← Accueil
Recherche…

Winrevair 60 mg, poudre et solvant pour solution injectable

sotaterceptMERCK SHARP & DOHME (PAYS-BAS)CIS 61402622

Délivrance

6 conditions
Qui la prescrit

Prescription hospitalière

Prescription réservée aux spécialistes et services Cardiologie

Prescription réservée aux spécialistes et services Medecine interne

Prescription réservée aux spécialistes et services Pneumologie

Classement

Liste I

Suivi

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement

Évaluation HAS

1 avis

14/05/2025Inscription (CT)Avis de la Commission

SMR important — Le service médical rendu par WINREVAIR (sotatercept) est important dans l’indication de l’AMM.

Alternatives

1 option

Même molécule, autre présentation

Dosage ou forme différents : à apprécier selon la prescription

Même molécule, autre présentation
Winrevair 45 mg, poudre et solvant pour solution injectable

Documents officiels

Mis à jour le 12/08/2026Texte reconstruit depuis le PDF européenVersion officielleUn passage copié emporte sa source

1Dénomination du médicament
Winrevair 45 mg poudre et solvant pour solution injectable

Winrevair 60 mg poudre et solvant pour solution injectable

Signaler une erreur
2Composition qualitative et quantitative
Winrevair 45 mg poudre et solvant pour solution injectable

Chaque flacon contient 45 mg de sotatercept. Après reconstitution, chaque mL de solution contient 50 mg de sotatercept.

Winrevair 60 mg poudre et solvant pour solution injectable

Chaque flacon contient 60 mg de sotatercept. Après reconstitution, chaque mL de solution contient 50 mg de sotatercept.

Sotatercept est une protéine de fusion homodimérique recombinante constituée du domaine extracellulaire du récepteur de l’activine humaine de type IIA (ActRIIA) lié au domaine Fc de l’IgG1 humaine, produite sur cellules ovariennes de hamster chinois (CHO) par la technologie de l’ADN recombinant.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

Signaler une erreur
3Forme pharmaceutique

Poudre et solvant pour solution injectable (poudre pour injection). Poudre : poudre blanche à blanc cassé. Solvant : eau limpide et incolore pour préparations injectables.

Signaler une erreur

4Informations cliniques

4.1Indications thérapeutiques

Winrevair est indiqué en association avec d’autres traitements de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), pour le traitement de l’HTAP chez les patients adultes en classe fonctionnelle (CF) II, III et IV de l’OMS (voir rubrique 5.1).

Signaler une erreur
4.2Posologie et mode d'administration

Le traitement par Winrevair doit être initié et supervisé uniquement par un médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement de l’HTAP.

Posologie

Winrevair est administré en une seule injection sous-cutanée une fois toutes les 3 semaines selon une dose déterminée en fonction du poids du patient (voir ci-dessous).

Dose initiale recommandée Le taux sanguin d’hémoglobine (Hb) et le nombre de plaquettes dans le sang doivent être vérifiés avant la première administration de Winrevair (voir rubrique 4.4). L’initiation du traitement est contre indiquée si le nombre de plaquettes dans le sang est < 50 x 109/L de façon persistante (voir rubrique 4.3).

Le traitement est initié par une dose unique de 0,3 mg/kg (voir Tableau 1).

Tableau 1 : Volume à injecter pour une dose de 0,3 mg/kg

 Intervalle de poids corporel            Volume à injecter                Kit à utiliser
       du patient (kg)                       (mL)*
          30,0–40,8                            0,2
          40,9–57,4                            0,3
          57,5–74,1                            0,4
          74,2–90,8                            0,5                   Kit contenant 1 flacon
          90,9–107,4                           0,6                         de 45 mg
         107,5–124,1                           0,7
         124,2–140,8                           0,8
         140,9–157,4                           0,9
         157,5–174,1                           1,0                   Kit contenant 1 flacon
         174,2–180,0                           1,1                         de 60 mg

*La concentration de la solution reconstituée est de 50 mg/mL (voir rubrique 6.6)

Dose cible recommandée Trois semaines après l’administration d’une dose initiale unique de 0,3 mg/kg, la dose doit être augmentée jusqu’à la dose cible recommandée de 0,7 mg/kg après avoir vérifié que le taux sanguin d’hémoglobine et le nombre de plaquettes dans le sang sont acceptables (voir rubrique 4.2 « Ajustements posologiques en raison d’une augmentation du taux sanguin d’hémoglobine ou d’une diminution du nombre de plaquettes dans le sang »). Le traitement doit être poursuivi à la dose de 0,7 mg/kg toutes les 3 semaines sauf si des ajustements posologiques sont nécessaires.

Tableau 2 : Volume à injecter pour une dose de 0,7 mg/kg

   Intervalle de poids corporel du                Volume à                Kit à utiliser
             patient (kg)                          injecter

(mL)*

                30,0–31,7                             0,4
                31,8–38,9                             0,5
                39,0–46,0                             0,6            Kit contenant 1 flacon
                46,1–53,2                             0,7                  de 45 mg
                53,3–60,3                             0,8
                60,4–67,4                             0,9
                67,5–74,6                             1,0

Kit contenant 1 flacon

74,7–81,7 1,1 de 60 mg

                81,8–88,9                             1,2
                89,0–96,0                             1,3
                96,1–103,2                            1,4
               103,3–110,3                            1,5           Kit contenant 2 flacons
               110,4–117,4                            1,6                  de 45 mg
               117,5–124,6                            1,7
               124,7–131,7                            1,8
               131,8–138,9                            1,9
               139,0–146,0                            2,0
               146,1–153,2                            2,1           Kit contenant 2 flacons
               153,3–160,3                            2,2                  de 60 mg
               160,4–167,4                            2,3
               167,5 et plus                          2,4

*La concentration de la solution reconstituée est de 50 mg/mL (voir rubrique 6.6)

Ajustements posologiques en raison d’une augmentation du taux sanguin d’hémoglobine ou d’une diminution du nombre de plaquettes dans le sang Le taux sanguin d’hémoglobine et le nombre de plaquettes dans le sang doivent être contrôlés avant l’administration des 5 premières doses, et plus longtemps si les valeurs sont instables. Par la suite, ces paramètres doivent être vérifiés tous les 3 à 6 mois et la dose doit être ajustée si nécessaire (voir rubriques 4.4 et 4.8).

L’administration du traitement doit être reportée de 3 semaines (c.-à-d., un report de dose) si l’un des évènements suivants se produit :

  • Augmentation du taux d’Hb > 1,24 mmol/L (2 g/dL) par rapport à la dose précédente et si le taux d’Hb est supérieur à la limite supérieure de la normale (LSN).
  • Augmentation du taux d’Hb > 2,48 mmol/L (4 g/dL) par rapport à la valeur initiale.
  • Augmentation du taux d’Hb > 1,24 mmol/L (2 g/dL) au-dessus de la LSN.
  • Diminution du nombre de plaquettes < 50 x 109/L.

Le taux sanguin d’hémoglobine et le nombre de plaquettes dans le sang doivent être à nouveau mesurés avant de reprendre le traitement.

En cas de report de l’administration du traitement d’une durée supérieure à 9 semaines, le traitement doit être repris à 0,3 mg/kg, et la dose doit être ensuite augmentée à 0,7 mg/kg après avoir vérifié que le taux sanguin d’hémoglobine et le nombre de plaquettes dans le sang sont acceptables.

En cas de report de l’administration du traitement d’une durée supérieure à 9 semaines dû à la persistance d’un nombre de plaquettes dans le sang < 50 x 109/L, le médecin doit réévaluer le rapport bénéfice/risque pour le patient avant de reprendre le traitement.

Dose oubliée

En cas d’oubli d’une injection, celle-ci doit être réalisée dès que possible. Si la dose oubliée n’est pas administrée dans les 3 jours suivant la date prévue, ajuster le schéma posologique afin de maintenir des intervalles de 3 semaines entre chaque administration.

Personnes âgées Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients âgés de ≥ 65 ans (voir rubrique 5.2).

Insuffisance rénale Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en cas d’insuffisance rénale (voir rubrique 5.2). Des données limitées sont disponibles sur l’utilisation du sotatercept chez les patients atteints d’HTAP présentant une insuffisance rénale sévère (débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) < 30 mL/min/1,73 m2).

Insuffisance hépatique Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en cas d’insuffisance hépatique (classification de Child-Pugh A à C). Sotatercept n’a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2).

Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de Winrevair chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration

Chaque flacon ou seringue préremplie de Winrevair est à usage unique.

Le produit doit être reconstitué avant utilisation. Le médicament reconstitué est une solution limpide à opalescente et incolore à légèrement jaune-brunâtre.

