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Betaferon 250 microgrammes/ml, poudre et solvant pour solution injectable

interféron BÊTA-1BBAYER AG (ALLEMAGNE)CIS 64488861

Délivrance

4 conditions
Qui la prescrit

Prescription initiale réservée à certains spécialistes

Renouvellement de la prescription réservé aux spécialistes en Neurologie

Classement

Liste I

Suivi

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement

Évaluation HAS

2 avis

07/05/2014Renouvellement d'inscription (CT)Avis de la Commission

SMR important — Le service médical rendu par BETAFERON 250 microgrammes/ml reste important dans les indications de l’AMM.

1 avis antérieur

02/06/2010Renouvellement d'inscription (CT)Avis de la Commission

ASMR III — Compte tenu de l'absence de démonstration d'une efficacité à long terme sur le handicap de la spécialité BETAFERON, l'amélioration du service médical rendu est de niveau III dans la prise en charge thérapeutique des patients ayant une sclérose en plaques.

Alternatives

15 options

Même molécule, autre présentation

Dosage ou forme différents : à apprécier selon la prescription

Même molécule, autre présentation
Rebif 22 microgrammes, solution injectable en seringue prérempliealcool benzylique
Rebif 22 microgrammes, solution injectable en stylo préremplialcool benzylique
Rebif 44 microgrammes, solution injectable en seringue prérempliealcool benzylique
Rebif 44 microgrammes, solution injectable en stylo préremplialcool benzylique
Avonex 30 microgrammes/0,5 ml, solution injectable
Avonex 30 microgrammes/0,5 ml, solution injectable, en stylo prérempli
Rebif 22 microgrammes/0,5 ml, solution injectable en cartouchealcool benzylique
Rebif 44 microgrammes/0,5 ml, solution injectable en cartouchealcool benzylique

Même sous-classe ATC

Interférons L03AB

Autre molécule, avec l’accord du prescripteur : alternative si disponible

Documents officiels

Mis à jour le 06/05/2025Texte reconstruit depuis le PDF européenVersion officielleUn passage copié emporte sa source

1Dénomination du médicament

Betaferon 250 microgrammes/mL, poudre et solvant pour solution injectable

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2Composition qualitative et quantitative

Interféron -1b recombinant* 250 microgrammes (8,0 millions d’UI) par mL de solution reconstituée.

Un flacon de Betaferon contient 300 microgrammes d’interféron -1b recombinant (9,6 millions d’UI).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

 produit par génie génétique à partir d’une souche d’Escherichia coli.

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3Forme pharmaceutique

Poudre et solvant pour solution injectable.

Poudre stérile de couleur blanche à blanc cassé.

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4Informations cliniques

4.1Indications thérapeutiques

Betaferon est indiqué dans le traitement

  • Des patients ayant présenté un seul événement démyélinisant, accompagné d’un processus inflammatoire actif, s’il est suffisamment sévère pour nécessiter un traitement par corticostéroïdes par voie intraveineuse, si les diagnostics différentiels possibles ont été exclus et si ces patients sont considérés à haut risque de développer une sclérose en plaques cliniquement définie (voir rubrique 5.1).
  • Des patients atteints de la forme rémittente-récurrente de sclérose en plaques avec au moins deux poussées au cours des deux dernières années.
  • Des patients atteints de la forme secondairement progressive de sclérose en plaques, évoluant par poussées.
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4.2Posologie et mode d'administration

Le traitement par Betaferon doit être instauré sous le contrôle de médecins spécialisés en neurologie.

Posologie

Adultes La dose de Betaferon recommandée est de 250 microgrammes (8,0 millions d’UI) contenus dans 1 mL de la solution reconstituée, en injection sous-cutanée tous les 2 jours (voir rubrique 6.6).

Population pédiatrique Aucune étude clinique ou pharmacocinétique n’a été réalisée chez l’enfant ou l’adolescent. Cependant, quelques données publiées suggèrent que le profil de sécurité de Betaferon chez l’adolescent âgé de 12 à 16 ans traité par 8,0 millions d’UI, en sous-cutanée un jour sur deux, est comparable à celui observé chez l’adulte. Il n’existe pas d’information chez l’enfant de moins de 12 ans. Par conséquent, Betaferon ne doit pas être utilisé dans cette population.

Il est généralement recommandé de pratiquer une augmentation progressive de dose au début du traitement.

La dose initiale est de 62,5 microgrammes (0,25 mL) en injection sous-cutanée tous les deux jours ; cette dose pourra être augmentée progressivement jusqu’à 250 microgrammes (1,0 mL) administrés tous les deux jours (voir tableau A). La période d’augmentation progressive de dose peut être ajustée en cas d’événement indésirable significatif. Pour obtenir une efficacité satisfaisante une dose de 250 microgrammes (1,0 mL) tous les deux jours devra être atteinte.

Un coffret d’initiation au traitement composé de 4 sets de 3 injections est disponible pour couvrir la période d’augmentation progressive des doses. Ce coffret répond aux besoins du patient pour les 12 premières injections. Chaque set de 3 injections porte une couleur différente (voir rubrique 6.5).

Tableau A : Schéma d’augmentation progressive de dose *

           Jour de traitement                       Dose                             Volume
                   1, 3, 5                     62,5 microgrammes                  0,25 mL
                  7, 9, 11                      125 microgrammes                   0,5 mL
                13, 15, 17                    187,5 microgrammes                  0,75 mL
      19, 21, 23 et les jours suivants          250 microgrammes                   1,0 mL

* La période d’augmentation progressive de dose peut être ajustée en cas d’événement indésirable significatif.

La dose optimale n’a pas été clairement déterminée.

En l’état actuel des connaissances, on ne sait pas combien de temps les patients doivent être traités (voir rubrique 5.1). On dispose de données de suivi dans les conditions d’un essai clinique contrôlé pour une période maximale de 5 ans chez des patients atteints de sclérose en plaques rémittente- récurrente et pour une période maximale de 3 ans chez des patients atteints de sclérose en plaques secondairement progressive. Pour la forme rémittente-récurrente, l’efficacité de Betaferon a été démontrée sur les 2 premières années. Les données disponibles au cours des 3 années suivantes sont en faveur d’un maintien de l’efficacité de Betaferon sur l’ensemble de cette période. Chez les patients présentant un seul événement clinique évocateur d’une sclérose en plaques, la conversion en une sclérose en plaques cliniquement définie a été significativement retardée sur une période de cinq ans.

