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Tibsovo 250 mg, comprimé pelliculé

ivosidénibLES LABORATOIRES SERVIERCIS 63239234

Délivrance

7 conditions
Qui la prescrit

Prescription hospitalière

Prescription réservée aux médecins compétents en Cancerologie

Prescription réservée aux médecins compétents en maladie du sang

Prescription réservée aux spécialistes et services Hematologie

Prescription réservée aux spécialistes et services Oncologie medicale

Classement

Liste I

Suivi

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement

Évaluation HAS

2 avis

20/12/2023Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR insuffisant — Le service médical rendu par TIBSOVO (ivosidenib) 250 mg, comprimé pelliculé, est insuffisant dans les autres situations pour justifier d’une prise en charge par la solidarité nationale.

SMR modéré — Le service médical rendu par TIBSOVO (ivosidenib) 250 mg, comprimé pelliculé, est modéré uniquement chez les patients adultes ayant un cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique avec une mutation IDH1 R132 qui ont progressé après au moins une ligne de traitement systémique et non éligibles à une chimiothérapie par FOLFOX.

ASMR IV — Dans le périmètre du remboursement :

  • Compte tenu :
  • de la démonstration d’une supériorité de TIBSOVO (ivosidenib) par rapport au placebo en termes de survie sans progression (HR = 0,37 IC95% : [0,25 . 0,54], p <0,0001), avec une différence absolue sur les médianes de 1,3 mois dans une étude de phase III randomisée en double-aveugle .
  • et malgré :
  • ce gain jugé comme modeste sur ce critère et l’absence de gain démontré en survie globale .
  • un profil de toxicité marqué des EI graves notés chez 35% des patients du groupe ivosidenib et de chez 23,7% des patients du placebo, et un risque d’allongement de l’espace QT .
  • l’absence d’amélioration démontrée sur la qualité de vie .
  • l’impossibilité de définir la place précise de ce traitement par rapport au protocole FOLFOX en l’absence de donnée comparative robuste .
  • la Commission considère que TIBSOVO (ivosidenib) 250 mg, comprimé pelliculé apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) dans le traitement des patients adultes ayant un cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique avec une mutation IDH1 R132 qui ont progressé après au moins une ligne de traitement systémique et non éligibles à une chimiothérapie par FOLFOX.
1 avis antérieur

20/09/2023Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR important — Le service médical rendu par TIBSOVO 250 mg (ivosidenib), comprimé pelliculé, est important dans l’indication de l’AMM.

ASMR III — TIBSOVO 250 mg (ivosidenib), comprimé pelliculé apporte une amélioration du service médical rendu modérée (ASMR III) par rapport à l’azacitidine en monothérapie, dans le traitement des patients adultes atteints de leucémie aiguë myéloïde (LAM) nouvellement diagnostiquée avec une mutation IDH1 R132, non éligibles à une chimiothérapie d’induction standard.

Documents officiels

Mis à jour le 06/05/2025Texte reconstruit depuis le PDF européenVersion officielleUn passage copié emporte sa source

1Dénomination du médicament

Tibsovo 250 mg, comprimé pelliculé

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2Composition qualitative et quantitative

Chaque comprimé pelliculé contient 250 mg d’ivosidenib.

Excipient(s) à effet notoire:

Chaque comprimé pelliculé contient du lactose monohydraté équivalent à 9,5 mg de lactose (voir rubrique 4.4).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

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3Forme pharmaceutique

Comprimé pelliculé (comprimé).

Comprimé pelliculé bleu de forme ovale, de 18 mm de longueur environ, gravé « IVO » sur une face et « 250 » sur l’autre face.

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4Informations cliniques

4.1Indications thérapeutiques

Tibsovo en association avec l'azacitidine est indiqué dans le traitement des patients adultes ayant une leucémie aiguë myéloïde (LAM) nouvellement diagnostiquée avec une mutation de l’isocitrate déshydrogénase 1 (IDH1) R132, non éligibles à la chimiothérapie d’induction standard (voir rubrique 5.1).

Tibsovo en monothérapie est indiqué dans le traitement des patients adultes ayant un cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique avec une mutation IDH1 R132 et précédemment traités avec au moins une ligne de traitement systémique (voir rubrique 5.1).

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4.2Posologie et mode d'administration

Le traitement doit être instauré sous la supervision de médecins expérimentés dans l’utilisation des traitements anticancéreux.

Avant de prendre Tibsovo, la mutation de l’IDH1 R132 doit être confirmée au moyen d'un test diagnostique approprié.

Posologie

Leucémie aiguë myéloïde (LAM) La dose recommandée est de 500 mg d’ivosidenib (2 comprimés de 250 mg) par voie orale une fois par jour du jour 1 au jour 28 de chaque cycle.

Ivosidenib doit être commencé au jour 1 du cycle 1 en association avec l'azacitidine à 75 mg/m2 de surface corporelle, par voie intraveineuse ou sous-cutanée, une fois par jour aux jours 1 à 7 de chaque cycle de 28 jours. Au premier cycle de traitement, l’azacitidine doit être administrée à 100% de la dose. Il est recommandé que les patients soient traités pendant un minimum de 6 cycles. Concernant la posologie et le mode d’administration de l’azacitidine, veuillez-vous référer à son information produit complète.

Le traitement doit être poursuivi jusqu’à la progression de la maladie ou jusqu’à ce que le traitement ne soit plus toléré par le patient.

Cholangiocarcinome La dose recommandée est de 500 mg d’ivosidenib (2 comprimés de 250 mg) par voie orale une fois par jour.

Le traitement doit être poursuivi jusqu’à la progression de la maladie ou jusqu’à ce que le traitement ne soit plus toléré par le patient.

Oubli ou retard de la prise du traitement

Si une dose est oubliée ou n’est pas prise à l’heure habituelle, les comprimés doivent être pris dès que possible dans les 12 heures suivant la dose oubliée. Il ne faut pas prendre deux doses en moins de 12 heures. Les comprimés doivent être pris comme d’habitude le jour suivant.

Si une dose est vomie, aucun comprimé ne doit être pris en remplacement. Les comprimés doivent être pris comme d’habitude le jour suivant.

Précautions à prendre avant l’administration et surveillance

Un électrocardiogramme (ECG) doit être réalisé avant l’instauration du traitement. L’intervalle QT corrigé (QTc) de la fréquence cardiaque doit être inférieur à 450 ms avant l’initiation du traitement et en cas d’intervalle QT anormal, le bénéfice/risque de l’initiation d’ivosidenib doit être attentivement réévalué par le prescripteur. En cas de prolongation de l’intervalle QTc entre 480 ms et 500 ms, l’initiation du traitement par ivosidenib doit rester exceptionnelle et faire l’objet d’une surveillance rapprochée.

Un ECG doit être réalisé avant l’initiation du traitement, au moins une fois par semaine pendant les trois premières semaines de traitement puis mensuellement par la suite si l’intervalle QTc reste ≤ 480 ms. Les anomalies de l’intervalle QTc doivent être prises en charge rapidement (voir Tableau 1 et rubrique 4.4). En cas de symptomatologie évocatrice, un ECG doit être réalisé si cliniquement indiqué.

L’administration concomitante de médicaments connus pour allonger l’intervalle QTc ou d’inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A4 peut accroître le risque d’allongement de l’intervalle QTc et doit être évitée dans la mesure du possible pendant le traitement par Tibsovo. Les patients doivent être traités avec prudence et surveillés étroitement afin de détecter tout allongement de l’intervalle QTc s’il n’est pas possible d’utiliser une alternative appropriée. Un ECG doit être réalisé avant la co- administration, puis chaque semaine pendant au moins 3 semaines et si le tableau clinique le justifie (voir ci-dessous et rubriques 4.4, 4.5 et 4.8).

La numération formule sanguine complète et la biochimie sanguine doivent être évaluées avant l’initiation du traitement par Tibsovo, au moins une fois par semaine pendant le 1er mois de traitement, une fois toutes les deux semaines pendant le 2ème mois de traitement et à chaque consultation médicale pendant le traitement si cliniquement indiqué.