Winrevair doit être administré en injection sous-cutanée au niveau de l’abdomen (à au moins 5 cm du nombril), du haut du bras, ou du haut de la cuisse. Il ne doit pas être injecté dans une zone cicatricielle, sensible, ou lésée. Les administrations consécutives ne doivent pas être réalisées au même site d’injection. Winrevair poudre et solvant pour solution injectable doit être utilisé sous la supervision d’un professionnel de santé (PDS). Les patients et les aidants peuvent administrer le médicament si la situation le permet à condition qu’ils aient bénéficié d’une formation par un professionnel de santé sur la façon de reconstituer, préparer, mesurer et injecter Winrevair poudre et solvant pour solution injectable. Le professionnel de santé doit vérifier lors d’une visite ultérieure, peu de temps après la formation, que le patient ou l’aidant peut effectuer toutes les étapes correctement. Le professionnel de santé doit également envisager de reconfirmer la technique d’administration du patient ou de l’aidant en cas de modification de la dose, si un kit différent doit être utilisé, en cas de polyglobulie (voir rubrique 4.4), ou à tout moment selon son appréciation.

Voir la rubrique 6.6 pour les instructions détaillées concernant la préparation et l’administration appropriées de Winrevair.

Signaler une erreur
4.3Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Patients ayant un nombre de plaquettes dans le sang < 50 x 109/L persistant avant l’initiation du traitement.

Signaler une erreur
4.4Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Traçabilité

Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

Polyglobulie

Des augmentations du taux sanguin d’hémoglobine ont été observées chez des patients pendant le traitement par sotatercept. Une polyglobulie sévère peut augmenter le risque d’événements thromboemboliques et de syndrome d’hyperviscosité. La prudence est requise chez les patients présentant une polyglobulie et un risque accru d’événements thromboemboliques. L’hémoglobinémie doit être contrôlée avant chaque administration pour les 5 premières doses, et plus longtemps si les valeurs sont instables. Par la suite, ces paramètres doivent être vérifiés tous les 3 à 6 mois afin de déterminer si des ajustements posologiques sont nécessaires (voir rubriques 4.2 et 4.8). En cas de survenue d’une polyglobulie, le professionnel de santé doit réévaluer les modalités d’administration du patient ou de l’aidant.

Thrombocytopénie sévère

Une diminution du nombre de plaquettes sanguines, incluant une thrombocytopénie sévère (nombre de plaquettes dans le sang < 50 x 109/L) ont été observées chez certains patients traités par sotatercept. La thrombocytopénie a été rapportée plus fréquemment chez les patients recevant également un traitement par la prostacycline par voie parentérale (7,7% à 24,5%) que chez les patients non traités par la prostacycline par voie parentérale (0,0% à 3,7%) (voir rubrique 4.8). Une thrombocytopénie sévère peut augmenter le risque de saignements. Le nombre de plaquettes dans le sang doit être contrôlé avant chaque administration pour les 5 premières doses, et plus longtemps si les valeurs sont instables. Par la suite, ces paramètres doivent être vérifiés tous les 3 à 6 mois afin de déterminer si des ajustements posologiques sont nécessaires (voir rubrique 4.2).

Saignements graves

Dans les études cliniques, des saignements graves (incluant des hémorragies gastro-intestinales et intracrâniennes) ont été observés chez 4,3% à 7,0% des patients au cours du traitement par sotatercept (voir rubrique 4.8). Les patients présentant des saignements graves étaient plus susceptibles d’être traités par prostacycline et/ou par antithrombotiques, présentaient un faible nombre de plaquettes dans le sang, ou étaient âgés de 65 ans ou plus. Les patients doivent être informés de tout signe et symptôme de saignement. Un médecin doit évaluer et traiter les saignements en conséquence. Sotatercept ne doit pas être administré si le patient présente un saignement grave.

Limites des données cliniques

Les études cliniques n’ont pas inclus de participants atteints d’HTAP associée au virus de l’immunodéficience humaine (VIH), à une hypertension portale, à une schistosomiase, ou à une maladie veino-occlusive pulmonaire (MVOP).

Excipients à effet notoire

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Ce médicament contient 0,20 mg de polysorbate 80 par mL de solution reconstituée. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques.

Signaler une erreur
4.5Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.

Signaler une erreur
4.6Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer

Un test de grossesse est recommandé avant le début du traitement chez les femmes en âge de procréer. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et au moins jusqu’à 4 mois après la dernière administration en cas d’arrêt du traitement (voir rubrique 5.3).

Grossesse

Il n’existe pas de données sur l’utilisation du sotatercept chez la femme enceinte. Les études menées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (augmentations des pertes post- implantatoires, réduction du poids fœtal et retards d’ossification) (voir rubrique 5.3).

Winrevair n’est pas recommandé pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception.

Allaitement

On ne sait pas si sotatercept/ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons allaités ne peut être exclu.

L’allaitement doit être arrêté pendant le traitement et durant 4 mois après la dernière dose du traitement.

Fertilité

Au vu des observations chez l’animal, sotatercept peut altérer la fertilité féminine et masculine humaine (voir rubrique 5.3).

Signaler une erreur
4.7Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sotatercept n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Signaler une erreur
4.8Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans les études STELLAR, ZENITH ou HYPERION (fréquence la plus élevée parmi les études) étaient : épistaxis (45,3%), céphalées (26,7 %), télangiectasies (26,3%), diarrhée (25,6%), augmentation de l’hémoglobine (15,1 %), thrombocytopénie (15,1%), sensations vertigineuses (14,7%), lombalgie (14 %), éruption cutanée (12,3%), saignement gastro-intestinal (11,6 %) et saignement gingival (10,5 %).

Les effets indésirables graves les plus fréquemment rapportés étaient : thrombocytopénie (< 1,2%), épistaxis (< 1,2%) et sensations vertigineuses (< 1,2%).

Les effets indésirables les plus fréquents ayant conduit à l’arrêt du traitement étaient : épistaxis et télangiectasies.

Liste tabulée des effets indésirables

La sécurité du sotatercept a été évaluée dans les études de phase 3 STELLAR, ZENITH et HYPERION contrôlées contre placebo, qui incluaient respectivement 163, 86 et 160 patients présentant une HTAP traitée par sotatercept (voir rubrique 5.1). La durée médiane de traitement par sotatercept était de 313 jours dans l’étude STELLAR, 434,5 jours dans l’étude ZENITH et 442,5 jours dans l’étude HYPERION.

Le Tableau 3 présente les effets indésirables rapportés avec sotatercept dans les études cliniques contrôlées contre placebo et dans le cadre de la surveillance depuis la commercialisation. Ils sont répertoriés par classe de systèmes d’organes MedDRA et par fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles depuis la commercialisation).

Tableau 3 : Effets indésirables

Classe de systèmes Fréquence Effet indésirable d’organes

    Infections et infestations         Fréquent                                             Infection urinaire
    Affections                         Très fréquent                                        Thrombocytopénie1,2
    hématologiques et du                                                                    Augmentation du taux sanguin
    système lymphatique                                                                     d’hémoglobine1
    Affections du système              Très fréquent                                        Sensations vertigineuses
    nerveux                                                                                 Céphalées
    Affections cardiaques              Fréquence indéterminée                               Epanchement péricardique1
    Affections respiratoires,          Très fréquent                                        Epistaxis
    thoraciques et                     Peu fréquent                                         Shunt intrapulmonaire3

médiastinales

    Affections                         Très fréquent                                        Diarrhée
    gastrointestinales                                                                      Saignement gingival4

Saignement gastro-intestinal4,5

                                       Fréquent                                             Angiectasies du colon
    Affections de la peau et           Très fréquent                                        Télangiectasies1
    du tissu sous-cutané                                                                    Eruption cutanée
                                       Fréquent                                             Erythème

Hypopigmentation cutanée

Affections musculo- Très fréquent Lombalgie4 squelettiques et du tissu conjonctif

Troubles généraux et Fréquent Prurit au site d’injection anomalies au site d’administration

Investigations Fréquent Augmentation de la pression artérielle1,6 1 Voir la description des effets indésirables sélectionnés 2 Inclut « thrombocytopénie » et « diminution du nombre de plaquettes dans le sang » 3 Voir « Données de sécurité à long terme » 4 La catégorie de fréquence est basée sur l’étude ZENITH 5 Inclut « hémorragie gastro-intestinale », « hémorragie gastro-intestinale haute », « hématémèse », « hémorragie gastro-intestinale basse », « hématochézie », « hémorragie rectale », « méléna » et « gastrite hémorragique » 6 Inclut « hypertension », « augmentation de la pression artérielle diastolique » et « augmentation de la pression artérielle »

Description des effets indésirables sélectionnés

Augmentation du taux sanguin d’hémoglobine Dans l’étude STELLAR, des augmentations de l’hémoglobinémie (« augmentation du taux sanguin d’hémoglobine » et « polyglobulie ») ont été rapportées chez 8,6 % des patients traités par sotatercept. D’après l’analyse des données biologiques, des augmentations modérées (> 1,24 mmol/L (2 g/dL) au- dessus de la LSN) sont survenues chez 15,3% des patients traités.