Le traitement n’est pas recommandé en cas de sclérose en plaques de forme rémittente-récurrente avec moins de 2 poussées dans les 2 années précédentes ou de forme secondairement progressive ne s’étant pas avérée évolutive au cours des 2 dernières années.

Il convient d’arrêter le traitement chez les patients non répondeurs, par exemple dans les situations suivantes : progression constante du score « Expanded Disability Status Scale » (EDSS) pendant 6 mois, recours à au moins 3 cures de corticoïdes ou d’ACTH en un an de traitement par Betaferon.

Mode d’administration

Pour injection sous-cutanée. Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

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4.3Contre-indications
  • Patient ayant des antécédents d’hypersensibilité à l’interféron  naturel ou recombinant, à l’albumine humaine, ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
  • Patient présentant une dépression sévère et/ou des idées suicidaires (voir rubriques 4.4 et 4.8).
  • Décompensation d’une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4, 4.5 et 4.8).
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4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Traçabilité Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

Affections du système immunitaire L’administration de cytokines chez des patients porteurs d’une gammapathie monoclonale préexistante a été associée à un syndrome de fuite capillaire avec symptomatologie de type choc et issue fatale.

Affections gastro-intestinales Dans de rares cas, l’utilisation de Betaferon a été associée à une pancréatite s’accompagnant souvent d’hypertriglycéridémie.

Affections du système nerveux Betaferon doit être administré avec précaution chez les patients présentant ou ayant présenté des troubles dépressifs, notamment chez ceux ayant des antécédents d’idées suicidaires (voir rubrique 4.3). Les dépressions et les idées suicidaires sont plus fréquentes chez les patients atteints de sclérose en plaques ainsi qu’en association avec l’utilisation d’interféron. Les patients traités par Betaferon doivent signaler immédiatement à leur médecin traitant tout symptôme de dépression et/ou d’idées suicidaires. Les patients présentant une dépression doivent recevoir un traitement approprié et faire l’objet d’une surveillance attentive durant le traitement par Betaferon. L’arrêt du traitement par Betaferon devra être envisagé (voir également rubriques 4.3 et 4.8).

Betaferon doit être administré avec prudence chez les patients ayant des antécédents de troubles épileptiques et chez ceux traités par anti-épileptiques, en particulier si leur épilepsie n’est pas contrôlée par anti-épileptiques (voir rubriques 4.5 et 4.8).

Ce produit contient de l’albumine humaine et est par conséquent associé à un risque potentiel de transmission de maladies virales. Le risque théorique de transmission de la maladie de Creutzfeld- Jacob (MCJ) ne peut être exclu.

Examens biologiques Chez les patients présentant des antécédents ou des signes cliniques de dysfonctionnement thyroïdien, il est recommandé de pratiquer régulièrement un bilan thyroïdien.

Outre les examens de laboratoire normalement requis pour le suivi des patients atteints de sclérose en plaques, une numération formule sanguine complète, une formule leucocytaire et une numération plaquettaire, ainsi que des analyses de biochimie sanguine, notamment des examens de la fonction hépatique (par exemple ASAT (SGOT), ALAT (SGPT) et gamma-GT), sont recommandées avant l’instauration du traitement, régulièrement après introduction du traitement par Betaferon puis périodiquement en l’absence de symptômes cliniques.

Les patients ayant une anémie, une thrombocytopénie, une leucopénie (isolées ou associées entre elles) nécessiteront éventuellement un suivi plus étroit de la numération-formule sanguine avec formule leucocytaire et numération plaquettaire. Les patients développant une neutropénie devront être étroitement surveillés et une fièvre ou une infection devra être recherchée. Des cas de thrombocytopénies avec diminution importante de la numération plaquettaire ont été rapportés.

Affections hépatobiliaires Une élévation asymptomatique des transaminases sériques, dans la plupart des cas légère et transitoire, s’est produite très fréquemment chez les patients traités par Betaferon au cours des essais cliniques. Comme pour les autres interférons bêta, des atteintes hépatiques graves, y compris des cas d’insuffisance hépatique, ont été rapportés rarement chez les patients traités par Betaferon. Les événements les plus graves se sont souvent produits chez les patients exposés à d’autres médicaments

ou substances connus pour être hépatotoxiques ou en cas de comorbidités (par exemple maladie maligne métastasique, infection grave et septicémie grave, abus d’alcool).

Les patients doivent être surveillés pour tous signes d’atteinte hépatique. La survenue d’une élévation des transaminases sériques nécessitera une surveillance étroite et des examens. L’interruption de Betaferon devra être envisagée si les taux augmentent de façon significative ou s’ils sont associés à des symptômes cliniques tels qu’une jaunisse. En l’absence de signes cliniques d’atteinte hépatique et après normalisation des enzymes hépatiques, la reprise du traitement pourra être envisagée avec un suivi du bilan hépatique approprié.

Affections du rein et des voies urinaires L’interféron bêta devra être administré sous surveillance étroite et avec précaution chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère.

Syndrome néphrotique Des cas de syndrome néphrotique associés à différents types de néphropathies sous-jacentes comprenant une hyalinose segmentaire focale avec collapsus, une néphrose lipoïdique (minimal change disease), une glomérulonéphrite membrano-proliférative et une glomérulopathie extra- membraneuse ont été rapportés au cours d’un traitement par interféron bêta. Ces événements ont été signalés à différents moments du traitement et peuvent survenir après plusieurs années de traitement par interféron bêta. Il est recommandé de procéder à une surveillance régulière des signes ou symptômes précoces tels qu’un œdème, une protéinurie et une altération de la fonction rénale, en particulier chez les patients présentant des risques élevés de développer une maladie rénale. Le syndrome néphrotique doit faire l’objet d’un traitement rapide et il convient alors d’envisager l’arrêt du traitement par interféron.