Modification de la dose en cas d’administration concomitante d’inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A4

Si la prise d’inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A4 ne peut être évitée, la dose recommandée d’ivosidenib doit être réduite à 250 mg (1 comprimé de 250 mg) une fois par jour. Si l’inhibiteur puissant ou modéré du CYP3A4 est arrêté, la dose d’ivosidenib doit être augmentée à 500 mg après au moins 5 demi-vies de l’inhibiteur du CYP3A4 (voir ci-dessus et rubriques 4.4 et 4.5).

Modifications de la posologie et recommandations de prise en charge des effets indésirables

Tableau 1 – Recommandations de modification de la posologie en cas d’effets indésirables

 Effet indésirable                         Mesure recommandée
 Syndrome de différenciation               • En cas de suspicion d’un syndrome de
 (voir rubriques 4.4 et 4.8)                 différenciation, administrer des corticoïdes

systémiques pendant au moins 3 jours et ne les diminuer qu’après résolution des symptômes. Un arrêt prématuré pourrait entraîner une réapparition des symptômes.

  • Procéder à une surveillance hémodynamique jusqu’à résolution des symptômes et pendant au moins 3 jours.
  • Interrompre Tibsovo si des signes/symptômes sévères persistent pendant plus de 48 heures après l’instauration de corticoïdes systémiques.
  • Reprendre le traitement à la dose de 500 mg d’ivosidenib une fois par jour lorsque les signes/symptômes sont de sévérité modérée ou moindre et que l’état clinique s'améliore.
 Leucocytose (nombre de globules blancs    • Instaurer un traitement par hydroxycarbamide selon
 > 25 x 109/L ou augmentation absolue du      le protocole de traitement standard et une
 nombre de globules blancs totaux             leucaphérèse si cliniquement indiqué.
 > 15 x 109/L par rapport à la valeur      • Diminuer l’hydroxycarbamide uniquement après
 initiale, voir rubriques 4.4 et 4.8)         amélioration ou résolution de la leucocytose. Un

arrêt prématuré pourrait entraîner une réapparition.

  • Interrompre Tibsovo si la leucocytose ne s’améliore pas après l’instauration de l’hydroxycarbamide.
  • Reprendre le traitement à 500 mg d’ivosidenib une fois par jour lorsque la leucocytose est résolue.
 Allongement de l’intervalle QTc           • Surveiller et supplémenter les taux d’électrolytes si
 supérieur à 480 ms et jusqu’à 500 ms        cliniquement indiqué.

(Grade 2, voir rubriques 4.4, 4.5 et 4.8) • Evaluer et adapter les médicaments concomitants connus pour allonger l’intervalle QTc (voir rubrique 4.5).

  • Interrompre Tibsovo jusqu’à ce que l’intervalle QTc redevienne ≤ 480 ms.
  • Reprendre le traitement à 500 mg d’ivosidenib une fois par jour après le retour de l’intervalle QTc à ≤ 480 ms.
  • Surveiller les ECG au moins une fois par semaine pendant 3 semaines puis si cliniquement indiqué après le retour de l’intervalle QTc à ≤ 480 ms.
 Allongement de l’intervalle QTc              • Surveiller et supplémenter les taux d’électrolytes si
 ˃ 500 ms                                       cliniquement indiqué.
 (Grade 3, voir rubriques 4.4, 4.5 et 4.8)    • Evaluer et adapter les médicaments concomitants

connus pour allonger l’intervalle QTc (voir rubrique 4.5).

  • Interrompre Tibsovo et surveiller l’ECG toutes les 24 heures jusqu’à ce que l’intervalle QTc revienne soit à 30 ms au plus de la valeur initiale ou soit ≤ 480 ms.
  • En cas d’allongement de l’intervalle QTc ˃ 550 ms, en complément de l’interruption d’ivosidenib déjà programmée, envisager de placer le patient sous une surveillance ECG continue jusqu’à ce que le QTc revienne à des valeurs < 500 ms.
  • Reprendre le traitement à 250 mg d’ivosidenib une fois par jour après que l’intervalle QTc soit revenu à 30 ms au plus de la valeur initiale ou soit ≤ 480 ms.
  • Surveiller les ECG au moins une fois par semaine pendant trois semaines puis si cliniquement indiqué après que l’intervalle QTc soit revenu à 30 ms au plus de la valeur initiale ou soit ≤ 480 ms.
  • Si une autre étiologie de l’allongement de l’intervalle QTc est identifiée, la dose peut être augmentée à 500 mg d’ivosidenib une fois par jour.

Allongement de l’intervalle QTc avec des • Arrêter définitivement le traitement. signes/symptômes d’arythmie ventriculaire menaçant le pronostic vital (Grade 4, voir rubriques 4.4, 4.5 et 4.8)

 Autres effets indésirables de grade 3 ou       • Interrompre Tibsovo jusqu’à ce que la toxicité
 plus                                              revienne à un grade 1 ou inférieur, ou à la valeur

initiale, puis reprendre à 500 mg/jour (toxicité de grade 3) ou à 250 mg/jour (toxicité de grade 4).

  • Si une toxicité de grade 3 réapparaît (une deuxième fois), réduire la dose de Tibsovo à 250 mg/jour jusqu’à disparition de la toxicité, puis reprendre à 500 mg/jour.
  • Si une toxicité de grade 3 réapparaît (une troisième fois), ou si une toxicité de grade 4 réapparaît, arrêter Tibsovo.

Le grade 1 est léger, le grade 2 est modéré, le grade 3 est sévère, le grade 4 met en jeu le pronostic vital

Populations spécifiques

Patients âgés

Aucun ajustement posologique n’est requis pour les patients âgés (≥ 65 ans, voir rubriques 4.8 et 5.2). Aucune donnée n’est disponible chez les patients âgés de 85 ans ou plus.

Insuffisance rénale

Aucun ajustement posologique n’est nécessaire pour les patients présentant une insuffisance rénale légère (60 ≤ débit de filtration glomérulaire estimé [DFGe] < 90 ml/min/1,73 m²) ou modérée (30 ≤ DFGe ˂ 60 ml/min/1,73 m²). Aucune recommandation posologique n’a été établie pour les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe ˂ 30 ml/min/1,73 m²). Tibsovo doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère et cette population de patients doit être étroitement surveillée (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Insuffisance hépatique

Aucun ajustement posologique n’est nécessaire pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère (classe A de Child-Pugh). Aucune recommandation posologique n’a été établie pour les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (classes B et C de Child-Pugh). Tibsovo doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère et cette population de patients doit être étroitement surveillée (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de Tibsovo chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration

Voie orale.

Les comprimés doivent être pris une fois par jour à peu près à la même heure chaque jour. Les patients ne doivent pas manger dans les 2 heures qui précèdent et dans l’heure qui suit la prise des comprimés (voir rubrique 5.2). Les comprimés doivent être avalés entiers avec de l’eau.

Le patient doit être informé qu’il faut éviter de consommer du pamplemousse ou du jus de pamplemousse pendant le traitement (voir rubrique 4.5). Le patient doit être également informé qu’il ne faut pas avaler le dessicant en gel de silice présent dans le flacon des comprimés (voir rubrique 6.5).

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4.3Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Administration concomitante d’inducteurs puissants du CYP3A4 ou de dabigatran (voir rubrique 4.5).

Syndrome du QT long congénital.

Antécédent familial de mort subite ou d’arythmie ventriculaire polymorphe.

Intervalle QT/QTc > 500 ms, quelle que soit la méthode de correction (voir rubriques 4.2 et 4.4).

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4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Syndrome de différenciation chez les patients ayant une leucémie aiguë myéloïde

Des cas de syndrome de différenciation ont été observés avec le traitement par ivosidenib (voir rubrique 4.8). Le syndrome de différenciation peut mettre le pronostic vital en jeu ou être fatal en l’absence de traitement (voir ci-dessous et rubrique 4.2). Le syndrome de différenciation est associé à une prolifération et une différenciation rapides des cellules myéloïdes. Les symptômes comprennent : leucocytose non-infectieuse, œdème périphérique, fièvre, dyspnée, épanchement pleural, hypotension,

hypoxie, œdème pulmonaire, pneumopathie inflammatoire, épanchement péricardique, rash, surcharge liquidienne, syndrome de lyse tumorale et créatinine augmentée. Les patients doivent être informés des signes et symptômes du syndrome de différenciation, de la nécessité de contacter immédiatement leur médecin si ceux-ci se manifestent et de la nécessité de garder en permanence la carte d’alerte du patient sur soi.