Dans l’étude ZENITH, une augmentation de l’hémoglobinémie a été rapportée chez 15,1 % des patients traités par sotatercept. D’après l’analyse des données biologiques, des augmentations modérées du taux d’hémoglobine sont survenues chez 7,1 % des patients traités par sotatercept.

Dans l’étude HYPERION, une augmentation de l’hémoglobinémie a été rapportée chez 11,3 % des patients traités par sotatercept. D’après l’analyse des données biologiques, des augmentations modérées du taux d’hémoglobine sont survenues chez 5,7 % des patients traités par sotatercept.

Les augmentations du taux sanguin d’hémoglobine étaient gérées par des ajustements posologiques (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Thrombocytopénie Dans l’étude STELLAR, une thrombocytopénie (« thrombocytopénie » et « diminution du nombre de plaquettes dans le sang ») a été rapportée chez 10,4 % des patients traités par sotatercept. Une réduction sévère du nombre de plaquettes dans le sang < 50 x 109/L est survenue chez 3,1 % des patients traités. La thrombocytopénie était rapportée plus fréquemment chez les patients traités par la prostacycline par voie parentérale (21,5 %) comparativement aux patients non traités par la prostacycline par voie parentérale (3,1 %).

Dans l’étude ZENITH, une thrombocytopénie a été rapportée chez 15,1 % des patients traités par sotatercept. Une réduction sévère du nombre de plaquettes dans le sang < 50 x 109/L est survenue chez 6,0 % des patients traités par sotatercept. La thrombocytopénie était rapportée uniquement chez les patients également traités par prostacycline par voie parentérale (24,5 %).

Dans l’étude HYPERION, une thrombocytopénie a été rapportée chez 4,4 % des patients traités par sotatercept. Aucune réduction sévère du nombre de plaquettes sanguines < 50 x 109/L n’est survenue chez des patients traités par sotatercept. La thrombocytopénie était rapportée plus fréquemment chez les patients également traités par prostacycline par voie parentérale (7,7 %) comparativement aux patients non traités par une prostacycline par voie parentérale (3,7 %).

La thrombocytopénie était gérée par des ajustements posologiques (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Télangiectasies Dans l’étude STELLAR, des télangiectasies ont été observées chez 16,6 % des patients traités par sotatercept. Le délai médian d’apparition était de 18,6 semaines. Les arrêts de traitement dus à des télangiectasies étaient de 1 % dans le groupe sotatercept.

Dans l’étude ZENITH, des télangiectasies ont été observées chez 25,6 % des patients traités par sotatercept. Le délai médian d’apparition était de 12,8 semaines. Il n’y a eu aucun arrêt de traitement dû à la survenue de télangiectasies dans le groupe sotatercept.

Dans l’étude HYPERION, des télangiectasies ont été observées chez 26,3 % des patients traités par sotatercept. Le délai médian d’apparition était de 19,6 semaines. Les arrêts de traitement dus à des télangiectasies étaient de 0,6 % dans le groupe sotatercept.

Augmentation de la pression artérielle Dans l’étude STELLAR, une augmentation de la pression artérielle a été rapportée chez 4,3 % des patients traités par sotatercept. A la semaine 24, la pression artérielle systolique moyenne a augmenté

de 2,2 mmHg par rapport à l’inclusion et la pression artérielle diastolique moyenne a augmenté de 4,9 mmHg.

Dans l’étude ZENITH, une augmentation de la pression artérielle a été rapportée chez 2,3 % des patients traités par sotatercept. A la semaine 24, la pression artérielle systolique moyenne a augmenté de 3,1 mmHg par rapport à l’inclusion et la pression artérielle diastolique moyenne a augmenté de 5,1 mmHg.

Dans l’étude HYPERION, une augmentation de la pression artérielle a été rapportée chez 6,9 % des patients traités par sotatercept. A la semaine 24, la pression artérielle systolique moyenne a augmenté de 3,6 mmHg par rapport à l’inclusion et la pression artérielle diastolique moyenne a augmenté de 4,5 mmHg.

Epanchement péricardique Des cas d’apparition ou d’aggravation d’épanchements péricardiques (y compris de tamponnade cardiaque) survenus malgré une amélioration ou une stabilisation de l’hémodynamique de l’HTAP, ont été rapportés chez des patients traités par sotatercept. La plupart des cas ont été rapportés chez des patients présentant une HTAP associée à une connectivite, ou à un épanchement péricardique préexistant, ou aux deux ; la plupart recevaient également un analogue de la prostacycline.

Personnes âgées

A l’exception des événements hémorragiques (groupe d’événements indésirables d’intérêt clinique), aucune différence n’a été observée en termes de données de sécurité entre le sous-groupe des personnes âgées de < 65 ans et le sous-groupe des personnes âgées de ≥ 65 ans.

Dans l’étude STELLAR, les événements hémorragiques sont survenus plus fréquemment dans le sous- groupe sotatercept des patients plus âgés (52 % contre 31,9 % chez les patients âgés de < 65 ans). Toutefois, il n’a pas été observé de déséquilibre notable pour un événement hémorragique spécifique entre les catégories d’âge. Des saignements graves sont survenus chez 3,6 % des patients âgés de < 65 ans et chez 8,0 % des patients âgés de ≥ 65 ans traités par sotatercept.

Dans l’étude ZENITH, les événements hémorragiques sont survenus plus fréquemment dans le sous- groupe sotatercept des patients plus âgés (73,3 % contre 60,7 % chez les patients âgés de < 65 ans). Des saignements graves sont survenus chez 3,6 % des patients âgés de < 65 ans et chez 13,3 % des patients âgés de ≥ 65 ans traités par sotatercept.

Dans l’étude HYPERION, les événements hémorragiques sont survenus plus fréquemment dans le sous-groupe sotatercept des patients plus âgés (55,9 % contre 38 % chez les patients âgés de < 65 ans). Des saignements graves sont survenus chez 2,2 % des patients âgés de < 65 ans et chez 13,2 % des patients âgés de ≥ 65 ans traités par sotatercept.

Données de sécurité à long terme

Les données groupées de sécurité à long terme proviennent de 431 patients ayant participé aux études de phase II et de phase III (PULSAR, SPECTRA et STELLAR). Une majorité de ces patients ont poursuivi le traitement dans SOTERIA, une étude de suivi en ouvert, en cours, sur la sécurité et l’efficacité à long terme du sotatercept. La durée moyenne d’exposition était de 173 semaines, avec une exposition maximale de 355 semaines. Le profil de sécurité était généralement similaire à celui observé dans l’étude pivot STELLAR. Un shunt intrapulmonaire de droite à gauche a été rapporté chez des participants ayant présenté une aggravation de l’hypoxémie malgré une amélioration de l’hémodynamique de l’HTAP.

Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V*.

Signaler une erreur
4.9Surdosage

Dans une étude de phase I chez les volontaires sains, un participant ayant reçu une dose de 1 mg/kg de sotatercept a présenté une augmentation du taux sanguin d’hémoglobine associée à une hypertension artérielle systémique symptomatique qui s’est améliorée avec une phlébotomie.

En cas de surdosage chez un patient atteint d’HTAP, les augmentations du taux sanguin d’hémoglobine et de la pression artérielle systémique doivent être étroitement surveillées avec une prise en charge adaptée (voir rubriques 4.2 et 4.4). Sotatercept n’est pas dialysable par hémodialyse.

Signaler une erreur

5Propriétés pharmacologiques

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : antihypertenseurs, antihypertenseurs pour l’hypertension artérielle pulmonaire. Code ATC : C02KX06

Mécanisme d’action

Sotatercept est un inhibiteur de la signalisation de l’activine avec une sélectivité élevée pour l’Activine-A, une glycoprotéine dimérique qui appartient à la superfamille de ligands du facteur de croissance transformant β (TGF-β). L’Activine-A se lie au récepteur de l’activine de type IIA (ActRIIA) qui régule la signalisation clé de l’inflammation, de la prolifération cellulaire, de l’apoptose et de l’homéostasie tissulaire.

Les taux d’Activine-A sont augmentés chez les patients atteints d’HTAP. La liaison de l’activine à l’ActRIIA favorise la signalisation proliférative tandis que la signalisation antiproliférative du récepteur de la protéine morphogénétique osseuse de type II (BMPRII) diminue. Le déséquilibre de la signalisation ActRIIA-BMPRII sous-jacent à l’HTAP entraîne une hyperprolifération des cellules vasculaires, provoquant un remodelage pathologique de la paroi artérielle pulmonaire, un rétrécissement de la lumière artérielle, une augmentation des résistances vasculaires pulmonaires, et conduit à une augmentation de la pression artérielle pulmonaire et à un dysfonctionnement du ventricule droit.

