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Pyridostigmine Pharmacie Centrale des Armees 30 mg, comprimé

bromure de pyridostigminePHARMACIE CENTRALE DES ARMEES- PCACIS 63281870

Délivrance

2 conditions
Où elle se délivre

Réservé à l'usage militaire

Classement

Liste I

Alternatives

1 option

Même molécule, autre présentation

Dosage ou forme différents : à apprécier selon la prescription

Même molécule, autre présentation
Mestinon 60 mg, comprimé enrobésaccharose
1 écarté, avec la raison
Spécialités écartées et raison
Mestinon LP 180 mg, comprimé à libération prolongéeLibération prolongée contre libération immédiate

Documents officiels

Mis à jour le 06/05/2025Un passage copié emporte sa source

1Dénomination du médicament

PYRIDOSTIGMINE PHARMACIE CENTRALE DES ARMEES 30 mg, comprimé

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2Composition qualitative et quantitative

Bromure de pyridostigmine30 mg

Pour un comprimé

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

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3Forme pharmaceutique

Comprimé.

Comprimé blanc, légèrement bombé.

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4Données cliniques

4.1Indications thérapeutiques

PYRIDOSTIGMINE PHARMACIE CENTRALE DES ARMEES 30 mg, comprimé est indiqué pour le pré-traitement des intoxications aux neurotoxiques organophosphorés tels que le Soman.

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4.2Posologie et mode d'administration

Ce médicament est réservé à l’usage militaire et doit être pris uniquement sur ordre des autorités compétentes.

Ce médicament doit être pris dès que la possibilité d’un risque d’exposition aux neurotoxiques organophosphorés existe.

L’efficacité du traitement par la pyridostigmine sera d’autant plus importante qu’en cas d’exposition aux neurotoxiques organophosphorés, le traitement curatif constitué d’une association atropine-avizafone-pralidoxime (INEUROPE) sera commencé rapidement après l’exposition.

Posologie

1 comprimé, sur ordre, toutes les 8 heures. Quelques données sont disponibles pour une durée de traitement allant jusqu’à 14 jours. Il n’existe pas de données de sécurité d’emploi au-delà.

Population pédiatrique

Il n’existe pas d’utilisation justifiée de PYRIDOSTIGMINE PHARMACIE CENTRALE DES ARMEES

30 mg, comprimé dans la population pédiatrique.

Mode d’administration

Voie orale.

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4.3Contre-indications
  • Antécédents d’hypersensibilité à la pyridostigmine ou à l’un des constituants
  • Obstruction mécanique urinaire ou intestinale
  • En association au sultopride (voir rubrique 4.5)
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4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en gardes

Ce médicament ne protége pas à lui seul contre les neurotoxiques organophosphorés. La meilleure protection contre les neurotoxiques reste les tenues de protection individuelle et le masque filtrant (ANP).

Il ne s’agit pas d’un traitement curatif contre les neurotoxiques ; il s’agit d’un pré-traitement (bloquant les sites nerveux cholinestérasiques sur lesquels se fixent les organophosphorés) qui doit être débuté sur ordre des autorités compétentes (informées du risque potentiel) avant toute exposition aux neurotoxiques. Ce pré-traitement sera stoppé dès les premiers symptômes ou signes d’intoxication. Ce médicament ne doit pas être commencé après une intoxication aux neurotoxiques. En effet dans ce cas, le médicament n’est alors plus efficace et risque même d’exacerber les effets du neurotoxique.

Il convient de prendre en compte le risque lié à l’association d’un médicament à action atropinique (imipraminiques, neuroleptiques phénotiaziniques, antispasmodiques, certains antihistaminiques H1…) chez un patient traité par anticholinestérasique. Outre la possible diminution de l’effet thérapeutique de ce dernier, l’interruption brutale du traitement atropinique expose au risque de dévoiler alors les effets muscariniques du parasympathicomimétique avec symptomatologie de type « crise cholinergique », pouvant se manifester notamment par des convulsions.