En cas de suspicion d’un syndrome de différenciation, administrer des corticoïdes par voie systémique et instaurer une surveillance hémodynamique jusqu’à résolution des symptômes et pendant au moins 3 jours.

Si une leucocytose est observée, initier un traitement par hydroxycarbamide selon le protocole de traitement standard et procéder à une leucaphérèse si cliniquement indiqué (voir rubrique 4.2).

Ne réduire les corticoïdes et l’hydroxycarbamide qu'après la résolution des symptômes. Les symptômes du syndrome de différenciation peuvent réapparaître en cas d’arrêt prématuré du traitement par corticoïde et/ou hydroxycarbamide. Interrompre le traitement par Tibsovo si des signes/symptômes sévères persistent pendant plus de 48 heures après l’instauration des corticoïdes par voie systémique et reprendre le traitement par ivosidenib à la dose de 500 mg une fois par jour lorsque les signes/symptômes sont de sévérité modérée ou moindre et que l’état clinique du patient s’améliore.

Allongement de l’intervalle QTc

Des cas d’allongement de l’intervalle QTc ont été observés avec le traitement par ivosidenib (voir rubrique 4.8). Un ECG doit être réalisé avant l’instauration du traitement, au moins une fois par semaine pendant les trois premières semaines de traitement puis mensuellement par la suite si l’intervalle QTc reste ≤ 480 ms (voir rubrique 4.2). Toute anomalie de l’intervalle QTc doit être prise en charge rapidement (voir rubrique 4.2). En cas de symptomatologie évocatrice, un ECG doit être réalisé si cliniquement indiqué. En cas de vomissements et/ou diarrhée sévères, une évaluation des anomalies électrolytiques sériques, en particulier l’hypokaliémie et le magnésium doit être effectuée.

Les patients doivent être informés du risque d’allongement de l’intervalle QT, des signes et symptômes associés (palpitation, sensation vertigineuse, syncope voire arrêt cardiaque) et de la nécessité de contacter immédiatement leur médecin si ceux-ci apparaissent.

L’administration concomitante de médicaments connus pour allonger l’intervalle QTc ou d’inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A4 peut augmenter le risque d’allongement de l’intervalle QTc et doit être évitée dans la mesure du possible pendant le traitement par Tibsovo. Les patients doivent être traités avec prudence et surveillés étroitement afin de détecter tout allongement de l’intervalle QTc s’il n’est pas possible d’utiliser une alternative appropriée. Un ECG doit être réalisé avant la co- administration, puis chaque semaine pendant au moins 3 semaines et si le tableau clinique le justifie. La posologie recommandée d’ivosidenib doit être réduite à 250 mg une fois par jour si la prise d’inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A4 ne peut être évitée (voir rubriques 4.2 et 4.5).

Si l’administration de furosémide (un substrat de l’OAT3) est cliniquement justifiée pour traiter les signes/symptômes d’un syndrome de différentiation, les patients doivent faire l’objet d’une surveillance étroite afin de détecter tout déséquilibre électrolytique et tout allongement de l'intervalle QTc.

Les patients présentant une insuffisance cardiaque congestive ou des anomalies électrolytiques doivent être étroitement surveillés, avec un suivi régulier des ECG et des taux d’électrolytes, au cours de leur traitement par ivosidenib.

Le traitement par Tibsovo doit être définitivement arrêté si le patient développe un allongement de l’intervalle QTc avec des signes ou des symptômes d’arythmie menaçant le pronostic vital (voir rubrique 4.2).

Ivosidenib doit être utilisé avec prudence chez les patients dont le taux d’albumine est inférieur à la normale ou qui sont en insuffisance pondérale.

Insuffisance rénale sévère

La sécurité d’emploi et l’efficacité d’ivosidenib n’ont pas été établies chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe ˂ 30 ml/min/1,73 m²). Tibsovo doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère et cette population de patients doit être étroitement surveillée (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Insuffisance hépatique

La sécurité d’emploi et l’efficacité d’ivosidenib n’ont pas été établies chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (classes B et C de Child-Pugh). Tibsovo doit être utilisé avec prudence chez le patient présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère et cette population de patients doit être étroitement surveillée (voir rubriques 4.2 et 5.2). Tibsovo doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (classe A de Child-Pugh) (voir rubrique 4.8).

Substrats du CYP3A4

Ivosidenib est un inducteur du CYP3A4 et il peut donc diminuer l'exposition systémique aux substrats du CYP3A4. Les patients doivent être surveillés pour détecter une perte d'efficacité de l’antifongique si l'utilisation d’itraconazole ou de kétoconazole ne peut être évitée (voir rubrique 4.5).

Femmes en âge de procréer / contraception

Les femmes en âge de procréer doivent faire un test de grossesse avant de commencer le traitement par Tibsovo et doivent éviter de débuter une grossesse pendant le traitement (voir rubrique 4.6).

Les femmes en âge de procréer et les hommes ayant des partenaires en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement par Tibsovo et pendant au moins 1 mois après l’administration de la dernière dose.

Ivosidenib peut diminuer la concentration systémique des contraceptifs hormonaux et, par conséquent, il est recommandé d’utiliser de façon concomitante une méthode de contraception de type barrière (voir rubriques 4.5 et 4.6).

Intolérance au lactose

Tibsovo contient du lactose. Les patients présentant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au galactose, de déficit total en lactase ou de malabsorption du glucose-galactose doivent éviter de prendre ce médicament.

Teneur en sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

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4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Effet des autres médicaments sur ivosidenib
Inducteurs puissants du CYP3A4

Ivosidenib est un substrat du CYP3A4. L’administration concomitante d’inducteurs puissants du CYP3A4 (p. ex., carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, rifampicine, millepertuis [Hypericum perforatum]) est susceptible de diminuer la concentration plasmatique d’ivosidenib et est contre- indiquée pendant le traitement par Tibsovo (voir rubrique 4.3). Aucune étude clinique évaluant la pharmacocinétique d’ivosidenib en présence d’un inducteur du CYP3A4 n’a été réalisée.

Inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A4

Chez des sujets sains, l’administration d’une dose unique de 250 mg d’ivosidenib et de 200 mg d’itraconazole une fois par jour pendant 18 jours a augmenté l’aire sous la courbe (ASC) d’ivosidenib de 169 % (IC à 90 % : [145-195]) sans modification de la Cmax. L’administration concomitante d’inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A4 fait augmenter la concentration plasmatique d’ivosidenib. Cela peut accroître le risque d’allongement de l’intervalle QTc et il faut donc, dans la mesure du possible, envisager des alternatives appropriées autres que des inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A4 pendant le traitement par Tibsovo. Les patients doivent être traités avec prudence et surveillés étroitement afin de détecter tout allongement de l’intervalle QTc si une alternative appropriée ne peut être utilisée. Si la prise d’inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A4 ne peut être évitée, la dose recommandée d’ivosidenib doit être réduite à 250 mg une fois par jour (voir rubriques 4.2 et 4.4).

  • Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 comprennent : aprépitant, ciclosporine, diltiazem, érythromycine, fluconazole, pamplemousse et jus de pamplemousse, isavuconazole, vérapamil, atazanavir.
  • Les inhibiteurs puissants du CYP3A4 comprennent : clarithromycine, itraconazole, kétoconazole, posaconazole, ritonavir, voriconazole.
Médicaments connus pour allonger l’intervalle QTc

L’administration concomitante de médicaments connus pour allonger l’intervalle QTc (p. ex., antiarythmiques, fluoroquinolones, antagonistes des récepteurs 5HT3, antifongiques triazolés) peut accroître le risque d’allongement de l’intervalle QTc et doit être évitée dans la mesure du possible pendant le traitement par Tibsovo. Les patients doivent être traités avec prudence et surveillés étroitement afin de détecter tout allongement de l’intervalle QTc si une alternative appropriée ne peut être utilisée (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Effet d’ivosidenib sur d’autres médicaments
Interactions avec les transporteurs

Ivosidenib inhibe la P-gp et a le potentiel d’induire la P-gp. Par conséquent, il peut modifier l’exposition systémique aux principes actifs qui sont principalement transportés par la P-gp (p. ex., dabigatran). L’administration concomitante de dabigatran est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

Ivosidenib inhibe OAT3, le polypeptide 1B1 transporteur d’anions organiques (OATP1B1), le polypeptide 1B3 transporteur d’anions organiques (OATP1B3). Il peut de ce fait augmenter l’exposition systémique aux substrats de l’OAT3 ou de l’OATP1B1/1B3. L’administration concomitante de substrats de l’OAT3 (e.g. benzylpénicilline, furosémide) ou de substrats sensibles de l’OATP1B1/1B3 (e.g. atorvastatine, pravastatine, rosuvastatine) doit être évitée autant que possible durant le traitement par Tibsovo (voir rubrique 5.2). Les patients doivent être traités avec prudence si l’utilisation d’une alternative appropriée n’est pas possible. Si l’administration de furosémide est

cliniquement justifiée pour traiter les signes/symptômes d’un syndrome de différentiation, les patients devront faire l’objet d’une surveillance étroite du risque de déséquilibre électrolytique et d’allongement de l’intervalle QTc.

Induction enzymatique

Enzymes du cytochrome P450 (CYP) Ivosidenib induit le CYP3A4, le CYP2B6, le CYP2C8, le CYP2C9 et pourrait induire le CYP2C19. Par conséquent, il pourrait diminuer l’exposition systémique aux substrats de ces enzymes. Des alternatives appropriées qui ne sont pas des substrats du CYP3A4, du CYP2B6, du CYP2C8 ou du CYP2C9 avec un index thérapeutique étroit, ou des substrats du CYP2C19 doivent être envisagées pendant le traitement par Tibsovo. Si la prise de ces médicaments ne peut être évitée, les patients doivent être surveillés afin de détecter une quelconque perte d’efficacité du substrat (voir rubrique 5.2).

  • Les substrats du CYP3A4 avec un index thérapeutique étroit comprennent : alfentanil, ciclosporine, évérolimus, fentanyl, pimozide, quinidine, sirolimus, tacrolimus, atazanavir.
  • Les substrats du CYP2B6 avec un index thérapeutique étroit comprennent : cyclophosphamide, ifosfamide, méthadone.
  • Les substrats du CYP2C8 avec un index thérapeutique étroit comprennent : paclitaxel, pioglitazone, répaglinide.
  • Les substrats du CYP2C9 avec un index thérapeutique étroit comprennent : phénytoïne, warfarine.
  • Les substrats du CYP2C19 comprennent : oméprazole.

Itraconazole ou kétoconazole ne doivent pas être utilisés de façon concomitante avec Tibsovo en raison d'une perte attendue d’efficacité antifongique.

Ivosidenib peut diminuer la concentration systémique des contraceptifs hormonaux et, par conséquent, il est recommandé d’utiliser de façon concomitante une méthode de contraception de type barrière jusqu'à au moins 1 mois après la dernière dose (voir rubriques 4.4 et 4.6).

Uridine diphospho-glucuronosyltransférases (UGT) Ivosidenib a le potentiel d’induire les UGT et il peut, par conséquent, réduire l’exposition systémique aux substrats de ces enzymes (p. ex., lamotrigine, raltégravir). Des alternatives appropriées qui ne sont pas des substrats des UGT doivent être envisagées au cours du traitement par Tibsovo. Si la prise de ces médicaments ne peut être évitée, les patients doivent être surveillés afin de détecter une quelconque perte d’efficacité du substrat des UGT (voir rubrique 5.2).

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4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer / Contraception

Les femmes en âge de procréer doivent faire un test de grossesse avant de commencer le traitement par Tibsovo et doivent éviter de débuter une grossesse pendant le traitement (voir rubrique 4.4).

Les femmes en âge de procréer et les hommes ayant des partenaires en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement par Tibsovo et pendant au moins 1 mois après l’administration de la dernière dose.

Ivosidenib peut diminuer la concentration systémique des contraceptifs hormonaux et, par conséquent, il est recommandé d’utiliser de façon concomitante une autre méthode de contraception de type barrière (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Grossesse

Il n’existe aucune donnée pertinente sur la prise d’ivosidenib chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).

Tibsovo n’est pas recommandé pendant la grossesse ni chez la femme en âge de procréer n’utilisant pas de contraception efficace. La patiente doit être informée du risque potentiel pour le fœtus s’il est administré pendant la grossesse ou si une patiente (ou la partenaire d’un patient masculin traité) débute une grossesse pendant le traitement et jusqu’à un mois après l’administration de la dernière dose.

Allaitement

On ne sait pas si ivosidenib et ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Aucune étude n’a été menée chez l’animal pour évaluer l’excrétion d’ivosidenib et de ses métabolites dans le lait. Un risque pour les nouveaux-nés/nourrissons ne peut être exclu.

L’allaitement doit être interrompu pendant le traitement par Tibsovo et pendant au moins 1 mois après l’administration de la dernière dose.

Fertilité

Il n’existe aucune donnée sur l’effet d’ivosidenib sur la fertilité chez l’humain. Aucune étude de fertilité n’a été menée chez l’animal pour évaluer l’effet de l’ivosidenib. Des effets indésirables sur les organes reproducteurs ont été observés dans une étude de toxicité à doses répétées de 28 jours (voir rubrique 5.3). La pertinence clinique de ces effets est inconnue.

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4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Ivosidenib a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Une fatigue et une sensation vertigineuse ont été observées chez certains patients prenant ivosidenib (voir rubrique 4.8) et doivent être pris en compte lors de l’évaluation de l’aptitude d’un patient à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

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4.8Effets indésirables

Leucémie aiguë myéloïde nouvellement diagnostiquée en association avec l'azacitidine

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquents ont été vomissements (40%), neutropénie (31%), thrombopénie (28%), allongement de l'intervalle QT à l’ECG (21%), insomnie (19%).

Les effets indésirables graves les plus fréquents ont été syndrome de différenciation (8%) et thrombopénie (3%).

Chez les patients traités par ivosidenib en association avec l'azacitidine, la fréquence d'arrêt du traitement par ivosidenib en raison d'effets indésirables a été de 6%. Les effets indésirables ayant conduit à l'arrêt du traitement étaient allongement de l'intervalle QT à l’ECG (1%), insomnie (1%), neutropénie (1%) et thrombopénie (1%).

La fréquence des interruptions de traitement par ivosidenib en raison d'effets indésirables a été de 35%. Les effets indésirables les plus fréquents ayant conduit à une interruption de traitement ont été neutropénie (24%), allongement de l'intervalle QT à l'ECG (7%), thrombopénie (7%), leucopénie (4%) et syndrome de différenciation (3%).

La fréquence des diminutions de la posologie d’ivosidenib en raison d'effets indésirables a été de 19%.

Les effets indésirables ayant conduit à une diminution de la posologie ont été allongement de l'intervalle QT à l’ECG (10%), neutropénie (8%) et thrombopénie (1%).

Tableau des effets indésirables

Les fréquences des effets indésirables sont basées sur l'étude AG120-C-009 qui a inclus 72 patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée, randomisés et traités par ivosidenib (500 mg par jour) en association avec l'azacitidine. La durée médiane du traitement par Tibsovo a été de 8 mois (intervalle de 0,1 à 40,0 mois). Les fréquences des effets indésirables sont basées sur les fréquences des événements indésirables toutes causes confondues, pour lesquels une proportion de ces évènements peut avoir d'autres causes qu’ivosidenib, comme la maladie, d'autres médicaments ou des causes non reliées.

Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000). Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Tableau 2 – Effets indésirables rapportés chez les patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée et traités par ivosidenib en association avec l'azacitidine dans l'étude clinique AG120-C-009 (N=72)

Classe de systèmes d’organes Fréquence Effets indésirables

 Affections hématologiques et du Très fréquent             Syndrome     de        différenciation,
 système lymphatique                                       Leucocytose,           Thrombopénie,

Neutropénie

                                      Fréquent             Leucopénie
 Affections psychiatriques            Très fréquent        Insomnie
 Affections du système nerveux        Très fréquent        Céphalée, Sensation vertigineuse
                                      Fréquent             Neuropathie périphérique
 Affections gastro-intestinales       Très fréquent        Vomissement1
                                      Fréquent             Douleur oropharyngée
 Affections musculo-squelettiques Très fréquent            Extrémités douloureuses, Arthralgie,
 et systémiques                                            Dorsalgie
 Investigations                       Très fréquent        Allongement de l’intervalle QT à

l’électrocardiogramme (ECG) 1 Terme regroupant vomissement et effort de vomissement.

Cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique préalablement traité,

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquents ont été : fatigue (43 %), nausées (42 %), douleur abdominale (35 %), diarrhée (35 %), appétit diminué (24 %), ascite (23 %), vomissements (23 %), anémie (19 %) et rash (15 %).

Les effets indésirables graves les plus fréquents ont été : ascite (2 %), hyperbilirubinémie (2 %) et ictère cholestatique (2 %).

Chez les patients traités par ivosidenib, la fréquence d’arrêt du traitement en raison d’effets

indésirables a été de 2 %. Les effets indésirables ayant conduit à l’arrêt du traitement ont été l’ascite (1 %) et l’hyperbilirubinémie (1 %).

La fréquence d’interruption d'ivosidenib en raison d’effets indésirables a été de 16 %. Les effets indésirables les plus fréquents ayant conduit à une interruption du traitement ont été : hyperbilirubinémie (3 %), alanine aminotransférase augmentée (3 %), aspartate aminotransférase augmentée (3 %), ascite (2 %) et fatigue (2 %).

La fréquence des diminutions de la posologie d’ivosidenib en raison d’effets indésirables a été de 4 %. Les effets indésirables ayant entraîné une diminution de la posologie ont été un allongement de l’intervalle QT à l’ECG (3 %) et une neuropathie périphérique (1 %).

Tableau des effets indésirables

Les fréquences des effets indésirables sont basées sur l’étude AG120-C-005 qui a inclus 123 patients ayant un cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique préalablement traité, randomisés et traités par 500 mg d’ivosidenib une fois par jour. La durée médiane du traitement par Tibsovo a été de 2,8 mois (intervalle de 0,1 à 45,1 mois ; moyenne (écart type [ET]) 6,7 [8,2] mois).

Les fréquences des effets indésirables sont basées sur les fréquences des évènements indésirables toutes causes confondues pour lesquels une proportion des évènements indésirables peut avoir d'autres causes qu’ivosidenib, comme la maladie, d'autres médicaments ou des causes non reliées.

Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000). Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.

Tableau 3 – Effets indésirables observés chez des patients ayant un cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique traités par ivosidenib dans l'essai clinique AG120-C-005 (N = 123)

Classe de systèmes d’organes Fréquence Effets indésirables

Affections hématologiques et du Très fréquent Anémie système lymphatique

Troubles du métabolisme et de la Très fréquent Appétit diminué nutrition

Affections du système nerveux Très fréquent Neuropathie périphérique Céphalée

Affections gastro-intestinales Très fréquent Ascite Diarrhée Vomissement Nausée Douleur abdominale

Affections hépatobiliaires Fréquent Ictère cholestatique Hyperbilirubinémie

Affections de la peau et du tissu sous- Très fréquent Rash1 cutané

Troubles généraux et anomalies au site Très fréquent Fatigue d’administration

                                              Fréquent        Chute
 Investigations                               Très fréquentAspartate aminotransférase augmentée

Bilirubine sanguine augmentée

Fréquent Allongement de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme Alanine aminotransférase augmentée Globules blancs diminués Numération plaquettaire diminuée 1 Terme regroupant rash, rash maculo-papuleux, érythème, rash maculeux, dermite exfoliatrice généralisée, éruption d’origine médicamenteuse et hypersensibilité médicamenteuse

Description de certains effets indésirables

Syndrome de différenciation chez les patients ayant une leucémie aiguë myéloïde (voir rubriques 4.2 et 4.4)

Dans l'essai AG120-C-009, parmi les 72 patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée et traités par Tibsovo en association à l’azacitidine, 14 % ont présenté un syndrome de différenciation Aucun patient n’a arrêté son traitement par ivosidenib en raison d’un syndrome de différenciation et l'interruption du traitement pour la prise en charge des signes/symptômes n'a été nécessaire que pour une minorité de patients (3 %). Parmi les 10 patients ayant eu un syndrome de différenciation, tous se sont rétablis après traitement ou après l’interruption de Tibsovo. Le délai médian d'apparition du syndrome de différenciation était de 20 jours. Le syndrome de différenciation est apparu dès le 3ème jour et jusqu'à 46 jours après l’initiation du traitement par ivosidenib en association.

Allongement de l’intervalle QTc (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.5)

Dans l'essai AG120-C-009, un allongement de l’intervalle QT à l’ECG a été observé chez 21 % des 72 patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée et traités par ivosidenib en association à l’azacitidine ; 11 % ont eu des réactions de grade 3 ou plus. D’après l’analyse des ECG, 15 % des patients traités avec ivosidenib en association à l’azacitidine, qui ont fait l’objet d’au moins une

évaluation ECG après le début de l'essai, ont présenté un intervalle QTc ˃ 500 ms, 24 % ont présenté un allongement de l’intervalle QTc ˃ 60 ms par rapport à la valeur initiale. Un pourcent (1%) des patients a arrêté le traitement par ivosidenib en raison d’un allongement de l’intervalle QT à l’ECG, une interruption et une diminution de la posologie ont été nécessaires respectivement chez 7 % et 10 % des patients. Le délai médian de survenue d’un allongement de l’intervalle QT chez les patients traités par ivosidenib a été de 29 jours. L’allongement de l’intervalle QT à l’ECG est survenu dès le premier jour et jusqu’à 18 mois après le début du traitement. Dans l'essai AG120-C-005, un allongement de l’intervalle QT à l’ECG a été observée chez 10 % des 123 patients ayant un cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique traités par ivosidenib en monothérapie ; 2 % ont présenté des réactions de grade 3 ou plus. D’après l’analyse des ECG, 2 % des patients ont présenté un intervalle QTc ˃ 500 ms et 5 % un allongement du QTc initial ˃ 60 ms par rapport à la valeur initiale. Une diminution de la posologie du traitement pour prendre en charge les signes/symptômes a été nécessaire pour 3 % des patients. Le délai médian de survenue d’un l’allongement de l’intervalle QT chez les patients traités par ivosidenib en monothérapie a été de 28 jours. L’allongement de l’intervalle QT à l’ECG est survenu dès le premier jour et jusqu’à 23 mois après l’initiation du traitement.

Populations spécifiques

Insuffisance hépatique

La sécurité d’emploi et l’efficacité d’ivosidenib n’ont pas été établies chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (classes B et C de Child-Pugh). Une tendance à une incidence plus élevée d’effets indésirables a été observée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (Classe A de Child-Plugh) (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

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4.9Surdosage

En cas de surdosage, la toxicité est susceptible de se manifester par une exacerbation des effets indésirables associés à l’ivosidenib (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être étroitement surveillés et bénéficier de soins de support appropriés (voir rubriques 4.2 et 4.4). Il n’existe pas d’antidote spécifique en cas de surdosage avec ivosidenib.

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5Propriétés pharmacologiques

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique: Antinéoplasiques, inhibiteurs de l’isocitrate déshydrogénase (IDH) Code ATC: L01XM02

Mécanisme d’action

Ivosidenib est un inhibiteur de la forme mutée de l'enzyme IDH1. L’enzyme IDH1 mutée convertit l’alpha-cétoglutarate (α-CG) en 2-hydroxyglutarate (2-HG) qui bloque la différentiation cellulaire et favorise la tumorigenèse dans les tumeurs malignes hématologiques et non hématologiques. Le mécanisme d’action d’ivosidenib au-delà de sa capacité à réduire le 2-HG et à restaurer la différenciation cellulaire n’est pas complètement élucidé dans toutes les indications.