Sotatercept est une protéine de fusion homodimérique recombinante du récepteur de l’activine de type IIA-Fc (ActRIIA-Fc), qui agit comme un piège à ligands séquestrant l’excès d’Activine-A et d’autres ligands d’ActRIIA afin d’inhiber la signalisation de l’activine. En conséquence, sotatercept rééquilibre la signalisation pro-proliférative (médiée par ActRIIA/Smad2/3) et antiproliférative (médiée par BMPRII/Smad1/5/8), pour moduler la prolifération vasculaire.

Effets pharmacodynamiques

Une étude clinique de phase II (PULSAR) a évalué les résistances vasculaires pulmonaires (RVP) chez des patients atteints d’HTAP après 24 semaines de traitement par sotatercept. La diminution des RVP par rapport à l’inclusion était significativement plus importante dans les groupes sotatercept 0,7 mg/kg et 0,3 mg/kg que dans le groupe placebo. La différence moyenne des moindres carrés (MC) ajustée au placebo par rapport à l’inclusion était de -269,4 dyn*s/cm5 (IC à 95 % : -365,8 ; -173,0) pour le groupe sotatercept 0,7 mg/kg et de -151,1 dyn*s/cm5 (IC à 95 % : -249,6 ; -52,6) pour le groupe sotatercept 0,3 mg/kg.

Dans des modèles d’HTAP chez le rat, un analogue du sotatercept a réduit l’expression des marqueurs pro-inflammatoires au niveau de la paroi artérielle pulmonaire, a réduit le recrutement de leucocytes, a inhibé la prolifération des cellules endothéliales et des cellules musculaires lisses et a favorisé leur apoptose dans le système vasculaire affecté. Ces modifications cellulaires étaient associées à un

amincissement de la paroi des vaisseaux, à une inversion du remodelage artériel et ventriculaire droit et à une amélioration de l’hémodynamique.

Immunogénicité Des anticorps anti-médicament (ADA) ont été détectés chez 27 % des patients traités par sotatercept dans l’étude STELLAR, 43% des patients dans l’étude ZENITH et 40 % des patients dans l’étude HYPERION. Aucun impact des ADA sur la pharmacocinétique, l'efficacité ou la sécurité n'a été observé.

Efficacité et sécurité cliniques

Etude STELLAR L’efficacité du sotatercept a été évaluée chez des patients adultes atteints d’HTAP dans l’étude pivot STELLAR. STELLAR était une étude clinique, en double aveugle, contrôlée contre placebo, multicentrique et en groupes parallèles, dans laquelle 323 patients atteints d’HTAP (CF II ou III de l’OMS) ont été randomisés selon un rapport de 1:1 pour recevoir sotatercept (dose initiale de 0,3 mg/kg augmentée jusqu’à la dose cible de 0,7 mg/kg) (n = 163) ou le placebo (n = 160), administré par voie sous-cutanée une fois toutes les 3 semaines. Les patients ont continué leur traitement au cours de la période de traitement à long terme en double aveugle jusqu’à ce que tous les patients aient terminé la Semaine 24.

Les participants à cette étude étaient des adultes d’un âge médian de 48,0 ans (intervalle : 18 à 82 ans), parmi lesquels 16,7 % étaient âgés de ≥ 65 ans. Le poids médian était de 68,2 kg (intervalle : 38,0 à 141,3 kg) ; 89,2 % des participants étaient Blancs et 79,3 % n’étaient pas Hispaniques ou Latino ; et 79,3 % étaient des femmes. Les étiologies de l’HTAP les plus fréquentes étaient l’HTAP idiopathique (58,5 %), l’HTAP héritable (18,3 %), et l’HTAP associée à une connectivite (14,9 %), l’HTAP associée à une cardiopathie congénitale simple avec shunts systémico-pulmonaires corrigés (5 %) ou à une HTAP induite par des médicaments ou des toxiques (3,4 %). La durée moyenne entre le diagnostic d’HTAP et la sélection était de 8,76 ans.

La plupart des participants recevait soit un traitement de l’HTAP en trithérapie (61,3 %) ou en bithérapie (34,7 %) et plus d’un tiers (39,9 %) recevait de la prostacycline par voie parentérale. La proportion de patients en classe fonctionnelle II de l’OMS était de 48,6 % et celle des patients en classe fonctionnelle III de l’OMS était de 51,4 %. L’étude STELLAR excluait les patients atteints d’HTAP associée au VIH, d’HTAP associée à une hypertension portale, d’HTAP associée à une schistosomiase et de MVOP.

Le critère principal d’évaluation de l’efficacité était la distance parcourue au test de marche de 6 minutes (TM6) de l’inclusion à la Semaine 24. Dans le groupe traité par sotatercept, la variation médiane de la distance parcourue au TM6 ajustée au placebo de l’inclusion à la Semaine 24 était de 40,8 mètres (IC à 95 % : 27,5–54,1 ; p < 0,001). La variation médiane de la distance parcourue au TM6 ajustée au placebo à la Semaine 24 a également été évaluée dans des sous-groupes. L’effet du traitement était cohérent parmi les différents sous-groupes, incluant le sexe, le sous-groupe de diagnostic de l’HTAP, le traitement de fond à l’inclusion, le traitement par prostacycline par voie parentérale à l’inclusion, la classe fonctionnelle de l’OMS et les RVP à l’inclusion.

Les critères d’évaluation secondaires incluaient les améliorations d’un critère composite multiple (MCI), les RVP, le peptide natriurétique de type N-terminal pro-B (NT-proBNP), la CF de l’OMS, le délai jusqu’à la survenue d’un décès ou d’un premier événement d’aggravation clinique.

Le MCI était un critère d’évaluation prédéfini mesuré par la proportion de patients atteignant les trois critères suivants à la Semaine 24 par rapport à l’inclusion : amélioration de la distance parcourue au TM6 (augmentation ≥ 30 m), amélioration du NT-proBNP (diminution du NT-proBNP ≥ 30 % ou maintien/atteinte d’un taux de NT-proBNP < 300 ng/L), et amélioration de la classe fonctionnelle de l’OMS ou maintien en classe fonctionnelle II.

La progression de la maladie a été mesurée par le délai jusqu’à la survenue d’un décès ou d’un premier événement d’aggravation clinique. Les événements d’aggravation clinique incluaient une inscription sur liste d’attente de transplantation pulmonaire et/ou cardiaque liée à une aggravation, la nécessité d’initier un traitement de secours avec un traitement approuvé de l’HTAP ou la nécessité d’augmenter la dose de prostacycline par voie parentérale de ≥ 10 %, la nécessité d’une septostomie auriculaire, une hospitalisation pour aggravation de l’HTAP (≥ 24 heures), ou une détérioration de l’HTAP (aggravation de la classe fonctionnelle de l’OMS et diminution de la distance parcourue au TM6 de ≥ 15 %, les deux événements survenant en même temps ou à distance l’un de l’autre). Les événements d’aggravation clinique et les décès ont été enregistrés jusqu’à ce que le dernier patient ait effectué la visite de la Semaine 24 (données jusqu’à la date d’arrêt de collecte des données ; durée d’exposition médiane de 33,6 semaines).

A la Semaine 24, 38,9 % des patients traités par sotatercept ont présenté une amélioration du MCI contre 10,1 % dans le groupe placebo (p < 0,001). La différence médiane des RVP entre les deux groupes sotatercept et placebo était de -234,6 dyn*s/cm5 (IC à 95 % : -288,4, -180,8 ; p < 0,001). La différence médiane du NT-proBNP entre les deux groupes sotatercept et placebo était de -441,6 pg/mL (IC à 95 % : -573,5, -309,6 ; p < 0,001). Une amélioration de la classe fonctionnelle de l’OMS par rapport à l’inclusion a été observée chez 29 % des patients sous sotatercept contre 13,8 % sous placebo (p < 0,001).

Le traitement par sotatercept a entraîné une réduction de 82 % (HR 0,182, IC à 95% 0,075, 0,441 ; p < 0,001) de la survenue de décès ou d’événements d’aggravation clinique par rapport au placebo (voir Tableau 4). L’effet du traitement par sotatercept par rapport au placebo a débuté à la Semaine 10 et s’est maintenu pendant toute la durée de l’étude.