Affections cardiaques Betaferon doit être utilisé avec prudence en cas de troubles cardiaques pré-existants. Les patients atteints d’une pathologie cardiaque importante telle que, insuffisance cardiaque congestive, maladie coronarienne ou arythmie, doivent être surveillés quant à une éventuelle aggravation de leur pathologie cardiaque, en particulier lors de l’instauration du traitement par Betaferon. Bien que Betaferon soit dépourvu de toxicité cardiaque directe démontrée, les symptômes du syndrome pseudo-grippal associé aux interférons bêta peuvent s’avérer éprouvants pour les patients atteints d’une pathologie cardiaque. Les données de pharmacovigilance post-AMM montrent que de très rares cas d’aggravation transitoire de la fonction cardiaque chez des patients atteints d’une pathologie cardiaque significative ont été rapportés lors de l’initiation du traitement par Betaferon.

De rares cas de cardiomyopathie ont été rapportés. Dans ce cas et si une relation avec l’utilisation de Betaferon est suspectée, le traitement devra être interrompu.

Microangiopathie thrombotique (MAT) et Anémie hémolytique (AH) Des cas de microangiopathie thrombotique, se présentant sous forme de purpura thrombotique thrombocytopénique (PTT) ou de syndrome hémolytique et urémique (SHU), incluant des cas de décès, ont été rapportés avec des médicaments contenant de l'interféron bêta. Les signes cliniques précoces incluent une thrombocytopénie, une hypertension de survenue récente, de la fièvre, des symptômes neurologiques (parésie ou confusion par exemple) et une altération de la fonction rénale. Les bilans biologiques suggérant une MAT comportent une thrombocytopénie, une élévation du taux sérique de lactate déshydrogénase (LDH) due à une hémolyse, ainsi que la présence de schizocytes (fragments d’hématies) sur un frottis sanguin. Par conséquent, en présence de signes cliniques de MAT, il est recommandé de vérifier le nombre de plaquettes sanguines, le taux sérique de LDH, de réaliser un frottis sanguin, et d’évaluer la fonction rénale. De plus, des cas d’AH non associés à une MAT, y compris l’AH auto-immune, ont été rapportés avec des médicaments contenant de l’interféron bêta. Des cas mettant en jeu le pronoctic vital et/ou entrainant le décès ont été rapportés. Des cas de MAT et/ou d’AH ont été rapportés à différents moments du traitement et peuvent survenir plusieurs semaines à plusieurs années après le début du traitement par interféron bêta.

Dès que le diagnostic de MAT et/ou d’AH est posé et qu’une relation causale avec le Betaferon est suspectée, un traitement adapté doit être rapidement instauré (en considérant la procédure d’échanges plasmatiques dans le cas d’une MAT) et l’arrêt immédiat du traitement par interféron bêta est recommandé.

Réactions d’hypersensibilité Des réactions graves d’hypersensibilité peuvent survenir. Dans de rares cas, il s’agit de réactions aiguës sévères, telles que bronchospasme, anaphylaxie et urticaire. Dans le cas de réactions sévères le traitement par Betaferon devra être interrompu et un traitement médical approprié devra être instauré.

Réactions au site d’injection Des réactions au site d’injection, incluant une infection au site d’injection et une nécrose au site d’injection ont été rapportées chez des patients sous Betaferon (voir rubrique 4.8). Cette nécrose au site d’injection peut atteindre les fascias musculaires ainsi que le tissu adipeux et peut par conséquent provoquer la formation d’une cicatrice. Rarement un débridement, et plus rarement une greffe de peau, sont nécessaires et la cicatrisation peut prendre 6 mois.

En présence d’une lésion cutanée, éventuellement associée à un gonflement ou à un suintement au site d’injection, le patient devra consulter son médecin avant de poursuivre les injections de Betaferon.

Si le patient présente des lésions multiples, le traitement devra être suspendu jusqu’à guérison de celles-ci. Les patients ayant des lésions isolées peuvent continuer leur traitement par Betaferon à condition que la nécrose ne soit pas trop étendue, en effet chez certains patients les nécroses au site d’injection ont pu cicatriser, bien que le traitement par Betaferon ait été poursuivi.

Afin de réduire au maximum le risque d’apparition d’une infection et une nécrose au site d’injection, il convient de recommander aux patients :

−     d’utiliser une technique d’injection aseptique
−     de changer de site d’injection lors de chaque administration.

La fréquence des réactions au site d’injection peut être réduite par l’utilisation d’un autoinjecteur. Dans l’étude pivot chez les patients ayant présenté un événement clinique unique évocateur d’une sclérose en plaques, un autoinjecteur a été utilisé chez la majorité des patients. Les réactions ainsi que les nécroses au site d'injection ont été observées moins fréquemment dans cette étude que dans les autres études pivots.

Les instructions concernant l’auto-injection par le patient devront être revues périodiquement, plus particulièrement si des réactions au point d’injection se produisent.

Immunogénicité Comme pour toutes les protéines utilisées en thérapeutique, il existe une possibilité d’immunogénicité. Lors des essais cliniques contrôlés, des échantillons de sérum ont été prélevés tous les 3 mois pour surveiller le développement des anticorps dirigés contre Betaferon.

Lors des différents essais cliniques contrôlés portant sur la sclérose en plaques de forme rémittente- récurrente et la sclérose en plaques de forme secondairement progressive, entre 23% et 41% des patients ont développé des anticorps sériques neutralisants contre l’interféron -1b, confirmés par au moins deux dosages consécutifs. Entre 43% et 55% de ces patients sont devenus séronégatifs de façon durable (confirmé par deux dosages consécutifs) au cours de la période de suivi de l’étude.

L’apparition de ces anticorps neutralisants lors de ces études est associée à une moindre efficacité clinique pour ce qui est de l’action sur les poussées. Certaines analyses suggèrent que cet effet pourrait être plus important chez les patients dont l’activité des anticorps neutralisants est plus élevée.

Dans l’étude sur des patients ayant présenté un seul événement clinique évocateur d’une sclérose en plaques, des anticorps neutralisants ont été observés lors des mesures effectuées tous les 6 mois au moins une fois chez 32 % (89) des patients traités immédiatement par Betaferon ; chez 60 % (53)

d’entre eux la recherche d’anticorps est redevenue négative d’après la dernière évaluation disponible sur les 5 années de suivi. Au cours de cette période, l’apparition de ces anticorps neutralisants a été associée à une augmentation significative des lésions nouvellement actives et de la taille des lésions T2 à l’IRM. Cependant, l’apparition des anticorps neutralisants ne semblait pas être associée à une diminution de l'efficacité clinique (au regard de la durée de l’évolution vers une sclérose en plaques cliniquement définie (SEPCD), du délai avant progression confirmée du score EDSS et du taux de poussées).

