitement, ont poursuivi le traitement pendant 12 mois après avoir atteint la conversion. Ceux n’ayant pas atteint la conversion des cultures d’expectorations au mois 6 ont été exclus de l’étude au mois 8.
Au total, 335 patients ont été randomisés pour recevoir un traitement (ARIKAYCE liposomal + multithérapie n = 223 ; multithérapie seule n = 112) (population de référence). La durée médiane de la multithérapie antérieure était respectivement de 2,6 ans et 2,4 ans dans le groupe ARIKAYCE liposomal + multithérapie et le groupe sous multithérapie seule. Les patients ont été stratifiés par statut tabagique (fumeur actuel ou non) et par recours à une multithérapie au moment de la sélection (en traitement ou sans traitement pendant au moins 3 mois avant la sélection). Le critère d’évaluation principal était la conversion des cultures d’expectorations, définie comme la proportion de patients randomisés ayant atteint la conversion des cultures d’expectorations au 6e mois de traitement et ne présentant pas de cultures positives sur milieu solide ou pas plus de deux cultures sur milieu liquide, 3 mois après le traitement.
Soixante-cinq patients (29,0 %) et 10 patients (8,9 %) ont atteint la conversion des cultures d’expectorations au 6e mois de traitement dans le groupe ARIKAYCE liposomal + multithérapie et dans le groupe sous multithérapie seule, respectivement (p< 0,0001). Parmi eux, sur la base de l’analyse primaire, la conversion durable à 3 mois sans traitement a été obtenue par 16,1 % [36/224] contre 0 % [0/112] ; valeur p < 0,0001.
Dans une analyse post-hoc, dont étaient exclus les patients présentant des cultures négatives (milieu solide ou liquide) au début de l’étude, et qui comptait toute culture post-traitement positive (milieu solide ou liquide) comme positive, 30 patients sur 224 (13,4 %) dans le groupe ARIKAYCE liposomal + multithérapie et 0 patient sur 112 (0 %) dans le groupe sous multithérapie seule ont obtenu une conversion durable des cultures d’expectorations à 3 mois après le traitement. À 12 mois après le traitement, ces taux étaient respectivement de 25/224 (11 %) vs 0/112 (0 %).
Population pédiatrique
L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec l’amikacine liposomale inhalée dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique pour le traitement de l’infection pulmonaire à MNT (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).
5.2Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Concentrations dans les expectorations Après une inhalation quotidienne unique de 590 mg d’amikacine liposomale inhalée chez des patients atteints d’infection à MAC, les concentrations dans les expectorations 1 à 4 heures après l’inhalation étaient de 1720, 884 et 1300 µg/g à 1, 3 et 6 mois respectivement. Une forte variabilité des
concentrations d’amikacine a été observée (CV% >100%). 48 à 72 heures après l’inhalation, les concentrations d’amikacine dans les expectorations ont chuté à approximativement 5% de celles observées 1 à 4 heures après l’inhalation.
Concentrations sériques Après l’inhalation quotidienne de 590 mg d’ARIKAYCE chez des patients atteints d’infection à MAC, à l’état d’équilibre, l’AUC0-24 sérique médiane était de 16,7 µg *h/mL (fourchette : 4,31 à 55,6 µg *h/mL ; n = 53) et la Cmax sérique médiane était de 1,81 µg/mL (fourchette : 0,482 à 6,87 μg/mL ; n = 53).
Distribution
La liaison de l’amikacine aux protéines sériques est ≤ 10 %. Le volume de distribution apparent total moyen a été estimé à approximativement 5,0 L/kg.
Biotransformation
L’amikacine n’est pas métabolisée.
Élimination
L’amikacine est excrétée sous forme inchangée dans les urines, principalement par filtration glomérulaire. La demi-vie sérique terminale apparente médiane de l’amikacine après inhalation d’ARIKAYCE liposomal s’étendait approximativement de 3,29 à 14,0 heures.
Une analyse pharmacocinétique de population pour ARIKAYCE liposomal chez 53 sujets atteints d’une maladie pulmonaire à mycobactéries non tuberculeuses, âgés de 20 à 84 ans, a indiqué que la clairance de l’amikacine est de 34 L/h. La seule covariable clinique identifiée comme prédictive de la clairance de l’amikacine était le poids corporel.