Tableau 4 : Décès ou événement d’aggravation clinique dans l’étude STELLAR

                                                                                      Sotatercept                    Placebo
                                                                                       (N = 163)                    (N = 160)
Nombre total de patients décédés ou ayant présenté au moins                             7 (4,3)                     29 (18,1)

un événement d’aggravation clinique, n (%) Evaluation du décès ou survenue d’un premier événement d’aggravation clinique*, n (%)

        Décès                                                                             2 (1,2)                      6 (3,8)
        Inscription sur liste de transplantation pulmonaire et/ou                         1 (0,6)                      1 (0,6)

cardiaque liée à une aggravation

        Nécessité d’une septostomie auriculaire                                           0 (0,0)                      0 (0,0)
        Hospitalisation liée à l’HTAP (≥ 24 heures)                                       0 (0,0)                      8 (5,0)
        Détérioration de l’HTAP†                                                          4 (2,5)                     15 (9,4)

* Un patient peut avoir plus d’une évaluation enregistrée pour leur premier événement d’aggravation clinique. Il y a eu deux patients recevant le placebo et aucun patient recevant sotatercept qui ont eu plus d’une évaluation enregistrée pour leur premier événement d’aggravation clinique. Cette analyse excluait la composante « nécessité d’initier un traitement de secours avec un traitement approuvé de l’HTAP ou nécessité d’augmenter la dose de prostacycline par voie parentérale de 10 % ou plus ». † La détérioration de l’HTAP est définie par la survenue des deux événements suivants à tout moment, même s’ils ont commencé à des moments différents, par rapport à leurs valeurs à l’inclusion : (a) aggravation de la classe fonctionnelle de l’OMS (II à III, III à IV, II à IV, etc.) ; et (b) diminution de la distance parcourue au TM6 de ≥ 15 % (confirmée par deux TM6 à au moins 4 heures d’intervalle mais sans dépasser une semaine). N = nombre de patients dans la population FAS ; n = nombre de patients dans la catégorie. Les pourcentages sont calculés sous forme de (n/N)*100.

Etude ZENITH L'efficacité du sotatercept a été évaluée chez des patients adultes atteints d'HTAP en CF III ou IV de l'OMS à haut risque de mortalité dans l'étude ZENITH. ZENITH était une étude clinique en double aveugle, contrôlée contre placebo, multicentrique, en groupes parallèles dans laquelle 172 patients ont été randomisés selon un rapport de 1:1 pour recevoir sotatercept (dose initiale de 0,3 mg/kg augmentée jusqu'à la dose cible de 0,7 mg/kg) (n = 86) ou le placebo (n = 86) administré par voie sous-cutanée

une fois toutes les 3 semaines. Les patients qui n'ont pas présenté d'événement du critère composite principal sont restés dans la période de traitement en double aveugle contrôlée contre placebo, tandis que les patients qui ont présenté un événement d'hospitalisation de ≥ 24 heures liée à l'aggravation de l'HTAP étaient éligibles à l’inclusion dans l'étude ouverte de suivi à long terme (LFTU) SOTERIA.

Les participants à l'étude ZENITH étaient des adultes. L’âge médian des participants était de 57,5 ans (intervalle : 18 à 75 ans) et 29,1 % d’entre eux étaient âgés de ≥ 65 ans, 76,7 % étaient des femmes, 86,6 % étaient Blancs et 87,8 % n’étaient pas Hispaniques ou Latino. Les étiologies de l’HTAP étudiées étaient l'HTAP idiopathique (50,0 %), l’HTAP associée à une connectivite (27,9 %), l’HTAP héritable (10,5 %), l’HTAP induite par des médicaments ou des toxiques (6,4 %) et l’HTAP associée à des shunts congénitaux corrigés (5,2 %). La durée moyenne entre le diagnostic d'HTAP et la sélection était de 7,68 ans. Les participants recevaient soit un traitement de l’HTAP en trithérapie (72,1 %) soit en bithérapie (27,9 %) et 59,3 % recevait de la prostacycline par voie parentérale. La proportion de participants en CF III de l’OMS était de 74,4 % et celle en CF IV de l'OMS était de 25,6 %. Le score de risque REVEAL Lite 2 était < 9 pour 2,3 % des participants, de 9 à 10 pour 67,4 % des participants et ≥ 11 pour 30,2 % des participants. L'étude ZENITH excluait les patients atteints d’HTAP associée au VIH, d’HTAP associée à une hypertension portale, une maladie veino-occlusive pulmonaire (MVOP) ou une hémangiomatose capillaire pulmonaire ou des signes évidents d'atteinte capillaire et/ou veineuse.

Le critère principal d'évaluation de l'efficacité était le délai jusqu’à la survenue du premier événement de décès toute cause confondue, d’une transplantation pulmonaire, ou d’une hospitalisation de ≥ 24 heures pour aggravation de l’HTAP. Le traitement par sotatercept a entraîné une réduction de 76 % (HR : 0,24 ; IC à 95 % : 0,13, 0,43 ; p < 0,0001) de la survenue du premier événement du critère composite principal (voir tableau 5). Moins de participants dans le groupe de traitement par sotatercept (15 [17,4 %]) ont présenté un événement du critère composite principal à la date de cutoff comparé au groupe placebo (47 [54,7 %]).

Le délai médian jusqu’au premier événement était de 9,6 mois (IC à 95 % : 6,2 ; 14,8) dans le groupe placebo. Les courbes de Kaplan-Meier ont commencé à se séparer vers la semaine 5, et la séparation s'est accentuée pendant le reste de l'étude (voir figure 1). L’effet du traitement était cohérent parmi les différents sous-groupes, incluant l’âge, le sexe, le sous-groupe de l’HTAP (associée à une connectivite versus non associée à une connectivite), la CF de l’OMS, le traitement de fond à l’inclusion en bithérapie contre trithérapie, le traitement par prostacycline par voie parentérale à l’inclusion, les RVP à l’inclusion et le DFGe à l’inclusion.

Tableau 5: composants du critère de jugement principal dans l’étude ZENITH

Sotatercept Placebo Hazard ratio

                                                          (N = 86)   (N = 86)  (IC à 95 %)
                                                           n (%)      n (%)      p-valuea

Nombre (%) de participants avec ≥ 1 événement du critère 15 (17,4) 47 (54,7) 0,24 (0,13; 0,43)

principal survenu pendant ou après ZENITH < 0,0001

Premier événement du critère de jugement principal composite, par composantb

    Décès toute cause confondue c                                 6 (7,0)      3 (3,5)
    Transplantation pulmonaire                                    1 (1,2)      1 (1,2)
    Hospitalisation de ≥ 24 heures pour aggravation de            8 (9,3)     43 (50,0)

l’HTAP Participants ayant présenté au moins un des événements des composants du critère composited

    Décès toute cause confondue c,e                               7 (8,1)     13 (15,1)
    Transplantation pulmonaire                                    1 (1,2)      6 (7,0)
    Hospitalisation de ≥ 24 heures pour aggravation de            8 (9,3)     43 (50,0)

l’HTAP a L'analyse du critère composite principal inclut la première survenue d'un événement de morbidité-mortalité adjudiqué jusqu'à la date de cutoff. Tous les décès survenus avant cette date sont inclus, qu’ils aient été ou non adjudiqués et qu’ils soient intervenus pendant ou après l’étude ZENITH. b Les participants ayant présenté > 1 composant sont comptabilisés uniquement pour le composant survenu en premier.

c Inclut tous les décès jusqu’à date de cutoff, à l’exception de ceux survenus après une transplantation pulmonaire ou suite à

l’inclusion dans l’étude SOTERIA. d Présente chaque composant du critère composite principal comme un résultat distinct. Un participant peut figurer sur

plusieurs lignes si plusieurs événements répondant à la définition du critère principal ont été observés. e Correspond au premier critère secondaire de l’étude ZENITH.

Figure 1 : Courbe de Kaplan-Meier du délai jusqu’à la survenue du premier événement de décès toute cause confondue, d’une transplantation pulmonaire ou d’une hospitalisation de ≥ 24 heures pour aggravation de l’HTAP pour l’étude ZENITH

Sotatercept Placebo
Proportion sans évènement

+ Censuré

Délai jusqu’à la survenue du premier événement (Semaines) Sotatercept (n) Placebo (n)

n = nombre de participants à risque

Considérant le résultat du critère de jugement principal lors de l'analyse intermédiaire, l'étude a été arrêtée pour efficacité favorable. L’analyse principale du premier critère secondaire dans la stratégie de tests hiérarchiques, la survie globale, incluait tous les décès jusqu'à la date de cutoff, à l'exception de ceux survenant après une transplantation pulmonaire ou après l'inclusion dans une étude de suivi à long terme (voir Tableau 5). L'estimation ponctuelle du HR de la survie globale était en faveur du groupe de traitement par sotatercept comparé au groupe placebo (HR : 0,42 ; IC à 95 % : 0,17, 1,07 ; p = 0,0313), mais le seuil de signification statistique lors de l'analyse intermédiaire (p < 0,0021) n'a pas été atteint.