La survenue d’effets indésirables n’a pas été corrélée à l’apparition d’anticorps sériques neutralisants.

Il a été démontré, in vitro, qu’il existe une réaction croisée entre Betaferon et l’interféron  naturel. Néanmoins, ceci n’a pas été étudié in vivo et la signification clinique reste incertaine.

Les données chez les patients ayant développé des anticorps neutralisants et qui ont terminé leur traitement par Betaferon sont rares et peu concluantes.

La décision de poursuivre ou d’interrompre le traitement devra reposer sur tous les aspects caractérisant le statut de la maladie chez le patient plutôt que sur la seule activité des anticorps sériques neutralisants.

Excipients Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ml, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

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4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.

L’effet sur le métabolisme des médicaments d’une administration tous les deux jours de Betaferon à la dose de 250 microgrammes (8,0 millions d’UI) chez les patients atteints de sclérose en plaques n’est pas connu. Lors des poussées, l’association à des corticoïdes ou à l’ACTH au cours des périodes allant jusqu’à 28 jours a été bien tolérée.

En raison de l’absence de données cliniques chez les patients atteints de sclérose en plaques l’utilisation concomitante de Betaferon et d’immunomodulateurs autres que les corticostéroïdes ou l’ACTH n’est pas recommandée.

L’administration d’interférons a été associée à une diminution de l’activité des enzymes hépatiques dépendant du cytochrome P450 chez l’homme et chez l’animal. Il convient d’être prudent en cas d’administration simultanée avec des médicaments ayant une marge thérapeutique étroite et dont la clairance dépend largement du système du cytochrome P450, par exemple les anti-épileptiques. Il faudra faire preuve d’une prudence accrue lors de toute association avec un médicament ayant une action sur le système hématopoïétique.

Il n’y a eu aucune étude d’interaction avec les anti-convulsivants.

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4.6Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse Un grand nombre de données (plus de 1 000 grossesses), issues de registres concernant l’interféron bêta, des registres nationaux et de données post-commercialisation, n’a pas mis en evidence un risque augmenté de malformations congénitales majeures après une exposition précédant la conception ou au cours du premier trimestre de grossesse. Néanmoins, la durée de l’exposition au cours du premier trimestre est incertaine car les données ont été recueillies alors que l’utilisation de l’interféron bêta était contre-indiquée pendant la grossesse, et le traitement a probablement été interrompu lorsque la grossesse a été détectée et/ou confirmée. Les données concernant l’exposition durant le deuxième et le troisième trimestre de la grossesse sont très limitées.

D’après les données animales (voir rubrique 5.3), le risque d’avortement spontané pourrait être augmenté. Les données actuellement disponibles chez les femmes enceintes exposées à l’interféron bêta ne permettent pas d’évaluer correctement le risque d’avortement spontané, mais à ce jour, ces données ne suggèrent pas d’augmentation de ce risque.

Si l’état clinique le nécessite, l’utilisation de Betaferon peut être envisagée pendant la grossesse.

Allaitement Les données limitées disponibles concernant le passage de l'interféron bêta-1b dans le lait maternel associées aux caractéristiques physico-chimiques de l'interféron bêta, suggèrent que les taux d'interféron bêta-1b excrétés dans le lait maternel sont négligeables. Aucun effet délétère n’est attendu sur le nouveau-né / nourrisson allaité.

Betaferon peut être utilisé pendant l’allaitement.

Fertilité Aucune étude sur la fertilité n’a été réalisée (voir rubrique 5.3).

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4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude concernant les effets de Betaferon sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’a été réalisée.

Cependant, il n’est pas exclu que chez certains patients présentant une sensibilité particulière, des effets indésirables liés à l’utilisation de Betaferon et affectant le système nerveux central puissent altérer la capacité de conduire des véhicules et d’utiliser des machines.

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4.8Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables sont fréquents au début du traitement, mais ils disparaissent généralement lors de la poursuite de celui-ci. Un syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, arthralgie, malaise, sueurs, céphalées ou myalgie) dû essentiellement aux effets pharmacologiques du médicament, et les réactions au site d’injection constituent les réactions indésirables les plus fréquemment observées. Les réactions au site d’injection sont fréquentes après l’administration de Betaferon. Rougeur, gonflement, changement de coloration de la peau, inflammation, douleur, hypersensibilité, infection, nécrose et réactions non spécifiques ont été significativement associées à un traitement par 250 microgrammes (8,0 millions d’UI) de Betaferon. Les effets indésirables les plus graves rapportés comprennent la microangiopathie thrombotique (MAT) et l’anémie hémolytique (AH). Généralement, une augmentation progressive de la posologie est recommandée au début du traitement afin d’augmenter la tolérance au Betaferon (cf. rubrique 4.2). Les symptômes pseudo-grippaux peuvent également être réduits par l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. L’incidence des réactions au point d’injection peut être réduite avec l’utilisation d’un autoinjecteur.

Tableau récapitulatif des effets indésirables La liste d’événements indésirables ci-dessous a été dressée à partir des rapports des études cliniques et des rapports de pharmacovigilance lors d’un traitement par Betaferon ([très fréquent ≥ 1/10, fréquent ≥ 1/100 à < 1/10, peu fréquent ≥ 1/1 000 à < 1/100, rare ≥ 1/10 000 à < 1/1 000, très rare < 1/10 000]).

Le terme MedDRA le plus approprié est utilisé pour décrire une certaine réaction ainsi que ses synonymes et les affections qui lui sont associés.

Tableau 1 : Effets indésirables rapportés dans les essais cliniques et signalés depuis la commercialisation de Betaferon (fréquences - lorsque celles- ci sont connues - calculées à partir des données des essais cliniques poolés).