5.3Données de sécurité préclinique
Carcinogénicité
Dans une étude de cancérogénicité de 2 ans menée avec l’amikacine liposomale inhalée chez le rat à des doses de 5, 15 et 45 mg/kg/jour, des cas de carcinome épidermoïde ont été observés dans les poumons de 2 des 120 rats (0/60 mâles et 2/60 femelles) ayant reçu la plus forte dose testée (45 mg/kg/jour). Ajustée sur la base du poids des poumons, cette dose d’ARIKAYCE était 6 fois supérieure à la dose clinique. Aucun cas de carcinome épidermoïde n’a été observé à la dose intermédiaire de 15 mg/kg/jour qui, ajustée sur la base du poids des poumons, était deux fois plus élevée que la dose clinique. Les cas de carcinomes épidermoïdes observés peuvent être le résultat d’une forte charge pulmonaire de particules d’amikacine liposomale inhalée dans le poumon du rat. La pertinence clinique de ces observations de tumeurs pulmonaires chez le rat pour les patients recevant l’amikacine liposomale inhalée est inconnue. Chez des chiens ayant reçu de l’amikacine liposomale par inhalation quotidienne pendant 9 mois à des doses allant jusqu’à 30 mg/kg/jour, aucune modification pré-néoplasique ou néoplasique n’a été observée dans les poumons (environ 3 à 11 fois la dose recommandée chez l’homme sur la base du poids des poumons).
Génotoxicité
Aucun potentiel mutagène ou génotoxique n’a été observé lors d’une série d’études de génotoxicité in vitro et in vivo menées avec des formulations liposomales d’amikacine (test in vitro de mutagenèse bactérienne, test in vitro de mutation génétiques sur des lymphomes de souris, étude d’aberration chromosomique in vitro, et étude in vivo du micronoyau chez le rat).
Toxicité pour la reproduction et le développement
L’amikacine inhalée n’a fait l’objet d’aucune étude de toxicité de la reproduction chez l’animal. Dans les études de toxicité de la reproduction non BPL menées chez les souris et les rats avec de l’amikacine administrée par voie parentérale, aucun effet sur la fertilité ou de toxicité fœtale n’a été rapporté.
6Données pharmaceutiques
6.1Liste des excipients
Cholestérol Dipalmitoylphosphatidylcholine (DPPC) Chlorure de sodium Hydroxyde de sodium (pour ajuster le pH) Eau pour préparations injectables
6.2Incompatibilités
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.
6.4Précautions particulières de conservation
À conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C)
Ne pas congeler.
ARIKAYCE peut être stocké jusqu’à 4 semaines à température ambiante ne dépassant pas 25 °C.
6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon en verre avec bouchon en caoutchouc bromobutyle et bague en aluminium surmontée d’un opercule amovible en plastique.
Emballage de 28 flacons. La boîte contient également le nébuliseur Lamira et 4 têtes d’aérosol.
6.6Précautions particulières d’élimination et manipulation
Une exposition accidentelle à ARIKAYCE liposomal peut se produire chez les professionnels de santé et les aidants si le système de nébulisation Lamira n’est pas utilisé correctement. Des réactions transitoires incluant de la toux, une douleur oropharyngée, des céphalées, une irritation de la gorge et des yeux ont été rapportées chez les professionnels de santé et soignants accidentellement exposés au produit en aérosol. Afin de réduire le risque d’exposition involontaire, ARIKAYCE liposomal et le système de nébulisation Lamira doivent être utilisés et entretenus conformément aux instructions fournies. Les personnes assistant le patient doivent éviter de se tenir à proximité du jet d’aérosol ou de la vapeur expirée lors de l’administration.
Jeter tout flacon ayant été congelé. Une fois à température ambiante, tout médicament non utilisé doit être jeté à la fin des 4 semaines.
Si la dose à prendre est réfrigérée, retirer le flacon d’ARIKAYCE liposomal du réfrigérateur pour le laisser revenir à température ambiante. Préparer ARIKAYCE liposomal en secouant vigoureusement
le flacon jusqu’à ce que le médicament semble uniforme et bien mélangé. Ouvrir le flacon d’ARIKAYCE liposomal en rabattant le capuchon en plastique du flacon et en tirant vers le bas pour détacher la bague métallique. Retirer avec précaution la bague métallique et enlever le bouchon en caoutchouc. Verser le contenu du flacon ARIKAYCE liposomal dans le réservoir à médicament du nébuliseur Lamira.
ARIKAYCE liposomal est administré par inhalation orale au moyen du système de nébulisation Lamira. ARIKAYCE liposomal doit être utilisé uniquement avec le système de nébulisation Lamira (nébuliseur, tête d’aérosol et contrôleur). ARIKAYCE ne doit être utilisé avec aucun autre type de système de nébulisation. Ne pas mettre d’autres médicaments dans le nébuliseur Lamira.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
Insmed Netherlands B.V. Stadsplateau 7 3521 AZ Utrecht Pays-Bas
8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché
EU/1/20/1469/001
9 DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
Date de première autorisation : 27 octobre 2020 Date du dernier renouvellement : 02 juin 2025
10Date de mise à jour du texte
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.