Les autres critères secondaires incluaient des améliorations de la survie sans transplantation, du NT- proBNP, de la pression artérielle pulmonaire moyenne (PAP), des RVP, du TM6, du débit cardiaque et de la CF de l’OMS.

L’estimation ponctuelle de la survie sans transplantation était en faveur du groupe de traitement sotatercept comparé au groupe placebo (HR : 0,34 ; IC 95 % : 0,15, 0,78). À la Semaine 24, la différence médiane de la variation du NT-proBNP entre les groupes sotatercept et placebo était de

  • 2339,1 pg/mL (IC 95 % : -3378,7 à -1299,4). La différence médiane de la variation de la PAP

moyenne entre les groupes sotatercept et placebo était de -21,2 mm Hg (IC 95 % : -27,8 à -14,6). La différence médiane de la variation des RVP entre les groupes sotatercept et placebo était de

  • 339,6 dyn*sec/cm5 (IC 95 % : -511,1 à -168,1). La différence médiane de la variation du TM6 entre

les groupes sotatercept et placebo était de 63,0 m (IC 95 % : 23,2 à 102,7). La différence médiane de la variation du débit cardiaque entre les groupes sotatercept et placebo était de 0,5 L/min (IC 95 % : - 0,2 à 1,2). L’amélioration de la CF de l’OMS par rapport à l’inclusion est survenue chez 55,8 % des patients traités par sotatercept contre 27,9 % de ceux recevant le placebo.

Etude HYPERION Dans l’étude HYPERION, l'efficacité du sotatercept a été évaluée chez des patients adultes avec une HTAP nouvellement diagnostiquée (CF II ou III de l'OMS, diagnostic dans les 12 mois avant la sélection), à risque intermédiaire ou risque élevé de progression de la maladie. HYPERION était une étude clinique mondiale, en double aveugle, contrôlée contre placebo dans laquelle 320 patients ont été randomisés selon un rapport de 1:1 pour recevoir sotatercept (dose initiale de 0,3 mg/kg augmentée jusqu'à la dose cible de 0,7 mg/kg) (n = 160) ou le placebo (n = 160) administré par voie sous-cutanée une fois toutes les 3 semaines. L’étude HYPERION a été arrêtée précocement au vu des résultats positifs de l’analyse intermédiaire de l’étude ZENITH et de la revue de l’ensemble des données du programme d’études cliniques du sotatercept.

Les participants de cette étude étaient des adultes dont l’âge médian était de 60,0 ans (intervalle : 18 à 88 ans) et 40,6 % d’entre eux étaient âgés de ≥ 65 ans, 86,3 % étaient Blancs, 76,6 % n’étaient pas Hispaniques ou Latino et 72,5 % étaient des femmes. Les étiologies de l’HTAP étudiées étaient l'HTAP idiopathique (59,4 %), l’HTAP associée à une connectivite (30,3 %), l’HTAP héritable (5,9 %), l’HTAP induite par des médicaments ou des toxiques (2,5 %) et l’HTAP associée à une cardiopathie congénitale simple avec shunts systémico-pulmonaires corrigés (au moins 1 an après la correction du shunt (1,9 %)). La durée moyenne entre le diagnostic d'HTAP et la sélection était de 0,7 ans. Tous les participants recevaient soit un traitement de l’HTAP en bithérapie (72,2 %) soit en trithérapie (27,8 %) et 16,6 % recevait de la prostacycline par voie parentérale. La proportion de participants en classe fonctionnelle II de l’OMS était de 21,3 % et celle en classe fonctionnelle III de l'OMS était de 78,8 %. Le score de risque REVEAL Lite 2 était < 6 pour 20,6 % des participants, de 6 à 7 pour 50,9 % des participants et ≥ 8 pour 28,1 % des participants. Le score de risque COMPERA 2 était faible pour 1,9% des participants, intermédiaire-faible pour 64,1 % des participants, intermédiaire-élevé pour 32,2 % des participants, élevé pour 1,6% des participants et manquant pour 0,3 % des participants. L’étude HYPERION excluait les patients présentant une HTAP associée au VIH, une HTAP associée à une hypertension portale, une HTAP associée à une schistosomiase, une MVOP ou une hémangiomatose capillaire pulmonaire.

Le critère principal d'évaluation de l'efficacité était le délai jusqu’à l’aggravation clinique (TTCW) défini comme le délai jusqu’à la survenue d’un décès ou d’un premier événement confirmé de morbidité. Les évènements inclus dans ce critère comprenaient les décès toute cause confondue, une hospitalisation non programmée ≥ 24h liée à une aggravation de l’HTAP, une septostomie auriculaire, une transplantation pulmonaire et une détérioration de la distance parcourue au TM6 par rapport à l’inclusion, associée à au moins l’un des éléments suivants : aggravation de la classe fonctionnelle de l’OMS, signes/symptômes d’une augmentation de l’insuffisance cardiaque droite, ajout d’un nouveau traitement de fond de l’HTAP ou passage à une voie d’administration parentérale.

Dans le groupe traité par sotatercept, le risque d’aggravation clinique était 76 % plus faible que dans le groupe placebo (HR : 0,24 ; IC à 95% : 0,14, 0,41 ; p< 0,0001) (voir Tableau 6). Dans le groupe traité

par sotatercept, un nombre plus faible de participants (17 (10,6 %)) a développé un évènement du critère principal, comparativement au groupe placebo (59 (36,9%)).

Le temps médian jusqu’à l’aggravation clinique était de 23,0 mois (IC à 95% : 17,3, NR) dans le groupe placebo. Les courbes de Kaplan-Meier montrent un début de séparation précoce vers la semaine 5, et la séparation s'est accentuée pendant le reste de l'étude (voir figure 2). L’effet du traitement était cohérent parmi les différents sous-groupes, incluant l’âge, le sexe, le sous-groupe de l’HTAP (idiopathique, associée à une connectivite), le traitement de fond à l’inclusion (bithérapie contre trithérapie), la classe fonctionnelle de l’OMS, traitement par prostacycline par voie parentérale contre l’absence de traitement par prostacycline par voie parentérale, les RVP, le DFGe, le score REVEAL Lite 2 et le score de risque COMPERA 2 (intermédiaire-faible contre intermédiaire-élevé).

Tableau 6 : composants du critère de jugement principal dans l’étude HYPERION

Sotatercept Placebo Hazard ratio (N = 160) (N = 160) (IC à 95 %)

n (%) n (%) p-value Nombre (%) de participants avec ≥ 1 événement du critère 17 (10,6) 59 (36,9) 0,24 (0,14, 0,41)

principal survenu pendant ou après HYPERION* < 0,0001

Premier événement du critère de jugement principal composite, par composant†

    Décès toute cause confondue                                              7 (4,4)        5 (3,1)
    Hospitalisation non programmée > 24h liée à l’HTAP                       2 (1,3)       12 (7,5)
    Septostomie auriculaire                                                     0              0
    Transplantation pulmonaire                                                  0              0
    Détérioration des performances à l’exercice due à                        8 (5,0)       46 (28,8)

l’HTAP Participants ayant présenté au moins un des événements des composants du critère composite‡

    Décès toute cause confondue                                              7 (4,4)        6 (3,8)
    Hospitalisation non programmée > 24h liée à l’HTAP                       3 (1,9)       14 (8,8)
    Septostomie auriculaire                                                     0              0
    Transplantation pulmonaire                                                  0              0
    Détérioration des performances à l’exercice due à                        8 (5,0)       46 (28,8)

l’HTAP§ * L'analyse du critère composite principal inclut la première survenue d'un événement d’aggravation clinique adjudiqué. Tous

les décès sont inclus, qu’ils aient été ou non adjudiqués et qu’ils soient survenus pendant ou après l’étude HYPERION à l’exception de ceux ayant eu lieu après l’inclusion dans l’étude SOTERIA. † Les participants ayant présenté > 1 composant sont comptabilisés uniquement pour le composant survenu en premier. Les participants ayant présenté simultanément plusieurs composants comme premier évènement sont comptabilisés dans chaque premier composant applicable. ‡ Présente chaque composant du critère composite principal comme un résultat distinct. Un participant peut figurer sur

plusieurs lignes si plusieurs événements répondant à la définition du critère principal ont été observés. § Défini comme une réduction de la distance parcourue au TM6 par rapport à la moyenne à la sélection lors de 2 tests

consécutifs (qui doivent être espacés d’au moins 4 heures) associé à au moins l’un des éléments suivants : aggravation de la classe fonctionnelle de l’OMS, signes/symptômes d’une augmentation de l’insuffisance cardiaque droite ou ajout/changement du traitement de fond de l’HTAP.