  Classe de          Très fréquent Fréquent              Peu fréquent          Rare                   Fréquence
  systèmes           ( 1/10)       ( 1/100,            ( 1/1 000,           ( 1/10 000,           indéterminée
  oud’organe                        < 1/10)              < 1/100)              < 1/1 000)
  Affections         Baisse de la   Lymphadénopathie     Thromboénie           Microangiopathie       Anémie
  hématologiques     numération     Anémie                                     thrombotiqued,         hémolytique a, d
  et du système      des                                                       incluant purpura
  lymphatique        lymphocytes                                               thrombotique
                     (<1500/mm3)e,                                             thrombocytopénique
                     Baisse de la                                              /syndrome
                     numération                                                hémolytique et
                     des leucocytes                                            urémique b

(<3000/mm3)e, Baisse de la numération absolue des neutrophiles (<1500/mm3)e,

  Affections du                                                                Réactions              Syndrome de
  système                                                                      anaphylactiques        fuite capillaire
  immunitaire                                                                                         en cas de

gammapathie monoclonale préexistante a

  Affections                         Hypothyroïdie                             Hyperthyroïdie,
  endocriniennes                                                               Troubles thyroïdiens
  Troubles du                        Prise de poids,     Augmentation de       Anorexie a
  métabolisme et                     Perte de poids      la triglycéridémie

de la nutrition

  Affections                         Confusion           Tentative de                                 Dépression,
  psychiatriques                                         suicide (voir aussi                          Anxiété

rubrique 4.4), Instabilité émotionnelle

  Affections du      Céphalées                           Convulsions                                  Vertiges
  système nerveux    Insomnie
  Affections                         Tachycardie                               Cardiomyopathie a      Palpitations

cardiaques

Affections Hypertension Vasodilatation vasculaires

  Affections                         Dyspnée                                   Bronchospasme a        Hypertension
  respiratoires,                                                                                      artérielle
  thoraciques et                                                                                      pulmonaire c

médiastinales

  Affections         Douleurs                                                  Pancréatite            Nausées
  gastro-            abdominales                                                                      Vomissements
  intestinales                                                                                        Diarrhée
  Classe de           Très fréquent Fréquent               Peu fréquent          Rare                  Fréquence
  systèmes            ( 1/10)       ( 1/100,             ( 1/1 000,           ( 1/10 000,          indéterminée
  oud’organe                         < 1/10)               < 1/100)              < 1/1 000)
  Affections          Augmentation Augmentation de         Augmentation de       Atteinte hépatique
  hépatobiliaires     de l’alanine   l’aspartate amino-    la gamma-             Insuffisance
                      amino-         transférase (ASAT     glutamyl-             hépatiquea
                      transférase    >5 fois la valeur     transférase,
                      (ALAT >5       initiale) e           Hépatite

fois la valeur Augmentation de

                      initiale) e    la bilirubinémie
  Affections de la    Erythème       Urticaire,            Changement de
  peau et du tissu    (rash)         Prurit,               coloration de la
  sous-cutané         Troubles       Alopécie              peau

cutanés

  Affections          Myalgie                                                                          Lupus
  musculo-            Hypertonie                                                                       érythémateux
  squelettiques et    Arthralgie                                                                       d’origine
  systémiques                                                                                          médicamenteuse
  Affections du       Miction                              Syndrome
  rein et des voies   impérieuse                           néphrotique,
  urinaires                                                Glomérulosclérose

(voir rubrique 4.4) a, b

  Affections des                      Ménorragie                                                       Troubles
  organes de                          Impuissance                                                      menstruels
  reproduction et                     Métrorragie

du sein

  Troubles             Réaction au      Nécrose au site                                                   Sueurs
  généraux et          site d’injection d’injection
  anomalies au site    (de différents Douleurs
  d’administration     types f)         thoraciques
                       Symptômes        Malaise

pseudo- grippal (complexe g) Douleurs Fièvre Frissons Œdème périphérique Asthénie a Effets indésirables signalés uniquement depuis la commercialisation de Betaferon

b Effet de classe pour les médicaments contenant de l’interféron bêta (voir rubrique 4.4).

c Effet de classe des produits à base d’interféron, voir ci-dessous Hypertension artérielle pulmonaire.

d Des cas mettant en jeu le pronostic vital et/ou entrainant le décès ont été signalés.

e Anomalie sur examen biologique

f Les réactions (de différents types) au site d’injection englobent tous les événements indésirables survenant au

site d’injection, c’est-à-dire : hémorragie au site d’injection, hypersensibilité au site d’injection, inflammation au point d’injection, masse au site d’injection, nécrose au point d’injection, douleur au site d’injection, réaction au site d’injection, oedème au point d’injection et atrophie au site d’injection. g Le terme « Symptômes pseudo-grippaux (complexe)» fait référence à un syndrome grippal et/ou à l'association

d'au moins deux événements indésirables parmi les suivants : fièvre, frissons, myalgie, malaise, sueurs.

Hypertension artérielle pulmonaire

Des cas d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) ont été signalés avec des produits à base d’interféron bêta. Ces événements ont été rapportés avec des délais divers allant jusqu’à plusieurs années après le début du traitement par l’interféron bêta.

Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

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4.9Surdosage

L’administration intraveineuse de doses élevées d’interféron -1b, allant jusqu’à 5 500 microgrammes (176 millions d’UI) 3 fois par semaine, chez des adultes atteints de cancer n’a pas provoqué d’effets indésirables graves menaçant les fonctions vitales.

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5Propriétés pharmacologiques

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Cytokines, interférons Code ATC : L03 AB 08

Mécanisme d’action

Les interférons appartiennent à la famille des cytokines, qui sont des protéines naturelles. Les interférons ont des poids moléculaires allant de 15 000 à 21 000 Daltons. Trois grandes classes d’interférons ont été identifiées : alpha, bêta et gamma. Les activités biologiques des interférons alpha, bêta et gamma se recouvrent partiellement mais sont néanmoins distinctes. Les activités de l’interféron -1b sont spécifiques d’espèce. L’information pharmacologique la plus pertinente sur l’interféron -1b résulte donc d’études sur cultures de cellules humaines ou chez l’homme in vivo.