Précautions d’emploi

La prudence est recommandée en cas de :

  • asthme
  • affection pulmonaire chronique
  • bradycardie
  • troubles du rythme cardiaque
  • reflux gastro-oesophagien
  • hypertension et glaucome et/ou traitement par des médicaments b bloquants
Prévenir immédiatement un médecin en cas de :
  • difficultés respiratoires,
  • perte de conscience,
  • vertiges importants
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4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations contre-indiquées

+ Sultopride

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes

Associations faisant l’objet de précautions d’emploi

+ Bêta-bloquants dans l’insuffisance cardiaque

Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants). Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d’association.

+ Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes (sauf sultopride) : antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) et antiarythmiques de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), certains neuroleptiques (thioridazine, chlorpromazine, lévomépromazine, cyamémazine, sulpiride, amisulpride, tiapride, pimozide, halopéridol, dropéridol, véralipride), bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, halofantrine, luméfantrine, méthadone, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, spiramycine IV, vincamine IV)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique.

Associations à prendre en compte

+ Médicaments bradycardisants

De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. C’est le cas notamment des antiarythmiques de la classe Ia, des bêta-bloquants, de certains antiarythmiques de classe III, de certains antagonistes du calcium, des digitaliques, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques.

+ Médicaments anticholinestérasiques

Il convient de prendre en compte l’association d’un médicament anticholinestérasique, donné dans une indication telle que la myasthénie ou l’atonie intestinale, à un autre anticholinestérasique, donné dans la maladie d’Alzheimer, en raison d’un risque d’addition des effets indésirables de type cholinergique, notamment digestifs.

+ Médicaments atropiniques

Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etc…

Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques, antiparkinsoniens antichlolinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques (acepromazine, alimemazine, amitriptyline, amoxapine, atropine, azatadine, azelastine, biperidene, brompheniramine, chlorpromazine, clidinium, clomipramine, clozapine, cyamemazine, cyclopentolate, cyproheptadine, desipramine, dexchlorpheniramine, diphenhydramine, dihexyverine, dimenhydrinate, diphenhydramine, disopyramide, dosulepine, doxepine, doxylamine, flavoxate, histapyrrodine, homatropine, hydroxyzine, imipramine, indoramine, ipratropium, isothipendyl, levomepromazine, maprotiline, metopimazine, mizolastine, niaprazine, nortriptyline, opipramol, oxatomide, oxitropium, oxomemazine, oxybutynine, perphenazine, pimethixene, piperazine, pipotiazine, pizotifene, prochlorperazine, promethazine, propericiazine, scopolamine, solifenacine, tolterodine, trifluoperazine, trihexyphenidyle, trimipramine, triprolidine, tropatepine, tropicamide, trospium, viloxazine)

+ Pilocarpine

Risque d’addition des effets indésirables cholinergiques, notamment digestifs.

+ Suxaméthonium

Risque d’allongement du bloc moteur, majoré en cas de déficit partiel en pseudocholinestérase.

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4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse

Pour la pyridostigmine les données animales sont rassurantes. Pour le brome, il n’y a pas de données fiables de tératogenèse et un effet fœtotoxique a été mis en évidence sur plusieurs espèces animales.

En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif de la pyridostigmine lorsqu’elle est administrée pendant la grossesse.

Quelques cas de toxicité neurologique (hypotonie, difficultés de succion, sédation) ont été décrits, après administration pendant la grossesse, de médicaments contenant du brome : cet effet semble rare et réversible.

En l’absence d’alternative thérapeutique, l’utilisation du bromure de pyridostigmine est envisageable si besoin au cours de la grossesse, quel que soit le terme.

En raison de la présence de brome, notamment en cas d’administration en fin de grossesse, il convient d’exercer une surveillance du nouveau-né.

Allaitement

L’allaitement est possible lors d’un traitement par bromure de pyridostigmine.

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4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sans objet

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4.8Effets indésirables
  • Effets muscariniques : crampes abdominales, diarrhées, vomissements, nausées, flatulence, hyper salivation, augmentation de sécrétions bronchiques et lacrymales, myosis, incontinence urinaire.
  • Effets nicotiniques : crampes musculaires, fasciculations et contractions musculaires.