Effets pharmacodynamiques

Chez des patients ayant des hémopathies malignes ou un cholangiocarcinome avec mutation IDH1, des doses répétées d’ivosidenib de 500 mg/jour ont permis de réduire la concentration plasmatique de 2-HG à des taux proches de ceux observés chez le sujet sain. Dans la moelle osseuse des patients ayant des hémopathies malignes et dans la biopsie tumorale de patients ayant un cholangiocarcinome, la réduction moyenne (coefficient de variation en pourcentage [CV%]) de la concentration de 2-HG ont été de 93,1% (11,1%) et de 82,2 % (32,4 %) respectivement.

L'analyse de 173 patients ayant une LAM et ayant reçu 500 mg d’ivosidenib une fois par jour, en utilisant un modèle concentration -QTc, a prédit un allongement de l’intervalle QTc dépendant de la concentration en ivosidenib d’environ 17,2 ms (IC à 90 % [14,7-19,7]) à la Cmax à l’état d’équilibre. L’analyse de 101 patients ayant un cholangiocarcinome et ayant reçu 500 mg d’ivosidenib une fois par jour a montré un allongement de l’intervalle QTc dépendant de la concentration d’environ 17,2 ms (IC à 90 % [14,3-20,2]) à la Cmax à l’état d’équilibre après l’administration d’une dose quotidienne de 500 mg (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Efficacité et sécurité cliniques

Leucémie aiguë myéloïde nouvellement diagnostiquée en association avec l'azacitidine

L’efficacité et la sécurité d’emploi de Tibsovo ont été évaluées dans une étude clinique multicentrique, randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo (étude AG120-C-009) chez 146 patients adultes ayant une LAM non précédemment traitée et présentant une mutation de l’IDH1, et non éligibles à une chimiothérapie d’induction intensive sur la base d'au moins un des critères suivants : âge de 75 ans ou plus, statut de performance Eastern Cooperative Oncology Group (ECOG) de 2, maladie cardiaque ou pulmonaire sévère, insuffisance hépatique avec bilirubine > 1,5 fois la limite supérieure de la normale, clairance de la créatinine < 45 ml/min, ou autre comorbidité. Une analyse centralisée des mutations génétiques pour confirmer la présence de mutation de l’IDH1 a été réalisée pour tous les patients à partir des échantillons de moelle osseuse et/ou de sang périphérique à l'aide du test Abbott RealTime™ IDH1. Les patients ont été randomisés pour recevoir Tibsovo 500 mg ou le placebo correspondant par voie orale une fois par jour avec de l’azacitidine 75 mg/m²/jour par voie sous- cutanée ou intraveineuse pendant 1 semaine toutes les 4 semaines jusqu’à la fin de l'étude, la progression de la maladie ou une toxicité inacceptable.

L’âge médian des patients traités par Tibsovo a été de 76 ans (intervalle : 58 à 84) ; 58 % étaient des hommes ; 21 % étaient asiatiques, 17 % étaient blancs et cela n'était pas précisé pour 61 % ; l'indice de performance ECOG était de 0 pour 19 % des patients, de 1 pour 44 % et de 2 pour 36 %. 75% des patients présentaient une LAM de novo. Dans l’ensemble, les patients présentaient un risque cytogénétique documenté favorable (4 %), intermédiaire (67 %) ou défavorable/autre (26 %), évalué par les investigateurs selon les directives de pratique clinique en oncologie du NCCN (National Comprehensive Cancer Network) (2017).

L’efficacité a été évaluée sur le critère principal de la survie sans événement (SSE), mesurée à partir de la date de randomisation jusqu’à l’échec du traitement, la rechute après rémission ou le décès toutes causes. L’échec du traitement était défini par la non-obtention d’une rémission complète (RC) à la Semaine 24. La survie globale (SG), le taux de RC, la RC + la RC avec récupération hématologique partielle (RC + RCh) et le taux de réponse objective (TRO) étaient les critères secondaires hiérarchisés d’évaluation de l’efficacité. (Tableau 4 et Figure 1).

Tableau 4 – Résultats d’efficacité chez les patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée en association avec de l’azacitidine

           Critère d’évaluation                Ivosidenib (500 mg/ jour)              Placebo
                                                      + azacitidine                + azacitidine
                                                         N = 72                        N = 74
 SSE, n (%)                                             46 (63,9)                     62 (83,8)
        Échec du traitement                             42 (58,3)                     59 (79,7)
        Rechute                                          3 (4,2)                       2 (2,7)
        Décès                                            1 (1,4)                       1 (1,4)
        Hazard ratio1 (IC à 95 %)                                 0,33 [0,16-0,69]
 SG, n (%)                                              28 (38,9)                     46 (62,2)
        SG médiane (IC à 95 %), mois                24,0 [11,3-34,1]               7,9 [4,1-11,3]
        Hazard ratio1 (IC à 95 %)                                 0,44 [0,27-0,73]
 RC, n (%)                                              34 (47,2)                     11 (14,9)
        IC à 95 %2                                     [35,3-59,3]                   [7,7-25,0]
        Rapport de cotes3 (IC à 95 %)                            4,76 [2,15-10,50]
 Taux RC + RCh, n (%)                                   38 (52,8)                     13 (17,6)
        IC à 95 %2                                     [40,7-64,7]                   [9,7-28,2]
        Rapport de cotes3 (IC à 95 %)                            5,01 [2,32-10,81]
 Taux RC + RCi, n (%)                                   39 (54,2)                     12 (16,2)
         IC à 95 %2                                           [42,0-66,0]                [8,7-26,6]
         Rapport de cotes3 (IC à 95 %)                                 5,90 [2,69-12,97]

IC = intervalle de confiance ; RC = rémission complète ; RCh = rémission complète avec récupération hématologique partielle ; RCi = rémission complète avec récupération hématologique incomplète ; SG = survie globale ; RP = réponse partielle. 1 Le Hazard ratio est estimé à l’aide d’un modèle à risques proportionnels de Cox stratifié par les facteurs de stratification de la randomisation (statut LAM et région géographique) avec placebo + azacitidine comme dénominateur. 2 L’IC du pourcentage est calculé avec la méthode de Clopper-Pearson (binomiale exacte). 3 L’estimation du rapport de cotes de Cochran-Mantel-Haenszel (CMH) est calculée avec placebo + azacitidine comme dénominateur.

Figure 1 : Courbe de Kaplan-Meier de la survie globale (SG)

+ Censuré

AG-120 + azacitidine, médiane (IC à 95 %) = 24,0 [11,3;34,1] Placebo + azacitidine, médiane (IC à 95 %) = 7,9 [4,1;11,3]

Probabilité de survie globale
Nombre de patients à risque
Survie globale (mois) AG120 = ivosidenib

Une analyse actualisée de la SG, effectuée sur 64,2% (N = 95) des événements, a confirmé le bénéfice en termes de survie globale de Tibsovo en association avec l'azacitidine en comparaison au placebo en association avec l'azacitidine, avec une SG médiane de 29,3 mois vs 7,9 mois, respectivement (HR = 0,42 ; IC à 95% : [0,27-0,65]).

Cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique préalablement traité

L’efficacité de Tibsovo a été évaluée dans un essai clinique de phase 3 multicentrique, randomisé (2 : 1), en double aveugle et contrôlé par placebo (essai AG120-C-005) chez 185 patients adultes ayant un cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique avec mutation de l’IDH1 R132, dont la maladie avait progressé après au moins 1 mais pas plus de 2 protocoles de traitement antérieurs incluant au moins un protocole de traitement à base de gemcitabine ou de 5-FU et ayant une espérance de vie égale ou supérieure à 3 mois.