L’interféron -1b a montré des activités à la fois antivirales et immunorégulatrices. Son mécanisme d’action dans la sclérose en plaques n’est pas encore clairement élucidé. Cependant, il est connu que l’action modulatrice de l’interféron -1b sur la réponse biologique résulte d’une interaction avec les récepteurs cellulaires spécifiques se trouvant à la surface des cellules humaines. La liaison de l’interféron -1b à ces récepteurs induit l’expression de certains gènes supposés être les médiateurs biologiques de l’action de l’interféron -1b. Un certain nombre de ces produits a été mesuré dans le sérum et les fractions cellulaires sanguines de patients traités par l’interféron 1-b. L’interféron -1b agit sur les récepteurs de l’interféron  en diminuant leur affinité et en augmentant leur internalisation et leur dégradation. L’interféron -1b augmente aussi l’activité suppressive des cellules sanguines mononucléées du sang périphérique.

Il n’y a pas eu de recherches spécifiques concernant l’influence de Betaferon sur le système cardio- vasculaire et respiratoire et sur les fonctions endocriniennes.

Efficacité et sécurité cliniques

Sclérose en plaques rémittente-récurrente Un essai clinique contrôlé de Betaferon a été mené chez des patients atteints de sclérose en plaques de forme rémittente-récurrente et capables de marcher sans aide (score EDSS initial entre 0 et 5,5). Le traitement par Betaferon a été associé à une diminution de la fréquence (30%) et de la sévérité des poussées, ainsi que du nombre des hospitalisations dues à la maladie. De plus, l’intervalle entre les poussées a été prolongé. Il n’existe aucun élément indiquant une action de Betaferon sur la durée des

poussées ou sur la symptomatologie entre deux poussées et aucun effet significatif n’a été observé sur la progression de la maladie dans la forme rémittente-récurrente de la sclérose en plaques.

Sclérose en plaques secondairement progressive Deux essais cliniques contrôlés de Betaferon dans les formes secondairement progressives de sclérose en plaques ont été menés sur un total de 1 657 patients, dont le score EDSS initial était compris entre 3 et 6,5 (patients capables de marcher). Les cas de maladie discrète et les patients incapables de marcher ont été exclus des études. Les deux études ont donné des résultats divergents concernant le critère principal de jugement (c’est à dire le temps de progression confirmée de la maladie ou délai de progression vers le handicap).

L’une des deux études a montré un retard statistiquement significatif de la progression de la maladie chez les patients traités par Betaferon (risque relatif = 0,69, intervalle de confiance à 95% : 0,55 – 0,86, p = 0,0010, soit une diminution de 31% du risque sous Betaferon) et du délai jusqu’au confinement au fauteuil roulant (risque relatif= 0,61, intervalle de confiance à 95% : 0,44 – 0,85, p = 0,0036, soit une diminution de 39% du risque sous Betaferon). Cet effet s’est maintenu pendant la période d’observation allant jusqu’à 33 mois. L’effet du traitement a été observé à tous les niveaux de handicap étudiés et quelle que soit l’activité des poussées.

La seconde étude de Betaferon dans le traitement des formes secondairement progressives de sclérose en plaques n’a pas mis en évidence de délai sur la progression de la maladie. Il est toutefois évident que la maladie des patients inclus dans cette étude était moins active que celle des patients de la précédente étude.

Les méta-analyses rétrospectives regroupant les résultats des deux études font apparaître un effet global statistiquement significatif du traitement (p = 0,0076 ; Betaferon 8,0 millions d’UI versus l’ensemble des patients sous placebo).

Des analyses rétrospectives de sous-groupes ont montré que le traitement produit plus vraisemblablement un effet sur la progression de la maladie lorsque celle-ci est active avant le début du traitement (risque relatif = 0,72, intervalle de confiance à 95% : 0,59 – 0,88, p = 0,0011, soit une diminution de 28% du risque par Betaferon chez des patients présentant des poussées ou une aggravation prononcée du score EDSS ; Betaferon 8,0 millions d’UI versus l’ensemble des patients sous placebo).

Ces analyses rétrospectives de sous-groupes ont également montré que la présence de poussées ou d’une détérioration prononcée du score EDSS (> 1 point ou > 0,5 point pour un score  6 au cours des 2 dernières années) permettait d’identifier les patients dont la maladie était active.

Dans les deux études du traitement des formes secondairement progressives de sclérose en plaques, Betaferon a entraîné une diminution de la fréquence (30%) des poussées, mais n’a pas démontré d’effet sur la durée des poussées.

Evénement unique démyélinisant évocateur d’une sclérose en plaques Un essai clinique contrôlé de Betaferon a été mené chez des patients ayant présenté un événement clinique isolé avec des résultats d’IRM évocateurs d’une sclérose en plaques (au moins deux lésions cliniquement silencieuses sur l’IRM en T2). Cet essai a inclus des patients présentant un début de SEP monofocal ou multifocal (c’est-à-dire des patients présentant respectivement une seule lésion ou au moins deux lésions cliniquement confirmée(s) du système nerveux central). Toute maladie autre que la sclérose en plaques expliquant mieux la symptomatologie du patient devait être exclue. Cette étude comportait deux phases : une phase contrôlée contre placebo puis une phase de suivi prospective. La phase versus placebo s’est déroulée sur une durée maximale de 2 ans ou jusqu’à ce que le patient développe une sclérose en plaques cliniquement définie. À l’issue de la phase contrôlée contre placebo, les patients intégraient une phase de suivi prospective sous Betaferon. Celle-ci visait à évaluer les effets du traitement immédiat par Betaferon par rapport au traitement à début différé en comparant les patients initialement randomisés dans le groupe Betaferon (« groupe de traitement

immédiat ») à ceux randomisés dans le groupe placebo (« groupe de traitement différé »). L’aveugle a été maintenu, pour les patients et les investigateurs, quant au traitement initialement affecté.