Figure 2 : Courbe de Kaplan-Meier du délai jusqu’à la survenue du premier événement d’aggravation clinique dans l’étude HYPERION

Sotatercept Placebo
Proportion sans évènement

+ Censuré

Délai jusqu’à la survenue du premier événement (Semaines) Sotatercept (n) Placebo (n)

n = nombre de sujets à risque

Les critères secondaires incluaient les améliorations d’un critère composite multiple (MCI), le NT- proBNP, la classe fonctionnelle de l’OMS et le TM6.

Le MCI était mesuré par la proportion de participants ayant réussi tous les éléments suivants à la semaine 24 comparé à l’inclusion : amélioration de la distance parcourue au TM6 (augmentation ≥ 30 m), amélioration du NT-proBNP (diminution du NT-proBNP ≥ 30 % ou maintien/atteinte d’un taux de NT-proBNP < 300 ng/L), et amélioration de la classe fonctionnelle de l’OMS ou maintien en classe fonctionnelle II. Pour chaque élément définissant le MCI, la proportion de participants était plus élevée dans le groupe sotatercept comparé au groupe placebo. La proportion de patients remplissant les 3 critères du MCI était significativement plus importante dans le groupe traité par sotatercept (29,4 %) par rapport au groupe traité par placebo (14,6 %) (p = 0,003). A la semaine 24, la différence médiane parcourue au TM6 entre le groupe traité par sotatercept et le groupe traité par placebo était de 21,4 m (IC à 95% : 4,65, 38,24). La différence médiane du NT-proBNP entre les deux groupes sotatercept et placebo était de -308,6 pg/mL (IC à 95 % : -434,84, -182,37). Une amélioration de la classe fonctionnelle de l’OMS par rapport à l’inclusion a été observée chez 55,2 % des patients sous sotatercept contre 38,9 % sous placebo.

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Winrevair dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique dans le

traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

Signaler une erreur
5.2Propriétés pharmacocinétiques

Chez les patients atteints d’HTAP, dans les études de phase 2 PULSAR et SPECTRA, et de phase 3 STELLAR, la moyenne géométrique (coefficient de variation en % (CV %)) de l’ASC à l’état d’équilibre et de la concentration maximale (Cmax) à l’état d’équilibre, à la dose de 0,7 mg/kg toutes les 3 semaines, étaient respectivement de 171,3 mcg×j/mL (34,2 %) et 9,7 mcg/mL (30 %). L’ASC et la Cmax du sotatercept augmentent proportionnellement à la dose. L’état d’équilibre est atteint après environ 15 semaines de traitement. Le rapport d’accumulation de l’ASC du sotatercept était d’environ 2,2. L’exposition au sotatercept chez les participants atteints d’HTAP dans l’étude de phase 3 ZENITH était cohérente avec les données ci-dessus.

Absorption

La biodisponibilité absolue après administration sous-cutanée est estimée à environ 66 % d’après une analyse pharmacocinétique de population. La concentration maximale du sotatercept est atteinte en un temps médian d’environ 7 jours (Tmax) avec un intervalle de 2 à 8 jours lors de l’administration de doses multiples toutes les 4 semaines.

Distribution

Le volume central de distribution (CV %) du sotatercept est d’environ 3,6 L (24,7 %). Le volume de distribution périphérique (CV %) est d’environ 1,7 L (73,3 %).

Biotransformation

Sotatercept est catabolisé par des processus généraux de dégradation des protéines.

Élimination

La clairance du sotatercept est d’environ 0,18 L/jour. La moyenne géométrique de la demi-vie terminale (CV %) est d’environ 21 jours (33,8 %).

Populations particulières

Age, sexe et origine ethnique Il n’a pas été observé de différence cliniquement significative de la pharmacocinétique du sotatercept en fonction de l’âge (18 à 81 ans), du sexe ou de l’origine ethnique (82,9 % de Caucasiens, 3,1 % de Noirs, 7,1 % d’Asiatiques, et 6,9 % autres).

Poids corporel La clairance et le volume central de distribution du sotatercept augmente avec le poids corporel. Le schéma posologique recommandé en fonction du poids corporel entraîne des expositions constantes du sotatercept.

Insuffisance rénale La pharmacocinétique du sotatercept chez les patients atteints d’HTAP présentant une insuffisance rénale légère à modérée (DFGe compris entre 30 et 89 mL/min/1,73 m2) était comparable à celle des patients avec une fonction rénale normale (DFGe ≥ 90 mL/min/1,73 m2). Une insuffisance rénale sévère (DFGe compris entre 15 et 30 mL/min/1,73 m2, n = 3) n'a eu aucun impact sur la pharmacocinétique du sotatercept. De plus, la pharmacocinétique du sotatercept chez les patients atteints d’insuffisance rénale terminale sans HTAP (DFGe < 15 mL/min/1,73 m2) est comparable à celle observée chez les patients présentant une fonction rénale normale. Sotatercept n’est pas dialysable par hémodialyse. Des données limitées sont disponibles sur l'utilisation du sotatercept chez les patients atteints d’HTAP présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe < 30 mL/min/1,73 m2).

Insuffisance hépatique Sotatercept n’a pas été étudié chez les patients atteints d’HTAP présentant une insuffisance hépatique (Classification Child-Pugh A à C). L’insuffisance hépatique ne devrait pas influencer le métabolisme du sotatercept puisque celui-ci est métabolisé par catabolisme cellulaire.

Signaler une erreur
5.3Données de sécurité préclinique

Aucune étude de carcinogénicité ou de mutagénicité n’a été menée avec sotatercept.

Toxicité à doses répétées

Chez les rats et les singes, les études de toxicité SC les plus longues ont duré respectivement 3 mois et 9 mois. Chez les rats, les effets toxiques observés étaient une dégénérescence du canal déférent/testiculaire, une congestion/nécrose de la glande surrénale ainsi qu’une glomérulonéphrite membrano-proliférative et une néphrite tubulo-interstitielle au niveau des reins. Les modifications rénales n’étaient pas réversibles après une période de récupération de 1 mois. Chez les singes, les effets toxiques observés étaient une augmentation de la matrice interstitielle à la jonction cortico- médullaire, une diminution de la taille des touffes glomérulaires, une glomérulonéphrite et une néphrite tubulo-interstitielle au niveau des reins. Les modifications rénales chez les singes étaient partiellement résolues après une période de récupération de 3 mois. A la dose sans effet nocif observable (DSENO) chez les rats et les singes, les expositions du sotatercept étaient ≤ 2 fois l’exposition clinique à la dose humaine maximale recommandée (DHMR). D’autres résultats sont apparus aux marges d’exposition clinique chez les singes, notamment des infiltrats inflammatoires hépatiques, une déplétion lymphoïde dans la rate et des infiltrats inflammatoires dans le plexus choroïde.

Toxicité sur la reproduction

Dans une étude sur la fertilité des femelles, la durée du cycle œstral a été augmentée, les taux de grossesse ont été diminués, il y a eu des augmentations des pertes pré et post implantatoires et des réductions de la taille des portées vivantes. A la DSENO pour les paramètres de fertilité des femelles, l’exposition au sotatercept était 2 fois l’ASC clinique à la DHMR.

Chez les mâles, des modifications histologiques irréversibles étaient observées au niveau des canaux efférents, des testicules et des épididymes. Les modifications histomorphologiques dans les testicules des rats étaient corrélées à une diminution de l’indice de fertilité qui s’est inversé au cours de la période de 13 semaines sans traitement. La DSENO pour les modifications histologiques testiculaires n’a pas été établie et la DSENO pour les modifications fonctionnelles de la fertilité masculine correspond à une exposition systémique de 2 fois celle observée en clinique à la DHMR.

Dans les études de toxicité sur le développement embryo-fœtal, les effets chez les rates et les lapines incluaient des réductions des nombres de fœtus vivants et des poids corporels des fœtus, des retards d’ossification et des augmentations des résorptions et des pertes post-implantatoires. Chez les rates uniquement, il y a eu également des variations squelettiques (augmentation du nombre de côtes surnuméraires et modifications du nombre de vertèbres thoraciques ou lombaires). A la DSENO chez les rates et les lapines, les expositions au sotatercept étaient respectivement 2 fois et 0,4 fois celles observées en clinique à la DHMR.

Dans une étude de développement pré et postnatal chez les rates, aucun effet indésirable lié au sotatercept n’a été observé chez les petits de la première génération (F1) dont les mères étaient traitées par sotatercept pendant la gestation avec des expositions estimées jusqu’à 2 fois celle de la DHMR. Chez les petits F1 dont les mères étaient traitées pendant l’allaitement, les diminutions du poids des petits étaient corrélées à des retards de maturation sexuelle. La DSENO pour les effets sur la croissance et la maturation des petits correspond à une exposition systémique de 0,6 fois celle observée en clinique à la DHMR.