Les patients ont été randomisés pour recevoir soit Tibsovo 500 mg par voie orale une fois par jour soit son placebo correspondant jusqu’à la progression de la maladie ou le développement d’une toxicité inacceptable. La randomisation a été stratifiée en fonction du nombre de traitements antérieurs (1 ou 2). Les patients éligibles randomisés dans le groupe placebo ont été autorisés à rejoindre le groupe Tibsovo après progression radiographique de la maladie selon l’évaluation de l’investigateur. Une analyse centralisée des mutations génétiques pour confirmer la présence de mutation de l’IDH1 a été réalisée pour tous les patients à partir d'une biopsie de tissu tumoral à l'aide du test OncomineTM Dx Target.

L’âge médian était de 62 ans (intervalle : 33 à 83 ans). La majorité des patients étaient des femmes (63 %) ; 57 % étaient blancs ; l'indice de performance ECOG était de 0 pour 37 % des patients et de 1 pour 62 %. Tous les patients avaient reçu au moins 1 ligne antérieure de traitement systémique et 47 % avaient reçu deux lignes antérieures. La plupart des patients présentaient un cholangiocarcinome intrahépatique (91 %) au moment du diagnostic et 92 % présentaient une maladie métastatique. Dans les deux groupes, 70% des patients présentaient une mutation R132C, 15% une mutation R132L, 12% une mutation R132G, 1,6% une mutation R132S et 1,1% une mutation R132H.

Le critère de jugement principal était la survie sans progression (SSP) évaluée par un centre de radiologie indépendant (CRI) selon les critères d’évaluation de la réponse dans les tumeurs solides

(RECIST) v1.1 et définie comme le temps entre la randomisation et la progression de la maladie ou le décès toute cause.

La survie globale (SG) était un critère secondaire d’efficacité. Comme le permettait le protocole, une grande proportion (70,5 %) des patients du groupe placebo a rejoint le groupe Tibsovo après progression radiologique de leur maladie selon l’évaluation de l’investigateur.

Les résultats d’efficacité sont résumés dans le tableau 5.

Tableau 5 – Résultats d’efficacité chez les patients ayant un cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique Ivosidenib

Critère d’évaluation Placebo (500 mg/jour)

Survie sans progression (SSP) selon N = 124 N = 61 l’évaluation du CRI

       Événements, n (%)                                    76 (61)                  50 (82)
                 Progression de la maladie                  64 (52)                  44 (72)
                 Décès                                      12 (10)                  6 (10)
       SSP médiane, mois (IC à 95 %)                     2,7 [1,6-4,2]            1,4 [1,4-1,6]
       Hazard ratio (IC à 95 %)1                                    0,37 [0,25-0,54]

Valeur p 2 < 0,0001 Taux de SSP (%)3

                 6 mois                                      32,0                      NE
                 12 mois                                     21,9                      NE
                                                          Ivosidenib                Placebo

(500 mg/jour)

 Survie globale4                                           N = 126                   N = 61
       Décès, n (%)                                        100 (79)                  50 (82)
       SG médiane (mois, IC à 95 %)                     10,3 [7,8-12,4]          7,5 [4,8-11,1]
       Hazard ratio (IC à 95 %)1                                    0,79 [0,56-1,12]
        Valeur p2                                                        0,093

CRI = Centre de radiologie indépendant ; IC = intervalle de confiance ; NE = non estimable ; 1 Le Hazard ratio est calculé à partir du modèle de régression de Cox stratifié. Le facteur de stratification est le nombre de

lignes de traitement antérieures lors de la randomisation. 2 La valeur p est calculée à partir du test du log-rank unilatéral stratifié sans ajustement pour le changement de groupe

(« cross-over »). Le facteur de stratification est le nombre de lignes de traitement antérieures lors de la randomisation. 3 Selon l’estimation de Kaplan-Meier. Aucun patient randomisé dans le groupe placebo n’a atteint une SSP de 6 mois ou

plus. 4 Les résultats de SG présentés correspondent à l’analyse finale de la SG (basée sur 150 décès ; cut-off des données : 31

mai 2020), qui a eu lieu 16 mois après l’analyse finale de la SSP (cut-off des données : 31 janvier 2019).

Figure 2 : Courbe de Kaplan-Meier de la survie sans progression (SSP) selon le CRI

1.0

0.9

Probabilité de survie sans progression 0.8

0.7

PFS probablity 0.6

0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0.0

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 Survie (mois) Survival (Months) Nombre de patients à risque Number of patients at risk:

        Placebo                                              61    46   11        6       4         1
      Ivosidenib                                            124   105   54       40       36        28        22    16       14      10       9        6        5     4        3         3         2         1       1

+ Ivosidenib + Placebo

Figure 3 : Courbe de Kaplan-Meier de la survie globale 1.0

0.9

0.8

0.7

0.6

Probabilité Survival de survie 0.5

Probability 0.4

0.3

0.2

0.1

0.0

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36 Survie (mois) Survival (Months) Nombre de patients Number of patients à risque at risk:

        Placebo                                             61    50     43          35        29        27        21       18       17      12        8        4         4         2         1         1        1
      Ivosidenib                                            126   113    97          85        72        62        53       48       42      32        25       18        14        10        7         6        5       2

+ Ivosidenib + Placebo

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Tibsovo dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement de la leucémie aiguë myéloïde, et dans le traitement de toutes les pathologies incluses dans la catégorie des tumeurs malignes (à l’exception des tumeurs du système nerveux central, des tumeurs malignes du tissu lymphoïde et hématopoïétique) et dans le traitement des tumeurs malignes du système nerveux central. (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

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5.2Propriétés pharmacocinétiques

Au total, 10 essais cliniques ont contribué à la caractérisation de la pharmacologie clinique d’ivosidenib. Cinq essais ont été menés chez des volontaires sains et trois essais chez des patients ayant une tumeur maligne au stade avancé, dont deux chez des patients ayant un cholangiocarcinome. Deux essais ont été menés chez des patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée et recevant ivosidenib en association à l’azacitidine. Les critères d’évaluation pharmacocinétiques ont été évalués dans le plasma et l’urine. Les critères d’évaluation pharmacodynamiques ont été évalués dans le plasma, l’urine, la biopsie tumorale et la moelle osseuse (uniquement pour les essais réalisés chez les patients ayant une tumeur maligne au stade avancé). La pharmacocinétique à l’équilibre d’ivosidenib 500 mg était similaire chez les patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée et chez ceux ayant un cholangiocarcinome.

Absorption

Après l’administration d’une dose orale unique de 500 mg, le temps médian jusqu’à Cmax (Tmax) est d’environ 2 heures chez les patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée et traités avec ivosidenib en association avec azacitidine et chez les patients ayant un cholangiocarcinome.

Chez les patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée et traités avec ivosidenib (dose quotidienne de 500 mg) en association avec azacitidine, la Cmax moyenne à l’équilibre était de 6 145 ng/ml (CV% : 34) et l’ASC moyenne à l’équilibre était de 106 326 ng·h/ml (CV% : 41).

Chez les patients ayant un cholangiocarcinome, la Cmax moyenne était de 4 060 ng/ml (CV% : 45) après une dose unique de 500 mg et de 4 799 ng/ml (CV% : 33) à l’équilibre pour 500 mg/jour. L’ASC était de 86 382 ng.h/ml (CV% : 34).

Les taux d’accumulation sur une période d’un mois étaient d’environ 1,6 pour l’ASC et 1,2 pour la Cmax chez les patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée et traités avec ivosidenib en association avec azacitidine et d’environ 1,5 pour l’ASC et 1,2 pour la Cmax chez les patients ayant un cholangiocarcinome et recevant ivosidenib à la dose de 500 mg/jour sur une période de 1 mois. Les concentrations plasmatiques à l’équilibre étaient atteintes dans les 14 jours suivant l’administration d’une dose quotidienne unique.

Des augmentations significatives de la Cmax d’ivosidenib (d’environ 98 % ; IC à 90 % [79-119]) et de l’ASCinf (d’environ 25 %) ont été observées après l’administration d’une dose unique au cours d’un repas riche en graisses (environ 900 à 1 000 calories, 56 % à 60 % de lipides) chez des volontaires sains (voir rubrique 4.2).