Tableau 2 : Résultats des critères primaires d’efficacité de l’étude BENEFIT et son suivi à 5 ans

                           Résultats de l’année 2       Résultats de l’année 3   Résultats de l’année 5
                             Phase contrôlée               Suivi en ouvert          Suivi en ouvert

contre placebo

                           Betaferon     Placebo          Traite-      Traite-     Traite-      Traite-
                            250 mcg                        ment         ment        ment         ment
                                                        immédiat       différé   immédiat       différé
                                                           par          par         par          par
                             n=292        n=176         Betaferon    Betaferon   Betaferon    Betaferon
                                                         250 mcg      250 mcg     250 mcg      250 mcg

n=292 n=176 n=292 n=176

Nombre de patients

ayant été au terme de 271 (93%) 166 (94%) 249 (85%) 143 (81%) 235 (80%) 123 (70%) la phase d’étude

Variables d’efficacité primaires
Délai avant SEPCD

Estimations Kaplan- 28% 45% 37% 51% 46% 57% Meier

 Réduction du risque       47% vs placebo               41% vs le traitement     37% vs le traitement
                                                        différé par Betaferon    différé par Betaferon
 Risque relatif avec       RR = 0,53 [0,39–0,73]        RR = 0,59 [0,42–0,83]    RR = 0,63 [0,48–0,83]

intervalle de

confiance à 95% p < 0,0001 p = 0,0011 p = 0,0027 Test du log-rank Betaferon a prolongé le délai avant SEPCD de 363 jours, le faisant passer de 255 jours dans le groupe sous placebo à 618 jours dans le groupe sous Betaferon (sur la base du 25e percentile)

Délai avant SEP répondant aux critères de McDonald

 Estimations Kaplan-          69%           85%         Non applicable (n’est    Non applicable (n’est
 Meier                                                      pas un critère           pas un critère
                                                        d’évaluation primaire)   d’évaluation primaire)

Réduction du risque 43% vs placebo

Risque relatif avec RR = 0,57 [0,46–0,71] intervalle de

confiance à 95% p < 0,00001 Test du log-rank

Délai avant progression confirmée du score EDSS

 Estimations Kaplan-        Non applicable (n’est            16%          24%        25%          29%
 Meier                          pas un critère

d’évaluation primaire)

 Réduction du risque                                      40% vs le traitement    24% vs le traitement
                                                          différé par Betaferon   différé par Betaferon
 Risque relatif avec                                      RR = 0,60 [0,39–0,92]   RR = 0,76 [0,52–1,11]

intervalle de

confiance à 95% p = 0,022 p = 0,177 Test du log-rank

Lors de la phase versus placebo, Betaferon a permis de retarder, de façon statistiquement significative et cliniquement confirmée, l’évolution vers une SEPCD. L’effet du médicament a également été démontré par l’allongement du délai avant progression vers une sclérose en plaques selon les critères de McDonald (Tableau 2).

Les analyses des sous-groupes selon les données initiales ont montré une efficacité sur l’évolution vers une SEPCD dans tous les sous-groupes évalués. Le risque d’évolution en SEP cliniquement définie dans les deux années était plus élevé chez les patients ayant présenté un début monofocal avec au moins 9 lésions en T2 ou rehaussement par le gadolinium à l’IRM cérébrale à l’inclusion. Chez les patients ayant présenté un début multifocal, le risque de SEP cliniquement définie était indépendant des résultats de l’IRM à l’inclusion. Ces patients étaient considérés comme présentant un risque élevé de SEP cliniquement définie en raison de la dissémination de leur maladie, mise en évidence par les résultats cliniques. Il n’existe à l’heure actuelle aucune définition établie d’un « patient à risque élevé », bien qu’une approche plus conservatrice soit d’accepter au moins 9 lésions T2 hyperintenses sur l’IRM initiale et au moins une nouvelle lésion T2 ou une nouvelle lésion rehaussée par le gadolinium sur une IRM réalisée au moins 1 mois après l’IRM initiale. Dans tous les cas, un traitement doit être envisagé pour les patients considérés comme étant à haut risque. Le traitement par Betaferon a été bien accepté, comme le montre le taux élevé de patients ayant terminé l’étude (93 % dans le groupe traité par Betaferon). Afin d’améliorer la tolérance au Betaferon, une augmentation progressive de dose a été réalisée et des anti-inflammatoires non stéroïdiens ont été administrés au début du traitement. En outre, un autoinjecteur a été utilisé chez la majorité des patients pendant l'étude.

Lors de la phase de suivi en ouvert de l’étude, l’effet du traitement sur la SEPCD était toujours manifeste au bout de 3 et 5 ans (Tableau 2), même si la majorité des patients du groupe placebo ont été traités par Betaferon au moins à partir de la deuxième année. La progression du score EDSS (augmentation confirmée du score EDSS d’au moins un point par rapport à l’inclusion) a été inférieure dans le groupe sous traitement immédiat (Tableau 2, effet significatif au bout de 3 ans, pas d’effet significatif à 5 ans). La majorité des patients des deux groupes de traitement n’a connu aucune progression du handicap sur la période de 5 ans. Les effets bénéfiques sur ce critère d’évaluation n’ont pas pu être mis en évidence de façon nette pour le traitement « immédiat ». Aucun bénéfice, imputable au traitement immédiat par le Betaferon, en terme de qualité de vie (mesurée d’après l’indice d’évaluation fonctionnelle FAMS – Functional Assessment of MS: Treatment Outcomes Index) n’a été observé.

SEP rémittente-récurrente, SEP secondairement progressive et événement clinique unique démyélinisant évocateur d’une SEP

Dans toutes les études sur la sclérose en plaques, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) a montré l’efficacité de Betaferon pour réduire l’activité de la maladie (inflammation aiguë du système nerveux central et lésions tissulaires permanentes). Dans l’état actuel des connaissances, la relation entre l’activité sur la sclérose en plaques, mesurée par IRM, et l’évolution clinique de la maladie n’est pas entièrement élucidée.

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5.2Propriétés pharmacocinétiques

Les concentrations sériques ont été mesurées chez des patients et des volontaires au moyen d’une méthode biologique incomplètement spécifique. Des pics sériques d’environ 40 UI/mL ont été trouvés 1 à 8 heures après injection sous-cutanée de 500 microgrammes d’interféron -1b (16,0 millions d’UI). A partir de différentes études, les valeurs maximales moyennes des clairances et demi-vies sériques ont été estimées à respectivement 30 mL·min-1·kg-1 et 5 heures.

L’injection tous les 2 jours de Betaferon n’augmente pas les taux sériques, et les paramètres pharmacocinétiques ne sont pas modifiés pendant le traitement.

La biodisponibilité absolue de l’interféron -1b administré par voie sous-cutanée est d’environ 50 %.

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5.3Données de sécurité préclinique

Il n’y a pas eu d’étude de toxicologie aiguë. Dans la mesure où les rongeurs ne réagissent pas à l’interféron  humain, les études de toxicité en administration réitérée ont été menées chez le singe Rhésus. Des hyperthermies transitoires ont été observées, ainsi qu’une élévation significative du taux de lymphocytes et une baisse significative des plaquettes et des polynucléaires neutrophiles.