Ont aussi été rapportés : exceptionnellement malaise général avec angoisse et vertiges, céphalées, perte de conscience, difficulté respiratoire, troubles cardiaques, faiblesse, sécheresse de la peau.

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4.9Surdosage

En cas de surdosage en pyridostigmine chez un patient traité conjointement par des médicaments à action atropinique (imipraminiques, neuroleptiques, antispasmodiques, certains antihistaminiques…), les premiers effets indésirables, de nature muscarinique, peuvent être en théorie masquées par le traitement atropinique, dévoilant alors l’effet nicotinique de la pyridostigmine, représenté notamment pas une fasciculation et une paralysie musculaire.

Symptomatologie

Sueurs, troubles digestifs (nausées, diarrhée, vomissements, crampes abdominales), hyper sialorrhée, pâleur, pollakiurie, trouble de l’accommodation, myosis, bradycardie, syncopes, élévation de la pression artérielle, anxiété intense, agitation, confusion, hallucinations, fasciculation et paralysie musculaire, exceptionnellement malaise général et vertiges. Le surdosage peut provoquer une perturbation du bilan électrolytique et des concentrations sériques de bromure

Dans le cas de surdosage sévère, il peut y avoir une fatigabilité musculaire importante qui touchant les muscles respiratoires peut entraîner une apnée voire une anoxie cérébrale.

Traitement
  • Arrêt immédiat de tout médicament anticholinestérasique
  • Prise en charge en milieu spécialisé.
  • Lavage gastrique possible dans un délai court, moins d’une heure après la prise orale.
  • Maintien de la fonction respiratoire, éventuellement par intubation.
  • Sulfate d’atropine : 0,25 mg en intraveineux à renouveler éventuellement jusqu’à 1 ou 2 mg.
  • L’utilisation du réactivateur de chlolinestérases (pralidoxime intraveineux) comme adjuvant de l’atropine peut être envisagée.
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5Propriétés pharmacologiques

5.1Propriétés pharmacodynamiques

PARASYMPATHOMIMETIQUE ANTICHOLINESTERASIQUE, code ATC : N07AA02.

Il s’agit d’un parasympathomimétique inhibiteur de la cholinestérase.

Elle bloque l’enzyme de dégradation de l’acétylcholine et y évite ainsi la fixation des neurotoxiques organophosphorés sur cette enzyme.

Le délai d’action de la pyridostigmine est d’environ 2 heures et sa durée d’action de 3 à 4 heures.

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5.2Propriétés pharmacocinétiques

Per os la pyridostigmine est faiblement absorbée.

Elle est métabolisée en dérivés inactifs dont l’élimination se fait principalement par voie rénale.

La demi-vie plasmatique est d’environ 2 heures.

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5.3Données de sécurité préclinique

Les données relatives à la mutagenèse, la carcinogenèse et les effets sur la fertilité ne sont pas disponibles à ce jour.

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6Données pharmaceutiques

6.1Liste des excipients

Cellulose microcristalline, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre.

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6.2Incompatibilités

Sans objet.

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6.3Durée de conservation

3 ans

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6.4Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas + 25°C.

A conserver dans l’emballage extérieur d’origine, à l’abri de l’humidité.

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6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur

30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Polyamide/PVC).

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6.6Précautions particulières d'élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières pour l’élimination.

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7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
PHARMACIE CENTRALE DES ARMEES
TSA 30004

45404 FLEURY LES AUBRAIS CEDEX

FRANCE

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8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché

34009 381 461 9 6 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Polyamide/PVC) en étui plastique

34009 550 554 1 9 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Polyamide/PVC) en étui carton

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9Date de première autorisation/de renouvellement de l'autorisation

Date de première autorisation: 29 janvier 2008

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10Date de mise à jour du texte

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

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11Dosimétrie

Sans objet.

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12Instructions pour la préparation des radiopharmaceutiques

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

Ce médicament est réservé à l’usage militaire et doit être pris uniquement sur ordre des autorités compétentes.


 
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Références

Ce produit ailleurs