Distribution

Sur la base d’une analyse pharmacocinétique de population, le volume de distribution apparent moyen d’ivosidenib à l’équilibre (Vc/F) est de 3,20 L/kg (CV% : 47,8) chez les patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée et traités avec ivosidenib en association à azacitidine et de 2.97 l/kg (CV% : 25,9) chez les patients ayant un cholangiocarcinome traité par ivosidenib en monothérapie.

Biotransformation

Ivosidenib est le composant prédominant (> 92 %) de la radioactivité totale dans le plasma de volontaires sains. Il est principalement métabolisé par des voies oxydatives médiées en grande partie par le CYP3A4, avec des contributions mineures des voies de la N-désalkylation et de l'hydrolyse.

Ivosidenib induit le CYP3A4 (y compris son propre métabolisme), le CYP2B6, le CYP2C8, le CYP2C9, et peut induire le CYP2C19 et les UGT. Par conséquent, il pourrait diminuer l’exposition systémique aux substrats de ces enzymes (voir rubriques 4.4, 4.5 et 4.6).

Ivosidenib inhibe la P-gp in vitro et a le potentiel d’induire la P-gp. Par conséquent, il peut modifier l’exposition systémique aux principes actifs qui sont principalement transportés par la P-gp (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Des données in vitro suggèrent qu’ivosidenib, à des concentrations cliniquement pertinentes, a le potentiel d’inhiber l’OAT3, l’OATP1B1 et l’OATP1B3 et qu’il pourrait, par conséquent, augmenter l’exposition systémique aux substrats de l’OAT3, de l’OATP1B1 ou de l’OATP1B3 (voir rubrique 4.5).

Élimination

Chez les patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée et traités avec ivosidenib en association à azacitidine, la clairance apparente moyenne d’ivosidenib à l’équilibre est de 4,6L/h (35 %) avec une demi-vie terminale moyenne de 98 heures (42 %).

Chez les patients ayant un cholangiocarcinome, la clairance apparente moyenne d’ivosidenib à l’équilibre est de 6,1 l/h (31 %) avec une demi-vie terminale moyenne de 129 heures (102 %).

Chez le volontaire sain, 77 % d’une dose orale unique d’ivosidenib sont retrouvés dans les selles, dont 67 % sous forme inchangée. Environ 17 % d’une dose orale unique sont retrouvés dans les urines, dont 10 % sous forme inchangée.

Linéarité/non-linéarité

L’ASC et la Cmax d’ivosidenib augmentent de manière moins que proportionnelle à la dose pour des doses de 200 mg à 1 200 mg une fois par jour (soit 0,4 à 2,4 fois la dose recommandée).

Populations spécifiques

Patients âgés

Aucun effet cliniquement pertinent sur la pharmacocinétique d’ivosidenib n’a été observé chez les patients âgés jusqu’à 84 ans. La pharmacocinétique d’ivosidenib chez les patients de 85 ans ou plus est inconnue (voir rubrique 4.2).

Insuffisance rénale

Aucun effet cliniquement significatif n’a été observé sur la pharmacocinétique d’ivosidenib chez les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée (DFGe ≥ 30 ml/min/1,73 m²). La pharmacocinétique d’ivosidenib chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe < 30 ml/min/1,73 m²) ou nécessitant une dialyse n’est pas connue (voir rubrique 4.2).

Insuffisance hépatique

D’après la classification NCI, aucun effet cliniquement significatif n’a été observé sur la pharmacocinétique d’ivosidenib chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère. La pharmacocinétique d’ivosidenib chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère n’est pas connue chez les patients ayant une LAM nouvellement diagnostiquée ou un cholangiocarcinome (voir rubrique 4.2). Aucune donnée pharmacocinétique n’est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique selon la classification de Child-Pugh.

Autres

Aucun effet cliniquement significatif n’a été observé sur la pharmacocinétique d’ivosidenib en fonction du sexe, de la race, du poids corporel ou de l’indice de performance ECOG.

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5.3Données de sécurité préclinique
Pharmacologie de sécurité

Le potentiel d’allongement du QT par ivosidenib a été mis en évidence dans des études précliniques in vitro et in vivo à des concentrations plasmatiques cliniquement pertinentes.

Toxicité à doses répétées

Dans les études réalisées chez l’animal à des expositions cliniquement pertinentes, ivosidenib a induit des anomalies hématologiques (hypocellularité de la moelle osseuse, déplétion lymphoïde, diminution de la masse des globules rouges associée à une hématopoïèse extra-médullaire au niveau de la rate), une toxicité gastro-intestinale, des anomalies thyroïdiennes (hypertrophie/hyperplasie des cellules folliculaires chez les rats), une toxicité hépatique (élévation des transaminases, augmentation du poids, hypertrophie et nécrose hépatocellulaires chez les rats et hypertrophie hépatocellulaire associée à une augmentation du poids du foie chez les singes) et des anomalies rénales (vacuolisation tubulaire et nécrose chez les rats). Les effets toxiques observés sur le système hématologique, le système gastro-intestinal et les reins étaient réversibles, tandis que les effets toxiques observés sur le foie, la rate et la thyroïde étaient toujours présents à la fin de la période de récupération.

Génotoxicité et carcinogénicité

Ivosidenib n'est pas mutagène ni clastogène dans les tests conventionnels de génotoxicité in vitro et in vivo. Aucune étude de cancérogénèse n’a été réalisée avec ivosidenib.

Toxicité sur la reproduction et le développement

Aucune étude sur la fertilité n’a été réalisée pour ivosidenib. Dans l’étude de toxicité à doses répétées de 28 jours chez le rat, une atrophie utérine a été observée chez la femelle à des niveaux de dose non tolérés d'environ 1,7 fois l’exposition clinique (sur la base de l’ASC), et qui était réversible après une période de récupération de 14 jours. Une dégénérescence testiculaire a été observée chez le mâle à des niveaux de dose non tolérés d'environ 1,2 fois l’exposition clinique (sur la base de l’ASC) chez les animaux euthanasiés prématurément.

Dans des études de développement embryo-fœtal réalisées chez le rat, une diminution du poids corporel des fœtus et un retard de l’ossification du squelette sont apparus en l’absence de toxicité maternelle. Chez le lapin, il a été observé une toxicité maternelle, des avortements spontanés, une diminution du poids corporel des fœtus, une augmentation des pertes après implantation, un retard de l’ossification du squelette et une variation dans le développement viscéral (petite rate). Les études chez l’animal indiquent qu’ivosidenib traverse le placenta et se retrouve dans le plasma fœtal. Chez le rat et le lapin, les doses sans effet nocif observé (NOAEL) pour le développement embryo-fœtal étaient respectivement 0,4 fois et 1,4 fois supérieures à l’exposition clinique (basée sur l’ASC).

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6Données pharmaceutiques

6.1Liste des excipients

Noyau

Cellulose microcristalline Croscarmellose sodique

Succinate d’acétate d’hypromellose Silice colloïdale anhydre Stéarate de magnésium Laurilsulfate de sodium (E487)

Pelliculage

Hypromellose Dioxyde de titane (E171) Lactose monohydraté Triacétine Laque aluminium de carmin d’indigo (E132)

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6.2Incompatibilités

Sans objet.

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6.3Durée de conservation

5 ans.

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6.4Précautions particulières de conservation

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température. Conserver le flacon soigneusement fermé à l’abri de l’humidité.

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6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacon blanc en polyéthylène haute densité (PEHD) avec fermeture en polypropylène (PP) avec sécurité enfants et opercule thermoscellé par induction en polyéthylène (PE). Chaque flacon contient 60 comprimés pelliculés et un dessicant à base de gel de silice dans une cartouche en PEHD.

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6.6Précautions particulières d'élimination

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

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7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché

Les Laboratoires Servier 50, rue Carnot 92284 Suresnes cedex France

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8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché

EU/1/23/1728/001

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9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION

Date de première autorisation: 04 mai 2023

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10Date de mise à jour du texte

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu/.

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Références

Ce produit ailleurs