Il n’y a pas eu d’étude de toxicité à long terme. Les études de reproduction chez le singe Rhésus ont révélé une toxicité maternelle et une fréquence accrue d’avortements spontanés, aboutissant à une mortalité prénatale. Aucune malformation n’a été observée chez les animaux survivants. Aucune étude spécifique de fertilité n’a été menée. Chez le singe Rhésus femelle, Betaferon n’entraîne pas de modification du cycle œstral. L’expérience acquise avec les autres interférons suggère que la fertilité mâle et femelle peut être altérée.

La seule étude de génotoxicité (Test d’Ames) n’a pas montré d’effet mutagène. Aucune étude de carcinogenèse n’a été réalisée. Un essai de transformation cellulaire in vitro n’a pas montré de potentiel tumorigène.

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6Données pharmaceutiques

6.1Liste des excipients

Flacon (poudre pour solution injectable) : Albumine humaine Mannitol

Solvant (solution de chlorure de sodium 5,4 mg/mL (0,54% p/v)) : Chlorure de sodium Eau pour préparation injectable

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6.2Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception du solvant fourni, mentionné dans la rubrique 6.6.

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6.3Durée de conservation

2 ans.

Après reconstitution, une utilisation immédiate est recommandée. Toutefois, le produit s’est montré stable, pendant 3 heures à 2-8°C.

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6.4Précautions particulières de conservation

À conserver à une température ne dépassant pas 25°C. Ne pas congeler.

Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6.3.

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6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacon (poudre pour solution injectable) : Flacon de verre transparent de type I, de 3 mL, muni d’un bouchon chlorobutylé de type I et d’une capsule de scellage en aluminium.

Solvant (chlorure de sodium 5,4 mg/mL (0,54% p/v)) : Seringue préremplie (de verre de type I, de 2,25 mL) contenant 1,2 mL de solvant.

Taille des conditionnements :
  • Conditionnement de 5 présentations unitaires contenant chacune 1 flacon de poudre, 1 seringue préremplie de solvant, 1 adaptateur pour flacon avec aiguille et 2 tampons imbibés d’alcool ou
  • Conditionnement de 12 présentations unitaires contenant chacune 1 flacon de poudre, 1 seringue préremplie de solvant, 1 adaptateur pour flacon avec aiguille et 2 tampons imbibés d’alcool ou
  • Conditionnement de 14 présentations unitaires contenant chacune 1 flacon de poudre, 1 seringue préremplie de solvant, 1 adaptateur pour flacon avec aiguille et 2 tampons imbibés d’alcool ou
  • Conditionnement de 15 présentations unitaires contenant chacune 1 flacon de poudre, 1 seringue préremplie de solvant, 1 adaptateur pour flacon avec aiguille et 2 tampons imbibés d’alcool ou
  • Conditionnement pour 2 mois de traitement de 2 x 14 présentations unitaires contenant chacune 1 flacon de poudre, 1 seringue préremplie de solvant, 1 adaptateur pour flacon avec aiguille et 2 tampons imbibés d’alcool ou
  • Conditionnement pour 3 mois de traitement de 3 x 14 présentations unitaires contenant chacune 1 flacon de poudre, 1 seringue préremplie de solvant, 1 adaptateur pour flacon avec aiguille et 2 tampons imbibés d’alcool ou
  • Conditionnement pour 3 mois de traitement de 3 x 15 présentations unitaires contenant chacune 1 flacon de poudre, 1 seringue préremplie de solvant, 1 adaptateur pour flacon avec aiguille et 2 tampons imbibés d’alcool ou
  • Coffret d’initiation au traitement comportant 4 sets de 3 injections identifiés par des couleurs et numérotations différentes :
  • jaune, avec le numéro 1 (jours 1, 3 et 5 du traitement ; seringues avec repère à 0,25 mL)
  • rouge, avec le numéro 2 (jours 7, 9 et 11 du traitement ; seringues avec repère à 0,5 mL)
  • vert, avec le numéro 3 (jours 13, 15 et 17 du traitement ; seringues avec repère à 0,75 mL)
  • bleu, avec le numéro 4 (jours 19, 21 et 23 du traitement ; seringues avec repères à 0,25, 0,5, 0,75

et 1 mL) Chaque set de 3 injections contient 3 flacons de poudre, 3 seringues préremplies de solvant, 3 adaptateurs pour flacon avec aiguille préfixée et 6 tampons imbibés d’alcool.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

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6.6Précautions particulières d’élimination et manipulation

Reconstitution Pour reconstituer le lyophilisat d’interféron beta-1b, raccorder l’adaptateur pour flacon avec l’aiguille au flacon. Raccorder la seringue préremplie de solvant à l’adaptateur pour flacon et injecter les 1,2 mL de solvant (solution de chlorure de sodium à 5,4 mg/mL (0,54% p/v)) dans le flacon de Betaferon. Laisser dissoudre complètement le produit sans agiter le flacon. Après reconstitution, aspirer 1,0 mL du contenu du flacon dans la seringue pour administrer 250 microgrammes de Betaferon. Pour l’augmentation progressive de la dose, en début de traitement, aspirer le volume requis comme indiqué dans la rubrique 4.2. Retirer le flacon et l’adaptateur pour flacon de la seringue préremplie avant l’injection. Betaferon peut également être administré à l’aide d’un auto-injecteur adapté.

Inspection avant utilisation Avant utilisation, examiner le produit reconstitué à l’œil nu. Le produit reconstitué est incolore ou jaune pâle et légèrement opalescent, voire opalescent.

En cas de coloration anormale ou de présence de particules, ne pas l’utiliser.

Élimination Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

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7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché

Bayer AG 51368 Leverkusen Allemagne

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8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché

EU/1/95/003/005 EU/1/95/003/006 EU/1/95/003/007 EU/1/95/003/008 EU/1/95/003/009 EU/1/95/003/010 EU/1/95/003/011 EU/1/95/003/012

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9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 30 novembre 1995 Date du dernier renouvellement : 31 janvier 2006

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10Date de mise à jour du texte

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu.

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Références

Ce produit ailleurs