Signaler une erreur

6Données pharmaceutiques

6.1Liste des excipients

Poudre

Acide citrique monohydraté (E330) Citrate sodique (E331) Polysorbate 80 (E433) Saccharose

Solvant

Eau pour préparations injectables.

Signaler une erreur
6.2Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.

Signaler une erreur
6.3Durée de conservation
Flacon non ouvert

4 ans

Après reconstitution

La stabilité biochimique et biophysique durant l’emploi a été démontrée pendant 4 heures à 30 °C.

D’un point de vue microbiologique, le médicament doit être utilisé immédiatement ou au plus tard 4 heures après reconstitution.

S’il n’est pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de conservation avant utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.

Signaler une erreur
6.4Précautions particulières de conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C – 8 °C). Ne pas congeler. A conserver dans l’emballage d’origine afin de le protéger de la lumière.

Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6.3.

Signaler une erreur
6.5Nature et contenu de l'emballage extérieur
Winrevair 45 mg poudre et solvant pour solution injectable

Flacon en verre de type I d’une capacité de 2 mL fermé par un bouchon en caoutchouc bromobutyle avec un revêtement en polymère et un opercule en aluminium avec une capsule amovible de type flip- off en polypropylène vert contenant 45 mg de sotatercept.

Seringue préremplie (cartouche en verre de type I fermée par un bouchon en caoutchouc bromobutyle) avec 1 mL de solvant.

Winrevair 60 mg poudre et solvant pour solution injectable

Flacon en verre de type I d’une capacité de 2 mL fermé par un bouchon en caoutchouc bromobutyle avec un revêtement en polymère et un opercule en aluminium avec une capsule amovible de type flip- off en polypropylène bordeaux contenant 60 mg de sotatercept.

Seringue préremplie (cartouche en verre de type I fermée par un bouchon en caoutchouc bromobutyle) avec 1,3 mL de solvant.

Winrevair poudre et solvant pour solution injectable se présente dans les formats suivants :

  • Kits contenant 1 flacon de poudre de 45 mg, 1 seringue préremplie avec 1,0 mL de solvant, 1 seringue doseuse graduée au dixième de millilitre (0,1 mL), 1 dispositif de transfert (13 mm), 1 aiguille d’injection et 4 lingettes alcoolisées.
  • Kits contenant 2 flacons de poudre de 45 mg, 2 seringues préremplies avec 1,0 mL de solvant, 1 seringue doseuse graduée au dixième de millilitre (0,1 mL), 2 dispositifs de transfert (13 mm), 1 aiguille d’injection et 8 lingettes alcoolisées.
  • Kits contenant 1 flacon de poudre de 60 mg, 1 seringue préremplie avec 1,3 mL de solvant, 1 seringue doseuse graduée au dixième de millilitre (0,1 mL), 1 dispositif de transfert (13 mm), 1 aiguille d’injection et 4 lingettes alcoolisées.
  • Kits contenant 2 flacons de poudre de 60 mg, 2 seringues préremplies avec 1,3 mL de solvant, 1 seringue doseuse graduée au dixième de millilitre (0,1 mL), 2 dispositifs de transfert (13 mm), 1 aiguille d’injection et 8 lingettes alcoolisées.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Signaler une erreur
6.6Précautions particulières d’élimination et manipulation
Sélection du kit de produit approprié

Si le poids du patient nécessite l’utilisation de deux flacons de 45 mg ou de deux flacons de 60 mg, un kit de 2 flacons doit être utilisé au lieu de deux kits de 1 flacon afin d’éviter les injections multiples (voir rubrique 6.5).

Instructions pour la reconstitution et l’administration

Winrevair poudre et solvant pour solution injectable doit être reconstitué avant utilisation et administré en une seule injection en fonction du poids du patient (voir rubrique 4.2).

Voir la brochure Instructions pour l’Utilisation fournie dans le kit pour des instructions détaillées, étape par étape, sur la façon de préparer et d’administrer le médicament. Une synthèse des instructions de reconstitution et d’administration est fournie ci-dessous.

Reconstitution

  • Sortir le kit du réfrigérateur et attendre 15 minutes pour permettre à la (aux) seringue(s) préremplie(s) et au médicament d’atteindre la température ambiante avant la préparation.
  • Vérifier la date de péremption du médicament sur le flacon. La poudre doit être blanche à blanc cassé et peut ressembler à un agrégat entier ou brisé.
  • Retirer le couvercle du flacon contenant la poudre et nettoyer le bouchon en caoutchouc à l’aide d’une lingette alcoolisée.
  • Fixer le dispositif de transfert au flacon.
  • Inspecter visuellement la seringue préremplie pour vérifier qu’elle n’est pas endommagée ou ne présente pas de fuites et que l’eau stérile qu’elle contient ne contient pas de particules visibles.
  • Casser le capuchon de la seringue préremplie et fixer la seringue au dispositif de transfert.
  • Injecter toute l’eau stérile de la seringue dans le flacon contenant la poudre : o La seringue préremplie fournie avec le flacon de 45 mg contient 1,0 mL d’eau stérile o La seringue préremplie fournie avec le flacon de 60 mg contient 1,3 mL d’eau stérile
  • Après reconstitution, le flacon de 45 mg ne peut fournir qu’une dose allant jusqu’à 0,9 mL de médicament et le flacon de 60 mg ne peut fournir qu’une dose allant jusqu’à 1,2 mL de médicament. La concentration finale après reconstitution est 50 mg/mL.
  • Agiter délicatement le flacon pour reconstituer le médicament. Ne pas secouer ou agiter vigoureusement.
  • Laisser reposer le flacon jusqu’à 3 minutes pour permettre aux bulles de disparaître.
  • Inspecter visuellement la solution reconstituée. Lorsqu’elle est correctement mélangée, la solution reconstituée doit être limpide à opalescente et incolore à légèrement jaune-brunâtre, et ne doit pas présenter d’amas ou de poudre.
  • Dévisser la seringue du dispositif de transfert et jeter la seringue vide.
  • Si un kit de deux flacons a été prescrit, répéter les étapes ci-dessus pour préparer le second flacon.
  • Utiliser la solution reconstituée dès que possible, mais pas plus tard que 4 heures après la reconstitution.
Préparation de la seringue doseuse
  • Avant de préparer la seringue doseuse, inspecter visuellement la solution reconstituée. La solution reconstituée doit être limpide à opalescente et incolore à légèrement jaune-brunâtre, et ne doit pas présenter d’amas ou de poudre.
  • Tamponner le dispositif de transfert avec une lingette alcoolisée.
  • Retirer la seringue doseuse de son emballage et fixer la seringue au dispositif de transfert.
  • Retourner la seringue et le flacon et prélever le volume approprié à injecter en fonction du poids du patient.
  • Si la dose nécessite l’utilisation de deux flacons, prélever la totalité du contenu du premier flacon et transférer lentement la totalité du contenu dans le second flacon, pour assurer l’exactitude de la dose.
  • Retourner la seringue et le flacon et prélever la quantité de médicament nécessaire.
  • Si nécessaire, pousser le piston pour éliminer l’excès de médicament ou d’air de la seringue.
  • Retirer la seringue du dispositif de transfert et fixer l’aiguille.

Administration Winrevair doit être administré en une seule injection sous-cutanée.

  • Sélectionner le site d’injection sur l’abdomen (à au moins 5 cm du nombril), le haut de la cuisse ou le haut du bras et tamponner avec une lingette alcoolisée. Pour chaque injection, choisir un nouveau site dans une zone non cicatricielle, non sensible, non lésée.
  • En cas d’administration par le patient ou l’aidant, ceux-ci doivent être formés à l’injection uniquement dans l’abdomen ou le haut de la cuisse (voir la brochure « Instructions pour l’Utilisation »).
  • Effectuer l’injection sous-cutanée.
  • Jeter la seringue vide. Ne pas réutiliser la seringue.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Voir la rubrique 4.4 pour des instructions sur la traçabilité des médicaments biologiques.

Signaler une erreur
7Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché

Merck Sharp & Dohme B.V. Waarderweg 39 2031 BN Haarlem Pays-Bas

Signaler une erreur
8Numéro(s) d'autorisation de mise sur le marché

EU/1/24/1850/001 EU/1/24/1850/002 EU/1/24/1850/003 EU/1/24/1850/004

Signaler une erreur
9DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 22 Août 2024

Signaler une erreur
10Date de mise à jour du texte

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

Ce médicament fait l'objet d'une surveillance supplémentaire qui permettra l'identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de la santé déclarent tout effet indésirable suspecté. Voir rubrique 4.8 pour les modalités de déclaration des effets indésirables.

Signaler une erreur

Références

Ce produit ailleurs